‹ L'art des accouchemens (volume 2)Chapitre 13 sur 45 · CHAPITRE JIL · texte numérisé non relu

CHAPITRE JIL

DE L'USAGE DU FORCEPS, ET DE LA MANIÈRE DE S'EN SERVIR DANS CHACUN DES CAS OU IL CONVIENT.

1754. La plupart de ceux qui ont parlé de l'usage du forceps n’ont donné à ce sujet que des régles vagues et incertaines; de sorte qu'on seroit tenté de croire queson application ne peut être réduite en méthode, et que ses succes ne dépendent que d’un hasard heureux. C'est pour n'avoir pas fait assez d'attention à la position de la tête, à sa hauteur dans le bassin , ainsi qu’à la marche qu'elle doit suivre dans telle ou telle situation, que nombre d’accoucheurs n’ont pas toujours obtenu de ce moyen les avantages qu'ils en attendoient, et que beaucoup aujourd’hui l'emploient vainement encore, même dans des cas très simples. Nous avons déjà dit que la maniere de l'appliquer n'étoit pas arbitraire, mais subordonnée à des règles fixes, qui sont fondées sur la connoissance du bassin de la femme; sur celle de la structure, de la forme et de la situation de la tête de l'enfant ; sur celle du rapport des dimensions de toutes ces parties ; da mécanisme de l'accouchement ; de la forme , enfin, et de la manière d'agir de l'instrument même.

ARTICLE PREMIER

Des rèoles oéenerales concernant l’usage du 5 8

forceps.

‘ : à LE Règles con- 1705. Parmi les règles qu’il faut observer dans cernant l'ap- l'emploi de cet instrument, les unes regardent

ca du Ja situation de la femme, et les autres la maniere

d'opérer. | SECTION PREMIÈRE.

De la situation de la femme.

Delasitu. 1790. Une seule ét unique position convient

tion que doit dans tous les cas. La femme doit être couchée à . la fem- | renverse sur l'extrémité de son lit, de sorte que les fesses le débordent un peu , comme nous l'avons conseillé pour laccouchement contre nature:on prendra d’ailleurs les mêmes précautions pour la fixer dans cette attitude. Toute autre position nous paroit incommode, soit pour la L ; femme, soit pour l'opérateur même, et surtout celle où la femme est appuyée sur les coudes et sur les genoux, ayant le ventre tourné vers le

lit et offrant le derrière à l’accoucheur (1).

(r) Nous avons réuni pendant longtemps, entre mon frère et moi, une pratique que celle d'aucun autre accoucheur ne sauroit surpasser; et nous n'avons rencontré aucun cas où il ait fallu mettre la femme dans cette attitude, soit pour favoriser l'expulsion de l'enfant, soit pour le retourner et l’amener par les pieds, soit enfin pour lextraire avec le forceps.

1757. Il y a cependant des circonstances plus favorables où l’on peut accoucher la femme avec ‘le forceps, quoique couchée sur le petit lit ordinairecommedanslaccouchementnaturel, pourvu qu’elle ait seulement les fesses un peu élevées, les cuisses et les jambes fléchies : c’est lorsque la tête occupe entièrement le fond du bassin, et que locciput ou le front se présente à Parcade du pubis. 1758. Les regles qui concernent la décence ne doivent pas non plus être négligées : tout homme honnête les devinera aisément. Quoïque les femmes les plus scrupuleuses sur ce point nenous astreignent pas à détourner les yeux du lieu où nous portons l'instrument, il ne faut cependant pas les découvrir sans nécessité, et les exposer aux regards des assistans.

SECTION IT

Des règles qui concernent l'application du forceps.

1709. Les règles qui ont rapport à l’applicaon du forceps, bien plus importantes que ces dernières , ne sont connues que du praticien éclairé. I faut observer, 1° de chauffer un peu l'instrument, d'en séparer les branches et de les enduire de beurre où de pommade ;'9° de les insinuer séparément, et d’une manière différente, selon la position de la tête de l'enfant et le lieu du bassin qu'elle occupe (1).

(1) On est assez dans l’usage de cacher le forceps à la femme dans la crainte de l'effrayer; mais nous croyons que rien ne

Précautions à prendre à l'évard du forceps même.

D. + ‘So sf

De PT RER à TL

Des régions de la tête sur lesquelles on doit placer le forceps,

Remarque de Levret à ce sujet.

1760.Les branches du forceps doivent toujours être appliquées sur les côtés de la tête; s'il ÿ a des exceptions à cette regle, elles sont en tres petit nombre, et nous les ferons connoïtre dans la suite Quelquefois il est à propos de commencer par introduire la branche mâle, c’est-à-dire celle qui porte le pivot , et d'autre fois la branche femelle. S'il faut, en bien de cas, les insinuer vers les parties latérales du bassin, souvent aussi l’on doit en placer une sous le pubis , et l'autre au-devant du sacrum; ou bien elles doivent répondre aux espaces moyens entre ces quatre principaux = parce que chaque position dela tête exige un manuel différent à quelques égards. .

