‹ L'art des accouchemens (volume 2)Chapitre 14 sur 45 · PRE FL · texte numérisé non relu

PRE FL

DES ACCOUCHEMENS, 153 de cet instrument de la main ganche , plaçant la

droite vers son milieu près les parties de fa femme : :

on fait rouler la tête dans le bassin, de maniére à |

ramener l’occiput sous larcade di pubis, pour . .

lextraire comme dans le cas dé la première po-

sition. (J’oyez $ 1765.) + 1797: La méthode que propose, Smellie, pour la L 2

position qui nous occupe,estonne peut plus COMM Levret

pliquée. Celle que Levret recommandoit à ses dis-

ciples consiste à introduire d’abord la branche

mâle du for ceps vers le côté droit du bassin, sa

nouvelle courbure étant tournée en dessous, pour

la faire passer de là vers Le côté gauche, en lui fai-

sant parcourir. plus de la moitié de la circonfé-

rence intérieure de cette cavité, et en,la tenant

assez fortement appliquée contre Vi tête pour faire

rouler celle-ci en même temps sur son axe, et ra-

mener la face sous le pubis. Il vouloit qu’on insi-

nuat ensuite la seconde branche par oula premiere

avoit pénétré, mais de sorte que son bord concave

regardät.de suite le pubis. Cette méthode, qui n’est

praticable autant que la tête est bre dans le

bassin, pré utant de difficulté que la nôtre

est simple et le. Elle n’est pas, d’ailleurs, con-

forme aux principes de Part, puisque la fee de

l'enfant ne peut aller sous le pubis qu'en parcou-

rant au moins un tiers de la circonférence inté-

rieure du bassin, tandis que l’occiput n’en est éloi-

gné que d'un sixième au plusget que la sortie de

la tête est bien plus facile quand il s’y présente,

que dans le cas où c’est le front. Nous aurions dû

faire la même observation à l’occasion de la posi-

& ê is . 5

158 se: L'ART :

tion où l’occiput répond au trou ovalaire gauche. x (Poyez $ 178.) .

Sixième cas 1798. Le rapport des dimensions de la tête avec de lPapplica-

PP celle du bassin dans la position où le front répond ceps, et de à AU trou ovalaire droit et l’occiput à l'échancrure manière d’ex- ischiatique gauche,étant absolument le même que hairelatéle. jans la précédente, il faut appliquer le forceps selon les mêmes principes, lorsque les circon- stances-en requierent l’usage. On introduira donc , la branche mâle sous le pubis gauche en montant obliquement derrière-le trou ovalaire, et la branche femelle au-devant de la symphyse sacroalia-

que droite, tenant toujours leur extrémité ; en forme de crochet, inclinée vers la cuisse de ce dernier coté, On saisit ensuite cet instrument des deux mains disposées de la manière indiquée à Ja fin du $ 1796: on roule la tête dans le sens prescrit au même paragraphe, pour amener le front, et non pas lPocciput, sous l’arcade du pubis, et achever l'accouchement comme dans

la position dont il est mention au $ 1585.

Septièmeet 1799. I est excessivement rare que la tête de huitième cas l’enfant se présente exactement enftravers sur le

de lapplta- détroit inférieur, de sorte qu’uneoreille répond tion du for- q Fee TEROESS ceps, directement à la sÿmphyse du pubis, et l'autre au milieu du sacrum. La meilleure manière d’appli quer le forceps alors diffère d’ailleurs si peu de ce que nous venons d'exposer pour les positions diagonales, que nougaurions pu ROUS ÿ borner sans laisser beaucoup à moissonner après nous. Ces positions transversales ne peuventétrequ’au nombre de deux : celle où l’occiput répond directement

PE

LES *

au côté gauche du bassin, et l’autre au côté droit,

1800. Pour se servir du forceps d’après les prin- Manière cipes que nous avons établis, il faut en introduire la branche femelle directement sous le pubis, et nn Pautre au-devant du sacrum, dans le premier de où locciput ces deux cas, en tenant toujours leur extrémité Do inclinée vers la cuisse gauche de la femme, Quand elles sont bien placées, réunies et fixées, on saisit le bout de l'instrument de la main droite, et sa partie moyenne de la gauche ; on fait rouler la tête demaniere à ramener l’occiputsous le pubis, eton l’'entraine ensuite comme il a été prescrit à l'occasion dela position la plus favorable. (Joy $ 1782).

1801. Dansla position transversale où l’occiput De la marépond au côté droit du bassin , on introduit la "iére ii branche mâle directement sous le pubis , et la fe- Du re melle au-devant du sacrum, avec la précaution pond au côté d’incliner l'extrémité de l’une et de l’autre vers la cuisse droitedela femme. Tenant ensuite le milieu de linstrument de la main droite, et son extrémité .de l’autre main, on ramène l’occiput sous l’arcade des os pubis comme dansla situation précédente,. et*on termine l'accouchement de la méme inaniere,

Qu ARTICLE IT.

De l'usage du forceps quand la tête de l'enfant est encore au-dessus du détroit superieur.

1809. On compte peu d'auteurs parmi ceux Des auteurs

qui ont écrit sur les accouchemens, qui aient 491,001 pre”

; ? . osé le forproposé de faire usage du forceps quand la tête Le quand

la téteest au- de l’enfant est encore au-dessus du détroit supéz

dessus du détroit supérieur.

rieur, et y conserve toute sa mobilité. Levretn'’en fait aucune mention ; mais $rellie nous a laissé peu de chose à désirer à ce sujet, et c’est à lui, comme on la déjà vu au$ 1646, que nous sommes redevables de l’idée de porter le forceps aussi

loin. Nous regrettons que les accoucheurs fran-

ÇaIs qui en ont parlé depuis n'aient Pas suivi le

sentier qu ‘illeur avoit tracé, au moins à l'égard

de ja plupart des positions Ne lesquelles la tête peut alors se présenter. Smnellie propose une méthode particulière pour chacune de ces positions, et les derniers n’en adoptent qu'une qu’ils apphiquent indifféremment à tous les cas, soit qu'elle y Convienne ou non. Cette méthode perce le

nuage qui l'enveloppe dans un ouvragé des plus

modernes, où l’auteur dit que personne avant Jui » ‘avoit employé le forceps lorsque la tête étoit au-dessus de l'entrée du bassin (1) : nous la dévoilerons dans la suite, On ne doit pas confondre ces cas avec ceux ou la tête se trouve enclavée dans le détroit supérieur, parce qu’ils en sont tres différents, Ces derniers feront le sujet d'un article particulier. .

Li]

(1) Observation sur l'opération césarienne faite à la ligne blanche, et sur lusage du forceps, la tête arrêtée au détroit

supérieur... M, Delewrye, 1779.

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SECTION PREMIÈRE

Des causes qui doivent nous déterminer à employer le forceps quand Ja tête est encore au-dessus du détroit supérieur, et des règles qu’il

faut observer alors.

