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SOINS A DONNER DANS DES CAS

SUIUTS d’accidents ou de maladies.

talons haut, le bassin bas, cl tenir la main sur la tumeur; ou plutôt y mettre de petites compresses de linge bien sec qu’on maintiendra en place avec une bande roulée autour du bassin, d’une part, et du pli de l’aine correspondant à la hernie, d’autre part, de manière que les deux anses forment un véritable huit couché (oo ).

Un bandage ainsi fait permettrait au blessé de marcher et d’agir immédiatement après l’accident.

Lorsqu’une hernie ancienne vient à sortir brusquement de l’abdomen où elle était contenue au moyen d’un bandage, elle peut s’étrangler, si l’on né parvient pas à la faire rentrer immédiatement.

Dans une circonstance aussi critique, on doit se coucher, le bassin plus bas que les jambes, et appliquer de nombreux et très chauds cataplasmes sur la tumeur même. Au bout d’une, de deux ou trois heures au plus, la hernie pourra presque toujours être facilement refoulée en place.

J'ai, par ce simple moyen, empêché bien des opérations sanglantes qui avaient paru inévitables à des praticiens expérimentés.

Brûlures. — Les brûlures peuvent être produites par des agents physiques ou par des agents chimiques.

Dans le premier cas, les désordres sont l’effet d’un excès de calorique; dans le second, outre un dégagement plus ou moins abondant de chaleur, il se fait des combinaisons spéciales, qui ont pour conséquence une détérioration plus ou moins profonde et rapide des tissus affectés. C’est ainsi que les acides énergiques, la chaux vive, la potasse caustique, l’azotate d’argent ou pierre infernale, agissent sur l’organisme vivant, en absorbant une partie de ses éléments, l’eau par exemple, et en comburant les autres.

Selon leurs degrés, les brûlures ont été divisées en plusieurs groupes, dont il nous suffît de retenir les suivants : brûlures légères avec conservation de l’épiderme à l’état de croûte parcheminée ou d’ampoules; brûlures superficielles ayant détruit et enlevé l’épiderme; brûlures avec escarres plus ou moins étendues et profondes.

Quant à leur siège, on peut distinguer :

1° Les brûlures du ventre et celles des autres parties extérieures du corps. Les premières sont les plus graves.

2° Les brûlures intérieures, telles que celles des voies respiratoires ou des voies digestives, qui peuvent être occasionnées par des lluides ou des liquides brûlants ou par des agents chimiques corrosifs.

Les soins à donner dans ces diverses circonstances doivent être divisés en précautions au moment où l’accident a lieu, et en secours quand l’accident est consommé.

Supposons qu’un gaz enflammé ou un jet de vapeurs cuisantes se dégage dans un endroit clos. Que faut-il faire? Il faut se coucher à plat ventre et ramper ainsi pour gagner une issue.

Quand — ainsi que cela arrive si souvent de nos jours — le feu prend aux vêtements d’une femme, il faut qu’elle reste immobile et qu’elle s’accroupisse à l’instant, en appelant du secours.

Ce conseil est de la plus haute importance.

Je suis persuadé que si les malheureuses femmes dont les jupes flambent tout à coup gardaient leur sang-froid et s’accroupissaient immédiatement, au lieu de courir de ci, de là, elles arriveraient presque toujours à éteindre elles-mêmes les flammes qui les enveloppent.

Indépendamment de ces précautions, il en est encore une sur laquelle on ne pourrait trop insister :

Comment étouffe-t-on d’ordinaire le feu qui a pris aux vêtements d’une femme ? En la roulant dans une couverture, à terre, et en rejetant ainsi les flammes sur les chairs, surtout vers la région du ventre, où les brûlures sont plus graves que partout ailleurs.

Comment devrait-on faire ? Pour éviter les conséquences déplorables de cette mauvaise méthode, il faudrait s’empresser de placer entre les tissus enflammés et la peau un corps étranger quelconque : une couverture de lit, un tapis de table, un paletot d homme, qui protégerait la femme pendant qu’à l’aide de linges jetés par-dessus ses vêtements on comprimerait et étoufferait les flammes.

Quand les brûlures sont produites, voici comment on doit soigner les patients : on met dans une bouteille parties égales

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