MASTURBATION — MÉDECINS
1>I ASTUKBATION. — Pratique honteuse qui mène à la phtisie et à Y-épilepsie,
MATRICE {utérus). — Ce viscère joue un rôle important dans l’existence si accidentée de la femme. Nous en avons exposé l’hvgiène et les maladies dans les deux parties de ce livre. Ajoutons seulement une réflexion, ici, à propos d’une pratique insensée qui tend à s’introduire en médecine sous les auspices de l’école chimiatrique : le curetage de la matrice. On doit appliquer h cette opération charlatanesque ce qui a été dit du lavage de l’estomac. (Voir Estomac.)
MÉDECINES et MEDICATIONS. Voir Allopathie, Homéopathie, Dosimétrie et Dépuratifs, Purgatifs, Révulsifs.
ün mot seulement à propos d’une nouvelle doctrine qu’on a voulu introduire dans la pratique médicale sous le nom de médecine hypodermique.
Médecine hypodermique ( antisepsie sous-cutanée). — Je ne cite que pour mémoire historique cette prétendue doctrine ou école médicale nouvelle dite : médecine hypodermique, qui s’est produite un peu partout à la fois, sous l’empire des aberrations microbiennes de la lin du XIXe siècle. Nous avons vu des professeurs et des médecins, des Académies et des Sociétés savantes donner dans ce travers, avec le même entrain que les mêmes autorités et les mêmes praticiens avaient déployé pour acclamer les découvertes médicales de Pasteur, en général, et la vaccine Jennerienne, en particulier. Ces insanités périodiques proviennent, d’ailleurs, toutes de la même source : l’ignorance relative. Oui, trop de médecins et de professeurs de médecine, encore de nos jours, ignorent absolument les sciences générales.
L’étude des infiniment petits a troublé la vue et la cervelle de quelques savants que le hasard des temps et l’engouement de deux ou trois tètes couronnées avaient mis en relief. Ces savants ayant pris la cellule ou l’atome organique [microbe), visible au microscope, comme l’origine de tous les êtres vivants et la cause première de toutes les maladies, la presse médicale et la presse politique se sont écriées h l’unisson que la thérapeutique venait de faire un grand pas. Alors, on s’est mis h l’œuvre pour découvrir, à l'aide de verres grossissants, le microbe de chaque maladie, et pour chercher dans la chimie le moyen de le tuer. On a donné à cette burlesque théorie, digne des alchimistes du moyen âge, le nom de méthode antiseptique, puis d’antisepsie, et aussi de médecine hypor dermique.
Une minuscule séringue devait guérir tous les maux. « L’anémie et la chlorose disparaissent comme par enchantement à la suite d’une injection sous-cutanée de sel de cuisine ! Les fièvres, les affections les plus graves, la syphilis, la rage, la fièvre jaune, le choléra, la variole, la scarlatine et les angines ne résistent pas plus que le mal de dent à une inoculation hypodermique de poison ou de virus quelconque, atténué ou non. » Voilà les blagues que des milliers de médecins et des millions d’imbéciles, aussi au courant
M Kl. .-EN A — MÉLANOSE.
les uns que les autres des sciences naturelles et de la biologie, firent retentir dans tout le globe civilisé durant quelques années !
Il suffit d’une simple réflexion pour confondre ce charlatanisme greffé sur l’ignorance de la Biologie universelle.
Quel est l’effet réel de n’importe quelle substance : virus, poison, sel de cuisine, sucre ou gomme arabique, injectée sous la peau en quantités plus ou moins petites? Selon son degré de causticité ou de virulence (la virulence est toujours caustique;, toute substance injectée ou inoculée irrite plus ou moins les filets nerveux sous-cutanés avec lesquels elle est subitement misé en contact. Cette irritation plus ou moins vive excite, dans ces filets nerveux, des vibrations analogues h celles qui se produisent dans les fils téléphoniques ou télégraphiques. Ces vibrations anormales provoquent une réaction quelconque de la part du cerveau, d’où peut résulter : une anesthésie généralisée ou des convulsions mortelles quelquefois (rage); la stupeur partielle du système nerveux ou la folie paralytique (cocaïne, morphine, antipyrine, atropine, etc.); des accidents gangréneux, ulcéreux (vaccin animal, etc.); ou rien du tout — selon la quantité, la fréquence et la nature des injections hypodermiques de ces virus et de ces poisons.
