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194 me ART
les côtés de la tête, l’une d'elles sous le pubis, et l'autre au‘devant du sacrum, de sorte que leur nouvelle éourburé soit tournée vers lé menton, on amerne celui-ci vers le haut de l’arcade du pubis; ét on dégage cette tête en Jui faisant suivre la marche assignée au K 19/5. (Foyez d’ ail=
leurs $ 1849. )
ARTICLE VI
Remarque sur l'usage du forceps et du levier dans les accouchemens où l'enfant presente la région occipitale, ct lun des côtes de la tete, au détroit superieur. 1859. Levret ne bornoit pas l’utilité de son for-
ceps courbe aux seuls cas dont nous avons parlé
jusqu'ici ; il le prescrivoit encore dans ses leçons, pour ceux où la fête s'est engagée et enclavée en présentant la région occipitale, et l’une des régions pariétales ; : mais l'on ne trouve, dans ses ouvragés,aucune observation qui tende à à établir ces différentes espèces d’ enclavement, ni aucun précepte qui soit relatif à sa maniere d’ opér er, Si. ce n’est lorsqu'il parle de son tire-têté à trois
branches (1).
Casouto. 1800. Si l’on se rappelle ce que nous avons dit, ciput se pré- dans un autre lieu de’ la cause-des iccouclienens sente. où la région occipitale se présente , et des*indica-
tions qu'ils nous offrent, on verra sous quel point
de vue on doit les considérer ici. La tête Le pré
(G) Voyezla première partie de ses s obser vations sur la cause des accoi noi MAS HiDO EUX. :
DES ACCOUCHEMENS. 199 sente jamais cette région qu'au détroit supérieur, et dans le omasencoent du travail. Elle ne peut descendre alors sans que cette région ne s'éloigne, et que la -partie du sommet où se trouve la ont nelle postérieure ne se rappr oche du centre du bassin; de sorte que si elle vient à s’enclaver, c'est moins Tocciput qu'elle présente de front dans ce Hioment, que le vertex même ou le sommet.
at 801. Les accouchemens dans lesquels la région occipitale se trouve placée sur l’entrée du bassin, au commencement du travail, sont par cela rs bien moins fâcheux que ceux où l'enfant y présente la face; puisque la tête ne peut s'engager qu'elle ne revienne à sa position naturelle ,'et qu elle ne se fléchisse de plus en plus sur la pois trine , au lieu qu elle 5 “éloigne d'autant plus de cette bonne position qu elle s engage davantage quand c’est la face qui se présente, et qu'elle achève alors de se renver ser sur le és | 1802. Lorsqu’ onest obligé d’opérerl accouchement au moment où la région occipitale se présente , si on juge plus à propos de le faire avec le forceps (1 1) que de retourner l'enfant pour l’amener par les pieds, il faut préalablement , d'une Main introduite dans le vagin , écarter le sommet de la tête du point de la marge du bassin contre lequel il est appuyé, et le ramener au centre du détroit supérieur, pour placer ensuite les branches de l'instrument sur les oreilles de l'enfant,
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(1) Ine faut donner la préférence au forceps que lorsqu il ya beaucoup de temps que les Caux sont évacuées, 6t vu la malrice est fortement contraciée! sur l'énfaut,
190 L'ART comme nous l'avons recommandé à légard des différentes positions du vertex. Un exem ple suffira pour faire connoitre la manière d’opérerdanstous les cas de cette espèce. | Manière 1863. Supposons quela région occipitalese prédont il fau- sente au détroit supérieur, desorte que le derriere ne du cou soit appuyé sur le rebord des os pubis, et forceps. le sommet de la tête contre la saillie du sacrum. Dans ce cas, on introduira la main vers la partie postérieure du bassin, jusqu'à ce que les doigts soient parvenus assez loin pour embrasser le vertex, et lentrainer au milieu du détroit, pendant qu’on exercera une pression convenable sur le ventre de la femme, au moyen de l’autre main, pour diminuer un peu l’obliquité antérieure de la inatrice, On appliquera le forceps ensuite sur les côtés du bassin, et à une hauteur convenablesur ceux de la tête, comme dans la premiére position du vertex, où elle s’est enclavée. On détournera l’occiput de dessus la symphyse du pubis, en le dirigeant vers la partie latérale gauche du détroir, afin de rendre sa descente plus facile, et on entrainera la tête dans cette direction jusqu’au fond du bassin , où on lui fera faire un autre mouvement de rotation pour ramenerla région occipitale sous l'arcade des os pubis, et achever l'accouchement à Pordinaire.