1803. Il est souventsidifficile à ceux quinesont pas tres versés dans l’art d'employer le forceps, de bien saisir la tête avec cet instrument quand elle est encore au-dessus du bassin, et il peut en résulter tant d’inconvéniens, qu’ils ne devroient le tenter qu’autant que les circonstances qui compliquent le travail ne leur laissent entrevoir de ressources plus douces ni plus assurées. Quoique les difficultés soient moindres pour ceux qui ontune habitude raisonnée d'employer cet instrument , qui en connaissent parfaitement les rapports avec la tête de l'enfant et le bassin de la mére, elles sont assez grandes encore cependant pour qu'ils nes'en servent pas préférablement à d’autres méthodes, queiquefois également praticables. Les accidens qui exigent qu'on opere l'accouchement quand la têteest encore aussi éloignée, ne sont pas suffisans pour nous déterminer à donner cette préférence au forceps. Ledéfaut de largeur du détroit supérieur respectivement au volume de la tête, joint à la très forte contraction des parois de la matrice sur le corps de l'enfant, comine dans le cas où il y a beaucoup de temps que les eaux sont pleinement évacuées , penvent seuls nous y engager ; encore faut-il qu'il reste assez d'espace de la part du détroit pour espérer d'amener l'enfant avec

Causes qui exigent alors ce moyen.

102 HEART moins de danger qu’en le retournant et en l’entrainant par les pieds.

1804. Quoiqu'il y ait moins à craindre del’usage du forceps porté aussi loin, quand le bassin est bien conformé, que dansl'état contraire, puisqu'il y a plus d'espace pour l'appliquer et que les parties de la femme , ainsi que la tête de l'enfant , ne doivent pas en éprouver une pression aussi forte, il ne faut cependant pas s'en servir, parce qu'il est d'autant plus difficile de bien saisir la tête qu’elle est plus mobile sur le détroit du bassin. L’extraction de l'enfant par les pieds mérite alors la préférence , apres les préparations ordinaires, si Pétat de la matrice en exige : cette méthode est plus facile pour la plupart des praticiens, et plus sûre pour la femme , entre leurs mains , que l’usage du forceps.

1805. Sinousne sommes bien fondés à préférer ce dernier qu'autant que le détroit supérieur est un peu resserré, il ne convient pas toutes les fois que ce détroit l'est au point que la tête ne puisse s'y engager, sOn extrême mauvaise conformation admettant bien moins encore l'emploi de cet instrument que sa bonne conformation.Dans ce dernier cas, nous ne le rejetons que parce qu’il nous paroit préférable de retourner l'enfant , et queson application demande une étendue de connoissancesque n'ont pas la plupartdeceux qui s’adonnent à la profession d’aceoucheur, et qu'ils ne peuvent acquérir par la lecture ; dans l’autre cas, il est absohiment contre-indiqué. «Il réussira tres rare- » ment aussi,a dit un auteur moderne, si l'enfant » est mort, parce que la tête, n'ayant plus d’élas-

DES ACCOUCHEMENS. 163 » ticité, n'offrira plus une résistance assez forte » pour conserver la position de Pinstrament (1) Mais il y auroit alors bien moins d'inconvéniens à s'en servir que quand l'enfant est vivant, si sa mort bien reconnue ne nous autorisoit pas à employer par préférence les crochets ou tout autre instrument de cette espèce. La tête de lenfant, quoique mort, peut présenter la même solidité que s'il étojt vivant, et conséquemment la même prise à l'instrument ; elle n’est molle et sans élasticité qu'autant que la putréfaction a déjà fait quelque progrès. La remarque du même auteur, concernant la tuméfaction du cuir chevelu, qu'il regarde comme un obstacle à l'intromission des branches du forceps , mérite bien moins d’attention encore ; quel que soit le volume d’une pareille tumeur, elle ne s’opposera jamais à la juste application de cet instrument. Si quelque chose doit nous décider à recourir à ce moyen avant

que la tuméfaction dont il s'agit ait lieu, c’est

qu'on ne sauroit l’employer de trop bonne heure, quand laccouchement ne peut s’opérer autrement. Si une tumeur de l'espèce dont parle M. Déleurye doit nous engager à le rejeter, c’est

qu'elle dénote la mort de l'enfant, et qu'on peut

alors se servir du crochet. ( J’oyezS$ 1914, et la note du $ 1929.)

1800. Il faut avoir grand soin, dans tous les cas, mais particulièrement dans celui où le peu de lärgeur du détroit supérieur oblige à recourir au forceps , d'en placer les branches de maniere

(1) M. Delcurye.

Premier cas cù la tête est retenue audessus du bassin,

qu’on -puisse rendre par son moyen les diametres de la tête respectifs à ceux du bassin, et diminuer, selon le besoin, celui qui doit passer dans Ja direction du plus petit diametre des détroits : ce que nous développerons dans les sections suivantes. Nous supposerons , dans tous ces cas, que la longueur du petit diamètre du détroit supérieur est au-dessous de trois pouces et demi, et au-dessus de deux pouces trois quarts.

SECTION II

De la manière d'employer le forceps dans la position où l’occiput est appuyé sur le haut de la symphyse du pubis, et le front contre l'angle sacro-vertébral; dans celle où locciput répond à cet angle et

le front au pubis.

1807. Dans la première de ses positions, qui se rencontrentonne peut plus rarementau commencement du travail, l'impossibilité où est la femme de se délivrer seule vientsouvent bien moins dela mauvaise conformation du bassin que de la manière dont la tête de l'enfant s’y présente. C’est alors le plus grand diamètre de celle-ci quitend à passer dans Ja direction du plus petit diametre du détroit supérieur, ce qui ne sauroit avoir lieu que ce dernier n'ait à peu pres sa longueur naturelle. Il suffirait de changer la direction de la tête, pour mettre Ja femme dans le cas d’accoucher sans autres secours, si la mauvaise conformation du détroit dont il s’agit n’étoit que médiocre, et lui Jaissoit trois pouces et un quart ou trois pouces et demi de petit diamètre.

DES ACCOUCHEMENS. 165 1808. Quand l’on juge l'usage du forceps préfé-

rable à toute autre méthode, il faut en appliquer les branches sur les côtés de la tête, en les insinuant à une hauteur égale, le long des parties latérales du bassin, et à celle de sept à huit pouces, si l’on veut qu’elles l’embrassent exactement et comme il convient. La régle que nous prescrivons à ce sujet, lorsqu'on se sert du forceps que nous adoptous ( Voyez $ 1614), est d'en plonger les branches dans le sein de la femme jusqu’à ce que l'endroit destiné à leur jonction touche au bord de Ja vulve.

1809. Comme il est difficile d'atteindre assez haut sur les côtés de la tête pour y diriger sûrement les branches du forceps, en ne portant que deux doigts dans le vagin , comme dans tous les cas énoncés à l’article précédent , on peut y introduire toute la main , à la réserve du pouce; ce qui n’est cependant pas indispensable, car deux doigts suffisent presque toujours, même un seul. Comme on doit appliquer la branche mâle du forceps la première, et la tenir de la main gauche, on introduira les doigts de la main droite sous le bord de l’orifice de la matrice au-devant de lisymphyse sacro-iliaque gauche, pour y diriger le bout de Pinstrüument. Quand on l'aura plongé au-delà de l'extrémité des doigts, onramènera cettecuiller exactement sur le côté de la tête et du bassin, mais insensiblement et à mesure qu’elle pénétrera davantage. Sa concavité embrassera le côté du front de l'enfant dans le premier moment, et la convexilé pariétale dans le second. On observera de baisser l’extrémité qui est au-dehors en

Manière d'appliquer le forceps alors.

raison de ce que l’autre montera davantage sur la tête, et de le faire beaucoup plus que lorsque celleei occupoit le fond du bassin, en y mettant cependant des bornes différentes, selon linclinaison particulière de cette cavité relativement à l’horizon, et que la courbure du sacruin sera plus ou moins considérable , etc.: ce qui ne peut être déterminé que par l'opérateur même. ( Voyez la dixième planche et son explication.)

