CARREAU — CHEVAUCHEMENT DES DOICTS
CARREAU, Voir Maladies des enfants.
CATALEPSIE. Voir Maladies des femmes.
CATARACTE. Voir Maladies des yeux et Maladies des enfants.
CATARRHE. — Synonyme d’inflammation d’une muqueuse. Oh dit catarrhe de la vessie, des bronches, etc.
CAUCHEMAR. Le cauchemar, le mauvais rêve, les secousses ner- \ euscs nocturnes, proviennent généralement d’une digestion imparfaite et laborieuse. On évite cet ennui en ne se couchant pas trop tôt après le dernier repas; en prenant, au besoin, un cordial : pastille de menthe, liqueur aromatique, au moment de se coucher et en tenant la tête assez relevée dans le lit, au moins durant le premier sommeil.
CEPHALALGIE (mal de tôle). — Les causes de la céphalalgie sont excessivement nombreuses. Nous les rencontrerons successivement en parlant des diverses maladies aiguës ou graves, dont le mal de tête n’est qu’un symptôme, depuis le simple vomissement et le rhume de cerveau jusqu’au typhus. (Voir aussi Névralgie.)
CHANCRE SYPHILITIQUE. Voir Maladies syphilitiques.
CHARRON ( clou malin, pustule maligne). — Une tumeur dure, rouge noirâtre, s’élevant rapidement après une piqûre ou une morsure venimeuse, ou après le contact de la peau avec des matières en putréfaction, voilà le charbon ou la pustule ma ligne.
Cette maladie, très douloureuse et très dangereuse, est assez commune chez les corroveurs.
Traitement. — En présence d’une piqûre ou d’une morsure suspecte, la cautérisation à l’aide d’un caustique liquide est toujours nécessaire, comme mesure préventive et curative à la fois.
Quand on a négligé cette salutaire précaution, la tumeur charbonneuse qui se développe doit être largement incisée dans plusieurs sens, et cautérisée encore profondément avec les caustiques liquides ou avec la poudre-pâte de Vienne ( potasse , chaux vive et alcool).
Dans des cas semblables, on ne doit pas se fier aux graisses, ni aux onguents, ni aux autres remèdes familiers. Le traitement chirurgical énergique, indiqué plus haut, est de la plus grande nécessité.
CHEVAUCHEMENT DES DOIGTS. — De mauvaises chaussures ou une disposition native peuvent amener une infirmité désagréable aux mains et pénible aux pieds, connue sous lè nom de chevauchement des doigts. La gymnastique et des appareils ou des bandages légers remédient assez facilement à ce vice de conformation, quand on s’v prend assez tôt pour le combattre. (Voir Orthopédie.)
CHIM1ATRES — CHOLÉRA.
CUIMIATRES cl CHIMIATRIE. — Depuis que les alchimistes ont ouvert la voie à l'étude analytique des corps de la nature, on a vu fréquemment des savants, absolument étrangers aux connaissances générales de la biologie, s’imaginer que tout se passe dans l’organisme vivant comme dans les cornues de laboratoire, et prétendre que tel produit chimique, issu de leurs fabriques, détermine invariablement telle réaction vitale h l’état de santé ou à l’état de maladie des sujets. Ce sont eux qui ont inventé les remèdes spécifiques. Certes, les chimistes ont rendu de grands services à la thérapeutique; mais les doctrines générales que certains d’entre eux ont parfois fait adopter par les praticiens peu familiarisés avec les sciences naturelles, pour le traitement chimique ou anti-microbique des maladies, a causé d’innombrables accidents dans la société et de nombreuses déceptions dans le corps médical.
On ne connaîtra jamais tous les sujets, chez les hommes et chez les animaux, que les théories chimiques de Pasteur et de son école ont littéralement tués.
CHLOROSE. Voir Maladies des femmes, 2e section.
CHOLERA. — Le choléra est caractérisé par un refroidissement rapide de toutes les extrémités et de la face; un malaise général avec ou sans indigestion, une grande anxiété précordiale et une vive sensation de chaleur au dedans du corps.
On distingue deux especes de choléra : le choléra sporadique ou choléra noslras, qui survient tout h coup, dans le cours de l’été principalement; et le choléra épidémique , qui parcourt de temps h autre de vastes contrées. Celui-ci est infiniment plus grave que celui-là.
Causes. — On accuse trop légèrement les fruits et les légumes verts d’être une cause du choléra noslras. La principale cause de cette maladie estivale réside dans de grandes latigues ou des marches forcées pendant les chaleurs. Le sang surchauffé peut donner naissance au choléra nostras, surtout si, dans cet état physique, on boit imprudemment beaucoup d’eau froide ou si l’on mange des aliments indigestes.
Le choléra épidémique a sa cause essentielle dans les conditions magnétiques et atmosphériques particulières, peu connues encore, de telle ou telle saison et peut-être dans un principe miasmatique (microbe ou vibrion, infiniment subtil) qui, émané d’un milieu infect, se reproduit facilement et rapidement, partout où il rencontre un foyer également infect.
La cause du choléra épidémique est donc à la fois physique et chimique, météorologique et biologique. C’est ainsi qu’on s’explique l’émigration, l’épidémicité et la nature de cette maladie, originaire non seulement des bords du Gange, mais de tous les grands centres de population où d’immenses quantités de matières animales et végétales sont en putréfaction.
CIIOLÉIU.
