SALLE A MANGER DE L'HÔTEL DE CB1LL
(xvm* siècle).
cieuse cheminée de marbre blanc ornée de masques comiques dans le style antique, reliés par des pampres et des thyrses. Le second salon des amiraux joint à ses belles portes dorées un entourage de glace et un dessus de cheminée dont une partie de l'ornementation se ressent de Tinfluence du style Louis XV, tandis que le reste des sculptures rappelle les compositions de Delafosse et de Cauvet. Sur la corniche de cette belle et intacte pièce, court une charmante guirlande de feuilles d'eau. La galerie dorée qui dessert tous ces salons sur la cour intérieure est éblouissante de richesse. C'est une enfilade de portes* à trophées et à attributs, de panneaux sculptés, de dessus de portes et d'encadrements de glaces à guirlandes et de plafonds à caissons présentant les meilleurs motifs des styles Louis XV et Louis XVI. Dans la salle à manger particulière du ministre, on retrouve les mêmes portes, mais elles sont peintes en bois naturel. Un petit boudoir à boiserie simplement moulurée, n'offre de remarquable qu'une cheminée exquise de marbre blanc, dont les montants à balustre sont entourés d'une guirlande séparée par un ruban. Celle du salon rouge a sa tablette de marbre gris garnie de médaillons de femmes encadrés par des guirlandes retombantes en cuivre ciselé qui font déjà pressentir les lourdeurs du premier Empire. Au-dessus s'appuie une glace à encadrement avec un médaillon soutenu par des tiges de fleurs. Dans le salon jaune, les quatre portes à fronton sculpté sont surmontées de médaillons où sont des figures mythologiques dorées et accostées chacune de deux génies en stuc blanc. On y remarque aussi une frise de plafond d'une originalité très élégante et le couronnement de la glace sur la cheminée. Mais l'œuvre la plus intéressante est la cheminée elle-même dont la plinthe de marbre rouge est incrustée de couronnes de pampres enlacés, en cuivre, et de rosaces. Sur les montants sont appliquées deux grandes têtes de boucs sortant d'un trophée de pampres de la plus vigoureuse exécution. Devant cette belle œuvre on ne peut qu'évoquer le souvenir des ciselures de Gouthière et des arabesques de Cauvet. Une chambre à coucher qui, malgré la tradition, n'a jamais servi à Marie-Antoinette, possède une alcôve demi-cintrée et des glaces à couronnement d'une délicate exécution. Sur les portes et dans la partie supérieure des panneaux sont encastrés des vases de fleurs peints clans le goût des Tessier et des Leriche. Des enroulements de feuillages et des consoles à feuilles d'acanthe en bronze ciselé, sont encastrés dans le marbre de la cheminée. Bien que divisée en deux par une cloison provisoire, l'antichambre montre dans la niche de son poêle une statue de Flore tenant une guirlande, sculpture en pierre