1761.Cetteremarquen’a paséchappé au célèbre Levret ; car après avoir fait l'énumération des cas où l’on est obligé d'appliquer le forceps , il dit que chacun d’euxsemble exiger une méthode particulière , mais qu'il en a inventé une générale applicable à tous. Il donne comme préceptes invariables de ne jamais appliquer le forceps sur la face de l'enfant, et de ne l'introduire par d’autres : endroits que les côtés du bassin, parce que c'est là, ajoute-t-il, où il y a le plus de vide. Nous exposerons brièvement la méthode générale, qui a pour base ces deux grands principes, afin qu’on puisse en Juger et la comparer avec celle que nous

peut la rassurer davantage quede le lui faire connoître auparavant et de le lui laisser examiner, puisqu'on ne peut s’en servir sans qu'elle s'en aperçoive. Nous ne l’avons jamais employé que pous ne l’eussions en quelque sorte recu des mains de la femme même,

DES ACCOUCHEMENS. 137 décrirons dans la suite pour chaque cas en particulier.

1769. Il faut, selon Levret, chercher l'endroit du bassin où il y a. le plus de vide, et où la tête est le moins serrée : c’est, dit-il, sur les côtés. Si c'est du côté gauche, par exemple, on y insinue la branche femelle du forceps, de manière que son bord convexe soit en dessus et sa nouvelle courbure en dessous, ou tournée vers la fourchette, avec la précaution d’en tenir le bout extérieur très bas, jusqu'à ce que l'extrémité de la cuiller soit parvenue dans l’échancrure de l'ilium ou à la hauteur du détroit supérieur. On lui fait alors décrire, comme en cernant, la moitié d’un cercle, en la faisant passer sous la tête de l’enfant et audevant du sacrum , pour la conduire du côté opposé à celui par où elle a pénétré, mais de sorte que sa nouvelle courbure y soit en dessus et son bord convexe en dessous. On insinue ensuite ja seconde branche dn même côté, c’est-à-dire vers le côté gauche, dans le cas supposé, mais de maniere que son bord concave soit en dessus, ou tourné vers le pubis. D’apres le précepte que donne également Levret de ne jamais porter les branches du forceps sur la face, on ne seroit plus le maître de commencer par tel ou tel côté du bassin dans le cas où la tête se trouve située en travers, ou obliquement, puisqu'il faudroit le faire vers celui où répond l’occiput. Examinons d'abord cette méthode, relativement aux positions dans lesquelles l’occiput se présenteau pubis et au sacrum, la tête occupant en partie ou en totalité la cavité du petit bassin.

Idée qu'on 1763. En se rappelant ce que nous avons dit doit avoir de de la méthode de Roonhuisen, à l'occasion de son $ La) leviers, il n’est personne qui ne reconnoisse le défaut de cellequenousexaminonsen ce moment.

Elleestévidemment impraticable dans le cas d’enclavement , de quelque espèce qu'il soit , et ne peut s'exécuter lorsque la tête est volumineuse relativement au bassin, sans néanmoins y être enclavée. Elle ne coiienidrait au plus que quand la tête est petite et très libre dans cette cayité : mais alors pourquoi faire parcourir à la première branche du forceps les deux tiers de la circonférence intérieure du bassin, pour parvenir dans ui lieu où elle peut être introduite d'abord avec bien moins de peine que de l’autre côté ’ Ceux qui compareront la pratique de Levret à ce sujet, et à l'égard de beaucoup d’autres points, avec les grandes vues qu'il annonce d’ailleurs sur l'art d'accoucher, seront frappés du contraste singulier

qu’on y remarque.

Méthode 1764. La plupart des accoucheurs ne connoistrop [généra- sent encore aujourd'hui qu'une seule manière Nr dope appliquer le forceps, mais bien différente de

celle que nous venons d’ exposer : c’est d’en insinuer les branches sur les côtés du bassin , sans avoir égard à la situation de la tête, de sorte qu’une d'elles se trouve quelquefois appliquée sur le haut du front, et l’autre sur l'occiput ; d’autres fois sur les oreilles: ou bien de manière qu’elles embrassent la tété diagonalement selon sa longueur, c'est-à-dire d’un côté du front et de la face à l’autre côté de l'occiput.

Précautions 1700. Nous avons fait remarquer au $ 1760

que les deux branches de cet instrument doivent nécessaires toujours être placées sur les côtés de la tête, ER Eur ne cepté peut-être dans un seul cas que nous EXPOSE- ceps. ronsdanslasuite; mais en quelque endroit du bassin qu’on lesintroduise, chacune d'elles doit y être précédée de l'extrémité d’un ou plusieurs doigts, pour les diriger plus sûrement dans le lieu qu'il convient, etsous le bord de l’orifice de la matrice. Il y a bien peu de cas où il faille introduire toute la main dansle vagin pour les guider ainsi, quand même il y auroit assez d'espace pour le faire.