Mais ces effets, dans le cas de maladie, étant produits sur le malade, qu’est devenue la maladie elle-même?
La médecine hypodermique, qui comprend la vaccine, les inoculations diverses et l’antisepsie sous-cutanée dans son domaine étroit, exclusif et insensé, a tué plus d’individus durant le cours du XIXe siècle que ne l’ont fait, dans le même laps de temps, toutes les guerres et toutes les épidémies du globe.
MELÆN.A. — Vomissement de sang noir décomposé. Symptôme d’une altération profonde de l’estomac.
MELANCOLIE. — C’est le symptôme le plus fréquent et le plus pénible des gens atteints de gastralgie, de maladies du foie, de gravelle, de jaunisse, d’anémie; ainsi que des individus d’un tempérament bilieux exagéré, des grands mangeurs de viande, des Anglais, célèbres par leur spleen.
1>HL VN OSE ( anthracose ). — Les particules de charbon et les fines poussières s’insinuent partout, dans les poumons aussi bien que dans la montre des houilleurs et de quiconque vit et travaille habituellement au milieu d’une atmosphère chargée de ces éléments. Le charbon est inoffensif pour les tissus vivants. Il s’y implante sans les irriter. Aussi la poitrine de certains houilleurs en contient-elle des quantités inconcevables. A l’état de santé ordinaire, cest à peine si ces amas charbonneux produisent un peu de faiblesse respiratoire; mais lorsqu’une bronchite ou une pneumonie se déclare, 1 expectoration entraîne des flots de crachats noirs. C’est la mélanose ou l’anthraeose.
MÉNINGITE — MÉTRITE.
Qu’il y ait ou non des crachais noirs, le traitement de la bronchite ou de la pneumonie reste le même. Voir ces maladies. Cependant, vu la faiblesse propre aux houilleurs mélanosés, il serait maladroit de les affaibli' par un traitement antiphlogistique direct. On se borne à leur appliquer des vésicatoires pour combattre leurs bronchites et leurs pneumonies h crachats noirs; et l’on a soin de les soutenir par des aliments et des boissons toniques, stimulantes même.
MENINGITE. — La méningite aiguë simple doit être traitée activement liai- la saignée, les sangsues et les purgatifs drastiques. La méningite chronique de nature tuberculeuse est aussi incurable que le ramollissement du cerveau. v
On n’oppose à la méningite chronique que des palliatifs, des soins hygiéniques et ce qu’on appelle la médecine des symptômes, c’est-à-dire : donner à boire à ceux qui ont soif, des purgatifs aux constipés, des calmants aux agités, etc.
MÉNOPAUSE. — Cessation des règles. Retour d’âge.
MENORR AGIE. — Règles trop abondantes. (Voir Maladies des femmes.)
MENSTRUATION. — Voir Première partie.
METEORISME. — Tympanite. Accumulation insolite de gaz dans les intestins qui oblige quelquefois le praticien, surtout chez les animaux, à pratiquer une ponction abdominale pour leur donner issue.
L’accumulation habituelle de gaz dénote une paresse stomacale ou une alimentation vicieuse, ou l’habitude de prendre trop d’eaux gazeuses, qu’il faut nécessairement réprimer.
MÉTHODES MÉDICALES. — On entend par méthode médicale ou médication ou médecine, un mode de traitement applicable à diverses maladies et dans lequel des moyens thérapeutiques particuliers sont mis en usage. Ainsi on dit : méthode antiphlogistique, méthode excitante, purgative, révulsive, etc. Il est inutile d’entrer dans des détails à l’égard de ces médi- * cations dont la désignation seule suffit pour qu’on en connaisse le but spécial et les agents principaux. (Voir Médecines et Médications.)