1810. On placera la branche femelle avec les mêmes soins sur l’autre côté, en la conduisant de la main droite, pendantque de quelques doigts de

Ja gauche, introduits à l'entrée de la matrice, on en dirigera l'extrémité au-dessous du col de ce viscère, vis-à-vis la symphysesacro-iliaque droite, d’où on la ramènera insensiblement à l'opposé de la première, de sorte qu'elle couvre d’abord le côté du front, et ensuite la convexité pariétale.

Manière 1811.Ces deux branchesétant réunies ,onserre d'extraire la la tête convenablement, en rapprochant plus ou + “as € Moins leurs extrémités l’une de l’autre, et en les assujettissant ainsi au moyen d'une jarretière on

de l'angle d’une serviette roulée. On détourne Îla longueur du crâne de la direction du petit dia-

mètre du détroit supérieur, en inclinant l'occiput

vers l’un des côtés du bassin , et seulement vers le

fond de la cavité cotyloïde si le détroit n’est que médiocrement resserré; mais on le dirige du côté

gauche par préférence. Pour cet effet, on tient l'instrument des deux mains, savoir, de la droite,

placée à son extrémité, et de la gauche près les

parties de la femme, de sorte que l'index de celle-

-__ ciintroduit dans le vagin puisse toucher constam-

ment le haut de la tête entre les deux cuillers. On doitavoir leplus grand soin, à mesure qu'on roule la tête sur le détroit supérieur, de baisser l'extrémité du forceps autant que le permettront les parties extérieures de la femme.,etde la porter insensiblement en même temps vers la cuisse gauche. (Voyez la onzième planche et son explication. )

1812. C'est dans cette direction, c'est-à-dire en en-bas et vers la cuisse gauche de la femme, qu'il faut tirer sur linstrument pour entrainer la tête dans le fond du bassin. Sans cette précaution l’on ne réussiroit ni à la déplacer ni à la faire descendre, et l’on contondroit fortement les parties molles qui garnissent le bassin, ainsi qu’on peut s'en convaincre en réfléchissant sur la direction naturelle de cette espèce de canal. C'est l’ignorance ou sont à cet égard bien des accoucheurs qui a rendu leurs efforts infructueux ; qui les a induits à penser et à publier que le forceps ne peuvoit être appliqué utilement quand la tête est encore au-dessus du bassin, et à taxer de mauvaise foi ceux qui assurent en avoir tiré le même avantage alors que dans le cas où elle occupe le fond de cette cavité. Les précautions que nous venons de recommander sont tellement nécessaires, que l’omission d'une seule peut rendre inutiles toutes les autres.

1813. Quand la tête est parvenue dans l'excavation du bassin , on relève un peu l'extrémité du forceps, en la tenant toujours inclinée vers la cuisse gauche de Fa femme. Ensuite on change de nouveau la direction de la tête, et onamène l’occiput sous larcade du pubis, au-dessus de laquelle

168 L'ART il se présentoit d’abord , en agissant à cet égard, et pour le reste de l’accouchement, comme on le remarque au $ 1791 et suivant.

1814. Il faudroit entrainer la tête dans sa première direction , s’il arrivoit que le détroit supérieur füt plus resserré d’un côté à l’autre que de devant en arrière, comme on l’a vu quelquefois; mais il conviendroit alors de relever le front autant qu'il seroit possible au-dessus de l’angle sacro-vertébral, pour que le haut de locciput se présentât plus perpendiculairement à l'entrée du bassin. À ce moyen ce sera la hauteur dela tête, prise du sommet à la base, qui correspondra au diamètre qui va du pubis au sacrum, et non toute la longueur du crâne comme auparavant, ce qui rendra sa descente bien plus facile.

Second es 1819. La position où lefrontest appuyé contre où la tête est Je haut de la symphyse du pubis et l'occiput sur ae “a Langle sacro-vertébral, est encore plus rare que Lo celle dont nous venons de parler. Elle est aussi bien moins favorable pour l'accouchement, parce que la face se trouve en dessus, et qu'après l'avoir tournée de côté pour favoriser le passage de la tête dans le détroit supérieur, l’on ne peut se dispenser de la ramener sous le pubis.

Manière d’ex- 1810. On doit opérer d’ailleurs de la même ma-

traire la tête nière que dans le cas précédent, si l’on n’a égard

dans cecas. qu’à l'application du forceps même. On en place les branches surles côtés de la tête et du bassin; on les introduit à la même hauteur et dans la même direction; on saisit l'instrument également des deux mains , lorsqu'il s’agit de déplacer la tête et dela faire descendre. On détourne d'abord le front

de dessus la symphyse du pubis en le dirigeant vers le côté gauche du bassin, pour le ramener ensuite sous l’arcade, et on termine l'accouchement comme on l’a prescrit au $ 1794et srivant. On perdroit tout espoir d'extraire l'enfant vivant, si l’on conduisoit la face vers le sacrum , soit avant, soit après le passage de la tête à travers le détroitsupérieur, comme Snellie le recommande, à cause de la torsion extraordinaire que le cou subiroit alors, le tronc ne pouvant suivre le mouvement que l'instrument imprimeroit à la tête. :

1817. Si la méthode où l’on applique le forceps à contre-sens, c’est-à-dire sa nouvelle courbure tournée vers le sacrum, proposée pour la position du vertex où la face est en dessus, n’est praticable qu'avec beaucoup d’inconvéniens quand la tête occupe la cavité du bassin, il seroit absurde de la tenter dans le cas dont il est ici question,

SECTION TL

De la manière de se servir du forceps quand la tête, retenue au-dessus du détroit supérieur, présente l’occiput du côté gauche, et le front du côté droit: de même que dans le cas où le front répond au côté gauche et Pocciput au côté droit.

1818.1lest rare que la plus grande longueur de Troisième la tête se présente aussi diagonalementsur l'entrée us ue d'un bassin resserré de devanten arrière que nous ds de l’observons dans lPaccouchement naturel, et il bassin. n’est pas plus ordinaire de la trouver alors dans

une position exactement transversale, En suppo- PE

170 L'ART sant que son grand diamètre coupe aussi obliquement le détroit supérieur dans ce cas, que dans celui où le détroit est bien conformé elle ne pourroit rester dans cette situation diagonale pendant l'application du forceps , parce qu'étant mobile , elle cède à la pression qu’on exerce sous ses côtés en introduisant la première branche de l'instrument, et se place assez exactement en travers; c’est pourquoi nous la considérerons dans cette dernière situation quant à ce qui regarde l'application du forceps.

1819. Si la tête, appuyée sur la marge du

des positions diagonales qu'on observe communément quand il jouit d’une bonne conformation, l'application des branches du forceps sur les régions pariétales s’en feroit bien plus facilement que dans le cas où elle s’y présente transversalement; et cette opération deviendroit bien plus facile encore, si l’on pouvoit, préalablement avec la main, ramener la tête à l’une des posi-

tions qui ont fait le sujet de la section précé- |

dente , et la fixer dans cette direction, c’est-à-dire tourner locciput ou le front au-dessus du pubis, comme le met hors de doute le rapport de ses dimensions avec celles du détroit supérieur daus ces sortes de cas : ce qui n’est pas trés praticable avec la main. C’est pourquoi nous consi-dérerons toutes ces positions comme transversales, où à peu près telles, relativement au procédé opératoire que nous avons à décrire. C’est d’ailleurs dans cette direction, ainsi qu’on l’a déjà vu, qu'on doit placer la longueur de la tête pour la

bassin resserré, pouvoit y être fixée dans l’une .

faire descendre, quand le détroit supérieur est resserré au point indiqué au $ 1806.

