‹ L'art de vivreChapitre 119 sur 168 · CALVITIE — CANCER · texte numérisé non relu

CALVITIE — CANCER

Mesures préventives — Le régime trop annualisé, trop chargé de graisse, étant la cause la plus fréquente des calculs biliaires avec ou sans jaunisse, il est requis de manger beaucoup de fruits et de légumes, si l’on est prédisposé à cette maladie par suite d’un tempérament bilieux, d’une alimentation succulente et d’une vie sédentaire.

Les calculs intestinaux peuvent être évités en s’abstenant de manger des choses indigestes, absolument réfractaires aux sucs digestifs, tels que noyaux de fruits, coquilles, bois, paille, queues de cerises; et en entretenant régulièrement la liberté du ventre.

Les calculs urinaires ayant deux causes principales : les eaux potables trop calcareuses et l’abus du sel anglais, il va de soi qu’on empêchera leur formation en évitant l’usage de ces substances.

CALVITIE (pelade''. — La chute des cheveux est la conséquence : 1° de la malpropreté ; 2° de la teigne ; 3° de l’usage des pommades quelconques ; 4° de l’emploi du mercure, de l’arsenic et d’autres poisons minéraux comme remèdes; 5° de la syphilis mal traitée; 6° des alternatives trop brusques de froid et de chaud à la tète ; 7° de la migraine ; 8° des refroidissements de la tête, par exemple la nuit lorsqu’elle est longtemps découverte, dans des chambres froides et humides; 9° des congestions cérébrales provoquées par l’abus des vins et des aliments d’une digestion laborieuse; 10° de longues et graves maladies, telles que la fièvre typhoïde.

Jamais les travaux intellectuels n’ont fait tomber un seul cheveu de la tête de l’homme ou de la femme, quoi qu’en content à leurs parents les étudiants dont le crâne commence à se dégarnir.

Pour garder vos cheveux, évitez donc les dix causes d'alopécie ou de pelade que je viens de signaler.

Quant aux régénérateurs des cheveux, tant vantés dans les journaux, le meilleur ne vaut absolument rien.

Lorsque le bulbe ou la racine même du poil est resté intact, les cheveux repoussent d'eux-mêmes, comme après le typhus.

S’il a été atteint dans sa substance par une cause quelconque, les cheveux se flétrissent, se dessèchent et ne reviennent plus, quoi qu’on fasse.

r.AINCElt. — Le cancer est une des maladies les plus redoutées dans toutes les classes de la société; c’est aussi l’une de celles que les chercheurs de microbes ont le plus mal comprises et le plus mal traitées.

La sinistre école de Pasteur a fait fausse route, ici comme partout où elle a prétendu réformer les sciences médicales, en massacrant des milliers de sujets sains, qui ne demandaient qu’à vivre, et en empoisonnant des malades que l’hygiène aurait pu guérir.

Sous des influences diverses, il se lait souvent, dans certains ganglions ou dans certains tissus de l’organisme animal, des épanchements de sang, de lymphe plastique, auxquels on ne prête pas assez attention. Généralement*

CÀNCROÏDE — CARIE.

ces tumeurs, petites ou grosses, sont anodines, indolores. Mais pour peu que la santé s’altère, soit par des chagrins domestiques, des impressions morales, soit par des maladies incidentes, elles prennent un caractère pernicieux grave, elles se développent outre mesure et projettent dans le sang et dansde reste de l’économie des produits de mauvaise nature.

C’est là le cancer, c’est là son origine et sa marche la plus ordinaire.

Beaucoup de praticiens s’imaginent encore que toutes les tumeurs cancéreuses sont de nature maligne d’emblée. Cela est exact quelquefois, mais le plus souvent le contraire est vrai : le cachet ou le caractère cancéreux n’est généralement que la conséquence d’une transformation ou d’une évolution insolite d’une tumeur bénigne, anodine.

J’en ai eu la preuve fréquemment.

Il suit de là : 1° qu’il faut surveiller et traiter toutes les tumeurs les plus bénignes ; 2° qu’on doit chercher à maintenir la santé ou à la rétablir dès qu’elle s’altère; 3° qu’il ne faut pas livrer au couteau du chirurgien toutes les tumeurs présumées cancéreuses, sans avoir eu recours au préalable à un traitement médical rationnel.

■ J’ai empêché de cette manière, par un traitement simple, des centaines d’opérations, qu’on devait pratiquer sur l’avis des chirurgiens les plus renommés qui prétendaient avoir constaté l’existence d’un squirrhe, et qui ne voyaient d’autre chance de guérison que dans le bistouri.

Plusieurs faits remarquables de guérison de soi-disant cancers du sein, du cou, etc., par le traitement médical, ont été signalés dans mes mémoires académiques. Ils ont été accueillis d’abord avec réserve et incrédulité; mais on a bien dû se rendre à l’évidence, en présence des faits positifs. Voir à ce sujet : Cancer du sein (‘2e section, Maladies des femmes).

CANCROÏDE. — Le cancroïde ou cancer superficiel de la peau, qui se porte aux lèvres chez les fumeurs, aux endroits le plus souvent froissés par des outils chez certains ouvriers et certaines ouvrières, exige une attention particulière. Il faut de bonne heure s’attacher à le combattre par des caustiques spéciaux, poudres ou pâtes connues de tous les pharmaciens, de préférence à l’emploi du bistouri.

CARDIALGIE ( névralgie de l'estomac). Voir Névralgie.

CARIE. — Maladie des os, des dents, des tendons, avec décomposition de leur substance.

Pour guérir la carie, il faut enlever les parties mortes, cautériser légèrement les parties vivantes qui adhèrent encore à l’organisme, et faire de fréquents lavages ou de fréquentes injections à l’eau et au genièvre, pour reconstituer les tissus et supprimer les odeurs et les suppurations infectes.

Qu’on ait soin surtout de s’abstenir, dans ces pansements, de tous les irritants, solides ou liquides, dits antiseptiques : l’iodoforme, l’acide phénique, le sublimé corrosif, etc.

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