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1) Nous doutons qu’il ait existé de ces tumeurs aqueuses assez considérables pour mettre de grands obstacles à l’accouchement, comme il s’en est trouvé au bas du tronc, et qu’on eût été obligé de les ouvrir dans la vue de favoriser l'expulsion ou l'extraction de l'enfant; mais dans tous ces cas; une simple ponction faile avec un. trocart, la pointe des ciseaux ou d’un couteau ordinaire, suffit pour évacuer les eaux,
siége de lépanchement, ne considérant cette — maladie que relativement aux obstacles qu’elle peut mettre à l'accouchement.
De sset 1930. Tous les enfans hydrocéphales ne sont fets relative. pas dans l’impossibilité de naître naturellement j A parce que l'épanchement n’est pas toujours assez
considérable pour s’y opposer. Souvent l’accouchement n’en devient qu'un peu plus long et plus pénible ; la tête, qui ne contient que peu d’eau, étant assez scuple, s’'accommode insensiblement à la filière que lui offre le bassin, quoique bien conformé, et le traverse enfin. Mais il n’en est pas de même quand la collection est telle qu'elle écarte les parois du crâne, et en augmente le volume au point que la tête égale ou surpasse la grosseur de celle d’un adulte; l'accouchement est alors impossible sans les secours de l’art.
Signes de 1991. Il est facile de reconnoitre cette maladie l'hydrocé- à l'état dessutureset des fontanelles : celles-ci surdl passent quelquefois la largeur du creux de la main,
et celles-là l'étendue d'un travers de doigt,et même de deux. Les os du crâne sont en outre beaucoup plus minces et plus souples que dans l’état naturel, surtout vers leurs bords. La tête , qui est molle, se durcit pendant la douleur, comme le fait la poche des eaux avant qu'elle soit ou-
ù verte, et se détend apres cet instant. Ces signes
sont tellement apparens au toucher, qu’ils ne peu-
vent être méconnus, même des jeunes praticiens.
tudiéion | 1092: L'hydropisie du crâne, portée an point que présente d'en augmenter ainsi le volume(1), est une mala-
RE ne RARE GE Mn Une n53
(1) Dans un cas de cette espèce, quatre pintes d’eau, me
die si dangereuse pour l'enfant, qu'aucun prati- lhydrocecien, je pense, ne proposera l'opération césa- pe. si rienne pour le retirer vivant du scin de sa mère; er car ce seroit trop exposer celle-ci, pour un enfant qu’elle auroit la douleur de voir expirer an moment de sa naissance ou peu de temps apres, Il vaut bien mieux donner issue aux eaux, en plongeant la pointe des ciseaux, celle d’un bistouri, d’un trocart, ou d’un couteau ordinaire, dans le trajet d’une suture, ousur une fontanelle, Souent cette ponction suffit pourmettrelafenime dans le cas d’accoucher seule, comme le prouve le fait suivant. di oe 1933. Une infortunée qui depuis deux jours se livroit vainement aux efforts de l'accouchement, accusant sa sage-femme d’ignorance, en fit appeler une autre, de qui elle reçut en effet des secours plus efficaces. Trouvant à l’orifice de la matrice une tumeur molle et flasque,quise dureissoit pendant la douleur, se persuadantque lesmembranes étoient encore entières, que la femme en travail n’avoit rendu que des fausses eaux, cette seconde sage-femme essaya, mais inutilement, d'ouvrir cette poche avec le doigt, y plongea ensuite la pointe desesciseaux,et donnaissue,par cemoyen, aux eaux qu'elle regardoit comme celles de l’amnios, après quoi la tête de l'enfant s’engagea, mais sous une forme tellement extraordinaire, qu’elle fut elle-même déconcertée, et fit demander un accoucheur,quin’eut qu'adissuaderles parens de
sure de Paris, versées dans le crâne de l'enfant, ne le remplissoient encore que très imparfaitement,
Eos
l'enfant de l’idée affligeante qu’ils éprouvoient d’avoir, disaient-ils, engendré un monstre, la femme venant d’accoucher d’un enfant hydrocéphale, dont je conserve le squelette. Les
1954. L'enfant hydrocéphale ne présente pas toujours la tête, et, à moins qu’elle ne se trouve dans le voisinage de l’orifice, quelquefois on est obligé de le retourner et de l’amener parles pieds. Ce n'est alors qu'après la sortie du tronc qu'on reconnoit la maladie, ou du moins que le volume de la tête, augmenté par les eaux , met obstacle à l'accouchement; carles choses se passent à l’érdipaire, Jusqu'à ce qu’elle soit descendue sur le détroit supérieur. Quand elle ne peut le franchir, il convient de l'ouvrir commedans le premier cas; mais on Île fait alors en plongeant l'instrument vers les fontanelles qui sont au bas de la suture lambdoïde, ou dans le trou occipital même, derrière la première vertébre cervicale.