1820. Smellie conseille, pour ces positions, de porter une branche du forceps sous le pubis , et l'autre au-devant du sacrum , mais sans déterminer laquelle des deux , distinetion qu’il ne devoit pas faire, à la vérité, s’il se servoit de son forceps droit, mais qui devient nécessaire quand on emploie le forceps courbe, comme on le verra au $ 1824. M. Deleurye, dont l'ouvrage est presque le seul , après celui de cet accoucheur anglais, qui contienne quelques préceptes relatifs à la circonstance dont il s’agit, reéommanda, au contraire , quoique d’une manière assez obscure, de placer les branches du forceps sur les côtés du bassin, conséquemment sur la face et l'occiput, et semble, dans toutes ses observations, ne l’avoir jamais appliqué autrement (1).

1821. Les défauts de cette méthode doivent paroitre ici dans tout leur jour. Outre le danger qu'il y a de porter une branche du forceps sur le haut du front, et le peu dé prise que l'autre rencontre sur l'occiput, c’est que l'instrument placé de cette manière ne peut diminuer l’épaisseur de la tête dans le sens qui doit passer entre le pubis et le sacrum, et tendroit plutôt à l’augmenter, s’il étoit vrai qu’en la comprimant d’un côté, on la forçàt de s’allonger de l’autre, comme le pense le même auteur. Loin de faire cesser le défaut de proporlion quis’oppose à l'accouchement, cette méthode

(1) Observation à la suite de celle sur l'opération césarienne à la ligne blanche. Chez Didot le jeune, 1779, et la nouvelle édition de l’ouvrage du même auteur, $ 706.

Sentiment de Sinellie et de M. Deleurye sur la manmiére d'agir alors.

Défauts de la méthode de ce dernier.

produira donc un effet contraire, et ne fera qu’accroître les obstacles en raison de la force qu'on emploiera pour les surmonter ,soit que la tête pressée du front à l’occiput s'augmente d’un côté à l’autre, soit que son épaisseur transversale reste la même. Si l’on vient à bout de triompher de ces obstacles, ce ne sera au moins qu’en employant assez de force pour contraindre la tête, pressée dans sa descente contre le puhis d’une part et le sacrum de l’autre, à s’affaisser transversalement. Cet affaissement devient alors bien plus dangereux que celui que produiroient les branches du forceps appliquées immédiatement sur les côtés de la tête, parce que le crâne perd en même temps . dans ce sens, et selon celui où agit l'instrument; au lieu que dans notre procédé eile n’est comprimée que d’une bosse pariétale à l’autre, locciputet le front étant libres vers les parties latérales du bassin. Dans la méthode de M. Deleurye, pressée dans quatre directions différentes lorsqu'elle s’engage dans le détroit supérieur, savoir, par les deux branches du forceps qui agissent sur le front et l'occiput , et par les os sacrum et pubis qui résistent, si elle perd également selon sa longueur et selon son épaisseur, l'étendue de la cavité du crâne doit en être considérablement diminuée et le cerveau plus ou moins comprimé : ce qui donne lieu à des accidens dont on peut épargner une partie à l'enfant, en appliquant les branches du forceps sur les régions pariétales. |

1822. La méthode dont nous faisons l'analyse

ne peut avoir d'avantages sur celle que nous décrirons après, que par rapport à l'introduction

DES ACCOUCHÈMENS. 179 des branches du forceps, qui se fait alors un peu plus facilement. S'il existoit un seul cas où elle convint exclusivement, ce ne seroit qu'autant que la tête, enclavée selon son épaisseur entrele pubis et le sacrum, ne pourroit être repoussée au-dessus du bassin, comme Sellie recommandoit de le faire pour placer les branches du forceps sur les oreilles. Cette espèce d'enclavement n’existoit certainement pas chez les femmes que M. Deleurye a délivrées avec cet instrument ; car il n’auroit plus le mérite de l'avoir porté sur une tête libre au-dessus du détroit supérieur, mais seulement sur une tète engagée au tiers et même à la moitié de sa hauteur, comme beaucoup daccoucheurs lavoient fait avant ui; et, dans ce cas, nous l'aurions précédé.

1823. Pour opérer conformément aux principes dictés par la nature même de l’obstacle qui empêche l'accouchement dans les positions transversales dont il s’agit, il faut placer les branches du forceps sur les côtés de la tête; lune corséquemment au-devant du sacrum, et l’autre sous le pubis. L'introduction de la première est assez facile ; mais celle de la seconde exige des soins, des connoissances et de l'exercice dans l'art d'employer cet instrument.

1824. Il n’est pas indifférent de placer alors la branche mâle ou la branche femelle derrière fe pubis, parce que leur rappért avec la tête doit être tel encore, que leur nouvelle courbure soit tournée vers l'occiput, qu'il faut ramener sous arcade du pubis même, aussitôt que la tête aura franchi le détroit supérieur : ce qu’on ne pourroit faire, si la

Manicére dont on doit

opérer ce Cas.

dans

174 L'ART courbure dont il s’agit ne regardoit pas cette région occipitale. On placera donc la branche fe. melle sous le pubis et la branche mâle au-devant du sacrum, toutes les fois que l’occipuit regardera le côté gauche du bassin. Il est également nécessaire de commencer par l'introduction de celle qui doit être sous le pubis, parce que lesdifficultés qui s'opposent à sa progression vers ce lieu ne feroient qü'augmenter par la présence de la seconde branche, si on lavoit d’abord introduite en arriere, c’est-à-dire au-devant du sacrum. 1825. Pour placer la première convenablement, il faut la diriger de quelques doigts de la main gauche introduits dans le vagin, sous le bord de l’orifice de la matrice, au-devant de la symphyse sacro-iliaque droite, et la faire avancer dans cette direction jusqu’à ce que la cuiller embrasse exactement un des côtés du frout.Ce n’est que dans ce moment qu'on doit commencer à la ramener vers le pubis, pour la placer au-dessus de la symphyse, en la faisant passer sur la face et la tempe de l’enfant. Mais pour parvenir à lui faire décrire plus sûrement et plus facilement ce trajet, il faut la pousser de derrière en devant au moyen des doigts introduits dans le vagin, placés sous le bord convexe de cette cuiller, pendant qu’on abaissera de l'autre main l'extrémité de cet instrument, autant quon le pourra, en tournant insensiblement en en-bas la pointe du crochet qui la termine jusqu'à ce qu’elle regarde le plancher.

1826. Avant de retirer du vagin les doigs qui ont servi de guide à cette première branche, on insinue la seconde le long du sacrum , et sous le

DES ACCOUCHEMENS. 170 bord postérieur de lorifice de la matrice, en la plaçant de manière, relativement au corps de la premiere, que la jonction puisse s’en faire naturellement, quand elle sera introduite à une profondeur convenable. On la tient également de la main droite, de manière que son extrémité soit tres haute et inclinée vers le pubis gauche, le bout de la cuiller en bas, et sa nouvelle courbure regardant obliquement Îa cuisse gauche de la femme. On l’insinue à plat au-dessous de la tête et en montant le long du sacrum ; ce qu’on ne peut effectuer qu’autant qu'on abaisse insensiblement l'extrémité qu’on tenoit d'abord fort élevée. ( l’oyez la onzième planche etson explication.)