1766. On ne doit jamais appliquer le forceps Temps où avant que le bord de Porifice de la matrice soit a souple et cette ouverture bien dilatée, ou suscep- rar tible d’une facile dilatation ultérieure. Les parties ceps. extérieures demandent les mêmes attentions et les mêmes ménagemens. Nous n’entrevoyons aucun cas où il faille y recourir avant qu’on ait disposé toutes ces parties à son application.

1767. Il ne faut jamais pousser les branches de Des causes linstrument avec force pour les insinuer à la hau- Lu so ppo= teur requise. Comme les obstacles qui nuisent le iction du plus souvent à leur progression ne dépendent que forceps. de certains replis des tégumens du crâne de l’enfant, ou des parties de la mère, on les surmonte presque toujours aisément en variant un peu la direction de l'instrument. S'il s’en présente quelquefois de plus considérables , ils proviennent de ce que le bout de la cuiller porte avec trop de force sur la tête, ou contre les parois du bassin, de sorte que Les courbures de cet instrument ne sont pas dans le rapport le plus convenable avec celles de ces deux parties. On évite et onsurmonte

Autre précaution relative à l’usage du forceps.

De la maprière dont la iète doit êlre prise par l’instrument,

encore ces difficultés en changeant la direction qu'on avait fait suivre jusqu'alors à l'instrument, soit en élevant ou en abaissant davantage son extrémité qui est au-dehors , soit en l'inciinant vers l’une ou l’autre cuisse, selon les circonstances qui ont lieu et qui ne peuvent bien être saisies que par celui qui opère.

17568. L’accoucheur qui a toujours présentes à l'esprit les différentes courbures de l'instrument, la forme du corps sur lequel il veut Pappliquer, celle du bassin et la direction de son axe, rencontre bien moins de difficultés que celui qui ne fait aucune attention à toutes ces choses ou qui les ignore.

1769. Les doigts de l’accoucheur ne pouvant plus pénétrer sous le bordde lorifice de Ja matrice pour y diriger l'instrument quand la tête de l'enfant a franchi cet orifice et remplit toute la cavité du bassin , il faut observer soigneusement dans lintroduction des cuillers d'en tenir l'extrémité appliquée le plus exactement possible sur la tête, afin que cette extrémité passe d'elle-même sous ce cercle utérin , qu’elle n’en pince pas le bord, plus ou moins saillant, et qu’elle ne porte pas sur l'union de la matrice avec le vagin , qu’on pourroit déchirer si on vouloit plonger cet instrument plus avant en employant plus de force.

1770. Dans tous les cas, on doit faire en sorte que la tête soit prise selon sa plus grandelongueur, c'est-à-dire de manière qu'une ligne qui partageroit en deux parties égales le sinus du forceps, en partant du centre dela jonction de deux branches à l'intervalle que les cuillers laissent entre

elles à leur extrémité, traversät cette tête obliquement de l'extrémité postérieure de la suture sagittale au menton, ou de celui-ci au premier point, comme on le voit sur la XVIIF et Ja XXXV° Table de Smellie, ainsi que sur la VIIT: des nôtres.

1771.Lapression que le forcepsdoitexercersur Pression la tête de l'enfant pendantqu’on en faitl'extraction . nus doit toujours être relative au rapport des diinen- en sions de cette partie avec celles du bassin. Quand du forceps. ce dernier est bien conformé, il faut peu serrer la tête entre les branches du forceps, et seulement assez pour qu'il ne la quitte pas en chemin. Lorsquelebassinest vicié,ondoitlembrasser plusétroitement, parcequ’elle ne peut franchir cette cavité qu’en diminuant de volume , au moins dans un sens,etqu'autant qu'onemploiebeaucoup deforce pour l’extraire, Il est même souvent nécessaire dans ce dernier cas de rapprocher exactement lune contre l’autre les branches du forceps, extérieurement, et de les fixer dans cet état au moyen d’un lien , ou d’une serviette roulée dont on enve- Joppera ensuite le tout jusqu’au voisinage des parties-de la femme , afin de le tenir plus sûrement qu’on ne le feroit si l’instrament étoit à nu.

1772, Quand on a porté le forceps sur la tête retenue ou enclavée dans le détroit supérieur, il faut l’extraire sans rien attendre des forces de la mere, et ne pasen commettre l’expulsionaux soins de la nature, après l'avoir entrainée dans le fond du bassin, comme l’ontrecommandé quelques uns, sous le vain prétexte de ménager les parties de la femme et de leur donner le temps de se dilater ,

Direction que doit suivre la têteentrainée par le forceps.

