FIÈVRE
16° Fièvre puerpérale. Voir Maladies des femmes.
17° Fièvre rhumatismale. — Rhumatisme aigu.
18° Fièvre typhoïde ( typhus des camps, des prisons, etc.). — La fièvre typhoïde est une altération ou une décomposition du sang, qui se manifeste presque toujours par une fièvre continue, plus ou moins ardente, la soif, la diarrhée, la toux, un abattement profond, l’insomnie, le délire, des saignements de nez et des taches (exanthèmes) à la peau.
Causes. — Une alimentation malsaine, le séjour dans des endroits humides, insalubres : hôpitaux, collèges, casernes, camps, prisons; le défaut d’activité corporelle dans la jeunesse, la vie sédentaire et le surmenage physique dans de fâcheuses conditions physiologiques et hygiéniques, sont autant de causes qui concourent à dénaturer le sang et à faire naître la fièvre typhoïde, par contage infectieux, ou par évolution organique intérieure.
C’est en réalité une fermentation putride avec élimination des substances altérées, qui peut être considérée comme dépuratoire, comme une maladie nécessaire pour rétablir l’intégrité atomique du sang et des tissus viciés.
Traitement. — La fièvre typhoïde, étant la plus commune et la plus grave de nos maladies endémiques, a été l'objet d’une foule de préjugés ridicules et de remèdes insensés. Les classiques ont échafaudé sur cette maladie les théories les plus fantaisistes pour justifier, a priori ou a posteriori, les médications les moins rationnelles. Un volume ne suffirait pas pour réfuter toutes ces excentricités.
Le traitement de la fièvre typhoïde est d’une simplicité remarquable, malgré la multiplicité des symptômes qu’elle suscite dans tous les points de l’économie. Le malade sera tenu au lit. On le lèvera de temps en temps. Son appartement sera bien chauffe en hiver; on lui donnera des boissons aqueuses et acidulées autant que possible : principalement la limonade sulfurique édulcorée. Voilà les principaux remèdes contre cette affection.
Comme recommandations : changer souvent le malade de place dans son lit; lui mettre des linges propres tous les deux jours, en ayant soin de les sécher et chauffer parfaitement au préalable ; le frictionner avec de la flanelle tous les jours; s’abstenir de cataplasmes et de drogues.
Enfin, pour régime alimentaire : du lait coupé, du bouillon de bœuf dégraissé, des sucs de fruits, des jus d’herbes, de la bière belge allongée d’eau, ou de l’eau légèrement vineuse, offerts à petites doses au malade durant les huit premiers jours. Au bout de huit à dix jours, on arrive peu à peu au café, aux crèmes légères, aux fécules, au ris de veau, aux viandes blanches, aux poissons d’eau douce frits, pour finir, dans la convalescence, par tous les légumes, tous les potages, toutes les viandes et toutes les boissons hygiéniques recommandables aux sujets affaiblis qui ne peuvent pas se donner encore beaucoup de mouvement.