SIXIÈME CHAPITRE
C’est dans cette période que la distinction dés sexes' s’établit définitivement, et que le rôle et la destinée de l’homme et de la femme, au milieu de leurs semblables, se dessinent de la manière la plus tranchée.
Le moment est donc venu de montrer quelle est l’origine et la nature organique de l’homme, ainsi que les différences anatomophysiologiques qui existent entre les deux sexes.
Les animaux, aux débuts de la vie terrestre, se sont développés selon deux types : les uns, naissant de la gangue protoplasmique (mucus, lymphe, etc.), au sein des eaux, prirent naturellement une forme circulaire, sphérique, d’où sont provenus les miliaires ; les autres, se constituant sur le sol durci, au bord des rivages, des mêmes principes mous (protoplasme), se roulèrent, s’allongèrent nécessairement et devinrent la souche des annélides, d’où sont sortis tous les animaux supérieurs par évolutions successives.
Cette différence de forme s’explique parfaitement par la différence des densités propres aux milieux ambiants. Comprimés également dans tous les sens par l'eau des océans, les radiaires ne pouvaient être que globuleux, sphériques. Au contraire, pressés sur le sol dur dans le seul point qui le touchait, le protoplasme originel des annélides devait prendre une forme allongée, comme une pâle molle qu’on roule sur une table.
L’homme ne provient pas du singe. Le singe et lui, avec tous les mammifères, les oiseaux, les reptiles, les poissons, les insectes, sont issus d’un animal primitif annelé, aussi'simple qu’un ver de terre, et qui commença par être certainement hermaphrodite comme le lombric.
Mais tel qu’il est aujourd’hui, l’homme n’est plus un être simple. 11 est double : il résulte de la fusion de deux individus, qui se sont