1864. Si l'occiput se présentoit dans une situation différente de celle que nous venons de prendre pour exemple, il faudroit se servir également de la main pour ramener lesommet de la tête à l’entrée du bassin , en prenant pour règle de conduite àcesujet ce que nous avons dit de cessortes d'ac-
DES ACCOUCHEMENS. 197 couchemens aux. 1420 et suivans. Quant à lapplication du forceps, il faut consulter ce qui à été prescrit à l’occasion de la position du sommet, à laquelle on aura réduit alors la tête del'enfant.
1865. La tête ne peut présenter un de ses côtés, Casoùl'un qu’elle ne soit penchée plus où moins sur l'épaule . opposée ; comme elle ne peut offrir la face, qu'elle sente, ne soit renversée sur le dos. Ce sont aussi à peu pres les mêmes causes qui déterminent ces régions a se placer à l'entrée du bassin ; mais les suites de ces mauvaises positionssonthbien différentes. Dans Ja premiere, la tête ne peut s'engager qu'elle ne se redresse, et qu'elle ne revienne comme‘d’ellemême à sa situation naturelle : au lieu qu'elle s'en éloigne au contraire de plusen plus en s’engageant, lorsqu'elle présente la face, ainsi que nous venons de le faire observer de nouveau au 1861. L’enclavement n'est donc pas plus à craindre dansles positions des parties latérales de la tête, que dans celles de l'occiput, puisqu'il ne peut avoir lieu que la tête ne s'engage, et qu’elle ne peut s’engager dans tous ces cas qu’elle ne se redresse et ne revienne à Sa situation naturelle; de sorte que si elle s’enclavoit, ce seroit alors le sommet qui se présenteroit: ce cas rentre donc dans ceux qui ont été exposés ci-devant , et c'est donc bien moins l'enclavement qui doit nous déterminer à recourir aux instrumens pour opérer l'accouchement, quand un des côtés de la tête se présente, que le danger qu'il y auroit, selon les circonstances, à retourner l'enfant et à amener par les pieds.
1866. Si ces mêmes circonstances peuvoient Manitre quelquefois nous décider en faveur.du forceps, il dont 1 fau
droit alors faudroit commencer par redresser la tête au
employer forceps.
le
moyen d’une main introduite dans le vagin, afin de se servir ensuite de cet instrument comme dans les différentes positions du sommet. Un exemple doit suffire encore pour l'intelligence de ce que l’on doit faire dans tous les cas où l’un des côtés de la tête se présente. *e hi à 1867. Supposons que ce soit la partie latérale droite qui se trouve sur l'entrée du bassin, de maniereque lesommetsoitappuyécontrelasaillie du sacrum, et le bas de l'oreille sur le rebord. des os pubis ; position; qui n’est pas fort rare, comme on l'a remarqué ailleurs. Si l’on jugeoit alors plus expédient d'opérerl’accouchementavecle forceps que. de retourner l'enfant et de l’amener par les pieds , il faudroit introduire la main gauche dans le vagin, en. insinuant les doigts au-dessus du vertex pour l’entrainer au détroit supérieur ; de même qu'on le feroit si l’on ne se proposoit autre chose que de rappeler la tête à sa position ordinaire, dans les vues d’abandonner.ensuite l’accouchement aux soins de la nature. ( Voyez $ 1491.) Après avoir opéré ce changement , le sommet de la tête se trouvant placé transversalement au détroit, de sorteque l’occiput regarde le. côté gauche, il faut introduire la branche femelle du forceps sous. la symphyse du pubis, et la branche mâle au-devant du sacrum ,; pour saisir et pour extraire la tête, en suivant les règles prescrites au $ 1800. ns À $ LT tou tO M 1868. Le succès de l'application du levier, pour redresser la tête on ramener le sommet à l'entrée du bassin, est trop incertain dans tous ces cas,
DES ACCOUCHEMENS. 199 pour nous, autoriser à le recommander : la main estpréférable,
ARTICLE VIL be l'usage du forceps pour extraire la téte dans les
. contre nature où F ir OnC le Î enfant
est PTE sorti,
sc: 1869. Personne n’ ignore le d langer auquel l’enfant est exposé ( dans les accouchemens. où l’on est
obligé de l extraire par. les pieds ; surtout quand le D. est un peu. resserré relativement au volume de la tête, Sa mort est pr esque toujours inévitable dans ce dernier cas, soit Roue ‘on exerce de
taadi
colonne épinière , du lee td pe la LS qu elle renferme , et de la luxation de quelques unes des vertèbres cer vicales, ou de la tête même ; dans l’autre cas, 5a mort, au contraire dépend uniquement de la compression, qu ‘éprouvent le cordon ombilical, et la poitrine en traversant V espèce de filière que forme le bassin, où ces parties séjouruent plus où moins de temps : et peutêtre aussi, duns la suite, de la compression des vaisseaux jugulaires , le bon de lorifice de la matrice et l'entrée de la vulve se réssér ani sur le col, et agissant à la manière d'tine Higature,
Des avantages du forceps, quand le tronc de l'enfant est sorti.
