‹ L'art decoratif dans le vieux ParisChapitre 5 sur 49 · GRILLE DU PALAIS DE JUSTICE. TRAVAIL DE 13IGOXXET · texte numérisé non relu

GRILLE DU PALAIS DE JUSTICE. TRAVAIL DE 13IGOXXET

(xvni' siècle).

Les galeries du Palais renferment encore plusieurs ouvrages de sculpture qui méritent d'être mentionnés. La porte d'entrée de la grande salle des Pas-Perdus, reconstruite par Salomon de Brosse après l'incendie de 1611 et restaurée par M. Duc, est surmontée d'un bas-relief en pierre par Lecomte, consacré primitivement à la gloire de Louis XVI,

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et dont les attributs ont été changés par suite des variations politiques.

Les sculptures de la façade extérieure sont trop outragées par le temps pour qu'il soit possible d'en parler. Le groupe de Pajou qui soutient l'écusson central du dôme et les quatre figures allégoriques de Berruer et de Lecomte, ne sont plus que des morceaux informes qui réclament un renouvellement prochain.

La cour est fermée par une grille exécutée par Bigonnet, mailre serrurier de Paris, sur les dessins de l'architecte Desmaisons et sur le modèle du dessinateur de Lalonde. Cette clôture dont tous les ornements sont en cuivre et dorés, est le plus important spécimen de la serrurerie artistique du règne de Louis XVI, que nous ayons en France. Elle a été restaurée récem ent avec tous les soins que méritait un si bel ouvrage, sous la surveillance de MM. Duc et Daumet.

Les incendies et les démolitions se sont succédé pour la destruction des édifices qui occupaient l'extrémité occidentale de l'île de la Cité. Tous les hommes de noire génération se rappellent l'hôtel des anciens présidents du Parlement, auquel on accédait par la rue de Jérusalem, si célèbre dans les chroniques de la police parisienne. Cet hôtel avait été occupé primitivement par le bailli du palais, avant d'être affecté à la présidence du Parlement et d'être plus tard transformé en bureaux administratifs. La cour intérieure, bâtie au xvii° siècle, en pierres et en briques, offrait le modèle unique à Paris, d'une décoration peinte sur les murs d'un édifice. C'étaient des médaillons représentant des porlrails de présidents, de connétables et de gouverneurs de Paris. Lors de la démolition de l'hôtel pour la construction de la nouvelle Préfecture de police, les mieux conservés de ces portraits historiques avaient été déposés dans les dépendances de la Bibliothèque des avocats. Ils furent ensuite transportés au dépôt de l'île des Cygnes où ils seront probablement arrivés à l'état de gravats et auront été jetés à la voirie. L'intérieur de l'hôtel avait été renouvelé en 17 H par Germain Boffrand qui y avait disposé une suite d'appartements et une bibliothèque servant de galerie, d'une rare élégance et terminée par une perspective peinte par Boyer. Quelques-unes de ces pièces décorées de panneaux sculptés et dorés, s'étaient conservées jusqu'à nos jours; elles renfermaient des tapisseries, des tableaux et des meubles précieux, parmi lesquels on admirait un grand régulateur du xvuc siècle orné de bronzes ciselés. Tout a été anéanti par le feu en 1871. La cour de la préfecture était ornée d'une fontaine d'applique en plomb, composée de deux vasques superposées; celle du bas était supportée par deux sirènes couchées dans des roseaux; au-dessus deux enfants entouraient un dauphin dont la

gueule vomissait l'eau qui s'écoulait sur des stalactites et des feuillages marins. Il faut espérer, d'après une communication qui nous a été faite,

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