NOTHE-DAME-DE-TAIUS. PO U T A IL DE L A V I B K G E
(Peiiture en fer du xiir siècle).
que ce beau morceau d'art décoratif!1), dans lequel on retrouve le style (1) César Daly, Motifs extérieurs, t. II, liv. xv, pl. 17.
de l'école des frères Adam, n'aura pas été détruit après la vente qui en a été faite par le domaine, et qu'il a été recueilli chez un amateur.
La préfecture de police occupait également les bùliments de l'ancienne Cour des comptes, bâtie en 1740 par Gabriel, sur les ruines du superbe hôtel élevé par Fra-Giocondo, sous le règne de Louis XII. Cette grande façade froide et nue où étaient établis les appartements particuliers du préfet de police, communiquait avec les pièces de l'ancien hôtel des premiers présidents. Devant la porte étaient placés deux groupes par Adam le Cadet, la Prudence et la Justice, qui ont été transportés dans le jardin de l'hôtel Carnavalet.
Sur le flanc gauche des bâtiments de la Chambre des comptes et au-dessus de la rue de Nazareth, était jetée une arcade soutenue par des consoles terminées par des mascarons. On attribue la sculpture de ce passage, par lequel on se rendait de l'hôtel des comptes au dépôt de ses archives, à Jean Goujon qui, en effet, n'aurait pas désavoué les mascarons et les ornements des panneaux et des consoles. Ce précieux monument du règne de Henri H, dont il porte les devises, a trouvé un asile définitif, après de nombreuses vicissitudes qu'il serait inutile de raconter ici, dans le jardin de l'hôtel Carnavalet, auquel il sert d'entrée sur la rue des Francs-Bourgeois. On a également remonté, dans les salles du musée de l'hôtel de Cluny, un escalier de bois sculpté d'un beau travail, aux chiffres de Henri IV et de Marie de Médicis, qui provient de l'ancienne Cour des comptes et qui était resté longtemps déposé dans les magasins du Palais de Justice, sans que l'on sache dans quelle partie de l'édifice il était autrefois placé.
La grande galerie du Palais est disposée au-dessus d'une série monumentale de salles qui remontent au temps de Philippe le Bel. Des corps de garde et des dépôts y ont été aménagés. L'une des salles connue sous le nom de cuisine fie saint Louis, offre quatre vastes cheminées placées à chacun des quatre angles. Non loin de là, la Conciergerie a pour entrée une autre grande salle soutenue par des colonnes dont les chapiteaux sont ornés de figures. L'un d'eux est annoncé par tous les guides comme représentant l'histoire d'Abélard. Cette entrée mystérieuse impressionne vivement l'esprit des visiteurs qui sont admis à parcourir les cachots où se sont déroulées les scènes les plus terribles de la Révolution.
La cathédrale de Paris est un monument trop connu pour qu'il y ait intérêt à signaler tous les motifs d'art décoratif qui sont répandus à profusion sur ses façades, dans les voussures de ses porches, sur les chapiteaux de ses piliers et sur ses murailles extérieures, nui ne connaît