1827. Quant à l'extraction de la tête, on doit l'opérer comme nous l'avons prescrit au $ 1812 et suivant.

1828. La position ou locciput répond au côté droit du bassin étant la même que la précédente, quant au rapport des dimensions de la tête avec celles de ce détroit, il faut employer le forceps conformément aux principes établis à l’occasion de celle-ci. C’est la branche mâle qui doit être placée sous le pubis, et la branche femelle audevant du sacrum; autrement, leur nouvelle courbure ne sauroit répondre à locciput, qu'on doit également ramener sous l’arcade antérieure du bassin quand la tête sera parvenue dans cette cavité.

1829.On fera d’abord pénétrer la branche mâle, qu'on tiendra de la main gauche ,au-devant de Ha jonction sacro-iliaque gauche, en la dirigeant sur le bord de lorifice de la matrice au moyen

Quatrième cas où la tête est retenue au-dessus du bassin,

De la manière d'opé— rer alors,

de quelques doigts de la main droite; on la fera monter dans cette direction, jusqu'à ce que la cuiller embrasse le haut du Fonte d’où on la ramevera insensiblement derriere s symphyse du pubis et sur le côté de la tête qui y répond, en la poussant vers ce lieu, du bout des doigts appuyés sur son bord convexe, pendant qu'on abaiïssera lentement l'extrémité qui est au-dehors, et qu’on tournera la pointe de san crochet directement à l'horizon. On introduit ensuite la seconde branche au-dessous de la tête, en suivant la face antérieure du sacrum , eten la dirigeant d’ailleurs de maniere qu'elle puisse s'unir aisément à Ja miere. Celui qui a bien présent à l'esprit le degré de courbure qu'offre le bord de chaque cuiller, jugera sans doute qu'on ne peut les placer convenablement, et surtout la seconde, qu’autant qu’on en tient d'abord l'extrémité qui est au-dehors tres élevée, et en même Se inclinée vers laine droite de ñ femme.

1830. Le forceps étant appliqué, on procède de la maniere suivante à l'extraction de la tête. On saisit l'instrument ati moyen des deux mains,

savoir : de la gauche, placée : à son extrémité, e de la droite, le plus pres possible des parties dé la femme, &' sorte que l'index, plongé dans le vagin entre a deux cuillers, Btieut le vertex. On ten d'abord en en-bas, et en portant un peu l’extrémité du forceps vers Je dessous de la cuisse droite de la femme, jusqu ‘à ce que la tête ait traversé le détroit supérieur; mais dans ce moment on relève plus ou moins le bout de cet instrument. Quand elle occupe entièrement le fond du bas-

DES ACCOUCHEMENS. th sin , On la fait rouler sur son axe pour amener l’occiput sous le pubis, et achever de l'extrairecomme nous l'avons prescrit à l’occasion de la position précédente, { J’oyezS 18192 et le suivant.)

ARTICLE IV

De la manière d'employer le forceps quand la tete s’est enclavee dans le détroit superieur, en présentant le verlex.,

1831.Jusqu'ici nous n'avons parlé de l'usage du forceps que pour des cas où la tête de l'enfant étoit hibre dans l’excavation du bassin, ou au-dessus du détroit supérieur; il est temps de nous occuper de ceux où elle est enclavée dans ce détroit. Quoique l'état où elle se trouve alors diffère peu de celui où elle est encore au-dessus du bassin, quant à l'application de l'instrument, nous avons cru qu’il étoit à propos d'en faire deux articles séparés, pour exposer ces cas avec plus de clarté.

1832. Nous rappelleronsici que la tête de l’enfant peut s’enclaver selon sa longueur, ou selon son épaisseur, entre le pubis et le sacrum, et qu'elle doit être alors dans une des quatre positions désignées dans l’article précédent.

SECTION PREMIÈRE

De la manière d'employer le forceps quand la tête est enclavée, selon sa tongueur , entre le pubis et le sacrum , supérieurement.

1833. La tête enclavée selon sa longueur présente tantôt l’occiput, et tantôt le front contre le pubis; ce qui constitue deux positions essentielle-

lj- 12

Premier et second cas de t'euclavemetil.

De la ma- CS ? € niere d’opeé-

rer alors.

ment différentes, quoique les mêmes en apparence, surtout si on ne les considère que du côté du rapport des dimensions de cette tête avec celle du bassin, et du manuel de l'opération nécessaire pour terminer l'accouchement. Danslune et l’autre, en effet, le diamètre longitudinal du crâne est parallèle au petit diamètre de l'entrée du bassin, et c'est l’occiput ainsi que le front qui sont en contact avec la partie antérieure et la partie postérieure de cette cavité, tandis que les côtés sont libres,

1834. Pour que la tête s'enclave dans cette direction, le petit diamètre du détroit supérieur doit avoir une étendue telle qu’elle pourroit le traverser sans de grandes difficultés dans une position transversale : ce qui nous indique la route que nous devons Jui faire suivre avec l'instrument pour parvenir à l'extraire.

1935. Il faut placer les branches du forceps sur les côtés de la tête et du bassin, avec les précautions énoncées dans la deuxième section de l’article précédent , $ 1808 et suivans; si ce n'est qu'on doit les enfoncer d'environ un pouce et demi de moins , et en tenir l'extrémité des branches un peu moins en en-bas et en arrière, lorsqu'elles sont appliquées, que nous nel’avons prescritaux $$ 1809 et 1812, etc. On ne doit jamais s'eflorcer d’entrainer la tête dans l’une ni l’autre de ces deux positions, parce qu’en la pressantdes côtés, au moyen du forceps, loin de diminuer sa longueur de l'occiput au front, on ne fait qu'augmenter la force de ses points de contact avec le sacrum et le pubis, multiplier ses frottemens, et

DES ACCOUCHEMENS. 179 rendre sa descente plus difficileet plus laborieuse, tant pour l'enfant que pour la mére. Il faut lui donner d’abord une situation transversale, afin de placer son petit diamètre dans la direction du plus petit du détroit supérieur. Pour opérer ce déplacement avec moins de difficulté, on désenclavera la tête en la faisant remonter au-dessus du point où elle est enclavée, non pas en la repoussant directement avec le forceps, mais en l’ébranlant un peu, en portant alternativement et plu sieurs fois de {suite l’extremité de linstrument vers l’une et l’autre cuisse de la femme , de la même manière qu on ébranle un clou qu'on veut arracher avec la tenaille; ce qui s'exécute aisément (1). On se persuadera de la possibilité de faire remonter la tête et de la désenclaver en lébranlant de cette façon, si l’on se rappelle la forme qu'elle prend en s’enclavant , et que sa base ou sa plus grande largeur est encore au-dessus des deux points de contact qui la retiennent et l’empéchent de descendre; et de plus, qu'on la repousse d’un lieu plus étroit dans un pluslarge. ( Foyez$ 1716.)