Le choléra n’esl nullement contagieux d’individu à individu. Tout le monde étant plongé dans la même atmosphère cholérigène, chacun est exposé à contracter la maladie; seulement, les sujets sains qui vivent sagement et sobrement résistent aux atteintes physiques et chimiques du lléau, tandis que ceux qui commettent des excès de plaisirs ou de travail, ou qui vivent dans des conditions insalubres, sont particulièrement prédisposés à en devenir victimes ( choléra trousse-galant). On conçoit, d’après cela, combien il est absurde d’attribuer au choléra une origine exclusivement microbique, et de prétendre qu’un cholérique peut transmettre la maladie aux personnes de son entourage.
Le choléra a plus d’analogie avec la fièvre intermittente, le typhus et la fièvre jaune qu’avec les maladies virulentes proprement dites, telles que la variole, la rage et la syphilis.
Traitement. — Le traitement du choléra, tant épidémique que nostras, est très simple : il faut réchauffer le malade d’emblée à tout prix.
Un bon feu dans la chambre, même en été (avec portes et fenêtres ouvertes, au besoin), un bon lit garni de sable ou de briques chauffés, de bonnes couvertures entourant tout le corps, des linges chauds sur le ventre, des boissons froides, acidulées, aromatiques ou alcooliques, h petites doses, très fréquemment renouvelées; aucune drogue. Tel est tout le traitement rationnel et efficace du choléra.
Régime alimentaire. — Diète absolue pendant l’attaque cholérique. On donne pour boissons du café sans lait, du rhum, des liqueurs aromatiques, à petits coups, par très petites gorgées, et de petits morceaux de glace dans la bouche. Lorsque le malade est réchauffé, qu’il ait ou non encore des vomissements ou de la diarrhée, on lui donne, entre les gorgées de boissons stimulantes, quelques cuillerées de bouillon. Lorsqu’il est convalescent, on permet avec mesure des aliments légers, crèmes, flans, ris de veau, etc.
Mesures préventives. — On se préserve du choléra nostras en évitant les fatigues excessives durant l’été, et en s’abstenant, le corps étant échauffé, de prendre des boissons froides et des aliments peu digestifs.
Quant au choléra épidémique, on s’en préserve en vivant sagement et sobrement durant tout le cours du fléau, et en soignant au lit, d’emblée, les moindres indispositions qui surviennent : maux de cœur, maux de ventre, diarrhée, vomissements, etc., de la manière qui aété indiquée plus haut pour le choléra confirmé.
Est-il nécessaire d’ajouter que toutes les théories et les pratiques vaccinatoires, imaginées par Ferran et Pasteur, contre le choléra, et qui ont été si sottement vantées dans les journaux politiques et médicaux, durant quelques années, n'étaient que des farces indignes d’arrêter l’attention des savants ?
Inoculer une pourriture quelconque, sous le nom de virus cholérique, pour
ClIONDItOME — CL1GNOTTEMENT DES YEUX.
prémunir les inoculés contre l’action du prétendu virus cholérique natuiel — qui n’existe pas à l’état virulent — c’était un comble.
Ferran, Pasteur et leur secte anti-scientifique ignoraient que le germe cholérique, qui s’épand dans l’atmosphère et qui se développe dans toute espèce de foyer d’infection, sous l’intluence de certaines conditions climatériques favorables à son évolution, est un poison méphitique analogue au gaz oxyde de carbone, et non un virus agissant comme ceux de la variole, de la syphilis et de la morve.
Quarantaines et cordons sanitaires. — Les mesures préventives arrêtées par certains gouvernements contre la propagation du choléra par voie de terre ou de mer n’ont aucune raison d’être. Tout navire, toute marchandise, toute voiture et tout individu , venant d’un lieu infecté par le choléra , devraient être soumis h une désinfection méthodique, avant d’être admis à pénétrer dans un pays encore exempt de ce fléau. Cette désinfection peut se faire en moins de vingt-quatre heures, au moyen des fumigations chlorées ou sulfureuses et des armoires à air chauffé à 110°.
Il est donc fort inutile de créer des entraves au commerce et aux voyages en imposant, aux hommes et aux choses, des quarantaines plus ou moins longues; ou en les refoulant vers le lieu de provenance par d’insensés cordons sanitaires.
CUttRDROME. — Tumeur indolente d’aspect cartilagineux.
CHOUÉE. Voir Maladies des enfants.
CHItOSIimtOSE. — Teinte bleue de la peau. La chromidrose est un symptôme d’une maladie du cœur, de la persistance du trou de Dotal principalement.
CIUCOiXCISIOIN. — Opération pratiquée sur le prépuce par les Juifs et les Turcs aux garçons nouveau-nés, dans un but hygiénique non justifié. Cette coutume tombera.
Quelquefois les chirurgiens pratiquent la circoncision pour des affections inflammatoires ou des difformités du prépuce.
CIHHOOSE. — Altération spéciale du foie, par suite généralement d’écarts réitérés de régime, tels que l’abus des liqueurs fortes ou des boissons fermentées. La cirrhose peut être aussi la suite d’une inflammation chronique du foie, contractée par accident ou par un séjour prolongé dans les pays chauds.
Le traitement de la cirrhose est essentiellement hygiénique et simplement palliatif, quand le l'oie est profondément désorganisé.
CLIGNOTTEMENT DES YEGX. — Tic nerveux passager ou habituel, résultant d’une habitude infantile ou d’un état choréique léger.
Un petit vésicatoire sur le front, appliqué pendant quatre ou cinq heures et renouvelé au besoin, suffit pour faire disparaitre ce tic.