Des auteurs qui ont employé le forceps dans ce cas.
1870. L'art tend donc une main bien peu secourable à l'enfant dans cette malheureuse circonstance; et de toutes ses ressources, la plus assurée ne le garantit pas toujours du danger pressant qui le menace. Smellie a plusieurs fois appliqué le forcepsavecsuccès en pareilcas,etnousavons marché sur sestraces en desemblables occasions, maistrès peu d’accoucheurs l'ont imité comme nous; du moins n'en trouve-t-on pas de preuves dans leurs ouvrages, sice n’est dans celui de M. Deleurye. Ce dernier ne connoissoit pas vraisemblablement l'ouvrage de Smellie, surtout sa XXX V° Table et son explication (1), puisqu'il assure que ce n'est qu'à force d’études et de réflexions qu'il a obtenu quelques succès du forceps dans ces sortes d'accouchemens; Snellie se bornant, dit-il, à en prescrire l’usage, et ne décrivant pas la manière des’en servir (2): quoiqu'il soit si clair et si précis sur ce point, que nous renvérrions à son ouvrage, Si la méthode qu'il décrit convenoit à tous les cas où la tête peut être retenue après la sertie du tronc. Cette méthode n'étant applicable qu’aux position dans lesquelles la longueur de la base du crâne est selon le diametre antéro-postérieur du bassin, soit que l’occiput réponde au pubis où au sacrum, elle ne sauroit mériter la préférence sur celle que nous décrirons pour les situations transversales, bien plus fréquentes que ne le sont ces
(1) Smellie, tom. IV, pag. 65, pl. XXXV, traduction française, NE
(2) Traité d’accouchemens , par M DELEURYE, nouvelle édition, $$ 7938 et 800.
premières, si on considere la tête retenue au détroit supérieur. s
1871. L'obligation de conserver la vie à l'enfant Causes qui n'est pas le seul motif qui doive nous déterminer . re à faire usage du forceps dans les accouchemens ;,strument. dont il s’agit ; il faut encore l'employer apres sa mort pour en éviter la’ détroncation , c’est-à-dire l’arrachement du tronc et sa séparation d'avec la tête. On doit même le préférer alors d'autant plus volontiers qu’on a plus de raison de craindre cet accident; non pas qu'il soit redoutable pour lenfant, puisqu'il est déjà mort, mais parce qu'il est plus facile d'extraire la tête quand elle est encore liée au tronc que lorsqu'elle en est séparée.
1872. Ce n'est pas toujours au détroit supérieur que la tête est forcée de s'arrêter dans les accouchemens contre nature où l’on tire l'enfant par les pieds ; quelquefois l'obstacle quila retient ne vient que du détroit inférieur, et la circonstance n’en est que bien plus favorable à l'application du forceps. Si le lieu du bassin où la tête se trouve arrêtée apporte quelques légères différences dans la manière d'employer cet instrument, sa position relativement à ce même lieu en exige de bien plus essentielles, comme on le verra ci-après.