1939. Dans un cas de cette espece, ne se doutant pas encore que l'enfant füt hydrocéphale à l'instant où l’on se permit de faire les premiers efforts pour extraire la tête, apres l’abaissement des bras, on vit l’eau épanchée dans le crâne s’infiltrer dans toute l'habitude du corps avec une promptitude remarquable. Plus de quarante éleves, témoins de ce fait, observérent, comme nous, les progrès rapides de cette infiltration, qui commença par le cou, et s'étendit jusqu'aux pieds. L'enfant étoit mort, et le crâne, aprés Ja sortie de la tête, nous parut avoir contenu au moins une pinte de fluide, mesure de Paris.
Delagros 1996. Une simple ponction, dansle cas d'hydro-
céphale, suffit pour évacuer les eaux, et ramener seur extraorla tête au volume qui convient à sa sortie; mais ous ne : ; A Et: , êle respectiil n’en est pas de même quand le défaut de pro- sement au portion qui s'oppose à l'accouchement dépend de bassin. la mauvaise conformation du bassin. Indépendamment decequ’unesemblable ponction ne sauroit préparer une issue au Cerveau , c'est qu’une tête solide et bien constituée ne peut s’affaisser sur elle-même comme celle qui est hydrocéphale. Si l'indication qui naît du défaut d'amplitude du bassin dans l’un de ces cas est la-même que dans celui où le volume accidentel de la tête rend laccouchement impossible; si cette indication consiste également à diminuer la grosseur de la tête, on doit y procéder bien différemment. Toute espèce d'instrumens, pourvu qu’ils soient aigus, conviennent pour ouvrir le crâne dans le cas d'hydrocéphale, et il faut d'ailleurs peu de dextérité pour s’en bien servir; mais on en a imaginé un grand nombre, soit pour démembrer la tête, soit pour l’extraire, dans l’autre cas, et leur application exige beaucoup de soin. |
1937. La plupart de ces instrumens, connus sous Le nom de tire-tête, tels que celui de Hauriceau, celui de Levret, soit à bascule ou à trois branches (1), le tire-tête à double croix d'un re chirurgien de Toulouse, etc., etc., ne pouvant
(1) La mécanique de cet instrument est assez simple ; IDais, quoique très ingénieux , il n’en est pas plus utile. Le médecin qui a publié que l'énorme complication de cette machine en faisait tout le merveilleux ne le connoissoit sûrement pas.
diminuer suffisamment le volume de la tête, ne conviennent pas mieux que le crochet ordinaire, dans le cas où le bassin esttres difforme. Le crochet est même préférable, mais l’on ne doit s’en servir qu'après avoir préliminairement satisfait à l'indication que présente le vice du bassin, c’està-dire qu'on ait ouvert le crâne pour le vider et donner lieu à son affaissement (1). Bien des, praticiens l’emploient cependant pour préparer cette issue au cerveau, quoiqu'ils n'agissent qu’en déchirant les os, de sorte qu'’ilen résulte des pointes et des aspérités qui peuvent nuire autant aux doigts de l’accoucheur qu'aux parties de la femme. F/on peut se conduire différemment et d'une maniere plus sûre.
1938. Mauriceauseservoit d'une espèce de lance pour ouvrir le crâne de l’enfant; Smellie proposoit des ciseaux fort longs, dont le tranchant, fait à la lime, étoit du côté qui forme le dos des ciseaux ordinaires : cet instrument est préférable à tous les autres. Deventer, avant Srnellie, recommandoit de le faire avec un couteau de table, dont il entouroit la lame, dans presque toute sa longuenr, d'une bandelette de linge fin. Il faut convenir que le choix d’un instrument propre à cet effet n’est pas difficile. Lorsqu'on ne peut se procurer le perce-crâne de $el/lie, si l'instrument qu on trouve sous Ja main est très pointu et bien tranchant, outre la bandelette dont l’entouroit Deventer, il faut adapter à sa pointe une petite
Re
(1) L'on ne sauroit trop répéter que la mort seule de l'enfant peut autoriser à prendre ce parti,
DES ACCOUCHEMENS. 2/1 boule de cire, pour l’introduire plus surement et sans se blesser, jusque sur la tête de l'enfant.
1939. Autant qu'il est possible, il faut ouvrir le re te crane dans l'endroit des sutures , et surtout de la il faut ouvrir sagittale, Une incision cruciale ou angulaire fa- SE voriseroit plus sûrement l’affaissement des Pièces je faire. osseuses qui forment cette cavité qu'une,simple
incision, et seroit par conséquent préférable; mais il n’est pas aisé de la faire de cette manière. La tête n'estjamais disposée plus favorablement pour cette opération que quand elle présente le sommet; êt l'opération est d'autant plus facile, qu’elle est plus engagée et plus serréeentre les os du bassin.