quoiqu'oneuütrigoureusement satisfait alors àlindication qu’on avoit à remplir, et que le forceps ne fut plus d'une nécessité indispensable comme dans le premier moment. Les parties sont suffisamment préparées à la dilatation, si l’on a bien observé ce que nous avons prescrit au $ 1566, et l’on peut, en outre, l’opérer tout aussi graduellement avec le forceps, et peut-être plus, qu’elle ne s'opère dans l'accouchement naturel. D'ailleurs, comme les parties sont sous les yeux de l’accoucheur, qu'il est à mème d'en suivre le développement, ilse comportera dela manière la plus avantageuse à cet égard. S'il ya des cas où ilconvienne d’ôter l'instrument quand la tête commence à paroitre à la vulve, il y en a beaucoup plus où cette précaution est inutile, et surtout où il est nécessaire de continuer d'opérer , parce que la femme épuisée ne pourroit se délivrer seule, quoique la tête eût fait le pas le plus difficile. |

1773. Toutes les fois qu'on emploie le forceps, on doit faire suivre à la tête une maréhe relative à sa position et telleque nous l’avons tracée d’après l'observation, en exposant lemécanisme desdifférentes espèces d’accouchemens naturels, c’est-à-. dire qu'il ne faut lui faire présenter que les plus petits diamètres possibles à ceux du bassin. (for.

$ 677 et suivans, jusqu’au $ 751 inclusivement.)

1774. li ne faut jamais tirer en droite ligne sur le forceps, parce que la tête descendroit plus difficilement, ainsi que l’a déjà fait observer le célehre auteur de cet instrument, Maisl’ondoit aüssi mettre des bornes aux mouvemens de rotation que conseille cet accoucheur, dans l'intention , dit-il,

de derider le vagin. H suffit de porter un peu lextrémité externe du forceps alternativement vers l’une et l’autre cuisse de la femme, en même temps qu’on tire à soi, Il faut également observer de relever insensiblement Cette même extrémité vers le ventre de la femme, à mesure que la tête s'engage dans le détroit inférieur et la vulve. Dans ce dernier moment, on doit tenir l’instrument d’une seule main, et appliquer l’autre contre le périnée pour le soutenir et en prévenir la rupture, comme on le fait dans l'accouchement naturel. L'on ne doit dégager les branches du forceps qu’à l'instant où les protubérances pariétales de l’enfant ont franchi l'ouverture de la vulve.

1775. L'application du forceps exigeant en général d'autant moins de préceptes, et présentant d'autant moins de difficultés que la tête est plus près des parties extérieures de la femme, et vice versd., nous exposerons d’abord comment on doit y procéder quand la tête occupele fond du bassin ets y trouve entièrement engagée, afin de passer du simple au compliqué, et de décrire les ditfé-

rentes maniéres d'opérer avec plus de clarté.

ARTICLE IT

De la manière de se servir du forceps quand la tete,

présentant le sommet, occupe le fond du bassin.

1776. Ceux qui ont bien saisi l’ensemble des règles générales que nous venons d'établir sur l'usage du forceps, et surtout celles qui font le sujet des $$ 1760, 1770 et 177, sont déjà préve-

Premiere méthode d’appliquer le forceps. ÿ

De l’introduction de la première branche,

nus que cetinstrumentne sauroit être appliqué de la même manière dans tous les cas ou la tête s’est engagée, jusqu’au fond du bassin, en présentant le sommet, puisque ses côtés sur lesquels les cuillers doivent être placées ne répondent pas toujours aux mêmes points des parois de cette cavité, et qu'elle doit suivre une marche différente, à quelques égards, dans chaque position où elle peut s’y présenter : il convient donc de décrire successivement ce qu’on doit faire pour ces diverses positions. +

SECTION PREMIERE

De l'application du forceps dans la position où l’occiput répond à l'arcade du pubis, et le front au sacrum; ainsi que dans celle où l'occiput est contre ce dernier, et le front vis-à-vis l’arcade du

pubis.

1777. De toutes les positions dans lesquelles le sommet de la tête est susceptible de se présenter au détroit inférieur , aucune n'est plus favorable à son issue et à l'application du forceps que celle où l’occiput répond à l'arcade du pubis et le front au milieu du sacrum. Soit qu'elle se trouve enclavée dans cette direction, soit que le défaut de. douleurs expulsives, l’épuisement de la femme, l’hémorragie ou toute autre cause, nous obligent de recourir à cet instrument, il faut s’en servir de la maniere suivante.

1779. La femmeétant placée commeilest prescrit au & 1756,ou au suivant, et les choses convenablement préparées, on insinue la branche mâle du forceps vers le côté gauche du bassin, et

DES ACCOUCHEMENS, 145 l'autre sur le côté droit. On introduit d’abord deux doigts de la main droite, ou bien un seul, sous le bord latéral gauche de l’orifice de la matrice, si on peut encore yatteindre, ou,autrement, le plus haut possible sur la tête de l'enfant. De FPautre main, tenant la branche mâle de Pinstrument par son milieu à peu près comme on tient une pluine à écrire, on présente le bout de la cuiller a la vulve, sa courburesur le champ, ousanouvelle courbure tournée vers le pubis, et son extrémité en forme de crochet inclinée au-dessus de laine droite de la femme. On plonge cette cuiller dans le vagin à la faveur des doigts qui lui en préparent le chemin ; quand son extrémité a dépassé ceux-ci, on commence à changer la direction du bout extérieur, et à l’éloigner un peu du pli de laine , au-dessus duquel on le tenoit incliné. On l’abaisse insensi-

blement en le portant vers la cuisse gauche de Ja

femme, mais seulement en proportion de ce que la cuiller pénètre plus avant; l'on continue jusqu'à ce qu'ellesoit entrée à la profondeur de quatre à cinq pouces, et que le corps de l'instrument qui est au-dehors seit à peu près selon la même ligne que l'axe du tronc de la femme.

