MALADIES UE LA VIEILLESSE
On s'éteint peu à peu dans une indolente décrépitude, geignant sans souffrir, souffrant sans le sentir, mais à la condition que cette défaillance successive de l’organisme ne soit pas compliquée des sinistres appréhensions de « la vie future », rêvée par les poètes et promise par les prêtres de tous les temps.
MALADIES DE LA VIEILLESSE
Les maladies principales de la vieillesse sont celles de l’âge de déclin, enracinées, aggravées.
Nous n’avons plus rien à en dire.
Seulement, redisons-le pour la dernière fois : la sobriété, le régime à peu près exclusivement végétarien, Y usage modéré des eaux minérales alcalines et laxatives, le soin de tenir le ventrelibre avec les clystères au besoin, aideront le vieillard à vivre, et à bien vivre, sans les accès de mélancolie et d’hypocondrie qui ne viennent surprendre que les gourmands, les constipés et les imbéciles.
Mais on ne pourrait trop répéter qu'il n’y a pas d’affections insignifiantes chez les vieillards : un vertige, un accès de suffocation, une crampe aux jambes, un point de côté, un mal de tête si léger qu’il paraisse, doit appeler l’attention du patient et de son médecin.
On dira : Vivre ainsi, autant mourir!
Mais ce n’est pas le vieillard qui lient ce langage.
Nous avons dit et chacun sait combien il aime à vivre, il se raccroche avec tant de bonheur à tout ce qui peut l’aider à végéter encore quelques jours! Il a souci de sa santé, il se préoccupe de ce qui peut lui être utile ou nuisible.
Tant mieux pour lui : ces soucis et ces préoccupations sont un aliment, une distraction, pour son cerveau défaillant.
11 pense à son frêle organisme qu’il dorlote et ne se soucie plus guère du reste du monde. Son domaine social se réduit au cercle de scs besoins peu nombreux. Et que ne fait-il pas pour continuer à garder cette santé délicate, cette machine chancelante! Mourir ainsi, c’est s’éteindre doucement.