‹ L'art de vivreChapitre 46 sur 168 · AGE MUR — 36 A 50 ANS · texte numérisé non relu

AGE MUR — 36 A 50 ANS

L'âge mûr n'est guère que le complément ou la continuation de la virilité. Si nous avons établi une distinction entre ces deux époques, c’est parce que, au point de vue social et hygiénique, la première présente quelques particularités qui méritent d’arrêter un instant notre attention.

De 36 à 50 ans, l’homme et la femme ont d’importants devoirs à remplir. Sous le rapport social, c’est là réellement la période la plus critique de leur existence, celle qui exige, de leur part, le plus d’initiative, le plus d'activité, le plus d’énergie physique et morale.

Bien qu’on ait beaucoup exagéré les dangers de la révolution organique qui s’opère chez la femme, et à un moindre degré chez l’homme, vers la fin de l’ûge mûr et au début de l’àge de retour, on ne peut disconvenir que cette révolution, qui a reçu le nom d'âge critique, par excellence, exerce une sérieuse influence sur leur santé.

Examinons chacun de ces points dans les deux sexes.

Homme. — On peut affirmer que l'âge mûr est, pour l’homme, le moment de la moisson. Il récolte, amasse et engrange ce qu’il a . semé dans l’âge viril, pour former le fonds de famille où doivent se trouver ses ressources de chaque jour, la réserve de l’avenir et l’héritage des enfants.

L’ouvrier, qui gagne peu, en apparence, est mieux en situation que la plupart des employés et des fonctionnaires pour vivre bien et réaliser des épargnes. Ceci ressemble à un paradoxe et cependant rien n’est plus vrai.

Si l’ouvrier consentait à placer dans les caisses de l’État la moitié de l’argent qu’il gaspille aujourd’hui dans les cabarets; s’il

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