1940. On dirige l'instrument à la faveur de quelques doigts qu'on a préliminairement conduits dans le vagin; on le plonge dans le crâne, après en avoir détaché la petite boule de cire au moyen de l’extrémité de l’un de ces mêmes doists ; et on incise ensuite dans une étendue convenable, en tirant et poussant alternativement de la main qui en tient le manche, comme si l'on scioit, sans dégager entièrement à chaque trait la pointe de l'instrument de l'intérieur du crâne. On prend d'ailleurs les précautions nécessaires pour ne pas se blesser, de même que pour préserver les parties dela femme du tranchant (1). Le crâne étant suffisamment ouvert, on en retire l'instrument et l’on y plonge plusieurs doigts pour évacuer le cerveau. On presse ensuite la tête, de la même main,
tree ae pe me a pra meme
er,
(1) Les ciseaux de Smellie, appelés perce-crâne , font cette incision d’un seul trait, et dispensent de tous ces soins.
pour laffaisser; eton l’entraîne, soitavecles doigts recourbés en dedans, ou le crochet appliqué sur l'occiput.
Du lien 1941. Si On avoit entrepris d'amener l'enfant où il faut ou- bar les pieds , dans les cas où le bassin n'a pas vrir le cräne x à quand l'en: ASS€Z de largeur pour le passage de la tête, il fant vient par faudroit ouvrir le crâne avec le même soin. Mais les pieds. comme l’on ne peut alors porter l'instrument dans
le trajet de la suture sagittale, on incise au milieu du front, sur l’une des branches de la suture coronale, ou dans la direction de la suture lambdoïde ; on tâche de faire une section angulaire , au moyen de laquelle on abaisse et on renverse aisément le sommet de l’occipital ou de l’une des deux parties du coronal, ou bien on les enfonce en dedans, pour préparer une issue plus hbre au cerveau. Ense conduisant ainsi, On s'épargne beaucoup de difficultés, et on prévient souvent ja détroncation de l'enfant.
1942. Toutes les fois qu'on a vidé le crane de l'enfant, il est à propos de faire des injections d’eau tiède dans la matrice , après avoir délivré la femme, pour entrairier les débris du cerveau, | qui pourroient être retenus dans ce viscère ou dans le vagin : mais elles ne sont nécessaires que dans le premier moment,
DES ACCOUCHLMENS. 243
SECTION IIT.
De la rétention dé la tête de l'enfant dans le sein de la femme apres l'arrachement du tronc, et de celle du trone après l’arrachement de la tête.
1943. Il arrive quelquefois dans les accouchemens contre nature où l'enfant vient par les pieds, qu'on arrache ou qu'on sépare le tronc d’avec la tête, et que celle-ci reste dans le sein de la feinme. Si l’homme instruit peut toujours s’épargner le désagrément d’un pareil événement, il ne peut également se flatter de ne Jamais être appelé apres que d’autres auront exercé desemblables manœuvres,et auront donné lieu à cette détroncation.
1944. On prévient l’arrachement du tronc de l'enfant, soit en dirigeant sa tête convenablement, soiten appliquant le forceps, ou en ouvrant le crâne pour donner lieu à son affaissement : cet accident étant la suite de l’omission de l’une ou de plusieurs de ces trois choses.
1945. La mauvaiseconformation du bassin n’est pas toujours la cause éloignée de cet accident, comme on le pense communément. La tête de l’enfant peut s'arrêter à l’un ou l’autre détroit,
De j'arra-
chement tronc.
du
Causes qui
peuvent donner lieu,
quoiqu'ils soient assez larges pour lui donner |
passage si elle étoit bien dirigée. L'observation a souvent prêté son appui à cette vérité, puisqu’en bien des cas il n’a fallu que déplacer la tête séparée du tronc pour procurer à la femme lavantage de s’en délivrer seule, ou d’en être délivrée sans autre secours que celui de la main, Quoique
ee:
dirigée convenablement, la tête n’est cependant pas constamment x l'abri d’être séparéedutronc, si l’accoucheur ne connoît d’autres règles pour l’entrainer que celle de tirer sur ce dernier; surtout sil se fait aider par des mains peu exercées, ou des personnes étrangères à l’art, commeon le voit dans quelquesunes des observationsde Delamotte.Quelquefois ses dimensions surpassent tellement celles du bassin, qu’elle ne peut en aucune maniere le traverser surtout si les os sont assez solides et les sutures assez serrées pour qu'elle ne puisse s’affaisser et se mouler à cette espèce de filière.
1946. La putréfaction excessive de l'enfant est encore une des causes prédisposantes à sa détroncation, pour peu que le bassin de la mère soit resserré : mais dans tous les cas ,,ce sont les efforts peu ménagés que l’accoucheur exerce sur le tronc qui en sont les causes immédiates ou effcientes.