1836. Quand on a désenclavé la tête, en Pagitant ainsi et en la faisant remonter, on détourne Pocciput ou le front de dessus la symphyse du pubis, selon que c'est lun ou l'autre qui s’y présente, et on le dirige vers le côté gauche par préférence. On l'entraine dans cette nouvelle position jusqu’au fond du bassin , et dèsie moment où elle y est parvenue, on ramène sous l’arcade du

Duitun 2 suprimer que tt gl nous ia non

(1) L'expérience nous a confirmé plusieurs fois la vérité de toutes les propositions que contient ce paragraphe,

Troisiéme et quatrième cas d’enclavement.

pubis la méme partie qui se présentoit au commencement et au-dessus de la symphyse, puis on achève l'accouchement à lordinaire. U faut observer, dans les divers temps de l'opération, tout ce qui est prescrit aux $$ 1809 et suivans, jusqu’au 1816 inclusivement.

SECTION II

De la mauière d'employer le forceps quand la tète est enclavée

transversalement dans le détroit supérieur.

1837. Cette espece d’enclavement ne peut avoir lieu qu'autant quele détroitsupérieur n’a pas trois pouces et demi de petit diamètre, à moins que la tête ne soit beaucoup plus voluminense qu'elle r°a coutume de l'être, puisqu'elle ne présente ordinairerment que cette épaisseur, et qu'elle ne s’arrète et ne s'enclave qu'après s'être réduite dans le sens où elle éprouve le plus de frottemens. Quand elle est fixée de cette manière, il faut essayer de la repousser avec la main, comme le conseilloit Smellie , afin de conduire les branches du forceps . dans le même ordre et selon les mêmes directions que nous l'avons prescrit dans la troisième section de l'article précédent. Si l'on ne pouvoit parvenir à la faire rétrograder, on appliqueroit le forceps sur les côtés du bassin, en plaçant une branche sur la face, et l'autre sur l'occiput , avec la précaution de les insinuer à la même hauteur, car autrement la jonctionnepourroits’en faire (à).

(1) M. Deleurye recommande dans sa nouvelle méthode de

Mais il nous paroït hors de vraisemblance qu'il se présente Jamais de ces cas où l'on ne pourra repousser la tétequi est fixée et enclavée dans le détroit supérieur, puisque la plus grande épaisseur

u’elle conserve alors est toujours au-dessus de ce détroit. (7’oyezS 1716 et 1835.) Il ne faut pas confondre ce cas avec celui qui fait le sujet du $ suivant.

1838. En admettant qu'il soit impossible de repousser la tête qui est fortement serrée par ses côtés contre le pubis et le sacrum, ceseroit donc le seul cas où la méthode que nous avons combattue au $ 1821{mériteroit la préférence sur celle qui est décrite au $ 1823 et suivans, même celui où elle seroit indiquée exclusivement. Si elle n’est pas alors exempte d’inconvéniens, elle n'a pas tous ceux que nous lui avons attribués dans les positions transversales de la tête au-dessus du bassin, la nature ayant opéré, avant l’application du forceps , presque toute la réduction que la tête devoit subir selon son épaisseur pour traverser le détroit, puisqu'elle y est enclavée,

porter le forceps au-dessus du détroit supérieur, de laisser plus de longueur à la branche qui doit étre placée sur l'occiput, etc. Voyez $ 796 de cet auteur. Îl auroit dû indiquer la manière de joindre alors les deux parties de l'instrument et de les fixer, Le forceps à axe-ambulant lui auroit été d’un grand secours, s’il exécutoit ce qu'il conseilloit; c’est dans les mêmes vues que Levret l'avoit autrefois proposé, et que M. Coutouly y a fait de grands changemens que nous ne saurions appronver, parce qu’en compliquant singulièrement cet instrument, il en a rendu l'application plus difficile, sans le rendre plus utile,

et qu'elle n’a pu s'y enclaver sans S'y engager au moins d’un tiers, et même de la moitié de sa longueur.

1830. Lorsqu'on est réduit à la nécessité de suivre la méthode dont il s’agit, il convient de changer la situation des branchés de l'instrument aussitôt que la tête a franchi le détroit supér ieur, et de les placer alors sur les oreilles, de manière queleur nouvelle courbure regarde le côté du bassin où répond locciput , afin qu’on puisse ramener celui-ci sous l'aïbade du pubis et achever l'accouchement à l'ordinaire.

ARTICLE V

De l'usage du forceps et du levier quand l'enfant

prèsen te la face.

1840. Nous avons déjà fait connoïître combien la nature trouvoit d'obstacles à opérer l’accouchement où la face se présente lorsque l'enfant est très gros, relativement au bassin, et quelles sont les difficultés que nous avons alors à surmonter quand nous ne sommes pas appelé au moment de l'évacuation des eaux de l’amnios. En établissant l'indication essentielle que présente cet ordre d’accouchemens , dans lesquels l'attitude de l’enfant est telle que la tête se trouve constamment renversée sur le dos , nous avons fait remarquer également qu'on ne pouvoit toujours Y satisfaire, c'est-à-dire qu'on ne pouvoit toujours corriger cette mauvaise situation avec la main seule, et

DES ACCOUCHEMENS. 183 qu'il falloit quelquefois se servir du levier. Le forceps, dans plusieurs de ces cas, semble ne pouvoir être appliqué utilement qu'äpres cet instrument; et si l’on est obligé de l’embloyer quelduefois le premier, son usage ne dispense pas toujours de recourir dans la suite à celui-ci, coinme on le verra dans les sections suivantes. Mais dans tous ces cas, qui sont excessivement rares, une des branches du forceps peut être substituée avantageusement au levier ordinaire et procurer le même avantage.

SECTION PREMIÈRE

De l'usage du forceps et du levier dans la position de la face où le front répond au pubis, et le menton au sacrum , ainsi que dans celle‘ où le front est contre ce ‘dernier et le menton vers le

premier. -

1841. On rencontre bien rarement la position de la face où le front répond au pubis et le menton au sacrum ; et quand elle a lieu, il est encore plus rare de voir la tête descendre et s'engager jusqu'au fond du bassin, à rnoins que celui-ci ne soit très large : elle s'arrête pour l'ordinaire dans le détroit supérieur.

1842.Quand on trouve la tête entierement engagée au moment où lon estobligé d'opérer, on essaie d’eti corriger là mauvaise position avec la main seule, comme on la prescrit au $ 1351.

Lorsqu'on ne peut y parvenir, on fait en sorte d’insinuer le levier derrière la symphyse du pubis, en montant le long du sommet dé la tête jusqu’audessus de la fontanélle bostérieure , pour accro-

Premier cas où la face se présente.

De l'utilité du levier dans ce Cas.

De l’utilite du forceps dans le même Cai.

cher en quelque façon l’occiput du bout de cet instrument (1). L’accoucheur tirant alors d’une main sur ce levier, et presque directement en enbas , s’efforcera de faire descendre le derrière de la tête, pendant que de l'extrémité de plusieurs doigts de l’autre main,convenablement appliqués sur les côtés de la face (9), il tâchera de repousserle menton vers le haut du sacrum. Malgré les objections qu’on pourra faire contre ce procédé, dont nous connoissons toutes les difficultés aussi bien que qui que ce soit , et l'incertitude du succes qu'il semble promettre, nous le proposons cependant, parce qu'il est plus conforme aux principes de l’art que ceux qu'on trouve décrits dans les auteurs, et qu'il peut être tenté avec moins d'inconvéniens.

