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II. - Maladies de la grossesse

Comme la puberté, la grossesse est un état physiologique. Mais toute déviation d’un état physiologique pouvant devenir une maladie ou une cause de maladie, on doit comprendre sous le nom de maladies de la grossesse tous les accidents et toutes les infirmités, qui peuvent assaillir la femme depuis le moment de la conception du nouvel être jusqu’au delà de l’accouchement.

ACCOUCHEMENT. Voir Première partie.

AVORTEMENT ( fausse couche). — L’avortement est un accident toujours sérieux et digne de toute l’attention des familles.

Causes et mesures préventives. — Dès les premiers indices de la grossesse, la femme doit s’abstenir de l'aire de longues courses à pied et surtout en voiture ordinaire ; de sautiller sur les pieds en dansant, en descendant les escaliers; de faire des efforts avec les bras pour soulever des fardeaux ou atteindre des objets élevés. Si elle s’encatarrhe, elle évitera de rester debout pendant les accès de toux; si elle est repasseuse ou lessiveuse, elle travaillera debout le moins possible.

Dans les cas où elle ferait une culbute violente ou recevrait des coups sur le ventre, elle gardera le repos et appliquera les remèdes qui ont été indiqués, en pareilles circonstances, pour la jeune fille à l’époque menstruelle (voir Maladies de la puberté).

Traitement. — Que l’avortement vienne spontanément, ou qu’il ait été déterminé par des accidents ou par des manœuvres que la loi considère avec raison comme homicides, criminelles, et punies avec une juste sévérité, il réclame des soins spéciaux.

Si le sang s’écoule avec abondance, on fera rester la femme au lit et on lui donnera des boissons froides en attendant l’accoucheuse ou l’accoucheur.

Le point capital est de s’assurer, quand le fruit est expulsé, s’il n’en reste pas des débris dans la matrice. Dans ce cas, avec une longue pince à faux germe, on irait les chercher.

Lorsque tout l’embryon et ses membranes avec l’arrière-faix, s’il y en a déjà un (vers 2 à 3 mois de grossesse), sont sortis, les suites de l’avortement ou de la fausse couche n’offrent rien de particulier.

En 2 ou 3 jours au plus, la femme est sur pied et peut vaquer à ses affaires modérément, à moins qu’elle n’ait été l’objet de pratiques violentes ou qu’elle n’ait pris des drogues énergiques qui auraient détérioré ou abimé sa santé.

Si l’avortement s’accompagne de violentes hémorragies, il faut se comporter comme dans tous les cas d’hémorragies utérines.

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