1947. Tous les acoucheurs n’ont pas regardé cet accident comme une chose fâcheuse, et qui méritât beaucoup d'attention, puisque quelques uns au contraire y ont donné lieu dans l'espoir d'y trouver des avantages. Srmellie, qui connoissoit mieux que personne de son temps les difficultés et les ressources de notre art, conseilloit de trancher le con de l'enfant au moyen du bistouri, ou des ciseaux, afin d'écarter le tronc, de faire ensuite rouler la tête sur le détroit du bassin, d'y ramener le vertex et d'ouvrir plus facilement le crâne (1). Cette conduitene peut paroître répréhensible qu'à ceux qui feignent d'ignorer que la
(1) Voyez Smellie, trad. française, tom. T, pag. 583.
mort du fœtus précède toujours l'instant de son décollement, et qu'il faut bien moins d'efforts pour le priver de la vie, qûe pour en arracher le tronc etle séparer de la tête.
1948. Tous n’ont pas considéré non plus cet événement sous le même point de vue curatif; les uns ayant pensé qu'on ne pouvoit trop promptement extraire la tête après sa séparation du tronc, et les autres qu’on devoit en abandonner constamment l'expulsion aux efforts de la nature : mais l'erreur paroît avoir été le partage de ceux-ci et de ceux-là. La conduite qu’il faut tenir doit être différente selon la nature des circonstances. Il n’y auroit pas moins d’inconvéniens à commettre l’expulsion de la tête aux soins de la nature indistinctement dans tous les cas, s’ilen est où on doive le faire, qu’à procédersans délai à son extraction. A combien d’écueils, par exemple, n’exposeroit-on pas la femme en abandonnant ainsi l’expulsion d'une tête enclavée et fixée selon sa lôngueur dans le détroitsupérieur; et bien plus encore celle dont le volume surpasse tellement la largeur de ce détroit, qu'elle n'a pu s’y engager quoique dirigée de la manière la plus favorable, et tirée par des forces suffisantes pour en séparer le tronc? Comment la nature pourra-t-elle s’en délivrer, chez une femme excédée de lassitude et épuisée par les efforts qui ont précété la détroncation de l'enfant? Nous connoissons les ressources de Ja nature, diront sans doute les partisans de l'opinion quenous combattons; la putréfaction viendra à son secours, elle emploiera ce moyen pour relâcher l'union des os du crâne, pour la détruire même et les séparer:
après quoi elle s’en délivrera en détail, comine on l’a observé chez plusieurs femmes, si la tête, affaissée ou amollie, ne peut encore traverser le bassin. Mais il seroit peu convenable de prendre de serm-blables exemples pour règles, dans le cas dontil s’agit: car pour une femme qui a échappé à tous les dangers qui naissent de la putréfaction et du long séjour de la tête , et dont on a eu le soin de nous transmettre l’histoire, un grand nombre d’autres, victimes de l’ignorance ou de la crédulité des personnes en qui elles avoient placé leur confiance , ont été ensevelies avec les tristes débris de leurs enfans.
Casoùlana- 1949. Il seroit permis, toutau plus, d’abandonae ner expulsion de la tête aux efforts de la nature te dansle casoùses dimensions sont assez inférieures
à celles du bassin pour qu'ellele traverse aisément, si on pouvoit en avoir la certitude. Mais comme on ne peut connoitre ce rapport favorable qu'en portant uné main dans le sein de la femme, si ce: n’est à l’occasion d’un äccouchement au terme de sept à huit mois, chez celle dont le bassin est bien conformé, pourquoi ne la délivreroit-on pas, puisqu'on peut alors le faireavecune main seule et sans beaucoupdedifficultés? Lanaturetrouvebien plus d’obstacle à expulser une tête séparée du tronc, toutes chosesétant d’ailleurs égales, quand ellen’est pas profondémentengagée dansle bassin, qu’à se délivrer de celle qui y est encore attachée; parce que, roulant en quelque sorte sur le détroit supérieur, elle y prend une situation différente selon l’espèce de frottement qu’elle éprouve, et bien rarement celle qui seroit la plus favorable à
sa sortie. L’on ne devroit donc pas se dispenser d'introduire une main dans le sein de la femme, soit pour s'assurer du volume de la tête qui y est retenue, soit pour la diriger convenablement dans les différens temps de sa sortie, si on l’abandonnoit aux efforts de la nature. Nous sommes en outre dans l'opinion qu’il faut constamment épargner à la femme ce travail douloureux, souvent fort long, et quelquefois dangereux, et qu'on doit extraire la tête.