1779. On doit insinuer cette branche à la profondeur de quatre à cinq pouces, afin que son extrémité se trouve appliquée aux environs de l’angledelamächoire inférieure,ou près des joues, comme on Île remarque sur la planche huitième,

Profondeur à laquelle on doit la porter.

L'on doitètre certain qu’elle touche à ce point,

et qu'elle est bien placée lorsqu'elle vacille peu, que le pivot répond à la symphyse du pubis, . / ° , 1 e Q ?

quoique éloigné d'elle de plusieurs pouces si l'on IT. 10

146 L'ART se sert de notre forceps d'adoption ; enfin, si, en tirantendroite ligne sur l’instrument,on éprouve une sorte de résistance à l'extrémité qui estcachée. élévation 1780. La hauteur à laquelle on doit tenir alors guetta le bout qui est au-dehors sera différente un peu extrémité ex- selon la direction particulière du bassin de la terne. femme et l’inclinaison plus ou moins grande de ce canal relativement à l'horizon. Quoiqu’on ne puisse donner de règles bien positives à ce sujet, nous dirons cependant que cette extrémité, dans le cas dont'il s’agit, doitêtre élevée de manière que toute la portion de l'instrument qui est apparente décrive , avec une ligneconduite horizontalement du bas de la vulve entre les genoux de la femme, un angle dont la base soit de trente à quarante degrés. ’oyez la huitième planche et son explication, On supposeici la femme couchée sur le dos et ayant les fesses un peu relevées. Un aide intelligent doit maintenir cette première branche du forceps dans la situation indiquée, pendant qu’on appliquera la seconde.

Introdue- 1781. On insinue celle-ci avec les mêmes prétion de la se- Cautions, mais en la tenant de la main droite, et Fa bra- de sorte que son extrémité en forme de crochet

soit d'abord inclinée au-dessus de laine gauche.

Deux doigts de l’autre main, ou un seul, introduits dans le vagin entre la tête et le côté droit du bassin, doivent guider cette cuiller dans sa progression. À mesure qu'elle pénètre, on abaisse convenablement le bout qui est au-dehors , et on l’écarte de la cuisse gauche de la femme ; de manière que l’ouverture de cette branche destinée à recevoir le pivot de la première, puisse le faire

DES ACCOUCHEMENS. 147 librement en passant vis-à-vis. On réunit alors ces deux branches, et on les fixe en faisant faire un demi-tour au pivot dont il s'agit.

1582. Onsaisitensuite le forceps des deux mains ; 4 E

savoir, de la gauche placée au-dessus de la jonc-

tion des branches, prèsle pubis de la femme, et de la droite à son extrémité, ainsi qu'on le remarque sur la huitième planche. On tre à soï, en portant cette extrémité du forceps alternativement vers l’uneet l’autre cuisse du sujet, mais de sorte qu'elle ne parcoure pas au-delà d’une éiendue de sept à huit pouces ; car en la lui faisant parcourir davantage, les parties molles dont sont recouvertes les branches des os ischium et pubis qui servent, en quelque manière, successivement de point d'appui aux branches du forceps dans ces différens mouvemens, seroient fortement froissées par le dos des cuillers. On relève d’ailleurs insensiblement le bout de l'instrument vers le ventre de la femme, à mesure que la tête s'engage dans le détroit inférieur, comme on l’a déjà fait observer. Quand elle est descendue au point de développer et de distendre le périnée, on soutient celui-ci d’une main, et l’on tire de l'autre seulement sur linstrument, mais avec la plus grande lenteur, pour donner le temps aux parties extérieures de se dilater plus graduellement. En se conduisant ainsi, on fait décrire à la tète la marche qu’elle suit quand elle est poussée par les seuls efforts de la nature, et l’art n’est qu'une imitation de celle-ci.

1783. Apres la position dont nous venons de

De la mamère d’ex-" traire la tête en pareil cas.

Secoud cas

parler, il n’en est pas qui exige un procédé plus de Fapplieasimple que celle où le frout de l'enfant est caché tion du fre CCp*e.