1843. Lorsque la tête reste fixée fort haut entre le pubis et le sacrum, si on ne peut la redresser avec la main, pour en confier ensuite l’expulsion aux soins de la nature, ni la déplacer pour aller prendre les pieds , soit parce que ce déplacement est impossible, soit parce qu'il y aurait beaucoup de danger à retourner l'enfant, il vaut mieux employer le forceps que le levier, On en place les branches sur les côtés de la tête, comme si elle présentoit le vertex dans la première position, c'est-à-dire l’occiput derrière le pubis. Ensuite on met la face dans une situation transversale, et

(1) C'est pour cela que nous préférons un levier un peu plus courbe et plus large que le levier ordinaire. (2) Voyez la douzième planche et son explication.

on entraine la tête dans lexcavation du bassin, ou, étant moins serrée, l’on peut parvenir plus facilement à faire remonter le menton et à abaisser l’occiput. Pour cet effet, pendant qu’on engage la téte en tirant d’une seule maïn sur le forceps, avec la précaution de la serrer peu, si le bassin n’est pas très difforme, du boutde plusieurs doigts de l’autre main, disposés convenablement sur les côtés de la mâchoire supérieure, on soutient le bas de la face pour l'empêcher d'avancer autant que l'ocaput, et faire rouler en quelque sorte celte tête dans sa progression même, entre les. cuillers de Pinstrument.

1844. Lorsqu'on ne réussit pas dans ce premier moment à fléchir la tête sur la poitrine, autant qu'elle doit l'être pour franchir librement ledétroit inférieur, on continue de repousser la face, des qu'elle occupe le fond du bassin, en observant de la moins serrer encore entre les branches du forceps, afin qu'elle puisse s'y mouvoir plus aisément, Si l’on ne pouvoit y parvenir de cette manière, il faudroit dégager l’une des branches du forceps, et se servir de l’autre comme d’un levier propre à abaisser l’occiput : mais il convient en cela d'avoir égard au côté du bassin vers lequel on a tourné le front, l’une et l’autre cuillers ne pouvant servir indistinctement dans tous les cas. Lorsqu'on l’a tourné vers le côté gauche du bassin, on dégage la branche femelle, et on dirige l’autre sur le sommet delatêteet l’occiput pour entrainer ce dernier, comme on le remarque à l’occasion de la position transversale indiquée aux $ 1852 et suivans, ainsi que sur la XII planche. Quand

on a dirigé le front vers le côté droit du bassin en déplaçant la tête au détroit supérieur, il faut retirer la branche mâle du forceps et se servir de la branche femelle à l'instar du levier, d’après les principes énoncés.

1845. Après avoir suffisamment abaïssé le derrièrede la tête et lavoir réduite à lune de ses positions naturelles, si on juge à propos de l’extraire, on replace les branches du forceps sur les oreilles; lune conséquemment au-devant du sacrum , et l’autre derrière le pubis, mais de sorte que leur nouvelle courbure regarde l’occiput. On ramène celui-ci sous l’arcade antérieure du bassin, pour achever l'accouchement comme dans le cas où le vertex se présente dans l’une des positions transversales qui ont été décrites. Si l’on estime que la femme puisse se délivrer seule et sans inconvéniens, au lieu de replacerles branchés du forceps de la manière indiquée, on retire celle qu’on avoit laissée pour abaisser l’occiput, et on attend l’expulsion de la tête, qui ne tarde pas à s’opérer lorsque les choses y sont bien disposées.

1846. Ce n’est pas seulement pour changer la position de la face à l’égard du détroit supérieur et entraîner la tête dansle fond du bassin, où l’on peut , en quelques cas , la redresser avec moins d’inconvéniens, que nous recommandons l’usage du forceps, mais encore pour l’extraire ete la situation mème ou elle s’est engagée, lorsqu'on ne peut pas absolument la redresser, c’est-à-dire relever la face et abaisser l’occiput, ou qu’on ne peut le faire qu'avec beaucoup de danger pour la mére, comme dans le cas où la tête est fortément

serrée, etdans celuioù la mätrice est étroitement contractée surl’enfant.On préferele forcepsalors, pour amener la tête dans la situation où elle se trouve, c’est-à-dire en offrant la face, parce qu'il en résulte moins d’inconvéniens pour l'enfant qu'il en résulteroit de toute autre méthode pour Jui et pour la mère. On place les cuillers sur les côtés de la tête, comme on l’a vu au $ 1843; on donne une situation trausversale à la face , on lentraine dans le fond du bassin, et lorsqu'elle y est parvenue, on dirige le menton vers le coccyx en ramenant le front à l’arcade du pubis, pour lui faire franchir le détroit inférieur, et la vulve dans cette nouvelle position.

1847. La position de la face où le front est

Second cas

appuyé contre le sacrum et le menton contre le où la face se

pubis est aussi rare que la précédente, et il est peut-être plus difficile encore que la tête s'engage au fond du bassin, même quand celui-ci est d’une bonne conformation. Si on la trouvoit engagée à ce point au moment où l’on est appelé au secours de la femme, il faudroit essayer de faire remonter la face derrière la symphyse du pubis, jusqu’à ce que la fontanelle postérieure réponde en quelque sorte à la pointe du sacrum. Dans le cas où la main seule né peut opérer ce mouvement de bascule, il convient quelquefois de se servir du levier pour tenter de l’obtenir. Si l'usage en paroit alors plus facile et plus sûr que dans la première position, l’on ne peut cependant se flatter encore de s'en procurer dusuccès, chaquefois qu’on yaura recours, tant ils’y rencontre d'obstacles en quelques occasions. Pour employer utilement cet in-

présente.

De l'ut lité du forceps en pareil cas.

l 88 L'ART

strument dans le cas dont il s'agit, on l’insinue Île long du sacrum, et du sommet de la tètejusqu'au dessus de la fontanelle postérieure, et lon s’efforce ensuite d'entraïner l’occiput, tandis qu’on fait remonter la face derrière le pubis, en la repoussant de quelques doigts. Quand la face se

résente dans la position dont il s’agit au détroit inférieur, si la tête est petite relativement à la capacité du bassin, il peut se faire que le menton paroisse au haut de la vulve et s'engage sous le sommet de l’arcade du pubis; alors on ne doit plus chercher à la faire remonter derrière la symphyse comme dans les circonstances précédentes, mais seulement à entrainer locciput avec le levier, placé vers le sacrum, jusqu’à ce qu’il ait franchi le bas de la vulve. On peut consulter les $S 1892 et 1893, tant pour la manière d’appliquer le levier que pour celle d'opérer lextraction de Îa tête.

1848. La difficulté de porter le levier assez loin pour que son extrémité embrasse le haut de l'occiput, lorsque la tête est seulement engagée au détroit supérieur dans la pesition où nous venons de la considérer, etl’impossibilité de le faire pénétrer quand elle s’y trouve fortement serrée entre le pubis et le sacrum, nous mettent quelquefois dans la nécessité d'employer le forceps pour la déplacer et lentrainer dans le fond du bassin, où lon rencontre moins d'obstacles.

1849.On placera les branches de ce dernier instrument sur les côtés, comme à l’occasion dela position précédente, et lon détournera le menton de derrière la symphyse du pubis , en le portant

du côté gauche du bassin, jusqu’à ce que la face soit placée en travers, On fera descendre la tête dans cette direction, en se conduisant comme pour la seconde du vertex, au-dessus du détroit supérieur. (J’oyez $ 1815.) Quand elle sera parvenue dans l’excavation du bassin, on essaiera de la faire rouler, de ramener le menton vers le haut de l’arcade du pubis, et de conduire le front et le sommet dans la courbure du sacrum, pour lextraire ensuite, dans cette nouvelle position, qui paroitra la même que celle où elle étoit au détroit supérieur , mais la plus favorable de toutes celles qu'elle puisse prendre pour traverser le détroit inférieur quand la face s’avance la première, (PoyezS 1345.)