1950. Quand son volume n'excède pas l'étendue
des ouvertures du bassin, sa séparation du tronc n'ayant d’autres causes que les efforts mal combinés qu’on a exercés sur celui-ci, la main suffit pour en faire l'extraction. On examine d'abord si la plus grande longueur du crâne est placée selon le plus grand diametre du détroit supérieur, et on la dirige ainsi quand ce rapport n'existe pas. On accroche ensuite la tête au moyen de deux doigts qu'oninsinuedans la bouche, etdu pouce placé audessous du menton,ousur la partie postérieuredu cou dontil reste presque toujours une portion. On tire à soi et selon l’axe du bassin, jusqu'à ce que la tête ait franchi le détroit supérieur, pendant que la femme pousse fortement en en-bas, Quand elle est descendue dans l’excavation du bassin, on tourne la face en dessous, et l’on continue de tirer sur la mâchoire inférieure, mais en relevant un peu la main pour amener le menton à la vulve, et la dégager entièrement. Si la mâchoire inférieure avoit été arrachée, il faudroit se servir d’un crochet, qu’on implanteroit alors sur le haut du front, PnyezS 1994.
De la manière d'opérer dans ce CASe
Des cas qui sont du ressort de l’art.
Moyens dont ou a tenté l’application dans tous ces cas.
191. Si la nature trouve encore quelque ressource en elle; si elle peut, à la rigueur, se délivrer seule dans le cas dont nous venons de parler, il n’en est pas de même dans celui où il existeun défaut de proportion considérable entre les dimensions de la tête et celles du bassin. La femme alors n’a véritablement deressources certaines que dans les secours de l’art et l'application des instrumens. On l'exposeroit à une mort presque inévitable, si on abandonnoit l’expulsion de la tête aux soins de la nature, puisqu'elle ne peut s'en délivrer que par l'effet de la putréfaction, et que celle-ci est une source féconde d’accidens. Ge cas est donc évidemment du ressort de l'art; il nous offre les mêmes indications que si la tête étoit encore attachée au tronc; mais il est plus difficile de les bien remplir.
1952. Diversessortes d’instrumens ont élé proposés pour extraire la tête de l’enfant apres l'arrachement du tronc, et l’on s'est à peine occupé des moyens de prévenir cette détroncatiïon : ce qui auroit été cependant bien plus facile. Les uns ont conseillé l'usage des crochets, et d’autres celui du lacs appliqué sur la mâchoire inférieure. Ceux-ci ontinventé destire-têtes particuliers , des espèces de bourses ou de frondes, et ceux-là n'ont recommandé que l'application du forceps. Si ces divers moyens ont réussi quelquefois, le défaut de pro: portion qui existoit entre les dimensions du bassin et celle de la tête étoit sans doute de bien peu de chose, puisqu'aucun d'eux, si ce n’est le forceps,
ne tend directement à diminuer la grosseur de
cette derniere. L’affaissement que produit le for-
DES AC COUCHEMENS, 249
ceps est d’ailleurs, comme on le sait, très borné; et l'application, dans le cas dont il s’agit, en est si difficile, qu’on doit craindre de le porter vingt fois inutilement, avant de saisir la tête comme il convient, à moins qu’elle nesoit déjà dans l’excavation du bassin. Nous ne croyons même cet instrument recommandable qu’autant qu'elle est parvenuedans celieu,ouqu’elleestfortementengagée selon salongueur,etqueses dimensionssurpassent de peu de chose celles des détroits. Il est absolumentnécessaire d'ouvrir le crâne et d’en évacuer le cerveau toutes les fois qu'elle est entièrement audessus du bassin, et que son volume relativement à cette cavité est tel qu’elle ne peut s'y engager. 1953. Quelques praticiens, d’après Cefse, ont
De la ma-
prescrit de faire comprimer le ventre de la femme mière d'ouvrir
d'extraire
fixer la tét l'entrée du bassi: lanti
pour fixer la tête sur l'entrée du bassin, pendant ;; tête sépa- . . À 9 Q L4 #
qu’ou ouvriroit le crâne; d’autres ont conseillé , rée du trone,
dans les mêmes vues, d'appliquer un lacs sur la mâchoire inférieure, ou de placer un crochet sur toute autre partie. Ces derniers instrumens nous paraissent inutiles, et la compression du ventre dangereuse. L’accoucheur peut y suppléer parfaitement, de la main qu'il introduira dans la matrice pour diriger les instrumens destinés à ouvrir le crâne. Il commencera d'abord par amener le sommet de la tête au détroit supérieur, dans une situation transversale, et il la fixera dans cetétaten recourbantles doigts au-dessus dela base du crâne, l'extrémité du pouce étant appliquée sur la fontanelle antérieure, Il conduira ensuite le long de la face palmaire de ce même doigt linstrament qu'il tiendra de l’autre main, etilen dirigera la pointe,
De la séparation de la tête d’avec le tronc.
armée ou non d’une petite boule de cire, sur le trajet de la suture où elle doit pénétrer, pour ouvrir la tête, comme il est dit au $ 1940. Après en avoir retiré cet instrument, il plongera plusieurs doigts dans le crâne pour en faire sortir le cerveau, et il affaissera cette boite osseuse, pour l’entrainer avec ces mêmes doigts; on bien à leur défaut, au moyen d’un crochet placé convenablement sur l’occiput ôu sur le front.