On a voulu élever les antiseptiques au rang d’une méthode particulière, et dire : la méthode ou la médication antiseptique. C’est une erreur. L’antisepsie est une pratique hygiénique. Les antiseptiques sont des agents de salubrité privée et publique; rien de plus et rien d’autre. (Voir Médecine hypodermique et Pharmacie.)
MÉTRITE et MÉTRO-PÉRITONITE. — Inflammation de la matrice et du péritoine, suite de couches souvent. (Voir Fièvre puerpérale, Maladies DES FEMMES.
MÉTRORRAGIE — MONSTRE.
MÉTRORRAGIE. — Hémorragie de matrice. Traitement de toutes les hémorragies avec tamponnement du vagin, au besoin, à l’aide de boulettes de charpies imbibées ou non de perchlorure de 1er liquide. Si ces moyens ne suffisaient pas pour arrêter l’écoulement du sang, on injecterait dans la matrice une solution de perchlorure de fer.
MIASMES. — Effluves composés de gaz et de particules organiques qui se dégagent des marais et des lieux infects. Le mot : microbes n’a pas une signification aussi large.
MICROBE. — Etre microscopique, que le chimiste Pasteur a mis à la mode. On disait jadis : miasmes, virus, entozoaires, vibrions, etc. pour désigner des germes morbides divers. Des savants ont créé le mot : microbe, dont Pasteur s’est emparé, pour en faire l’objet de ses recherches chimicopathologiques. Le mot a fait fortune. Bientôt, on n’a vu que microbes partout. Le microbe est devenu le germe, la cause de toutes les maladies, et la médecine ne devait avoir d’autre préoccupation que de chercher le microbe de chaque affection ainsi que l’antiseptique qui pouvait le mieux le tuer.
Ces aberrations ont fait tourner la tête à une foule de savants et de médecins de la fin du XIXe siècle peu dignes d’être comptés au nombre des gens sensés et instruits.
On a vu, ainsi, des professeurs et des académiciens cultiver les microbes dans des bouillons, pour les inoculer à tous les animaux de la création, y compris l’homme, et proclamer à l’univers que le meilleur moyen de n’êTre pas dévoré vivant par les microbes, c’est de se les fourrer tous, les uns après les autres, dans l’intérieur du corps ! ! !
MIGRAINE. — Aigreurs d’estomac. Douleurs de tête et malaise d’estomac qui reviennent périodiquement.
On se demande : est-ce l’estomac dérangé ou le cerveau irrité qui donne lieu à la migraine? C’est tantôt l’un, tantôt l’autre.
Ainsi la migraine clisparait chez certains sujets par l’obscurité et le repos au lit; chez d’autres, ce sont les élixirs stomachiques qui la calment.
Il y a donc, dans la migraine, corrélation entre le cerveau et l’estomac, et chacun doit choisir en tâtonnant le remède qui le soulage le plus.
MÔLE CHARNUE. — Fausse grossesse dans laquelle l’embryon ne s’est pas développé, tandis que le placenta a pris des proportions considérables.
MONOMANIE. — Folie portant sur une catégorie d’idées : monomanie religieuse, ambitieuse, etc.
MONSTRE. — Les hermaphrodites ne sont pas des monstres. Mais il arrive que deux embryons, se développant en même temps, se soudent ou
MORPHIOMANIE — MYOSITE.
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SC pénètrent, de diverses manières. De là, mille variétés de monstruosités, viables ou non.
Des fœtus isolés peuvent offrir aussi des vices de conformation, qui en font de véritables monstres.
L’imagination de la mère ne joue pas un rôle aussi réel dans la formation des monstres que dans l’apparition de certaines particularités physiologiques et anatomiques de peu d'importance. Sous ce rapport, l’empire de l’imagination est plus limité qu’on ne le croit généralement.
3I0I\PHl03IAI>iIE. — La détestable coutume thérapeutique d’inoculer des poisons calmants dans la trame de la peau, sous les prétextes les plus futiles, a fait naître une nouvelle espèce de névrose et de folie qu’on nomme : morphiomanie. La morphine, la cocaïne, l’antipyrine, l’atropine, etc., produisent absolument les mêmes effets stupéfiants.