SECTION PREMIÈRE
De Le manière d "employer le forceps quand la tête est retenue par sa base daus la position où l'occiput répond au pubis , et la face au sacrum , et dans celle où l'occiput. est contre ce dernier et la face
vers le pubis
Premier cas 1873. Dans le prémier de ces cas, après avoir ee dégagé lés bras dé l'enfant et les avoir enveloppés RE ème lingedont lé tronc est entouré, on relève la sortie du fetout cotivenablement vérsle ventre de ki femme, ie ét où le fait soutenir par un aide, On insinue les
branches del’instrument sur les côtés du bassin (1 1), avec les mêines soins et de la même manière que dans la première position du sommet de la tête; ayant. égard seulement à la hauteur à laquelle la base dü crâne est arrêtée , pour les enfoncer plus où mois et en bäiséer de même l’extrémité externe: Lorsque ces deux branches sont réunies
et fixées, on opéré l'extraction de la tête, en lui faisant destite une marche différente, seloti Je lieu du bassin qu’elle occupe, et les détroits qu elle doit franchir.
1874. Quand elle ne s’est arrêtée qu’au détroit inférieur, on tire de la main droite sur l’extrémité du Forceps, en la relevant insensiblement à mesure que la face se dégage vers le bas de la vulve , jusqu à ce que le front soit au- -dehors, peñdant qu on soutient le périnée, de l'autre main, pour prévenir sa rupture.
(1) Voyes la treizième planche,
1875. Lorsque la tête est: encore au-dessus du bassin, on porteles branches du forceps plusavant que Far le cas précédent, et on en tient l’extrémité beaucoup plus bas. On saisit ensuite celle-ci de la main droite ,et le milieu de l'instrument de laïgauche ; on déplace la tête et on lui donne une situation presque transversale relativement au détroit supérieur, en tournant, de préférence, l'occiput vers le côté gauche di bassin , comme on le voit sur la quatorzième planche. Si la tête étoit engagée et serrée dans le détroit,il faudroit, avant de la rouler ainsi , l’ébranler un peu et là repousser de quelques lignes. en portant altérnativement l'extrémité du forceps vers l'une et l’autre cuisse de la femme, comme on le remarque au $ 1835. En roulant la tête et en lui donnant la position. transversale qui est. indiquée, il faut baisser de plus en plus le bout de l'instrument et leporter un peu vers la cuissegauche de la femme, C'est également dans cette direction quil faut tirer pour l’entrainer dans l’excavation du bassin; mais aussitôt qu’elle y est parvenue, on la fait rouler denouveau pourramener l'occiput derriere la symphyse du pubis, et continuer de l extraire , comme il est prescritau $ précédent , cest-à-dire en relevant insensiblement l'extrémité du forceps et en tirant à soi.
1876. La personne qui soutient le ( corps de l’enfant, ti est au- dehors, doit . faire suivre tous
que l’accoucheur tourne Porciout vers le côté
fanchs. du. bassin ,.on doit incliner le dos vers laine gauche de la femme , et le remettre en des
sus comme il étoit auparavant , dans le moment où l’on ramène cette même région occipitale derrière la symphyse du pubis. Ces précautions sont également nécessaires dans les positions que nous allons décrire.
Second cas 1877. Lorsque la tête, arrêtée par sa base, pré- “ap io" sente l'occiput au sacrum et la face au pubis, 4&u ceps après lieu de relever le tronc de l’enfant vers le ventre la sortie du de la mère , comme on le voit au $ 1873, il faut Fe le porter en arrière et vers l'une des cuisses de
Ja femme en tournant un peu le dos vers cette cuisse, où un aide le soutiendra entouré d’un linge dont on aura enveloppé également les bras. On introduira les branches du forceps comme dans la position précédente, mais au-dessus et au-devant du corps de l'enfant, en les conduisant du bout de quelques doigts jJusqu’au-delà des côtés de la mâchoire inférieure. On en tiendra l'extrémité un peu plus haut que dans le premier cas, si latète occupe le fond du bassin;et le plus bas possible, sans nuire à l'enfant, lorsqu'elle est arrétée au détroit supérieur (1). Après avoir placé cet instrument convenablement, on procède à l'extraction de la tête de la manière suivante. IH
De la ma 1870. Quand elle est encore au détroit supé-
nièred'extrai- rieur, On l’ébranle un peu, pourla faire remonter re la tête.