1954. Si cette opération est absolument nécessaire dans le cas où la grosseur de la tête est telle que ses dimensions surpassent de beaucoup celles du bassin , et s’il est plus à propos dans tous les autres d'extraire la tête, que de confier à la nature le soin de s’en délivrer, souvent l’on est obligé de. temporiser et de satisfaire préalablement aux indications pressantes que nous offre l'état inflammatoire de la matrice, celui de son col, etc. etc.
1995. Si le tronc peut se séparer de la tête dans les accouchemens contre nature où l’on amene l'enfant par les pieds, on peut de même, dans ceux où Ja tête se présente la première, la séparer du tronc, et laisser ce dernier dans le sein de la femme. L’oubli de quelques uns des principes fondamentaux de l’art, la putréfaction de l’enfant, et le volume surnaturel du trone, soit qu’il provienne de sa conformation monstrueuse ou d’un épanchement considérable d’eau dans lune de ses capacités, sont autant de causes qui disposent à cet accident. j
1996. Il est toujours bien plus facile d’extraire le tronc après l’arrachement de la tête, que de délivrer la femme de celle-ci quand le tronc en a
été arraché. Quelquefois il suffit de changer la direction des épaules-pour lentrainer facilement, soit au moyen des lacs ou des crochetsmousses placés sous les aisselles, ou bien à la faveur d’un crochet ordinaire implanté sur le haut de la poitrine ou du dos: il paroît que Levretn’avoit d’abord proposé son crochet à gaine que pour ce cas. Quand les épaules sont encore au-dessus du détroit supérieur, on peut dégager Îes bras de l'enfant et appliquer les lacs sur les poignets, dans les vues de tirer d’une main pour extraire le tronc, pendant que de l’autre introduite dans le vagin, on maintiendra la portion du cou, s’il en reste assez, dans la direction de ces mêmes extrémités. Quelquefois au lieu de dégager les bras, il vaudroit mieux retourner le tronc et l’extraire par les pieds.
SECTION IV
De plusieurs autres cas où il faut employer des instrumens tranchans sur l'enfant.
1957. Lorsque la poitrine, ou le bas-ventre, contient assez d’eau pour rendre les premiers efforts de l’art infructueux , il faut donner issue au fluide épanché, en ouvrant la cavité qui le renferme, soit au moyen d’un crochet ou de tout autre instrument propre à cet effet. Il faut au contraire démembrer le tronc quand sa conformation monstrueuse s'oppose à sa sortie, comme on le remarquera aux $$ suivans. :
1958. L'hydropisie de poitrine et celle du bas- pe r'hydro< ventre sont excessivement rares chez le fœtns, et pisie de pois
| 299 L'ART rine et du il est bien plus rare encore de voir cette hydrobas-ventre. bisie portée au point de rendre l'accouchement impossible sans les secours de l’art. Elle ne trouble presque jamais l’ordre naturel de cette fonction, quoiqu'on trouve dans presque tous les auteurs des préceptes relatifs à la manière de lopérer dans ces sortes de cas.
Desmoyens 1909. Il est extrêmement difficile de s'assurer de sassurer de l’existence de cette maladie, quand l'enfant . eo: vient en présentant la tête, Si l’on est en droit de dropisie. présumer qu'il est hydropique, lorsque cette partie,çquoique d’un volumemédiocre,cessed’avancer malgré les efforts de la femme, on ne le reconnoit évidemment qu'en introduisant la main jusque sur le siége de l’épanchement; ce qui n’est pas facile alors, parce que la tête, qui remplit le passage , s'oppose à ces recherches, surtout quand c'est un hydrothorax. Il n’en est pas tout-à-fait de même dans le cas où l'enfant présente les pieds ; comme ils sont à peine sortis que les difficultés commencent à se manifester, on peut insinuer la main le long des cuisses pour juger‘“de la nature de l'obstacle. L’ascite se reconnoît au volume, à la tension du ventre, et à la fluctuation ; et l’hydropisie de poitrine à la grande surface de cellec1, et à l’écartement des côtes. .
Indications 1900. Etant bien reconnues, l'indication relaque présente tive à l'accouchement consiste à donner issue aux ni eaux, en ouvrant le bas-ventre ou la poitrine, Le
pharyngotome, des ciseaux fort allongés, la pointe du crochet, un couteau ordinaire, et surtout celui que quelques uns ont proposé pour ouvrir le crâne, sont également propres à remplir les vues
DES ACCOUCHEMENS, 209 de l’accoucheur. Levret préféroit dans le cas d'ascite, de déchirer les tégumens du ventre avec le doigt, à l'endroit de l'anneau ombilical: mais on réussit bien plus difficilement par ce procédé, qu'au moyen des instrumens indiqués.
