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1729. — Vanioo (Michel). Tableau commémoratif de la naissance de Mgr le Dauphin.
173G. — Parrocel (Charles) avait exécuté sur la commande de la ville un superbe dessin représentant le cortège officiel de la proclamation de la paix en 1736. Ce chef-d'œuvre de mouvement et d'observation resta dans les mains du peintre qui le légua à l'Académie. Il est actuellement au Musée du Louvre.
1739. — Vanioo (Carie). La proclamation de la paix en 1739 : le Roi assis sur un trône et entouré du prévôt et des échevins ; dans le fond la ville de Paris en perspective.
Ce tableau est cité par Lenoirdans l'inventaire des tableaux recueillis par lui, sous le n° 620. Nous ne savons ce qu'il est devenu depuis celte époque.
1744. — Roslin (Alexandre). Le Roi après sa maladie et son retour de Metz est reçu à l'Hôtel de Ville par le gouverneur de Paris et les échevins.
1749. — Dumont(Jean, dit le Romain). Tableau commémoratif représentant la publication de la paix en 1749. Le Roi est représenté recevant le corps de la ville et entouré des figures allégoriques appelées à profiter de la paix.
Cette grande toile, acquise par la ville en 1868, figure actuellement dans les collections historiques de l'hôtel Carnavalet.
1763. — Hallé (Noël). Tableau commémoratif de la paix de 1763. Ce tableau avait été déposé dans l'ancienne maison des Jésuites, rue Saint- Antoine, où la ville avait installé sa bibliothèque. Cette circonstance explique qu'il ait pu être conservé. Il fait actuellement partie du Musée historique de Versailles.
1763. — Vien (Joseph-Marie). Inauguration de la statue équestre du Roi érigée sur la place Louis XV. Le tableau représentait le duc de Chevreuse, gouverneur de Paris, et les échevins à cheval défilant devant le monument.
Cette peinture a probablement été détruite lors de la Révolution. Le peintre Vien en possédait une esquisse qui a appartenu ensuite à M. H. Dumesnil.
1779. — Robin (Jean-Baptiste-Claude). Tableau ordonné par la ville à l'occasion du rétablissement du Parlement et de la remise du droit de joyeux avènement en 1774.
1779. — Hallé (Noël). Tableau ordonné par la ville à l'occasion du rétablissement de la paix et de la remise du droit de joyeux avènement.
L'Jlrt ^Décoratif dans le Vieux Taris.
Salon Je la princesse de Soubise.
Hôtel de Soubise (Archives Nationales) XVIIIe Siècle.
HOTEL DE VILLE
Ces deux compositions représentant le même sujet furent exposées ensemble en 1779 et elles excitèrent vivement l'intérêt des critiques d'alors.
1782. — Menageot (François-Guillaume). Tableau allégorique représentant la naissance de Msr le Dauphin.
1785. — Menageot (François-Guillaume). Tableau commandé par la ville pour célébrer la paix conclue en 1783 entre la France et l'Angleterre, et la reconnaissance de l'indépendance américaine.
Chacun des peintres exécutait en même temps les portraits séparés des prévôts et des échevins représentés dans ces toiles. C'était un revenant-bon offert par la ville à ces officiers. Les Musées et les collections contiennent plusieurs de ces effigies municipales qui ne présentent qu'un intérêt artistique ou familial et ne peuvent prétendre au titre de document historique.
Lors des travaux d'agrandissement de l'Hôtel de Ville, sous le règne de Louis-Philippe, on s'était appliqué à décorer les appartements nouveaux de compositions dues aux meilleurs peintres du temps. On y admirait V Apothéose de Napoléon Ier, par Ingres; la salle des fêtes par M. Lehmann dont les pénétrations montraient les Allégories des Sciences, des Arts et des Lettres, et le Salon de la Paix, vaste chef-d'œuvre de Delacroix qui aurait pu s'appeler plus justement le salon d'Hercule, parce que la plupart des motifs avaient été empruntés à sa légende. Toutes ces belles créations de la première moitié de notre siècle ont été détruites en 1871 ; il n'en reste que des esquisses ou des gravures.
Depuis la réédification de notre monument municipal, on a dépensé des sommes importantes pour lui reconstituer une seconde fois une décoration digne de son ancienne renommée et en rapport avec sa richesse extérieure. Des nombreuses œuvres qui ont été faites dans ce but, nous nous bornerons à citer celles de Galland et de Puvis de Chavannes, comme étant les plus dignes de leur destination.
L'extension de l'Hôtel de Ville sous le règne de Louis-Philippe, avait entraîné la disparition de ce qui restait de la vaste église de Saint-Jean-en-Grève dont les tableaux de Raguenet nous montrent les hautes flèches de pierre ajourée. Le pourtour de son sanctuaire était décoré de panneaux sculptés surmontés de huit sujets peints par Colin de Vermont, Noël Coypel, Lucas etDumesnil. Ils étaient placés entre des portes cintrées, dont la disposition était identique à celle du salon de Psyché composé par Germain Boffrand pour l'hôtel de Soubise. C'étaient des merveilles de ciselure sur bois, mais elles ne convenaient nullement à un édifice religieux. Au-dessus du maître-autel était un groupe de
marbre blanc représentant le Baptême du Christ, sculpté par Le Moyne, groupe qui se trouve aujourd'hui dans l'église de Saint-Roch.
Dans l'ancien quartier qui avoisinait l'Hôtel de Ville, MM. Calliat et Lance ont relevé avant son renouvellement, la porte d'un escalier à consoles d'une maison de la rue de la Tixeranderie, ainsi que la porte d'un escalier à consoles avec un fronton armorié et accompagné des chiffres C. F. et L. P., existant jadis dans la rue du Coq-Saint-Jean, et qu'une rampe à balustres avec bas-reliefs en cartouches d'une autre maison de la même rue. Une maison de la rue Saint-Antoine, près la rue du Pont-Louis-Philippe, a conservé jusqu'à ce jour, dans sa cour, une façade en bois sculpté de la fin du xvc siècle. C'est, avec l'arbre de Jessé de la rue Saint-Denis, le séul spécimen de ce genre de construction qui existe encore à Paris.