Voici comment ces poisons narcotiques inoculés agissent : mis en contact direct avec les iilets nerveux du derme, ils les paralysent par effet chimique. Celte paralysie, si le poison narcotique est assez fort, peut se communiquer de proche en proche jusqu’au cerveau.
La répétition fréquente de ces états de stupeur artificielle suivis de réaction vibratoire dans les Iilets et les centres nerveux, détraque et finit par désorganiser le cerveau ou la moelle épinière. De là, la morphiomanie.
31 ORSU HE. — Toute morsure comme toute piqûre quelconque doit être immédiatement cautérisée au nitrate d’argent.
3IOUVE. Voir Farcin.
31EGUET. Voir Rainette, Maladies des enfants.
31YDUIASE. — Paralysie de l’iris (dilatation de la pupille) obtenue avec certains narcotiques instillés dans l’œil, tels que le sulfate d’atropine.
31YÉLITE. — Inflammation de la moelle épinière.
La myélite aiguë provient presque toujours d’accidents graves. On la combat avec des sangsues en quantité suffisante.
La myélite chronique ou ramollissement de la moelle épinière est souvent la conséquence de marches forcées (facteurs des postes), de fatigues sur les jambes (machinistes et garde-convois), d’excès vénériens, ou d’une carie osseuse de la colonne vertébrale.
Traitement. — Supprimez la cause de la maladie, d’abord; ensuite, prescrivez le repos du corps et un régime alimentaire restaurateur; en même temps, appliquez un cautère à la peau vis-à-vis du point malade.
3IYOPIE. Voir Maladies oculaires.
31YOS1TE. — Inflammation du tissu musculaire.
NÉCROSE — NYSTAGMUS.
NÉCROSE. — Mortification osseuse.
NÉPHRITE. — Inflammation des reins.
NÉVRITE. — Inflammation des nerfs. (Voir Névralgie, page 340.)
PjJîVROlIE. — Tumeur développée dans le tissu nerveux.
NÉVROSE. — Maladie nerveuse : l’hystérie est une névrose; la nymphomanie est une névrose. (Voir Maladies nerveuses.)
NOSTALGIE (mal du pays). — Névrosé inspirée par l’éloignement de la famille et du pays. Les jeunes filles qui se marient et qui quittent la maison et la localité où s’est écoulée leur enfance, sont souvent atteintes pendant quelques mois de cette névrose, à un degré quelconque. Les jeunes gens qui s’expatrient sont dans le même cas. A mesure que les progrès de Ja civilisation introduisent dans nos mœurs l’esprit et les allures du cosmopolitisme, cette névrose perd et de sa fréquence et de son acuité. Comme le sauvage errant, chasseur ou pasteur des peuplades primitives, l’homme de l'avenir ira planter sa tente, sans regrets et sans soucis, partout où il trouvera l’existence plus commode et plus facile.
On guérit la nostalgie en engageant les malades ù se rendre au pays natal ou dans leurs familles, pour y séjourner quelques jours, à des intervalles de plus en plus plus éloignés. Quand ces voyages ne sont pas possibles, il faut distraire les nostalgiques en variant leurs plaisirs et en leur faisant parvenir fréquemment, de la part de leurs proches et de leurs amis d’origine, des témoignages de souvenir et d’affection.
NYMPHOMANIE. — Névrose érotique qui est le résultat de lectures romanesques, d’habitudes honteuses, d’excès vénériens, ou d’une maladie locale des organes sexuels.
Supprimez la cause, vous supprimerez cet effet, si la malade veut bien guérir. (Voir Maladies des femmes.)
NYSTAGMUS. — Spasme des muscles de l’œil et des paupières qui fait osciller ces organes dans divers sens. C’est une affection exclusivement nerveuse due à un état morbide du cerveau ou ù une grande fatigue et un commencement de faiblesse tle la vue.
1/ hygiène oculaire est le meilleur remède du nystagmus. (Voir Première partie.)
OPONTALGTE.