1961. Une très petite incision suffit, et l'on ne doit en faire une plus grande qu'autant qu'on a la certitude de la mort de l'enfant. Le lieu où on doit la faire est indifférent, dans ce dernier cas; et ce n’est que quand l'enfant est vivant, qu'on doit préférer celui d'élection pour la paracentèse ordipaire. Dans l'hydrothorax,on plonge l'instrument dans l'intervalle des côtes; on place ensuite deux doigts écartés sur les côtés de lincision, pour comprimer la poitrine et le bas-ventre, et favoriser l'écoulement des eaux, qui pourroient encore, sans cette précaution, trouver quelques obstacles à leur issue, parce que les parties voisines, contre lesquelles s'applique immédiatement la surface de l'enfant, peuvent boucher l'ouverture.
1962. Les vices de conformation que lenfant peutoffriren naissant sont en très grand nombre: mais ils ne méritent pas tous également le nom de monstruosités, et n'apportent pas les mêmes obstacles à l'accouchement. Ceux qui consistent dans le défaut de certaines parties essentielles, comme : Ja tête ou l’un des membres, sembleroient plutôt devoir le favoriser que le rendre plus difficile : mais il n'en est pas de même des conformations extraordinairés où l’on remarque plusieurs têtes entées sur un même tronc; deux troncs attachés à la même tête; ou dans lesquelles les juineaux sont unis, soit par les tégumens seulement, soit
Des monstruasites de l'enfant,
Ressources de Jä nature en pareil cas,
254 ALART par d'autres parties, de sorte qu'ils paroïissent ne former qu’un tout, comme il s'en est rencontré quelquefois. :
1963. Il n’est pas de notre objet de rechercher la cause de ces phénomènes surprenans; nous laisserons aux physiciens plus éclairés que nous à décider s'ils dépendent du trouble de l’imagination de la mère, ou s'ils proviennent de toute autre cause, pour nous occuper de ce qu’ils présentent de relatif à l'accouchement.
1904. Sil’accouchement a pu s’opérer quelquefois parlesseuisefforts dela nature malgréunecon:formation aussi singuliéreetaussi monstrueuse (1), ces exemples, loin de nous éclairer sur les règles qu'il faudroit suivre en pareils cas, ne font que jeter plus d'incertitude sur le parti que nous devons prendre: ce sont des circonstances où l'ignorant semble triompher, tandis que Fhomme in-
(1) En 1763, une femme de la ville d'Amiens accoucha très naturellement, et sans autre secours que ceux d’une sage-femme voisine, d’un enfant vivant qui avoit deux têtes, doux troncs, et six ou sept extrémités, tant supérieures qu’inférieures, Chaque tête étoit à peu près d’un volume naturel, et le corps du second enfant paroissoit assis sur le bras gauche du premier, Nous ferons remarquer, en faveur de l’opinion de ceux qui attribuent ces effets à la force de l'imagination de la mère, 4 que cette femme avoit passé presque tout le temps de sa grossesse aux pieds d’une Vierge située dans un des cimetières de la ville, sacrifiant toutes ses affaires domestiques à l’amour qu’elle avoit conçu pour cette statue en devenant grosse. Trois autres enfans, d’une conformation assez semblable, sont nés tout aussi naturellement dans le temps où nous nous occupions de la premiere édition de cet ouvrage; l’un à Paris , l’autre dans un village voisin , et le troisième en Bretagne,
DÉS ACCOUCHEMENS. 299 struit n'ose rien proposer. Si l'observation, d'un côté, nous apprend que les femines se sont trou- -vées assez heureusement constituées pour se délivrer seules d’un enfant qui avoit deux têtes ou deux troncs, de l’aütre, elle nous avertit également que les secours de l’art ont été quelquefois nécessaires, et même indispensables (1). :
1965. L'on ne peut reconnoitre ces sortes de Des moyens monstruosités qu'en portantune main dans la ma- de reconnoitrice; encore doit-il être difficile de distinguer ose. au juste ce qu’elles sont, par rapport à Ïa Ma- avant la sornière dont l'enfant est replié sur lui-même , et à ne de lenla confusion dans laquelle tous ses membres se ne
résentent aux doigts.
1966: Il est impossible que les deux têtes d’un enfant ainsi conformé s'engagent en même temps, quand elles se présentent en premier lieu; soit que l'accouchement s'opère naturellement ou non, l’une d’elles se renverse toujours surle tronc, tan-
* dis que l’autre descend. La même chose arrive à l'égard des extrémitésinférieures lorsqu’onamène l'enfant par les pieds, à moins qu'on n'ait soin de les dégager toutes: mais lon ne peut empècher les deux têtes, dans cette dernière circonstance, de se présenter et de s’engager ensemble, ce qui doit rendre leur sortie extrêmement difficile.
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(1) Quelques papiers publics ont fait mention, dans le temps où l’on s’occupoit le plus de la section du pubis, d'une opération césarienne pratiquée récemment alors ei avec succès par M. Zimmermann, chirurgien-major du régiment de Sterburi , pour délivrer la comtesse de Chercy d’un enfant qui avoit trois têtes, Nous ne garantissons pas la vérité de ce fait.