Cette méthode estsem-

la

blub'e à p'ecédente.

derriere le bord inférieur de lasymphyse du pubis et l'occiput logé dans le bas da sinus de la courbure du sacrum. Nous avons fait remarquer aux NS 099 etsuivans, que cette position, toutes choses égales d’ailleurs, étoit bien moins favorable à l'issue de la tête que la précédente, et que quelques femmes en pareil cas éprouvoient tant de difficultés à se délivrer seules, qu'il vaudroit mieux se servir du forceps que de les exposer, ainsi que leurs enfans, au danger d’un travail trop long et trop pénible. Si cette position par elle-même, et exclusivement à toute autre cause, ne doit pas nous déterminer à recourir à ce moyen chez Ja plupart des femmes où elle a lieu, au moins devient-il nécessaire chez toutes, lorsqu'elles éprouvent des accidens.

178/. La manière de l'appliquer est absolument la même que celle qui a été décrite pour la première position, et on n’y rencontre pas plus de difficulté. On insinue la branche mâle sur le côté gauche du bassin, sa nouvelle courbure en dessus, et la branche femelle du côté droit. On les introduit à la mème profondeur , c'est-à-dire de quatre à cinq pouces; mais on en tientl’extrémité externe un tant soit peu plus élevée que dans le premier cas , lorsqu'on commence à entrainer la tête, afin que le bout des cuiliers se rapproche davantage des côtés de l’occiput, et puisse agir plus efficacementsur cette partie. Silasituation du forceps conduit sur ce principe diffère en quelque chose de ce qu'on a remarqué dans la position précédente, c'estquesanouvellecourbureplacéeau-dessous du pubis dela mère, regarde alors la face de l'enfant

et non l'occiput. Du reste, on saisit cet instrument, et l’on procède de la même maniere à l'extraction de la tête. On agit seulement avec beaucoup plus de lenteur que dans ce premier cas, parce que les difficultés sont en général plus grandes, et que les parties extérieures de la femme doiventse développerets’étendre bien davantage.

1795. Il faut soigneusement observer en entrainant la tête, de lui faire décrire la marche qu'elle suit dans cette position quand l'accouchement

s'opère par les seules forces de la femme. C’est en- .

core l’occipntqui doit se dégager le premier, mais en suivant une autre direction. Au lieu de se relever du côté du pubis, en sortant, il doit se renverser sur le périnée dela femme, dès que la nuque paroit au bas de la vulve. Payez 503 et le suivant. C'est pourquoi nous devons, jusqu'à ce moment, diriger les efforts de l'art le plus près possible de lextrémité postérieure de la tête, et empêcher la face de se dégager de dessous le pubis, jusqu'à ce que l’occiput puisse se renverser sur le dehors du périnée.

1786. Cette méthode d'appliquer le forceps, lorsque la face de l'enfant se trouve en dessus, est avouée de tous les praticiens, de Zevret même, quoiqu'il en eût proposé une autre absolument contraire dans ses leçons particulières : méthode qu'un accoucheur qui s’estimoit heureux, disoitil, d’avoir suivi ces mêmes lecons, a depuis peu

ubliée comme le fruit de son travail et de ses réflexions (1). Elle consiste à placer les branches du

(1) Deleurye.

Direction qu’on doit faire suivre à la tète, en l’amepant au-de-

Autre m£thode d’appliquer Île forceps dans le cas dont il s’a-

git,

| forceps à contre-sens de ce que nous lavons con- | seillé, c’est-à-dire à diriger la branche femelle | vers le côté gauche du bassin, et la branche mâle du côté droit, de sorte que leurnouvellecourbuüre regarde le sacrum. Nous sommes fàché que les bornes de cet ouvrage ne nots permettent pas d'examiner cette méthode en détail, de même que celle que proposoit Smellie pour le même cas, afin d’en dévoiler les inconvéniens, et de mettre toutes les persunnes qui s’adonnent à l'art des accouchemens en état de les apprécier. }

SECTION II

De la manière de se servir du forceps dans la position de la tète où l’occiput répond au trou ovalaire gauche, et le front à la symphyse sacro-iliaque droite; dans celle où ce dernier est situé derrière le trou ovalaire gauche, et l’occiput vis-à-vis la symphyse

sacro-iliaque indiquée,

Troisième 1787. Nous avons fait remarquer, en traitant cas de l'appli- de l’accouchement naturel, que c'étoit dans la NN xor- première de ces deux positions que la tête des-

cendoit le plus ordinairement, et que l’occiput ne se tournoit vers l’arcade du pubis qu'autant qu’elle commencoit à s'engager dans le détroit inférieur. Quand la tête n’exécute pas ce mouvement de rotation et conserve sa première direction malgré les grands efforts qui tendent à l’expulser, si l’on ne peut le lui faire décrire avec le doigt, il faut recourir au forceps. On doit en faire usage de même quand il survient des accidens qui ne permettent pas de livrer l’aceouche-

ment plus longtemps aux forces de la nature.

