BORBORYGMES — BRONCHITE
giens d’autrefois, et qui a fait pendant quelques années la réputation et la fortune des Lister et des Pasteur.
BORBORYGMES. — Gargouillement intestinal qui annonce la faim, ou une digestion pénible de substances féculentes, ou la présence de vers intestinaux.
BOULIMIE ( faim de bœuf). — Les individus atteints de vers intestinaux; ceux qui ont un estomac de canard avec un pylore large; ceux qui ont pris l’habitude de manger beaucoup et goulûment, sont généralement des boulimiques.
Les boulimiques de la deuxième catégorie sont absolument incurables. On a connu à Valenciennes un pauvre diable de journalier qui mangeait en une séance le diner préparé pour vingt personnes. Son estomac, un type d’estomac de canard, est conservé au Musée de cette ville.
BOURDONNEMENTS D'OREILLE. — Les bourdonnements désagréables d’oreilles viennent du cérumen durci dans le tuyau de l’oreille, d’un corps étranger qui s’y trouve, d’une compression des canaux auriculaires par des tumeurs internes ou externes, d’une affection du cœur ou des gros vaisseaux.
Les soins de propreté indiqués dans la Première partie, suffisent pour dissiper ce désagrément quand il n’est pas dû h des causes organiques spéciales.
BOURGEONS CHARNUS. Voir Excroissances.
BRONCHITE ( catarrhe de poitrine, grippe '. — La bronchite est généralement la suite d’un refroidissement de tout le corps, ou d’un arrêt trop brusque de transpiration après des fatigues, des marches prolongées ou le séjour dans des appartements trop chauffés.
Chez les enfants, la bronchite prend facilement les caractères de la coqueluche, en certaines saisons. Chez les adultes, elle est quelquefois accompagnée d'une courbature et d’une fièvre assez marquée; on lui donne, alors, le nom de grippe.
La grippe n’est pas plus contagieuse que la coqueluche, mais quand la saison est favorable au développement de ces bronchites particulières, elles deviennent fréquentes; ce qui les fait considérer comme épidémiques.
Bronchite simple, coqueluche et grippe doivent être traitées de la même manière, par le séjour dans un appartement bien chauffé, des boissons émollientes, des cataplasmes chauds sur la poitrine et une alimentation liquide douce, jusqu’à ce que la maladie soit entrée dans sa phase de résolution ou de maturité, caractérisée par une expectoration facile plus ou moins abondante. Arrivés à ce point, les malades peuvent se relâcher de la sévérité de ce traitement hygiénique et prendre des aliments solides. Si l’on avait la
BR1CHT — CALCULS.
précaution de traiter de cette manière toutes les bronchites aiguës dès leur apparition, on rencontrerait moins de pneumonies, de pleurésies, de bronchites chroniques, d’asthmes et de phtisies, qu’on en compte aujourd'hui dans toutes les classes de la société.
Les prétendus expectorants : kermès, ipécacuana, goudrons, térébenthine, tolu, tablettes, pâtes et sirops de toute nature, sont de simples adjuvants qui ne peuvent pas nuiie a petites doses, mais dont on peut se passer aisément. Dans tous les cas, aucune de ces drogues ne guérirait une bronchite sérieuse, si celle-ci n était, en même temps, 1 objet des soins hygiéniques précités.
BRIGII I ( maladie de Bright). Voir Albuminurie.
BRÛLURES. Voir Première partie.
BUBONS. Voir Abcès.
CACHEXIE. — Ce mot signifie l’état constitutionnel d’une personne atteinte d’une maladie chronique grave, qui a complètement détérioré la santé : cachexie paludéenne, mercurielle, syphilitique, cancéreuse, tuberculeuse, etc.
CALCULS. — Petits cailloux ou dépôts qui se forment dans divers organes du corps. De là leurs noms divers.
1° Calculs biliaires ou hépatiques. — La bile, en se concrétant, peut créer des calculs dans la vésicule du foie. Ces calculs, étant poussés vers l’intestin par le canal cholédoque, déterminent quelquefois ces atroces coliques, connues sous le nom de coliques hépatiques, qui sont souvent suivies de jaunisse, ou épanchement de bile dans le sang et les tissus.
Traitement. — Le traitement des calculs biliaires est parfaitement connu aujourd’hui : il est exclusivement chimique. Les calculs biliaires étant composés de bile, substance grasse, huileuse, labile étant très soluble dans l’éther et les alcalis, avec lesquels elle constitue un véritable savon qui, de son côté, est très soluble dans l’eau, il s’ensuit qu’il faut faire prendre au malade des préparations alcalines (bicarbonate et sulfate de soude ou de potasse), des perles d’éther et beaucoup d’eau ou de tisane légère. L'éther et les alcalins transforment les concrétions biliaires en savon, et l’eau ingérée dans les voies digestives dissout ce savon et l’élimine par les urines. Il est bon de faire prendre aussi des purgatifs salins, de temps en temps, au malade pour favoriser l’élimination de la bile par les voies intestinales.
Le traitement de la jaunisse est le même que celui des calculs biliaires.
Quant à la colique hépatique, elle réclame les mêmes soins que la colique néphrétique (voir Calculs rénaux).
2° Calculs intestinaux. — On rencontre dans les intestins, et même dans l’estomac, des concrétions, parfois très volumineuses, formées de débris de