1850. Dans le cas où l'on ne pourroit faire rouler la tête comme on vient de le recommander, pour ramener le inenton à l'arcade du pubis, on dégagera la branche male de l'instrument, et on placera la branche femelle sur le vertex, qui doit répondre au côté droit du bassin, d'après le premier déplacement qu'on a fait subir à cette tête en dirigeant la face transversalement. On s’efforcera d'entrainer locciput au moyen de cette espèce de levier, pendant qu'on repoussera la face au moyen de plusieurs doigts de la main droite disposés convenablement sur les côtés du nez et sur les joues, comme nous le conseillons à l’occasion des positions transversales de la face même. ( Voyez $ 1852 et suivans, et la planche XII.)

1851. Après avoir abaissé suffisamment l’occiput, et redressé la tête dans ce sens, si la cir-

constance exige qu'on en fasse l'extraction , on replacera les deux branches du forceps sur ses côtés, de maniere que la branche mâle soit sous Je pubis et l'autre au-devant' du sacrum , pour ramener le front en dessus, ou vers l'arcade du pubis, et opérer l'accouchement comnie nous l'avons recommandé au sujet de la seconde position du vertex ou du sommet de la tête. ( Foyez

$ 1785.) SECTION II

De l'usage du forceps et du levier dans la position transversale de la face où le front répond au côté gauche du bassin et le menton au côté droit , et dans celle où le front regarde le côté droit et le

menton le coté gauche.

Troisième 1852. Quand la face se présente en travers, la cas où la face tête pouvant s'engager bien plus facilement et ET plus avant que dans les positions précédentes , on

la trouve communément dans le fond du bassin lorsqu'on est appelé en second pour délivrer la femme, etquelquefois on ne peut plus la redresser

avec la main seule, ni la déplacer pour aller Méthode prendre les pieds. Smellie recommandoit alors % d'appliquerune branche du forceps sous le pubis, et l’autre au-devant du sacrum , pour faire des-

cendre la tête entièrement et tourner ensuite le

menton sous l’'arcade antérieure du bassin, afin de

l'extraire dans cette position. La méthode de

Méthode Zevret paroîtroit préférable en ce qu'elle est plus d'opérer de conformeaux principes établissurlaconnoissance nu du mécanisme de l'expulsion de l'enfant dans les cas les plus ordinaires, puisqu'elle tendàramener

DES ACCOUCHEMENS, igi

la tête à sa position naturelle. Ce célèbre accoucheur conseilloit de porter une des branches du forceps sur la région occipitale , pour abaisser cette extrénmté de la tête, en l'employant à la

manière du levier (1). Ces. vues seraient excel lentes s’il n’eût pas recommandé de mettreensuite

la face sous le pubis , car sa méthode n’est défectueuse que dans ce point. Il vaut bien mieux conduire la face en dessous que de la ramener en dessus, quand on peut la tourner également d’un côté ou de l'autre.

1853. Si l’on peut se servir d’une branche du forceps en place du levier ordinaire pour redresser la tête, le choix de celle qu'on doit employer n’est pas indifférent : la branche mâle est la seule qui convienne dans la position transversale de la face, où le vertex répond au côté gauche du bassin et le menton au côté droit, comme la branche femelle doit être employée exclusivement dans l’autre position.

1854. On introduit la première sur le côté gauche du bassin, en montant le long du sommet de la tête ,Jusqu ’à ce que son écn soit parvenue dt de la fontanelle postérieure, etque sa courbure embrasse exactement la convexité de l’occiput. On saisit alors linstrament de: deux mains; savoir, de la droite placée à son extrémité, et de

Pire contre les parties de la femme, Gb tire à PAoL,.T Re parallèlement à la cuisse gauche , qu on suppose allongée, jusqu’à ce que la tête ait fait la

(1) Cette méthode est celle que Levret dictoit dans ses leçons particulières.

De la manière dont on doit agir alors.

bascule ou que l'occiput soit assez descendu, en observant de replacer l'instrument convenablement toutes les fois qu’il s'échappe, caril est rare qu'on réussisse du premier coup. Pour favoriser ce

. mouvement de bascule, on est quelquefois obligé de repousser la face du bout de plusieurs doigts

Quatrième cas où la face se présente.

de la main gauche, tandis qu’on tire de l’autre sur la région occipitale au moyen du levier : ce qui ne peut se faire qu'on ne prête un point d’appui à cet instrument à la faveur du pouce de la première main, disposé convenablement, et comme on le voit sur la douzième planche (1). 1855. Après avoir fait descendre suffisamment l'occiput etavoir repoussé le menton jusque sur la poitrine, on abandonne l'accouchement aux soins de la nature; ou bien on applique les deux branches du forceps sur les côtés de la tête, si les circonstances exigent qu'on délivre la femme sans délai, en se conduisant alors et dans la suite conformément aux principes établis à l’occasion de la position du sommet, où l’occiput répond au côté gauche du bassin. (Voyez $ 1800.) 1896. La position transversale de la face, dans laquelle le front répond au côté droit du bassin et lemmenton au côté gauche, nous présenteles mêmes indications que la précédente, à laquelle elle ressemble parfaitement quant au rapport des dimensions de la tête avec celles du bassin. Si la main seule ne peut redresser la tête alors renversée sur le dos de enfant, il faut se servir du levier ou de la branche femelle du forceps. On conduira Fun

(1) Voyez la douzième planche et son explication.

DES ACCOUCHEMENS. 199 ou l’autre de ces instrumens sur le côté dfoit du bassin , et jusqu’au-delà de l’occiput , qu'on abaissera ou qu'on entraînera, comme dans la position qui a été décrite précédemment:soit qu'on favorise ce mouvement de bascule en repoussant la face au moyen de plusieurs doigts appliqués sur les côtés du nez, soit qu'on l’obtienne sans ce secours.

185-. Lorsqu'on aura redressé la tête convenablement , on se servira du forceps pour lextraire, si les circonstances ne permettent pas d'en abandonner l'expulsion aux efforts de la femme. Mais ce sera la branche mâle de cet instrument qu'on placera sous le pubis, et la branche femelle audevant du sacrum , afin de pouvoir ramener l’occiput sous l’arcade antérieure du bassin, comme dans la position transversale du sommet*où il répond au côté droit. ( Voyez au $ 1801.)

1858. Îlest des circonstances où l’on est forcé de s’écarter des règles que nous venons de prescrire à l'égard de ces positions transversales de la face , et dans lesquelles on ne sauroit redresser la tête et la ramener à sa situation naturelle, ni retourner l’enfant et lextraire par les pieds : parce que, d’une port, la tête est trop engagée et trop serrée dans le bassin; et de l'autre, parce que la matrice*est trop contractée sur cet enfant , trop tendue et trop douloureuse, Dans ces cas, où les principes établis ne peuvent trouver leur application, il faut extrairela tête avec le forceps, commé le prescrivoit Smellie, ainsiqu'il dit l'avoir fait, et que nousl'avons fait plusieurs fois, feu mon frère et moi, On place alors les branches du forceps sur

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