Mais la manière de s’en servir doit être un peu différente de celle que nous venons de décrire, 1788. Ceux qui ne connoissent que cette première méthode, en plaçant les deux branches de l’instrumentsur les côtés du bassiñ,saisissent alors la tête diagonalement, de la partie latérale gauche de l’occiput à la partie moyenne et latérale droite du front, et l’entrainent ainsi, en proportionnant leurs forces à l'étendue des obstacles qu'ils perpétuentquelquefois,puisqu'ilsaugmententenraison de ce qu’elles’approche davantage du détroit inférieur. Selon la méthode générale de Levret, il falloit introduire la branche femelle du forceps sur le côté gauche du bassin et l’occiput de l'enfant, pour la faire passer de là vers le côté droit , en lui faisant parcourir, comme en cernant, plus de la demi-circonférence postérieure de cette cavité, et en ramenant en même temps la face sous le pubis. VoyezS 1797. En comparant ces divers procédés avec celui que nous allons exposer, chacun en déduira les conséquences qu’il convient d'en tirer. 1789. Si on se rappelle les règles générales que nousavons établies concernant l'usage du forceps, on verra que la branche mâle doit être placée vers l’échancrure ischiatique gauche, dans le cas dont il s’agit, et la branchefemelle sous le trou ovalaire droit, pour qu'elles embrassent exactement les côtés de la tête, On conduit la première, de la main gauche, en tenant son extrémité externe d’abord très élevée, et un peu moins inclinée vers laine droitequedansles positions précédentes, On dirige le bout de la cuiller à la faveur de quelques

doigts de la main droite, ou d’un seul, introduits dans le vagin, vers le ligament sacro-ischiatique gauche, jusque dans l’orifice de la matrice si on peut y atteindre. On l’insinue dans cette direction à la profondeur de quatre pouces ou environ, en lui faisant croiser un peu le devantdusacrum pour gagner la joue de l'enfant, dont la face regarde la symphyse sacro-iliaque droite. D'ou l’on voit combien il faut être attentif à baisser l'extrémité qui est au-dehors, et à l’incliner dans les mêmes proportions vers la cuisse gauche, de maniere cependant que la pointe du pivot destiné à la joncüon des deux branches reste en dessus dans tous les temps, et légèrement tournée vers laine gauche de la femme : car autrement la plus grande largeur de la cuiller ne sauroit embrasser exactement la convexité de la région pariétale,

De Ja ma- 1700. On insinue la branche femelle avec le

niére de pla- même’soin vers le côté droit du bassin, mais plus

cer la seconde

branche, en devant, et de sorte qu’elle passe obliquement

derriere le trou ovalaireetsous la cavité cotyloïde. On la dirige d’ailleurs de manière qu’elle se joigne facilement avec la première.

Del'extrac- 1791. On tient l’extrémité de cet instrument à mr . une hauteur moyenne au-dessus du plan horizon- ‘tal, etinclinée en même temps vers la cuisse gauche, la pointe du pivot regardant obliquement laine de ce côté, comme nous l'avons déjà recommandé, et tel qu’on peut lobserver sur la neuvième planche(1).On empoigne alorslinstrument

(1) On suppose toujours la femme couchée à plat et les

des deux mains, savoir, de la gauche placée en dessus contre le pubis de la femme, et de l'autre à son extrémité. On serre la tête selon le besoin , et on la fait rouler dans le bassin de maniere à ramener l'occiput sous l'arcade du pubis; mais pour la rouler ainsi, il faut relever l'extrémité des branches du forceps en lui faisant décrire un arc dont la convexité regarderoit la cuisse gauche, jusqu'à ce qu’elle soit revenue au point indiqué $ 1780, et que la pointe du pivot soit exactement en dessus. Le plus souvent ce mouvement de rotation se fait aisément: l’on n’y rencontre d'obstacles qu’autant que le sacrum de la femme est aplati, ou que la tête de l'enfant s’est un peu renversée sur le dos en s’engageant , et de sorte que le front se trouve trop bas relativement à locciput. Dans ce dernier cas, avant de s’efforcer de rouler la tête , il faut repousser Île front autant qu’il convient, comme nous l'avons prescrit au $ 1295 (1). La tête se trouvant réduite à sa premiere position , à l'égard du détroit inférieur, après ce mouvement de rotation, on acheve de l’extraire de la même manière que dans celle-ci. |

1792. Il y a des cas où l’on ne peut pas absolument rouler la tête de cette manière, et dans lesquels il seroit même dangereux, non de le tenter

fesses relevées par un coussin. Autrement si la poitrine étoit plus élevée que celles-ci, il faudroit tenir les branches du forceps beaucoup au-dessous du point assigné. La direction du canal du bassin le fait connoître de reste à l'opérateur.