Indications que présentent ces sortes de monstruosites.
256 L'ART Dans tous les cas, le bassin de la mere doit être excessivement grand, pour qu'elle puisse accoucher par la voie naturelle, sans qu’on mutile l'enfant. | |
1967. Il seroit bien essentiel qu’on püt distinguer de bonne heure les cas de cette espèce ou la nature peut se passer des secours de l’art, de ceux où ces mêmes secours sont indispensables, afin de ne pas l’exposer à de vains efforts dans ces derniers, et de la laisser agir dans les autres. Mais il n'est pas moins difficile de reconnoiître alors les bornes de son pouvoir, que de fixer le choix de la méthode qu’il convient d'employer quand elle ne peut opérer l'accouchement. |
1968. Lorsqu'on réfléchit sur la difficulté de démembrer dans le sein dela femme un enfant aussi mal conformé et anssi monstrueux que ceux dont il s’agit, indépendamment du danger qui peut en résulter pour la femme même, l’on est fort en
peine de décider si une pareille conduite est pré-
férable à l'opération césarienne. Est-il permis d’ailleurs de suivre ce parti quand l'enfant est vivant? Pour être monstrueusement conformé, n’a-t-il aucun droit à la vie? et les lois nous autorisentelles à l'en priver, pour épargner à sa mère une opération qui ne nous paroît, pour elle, ni plus douloureuse ni plus dangereuse que celle par laquelle on prétendroit mettre ses Jours à couvert? Sinous connoissionslhistoiredetoutesles femmes quiontété soumises à l'opération césarienne, etde celles dont on a démembréles enfans avec les crochets où autres instrumens de cette espèce, peutètre y remarquerions-nous que la mort, dans un
DES ACCOUCHEMENS, 25’ pareïlnombre,en amoinsépargné de ces dernières que des autres. Mais chacun n’a compté que ses succes , et paroit avoir jeté le voile sur le reste.
1969 .Si l'on avoit quelque certitude de la mort de l'enfant ainsi conformé, et si l’on entrevoyoit clairement la possibilité d'en séparer les parties excédantes sans nuire dangereusement à la mère, il faudroit néaumoins préférer cette ressource à l'opération césarienne. Il faudroit encore y avoir recours, si deux Jumeaux, quoique vivans, n'étoient unis que par une portion de leurs tégumens; à moins que ce ne füt par le haut de la tête seulement, comme on en voit dans les tables d'Ambroise Paré; parce qu’on ne peut alors les extrairé du sein de leur mère sans les séparer, et pratiquer cette opération plus sûrement après leur naissance.
1970. On doit compter parmi les monstruosités observation. de l'enfant, relativement à l'accouchement, les tumeurs volumineuses qu'il apporte quelquefois en naïîssant. J'en ai vu une dont lesdimensions surpassoient de beaucoupcelles de la tête du fœtus à terme; ayant cinq pouces de longueur, et quatre pouces d'épaisseur en tous sens. Elle étoit placée au bas du tronc, et pendoit entre les cuisses, Sa nature étoit fongueuse et stéatomateuse : sa surface, garnie d’un très grandnombrede veines, présentoit le même aspect que la surface du cerveau recouverte de la pie-mére, tant la peau en étoit devenue minceettransparente. La tête traversa sans beaucoup de difficultés le canal du bassin; mais j'en éprouvai de grandes à extraire le tronc, et, malgré tous mes soins , l'enfant périt au passage.
N'ayant plus rien alors à ménager de son côté, je proportionnai mes efforts à la résistance que Jj'éprouvois; les tégumens de la tumeur se déchirérent, elle s’allongea et s’accommoda à la forme du bassin.
1971. On trouve l'exemple d’un cas assez semblablie dans l'ouvrage de Peu (1), et un autre m'a été communiqué depuis par M. Charmnbellant, accoucheur à Rochefort. Nous avons rencontré deux autres tumeurs à peu près de la même grosseur, situées également au bas du tronc, mais elles ne contenoient que de l’eau, et M. Péet,notre confrère, fit voir à l’Académie de chirurgie, en 1787, un enfant qui en portoit une bien plus grosse encore, qu'il fallut ouvrir pour achever d'extraire cet enfant; il en évalua le diametre à un pied. Elle étoit formée de deux lobes en en-bas, dont l’un étoit plus petit que l’autre. Le kyste, recouvert de tégumens, distendu et desséché à l'instant où j'ai fait dessiner cette tumeur, présentoit encore les dimensions suivantes : sa largeur d’une cuisse à l’autre, et au-dessus sa division en deux lobes, étoit de neuf pouces et demi, et sa hauteur de sept pouces et demi; la largeur du grand lobe, et son épaisseur de devant en arriere, de cinq pouces huit lignes; la largeur et l'épaisseur du petit lobe, quatre pouces et demi.
(1) Peu, Pratique des accouchemens, p. 460.
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