(1) Quand la tête est aussi éloignée, si l’on éprouve trop de difficulté à introduire les branches du forceps au-dessus du corps, par rapport à l’impossibilité où l’on est alors de baisser l'extrémité de l'instrument autant qu’on le fait dans la position précédente , il faut essayer de le porter en dessous, en tenant
pr
DES. ACCOUCHEMENS. 209 d’abord et détourner ensuite la face plus aisément de derrière le pubis; ce qui n’est pas difficile , lorsqu'on a la précaution, pendant qu’on la détourne ainsi, de baisser davantage lextrémité de l’instrament et de lincliner un peu vers la cuisse du côté ou on dirige la face, ce que nous faisons de préférence vers le côté gauche. Ayant placé le plus grand diamètre de la base du crâne selon le plus grand du détroit supérieur, on doit tirer sur l'instrument, dans une direction quitendroit à passer obliquement sous la cuisse gauche de la femme, pour entrainer la tête dans l'excavation du bassin, où on fui fait exécuter aussitôt un autre mouvement de rotation, par lequel on ramène la face sous le pubis. S'il faut baisser l’extrémité de l'instrument et l’incliner vers l’une des cuisses de la femme, en même temps qu’on change la position dela tête à l'égard du détroitsupérieur, il faut la relever et la ramener vis-à-vis le pubis, Jorsque dans le dernier temps on ramène la face sous celui-ci.
1879. Pour achever l'extraction de la tête dès qu'on l’a réduite à la position dont il s’agit respectivement au-détroit inférieur, on tient le forceps de la main droite seulement placée à son extrémité, et on applique la gauche contre le péri-
as
l'enfant élevé du côté du ventre de la mère. Mais il en résultera des inconvéniens pour faire suivre à la tête la marche prescrite au 6 1879, inconvéniens qu’on ne préviendra qu’en retirant l'instrument quand la tête sera descendue dans le bassin, et en le remettant comme dans la position transversale que nous décrirons apres celle-ci,
née de la femme, et au-dessous du cou de l'enfant, qu'on soutient alors du bord radial de l'index; de manière que ce soit sur ce doigt que se passe le centre du mouvement que la tête doit décrire en se dégageant, et non pas sur Ja commissure de la
vulve ou la fourchette. On tire à soi de la pre-
mière main, en relevant insensiblement les branches de l'instrument et en les portant alternativement vers l’une et l’autre cuisse de la femme, Jusqu'à ce que toutes les parties de la face et du vertex se soient dégagées successivement de dessous le pubis: car c’est en suivant cette marche que la tête doit sortir dansla position où elle est, pour n'offrir que ses plus petits diamètres à ceux du bassin, comme nous l'avons fait observer en traitant du mécanisme de l'accouchement naturel, dans lequel les pieds présentent les orteils en dessus. FORTE
1880.Si la tête n’étoit retenue que parle détroit. inférieur, à l'instant où l’on est obligéde recourir au forceps, la circonstance n’en seroit que plus avantageuse, tant pour ce qui regarde l'introduction des branches de cetinstrument que pour lextraction de la tête même; et il faudroit se comporter quant à l'un et à l’autre point comme on l'a prescrit aux 1977 et 1879. L'on ne doit essayer de tourner la face vers le sacrum, dans le cas qui fait le sujet de ces mêmes paragraphes, qu'avec les plus grands ménagements.
SECTION IL
:È La manière e d’emploér ie forceps quand la tête est retenue dans une
situation parus après la sortie EU tronc.
1881. C’est ordinairement dans celiedirection Troisième ue la base du crâne s'arrête au détroit supérieur et quatrième quand l enfant vient par les pieds ; et cet accident a ss est à craindre toutes les fois que LÉ distance. du forceps après pubis al añgle-sacro vertébralsetrouve au-dessous à sortie du de trois pouces et demi d’étendue. La position dé Le. la tête, quoique tr ansversale, n est cependant pas toujours exactement la même ; car l OCCIput ré pond quelquefois au CÔté gauche du bassin, et d’autres fois au côté droit : ce qu'iln’est pas inutile deremar quer pour application du forceps courbe, puisque les branches n’en doivent pas être placées de la même manière, dans lun et l'autre cas. Il ne suffit pas de les diriger sur les côtés de la tête a une hauteur convenable, il faut encore les disposer de facon que leur bord concave regarde l’occiput, afin qu on puisse ramener celui-ci sous le pubis dansle dernier moment. Ceseroiticilelieu de retracer ce quenous avons dit des inconvéniens qu'il y auroit de placer une branche de cet instrument sur Ja face, et l’autre sur l occiput, comme cela arriveroit si l on suivoit la méthôde de Smellie et de M. Deleurye ; maisnous renverrons à l’article où nous traitons des positions ! transvers ales du sommet de Ja tête à l’ égard du détroit supérieur,
] 882, Nous ne dissimuler ons cependant pas que
De la mahiere d’opérer dans le troisieme cas.