: (1) Il faut avoir la même attention dans toutes les’ positions diagonales de la tête, quand on éprouve quelques difficultés à lafaire ronler sur son axe,

avec ménagement, mais de s’obstiner à vouloir le

faire en \ employant beaucoup de force: ces cas

‘sont excessivement rares, et nous ne les avons

Quatrième

cas de lapplication du forceps.

rencontrés au plus que sept ou huit fois. Chez plusieurs de ces femmes, nous avons vü sortir la tête, après un travail tres long, dans une situation diagonale à l'égard du détroit inférieur; et chez les autres nous l'avons extraite au moyen du forceps, dans une pareille position, après avoir essayé de la rouler et de ramener lPocciput sous le pubis.Ges cas, très rares, n’ont lieu qu'autant que le sacrum est droit, aplati, et destitué de cette courbure qui donne à la partie moyenne du bassin plus de développement que n’en ont les détroits dans la direction de devant en arrière; ou bien lorsque le bassin à trop peu de profondeur en arrière,à cause : de la très grande courbure de ce même os: Quand on ne peut rouler la tête pour amener l’occiput sous l’arcade du pubis, il faut done Pextraire dans la position diagonale où elle se trouve’: comme elle éprouve alors plus de difficultés à franchir le détroit inférieur, on agit plus lentement, et on y etnploie plus de force.

1793. Si nous exposons de suite la position où l’occiput répond à la jonction sacro-iliaque droite et le front à la cavité cotyloïide gauche, ce n’est pas qu’elle soit la plus fréquente de toutes les situations diagonales dans lesquelles la tête est susceptble de s'approcher du détroit inférieur, après celle dont nous venons de parler, mais parce que ces deux positions sont exactement les mêmes , SI ou ne considere que le rapport des dimensions de la tête avec celles du bassin, et parce que le for-

SR

ceps doit être placé de la même maniere dans Pun et l'autre cas. La plus grande longueur du érâne répond , en effet, au même diamètre oblique du bassin dans ces deux cas; une oreille, au trou ovalaire droit, et l’autre à l’échancrure ischiatique gauche : c’est au-devant de celle-ci, et derrière celui-là, qu’il faut insinuer les cuillers pour saisir la tête convenablement. .

1794. On placera donc la branche mäle sur le 50 nn côté gauche du bassin et un peu en arrière, et la jjre ja tête branche femelle du côté droit et en devant, avec dans cette la précaution d’en tenir de même, après leur jonc- HATERePe tion, l'extrémité qui est au-dehors, inclinée vers la cuisse gauche de la femme, comme nous le recommandons au $ 1791, mais un peu moins élevée, Avant de commencer à extraire la tête, on raménera le front sous le pubis , en lui faisant décrire environ un sixième de cercle, comme l’occiput le fait dans la position précédente;etaprès ce mouvement de rotation, on agira de la manière indiquée à l’occasion de la seconde position. (707.$ 1785.) 1795. L'on ne doit jamaës s’efforcer, dans le cas dont il s’agit, de conduire la face de l'enfant vers le sacrum, parce qu’elle ne pourroit ÿ parvenir qu'en parcourant un grand tiers de la circonférence intérieure du bassin, et que ce mouvement ne sauroit $e faire sans que le cou de l’enfant n’éprouvât une torsion dangereuse, comme on se le persuadera facilement si l’on fait attention aux Bornes que la nature a mises au mouvement de pivot dort la tête est susceptible : la courbure du forceps, d’ailleurs, ne permettroit guère de rouler la tête 4 ce point.

Cinquième cas de l’application du forceps, et de la menièe d’extraire la tête,

SECTION INT

De la manière d'employer le forceps, 1° dans la position où l'occiput répond au trou ovalaire droit, et le front à l’échancrure sacroischiatique gauche; 2° dans celle où l'occiput est placé vis-à-vis cette échancrure, et le front derrière le trou ovalaire droit; 3° lors-

que le sommet de ja tête est exactement situé en travers sur le

détroit inférieur. .

1796. Quand les circonstances exigent qu'onait recours au forceps, dans la position ou l’occiput répond au trou ovalaire droit, il faut en insinuer la branche mâle obliquement derrière le trou ovalaire gauche, en la tenant dela main gauche, el en la dirigeant de quelques doigts de la main droite, ou d’un seul, introduits vers cetendroit. À mesure qu'elle y pénètre, on baisse son extrémité externe,

qu'on tenoit d'abord tres élevée et inclinée vers la

cuisse droite , mais de maniere que la pointe du pivot qui sert à sa jonction avec l’autre branche regarde toujours le pli de l’aine de ce côté. On plonge ensuite l’autre, branche qu'en tient de la main droite, entre la tête de l’enfantetle ligament

sacro-ischiatique droitde Ja mère, en la dirigeant | au moyen d’un ou de plusieurs doigts de la main. gauche. On la fait avancer en montant vers la »

symphyse sacro-iliaque dé ce côté, eten croisant un peu le devant du sacrum; observant de bais-

ser, en proportion de ce qu'elle pénètre, le bout :

qui est au-dehors, jusqu'à ce que l'ouverture des-

tinée à recevoir le pivot de la première branche le rencontre et le reçoive librement. On les réunit alors et on les assujettit; puis on saisit l'extrémité

ge

Page 1