le procédé de ces auteurs, peu conforme aux préceptes de l’art, est plus facile à exécuter que celui que nous y substituerons, quagt à l'application même du forceps ; mais ce foible avantagenesauroit nous déterminer à le préférer, parce qu'il est bien moinssür pour l’enfant. Puisqu'ilconvientde placérles branches du forceps sur les côtés de la tête, et qu'on ne le fait jamais plus aisément que quand elles peuvent être introduites en même temps vers les côtés du bassin, laccouchenr s'épargneroit quelques difficultés s’il pouvoit, de la main seule, après avoir abaisséles bras de l'enfant, changer la position de la tête et la réduire à la premiere de celles que nous avons décrites, c'est-à dire s'il pouvoit tourner la face vers le sacrum: mais le plus souvent, et même presque toujours, il tenteroit vainement ce déplacement. On se conduira donc de la manieresuivante.
1883. Quand l’occiput répond au côté gauche du bassin, on incline d’abord letronc et les bras de l'enfant, entourés d’un même linge, vers la cuisse de ce côté, où un aide lessoutient pendant qu'on applique le forceps. On introduit en prewier la branche femelle vers le côté droit du bassin, en dirigeant son extrémité au moyen de quelques doigts de la main gauche jusqu’au-delà du menton de l'enfant et un peu sur la joue droite, pourqu'elle ne-s’arrête pas sous la mâchoire, qu’elle ne s'engage pas dans la bouche, ou ne rencontre pas le nez dans son trajet. On plonge cet instrument, dans la même direction, à la hauteur du front de l’enfant; ensuite en le poussant du bout des doigts qui lui ont servi de guide et qu’on
place alors sur son bord postérieur ou convexe, on le fait passer sur le milieu de la face et sur la tempe gauche, pour le conduire sous le pubis ; pendant qu'on baisse de l’autre main, mais insensiblement, son extrémité externe et qu’on tourne directement à l'horizon le bout du crochet qui la termine : comme on le remarque à l’occasion de l’une des positions transversales du sommet de la tête. (J’oyez $ 1825.)
1884. On insinue l'autre branche au-devant du sacrum, et à la même hauteur que la première, ainsi qu'on l’observesur la quatorzième plancheet au 1826. Après cela, on les réunit et on les assujettit convenablement. On tire d’abord le plus : en en-bas possible, jusqu’à ce que la tête ait franchi le détroit supérieur, en observant, à mesure qu'elle descend, d’incliner un peu l’extrémité du forceps vers la cuisse gauche de la femme. Mais. aussitôt qu'elle est parvenue dans le fond du bassin, on ramène l’octiput sous le pubis en relevant le bout de l'instrument et en le portant visa-vis la symphyse pourcontinuer d'opérercomme dans la première position.
18895. On place le forceps de la même manière De là madans la situation transversale de la base du crâne 7, me où le derrière de la tête répond au côté droit du nine bassin ,aveccettediffésence seulementquelabran- cas. che mâle soit sous la symphyse du pubis, et la branche femelle au-devant du sacrum:Oninsinue d’abord la première vers le côté gauche du bassin où se trouve la face. Après l'avoir plongée à la hauteur convenable pour que son extrémité embrasse le front, on la conduitsous la symphyseen
Il. 14
a1@. #3 L'ART
la poussant du boutdes doigtsde la main droite, qui lui ont servi de guide, et qu’on applique alors sur son bord convexe, pendant qu'on baisse insensiblement et autant qu’on le peut son extrémité, en tournant la pointe du crochet en en-bas. On introduit ensuite l'autre branche en montant le long du sacrum. Lorsqu'’elles sont réunies, on saisit l'instrument des deux mains, la gauche étant placée à son extrémité, et la droite au milieu. On tire premièrement en en-bas et en portant un peu la première main vers la cuisse droite de la femme, où l’on adüincliner, avant tout, le corps de l'enfant. Quand la tête a traversé le détroit supérieur, on la roule dans la cavité du bassin, pour ramener l'occiput sous le pubis et achever de l’extraire à l’oraäinaire.
DES ACCOUCHEMENS. o11