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(1) Voyez la thèse de ce médecin, soutenue aëx écoles d’Angers en 1993
peuvent se dilater, mais encore qu'elles jeuvent être coupées sûrement. Sientn natura os5a capilis non perfecerit in utero, neque suturas ullas his ef- Jfinxerit, ut deflexis ossibus et ut cumque compresso capite fœtus in enixu facilius expellantur utero, exeantque foras : quanto magts in dilatandis malernis ossibus sagax et provida eadem erit, contra eorum opinionem qui ista ossa dilaturinegant. Prwterea tgnobiliores partes nobilioribus semper ministrant el obsequuntur, nec non COntinentes seu externæ,nontantüm délatari,sedetiam seCcari tutÙ possunt,ut AAA) succurrqlur, Ut Galenus ait. At nemo sanè est mediocriter in Médicind versalus, qui non noverit pueros in utero contentos multà nobriliores esse maternis ossibus, pelvim, ut vulgo loquimur, constituentibus (1). 2022. Si on entrevoit dans ce passage l’idée de la section du pubis, l’on ne peut refuser au médecin de Paris de lavoir mise au grand jour, et d'avoir exécuté ce projet le premier (2), Presque le seul défenseur de cette nouvelle opération avant 1777, le succès qu’il en obtint alors sur la femme Souchot lui valut un grand nombre de partisans (3) qui là pratiquèrent ensuite, pour
| (1) SEvER. Pineau, cap, X, Opuscul. et Physiolog, et Anatom., lib, IT.
(2) M. Alph. le Roy, D.-M. P., a cependant publié qu’un médecin français avoit pratiquée à Varsovie dans le xvric siècle, ( Voyez sa brochure intitulée : £xamen de l'Art des accouchemens de M. B., ext. de la Gazette de Santé, année 1781.)
(3) Nulle découverte dans l'art de guérir n'a été accueillie
ainsi dire comme à l’envi les uns des autres, mais la plupart avec un succès si différent que M. 5igault s’'apercut bientôt, et éprouva lui-même, combien cette ressource étoit peu certaine pour l'enfant et pour la mère quand le bassin est tres difforme (1).
2093. M. Sigault n’avoit proposé cette opération que pour les cas extrêmement rares où la mauvaise conformation du bassin ne laissoit d’autres ressources que l'opération césarienne; mais ayant franchi, pour ainsi dire, dès le premier pas, les bornes étroites dans lesquelles il avoit circonscrite, ses partisans ne lui en assignérent aucunes, et on le vit, ainsi qu'eux, la pratiquer sur des femmes qui étoient accouchées précédemment par les seuls efforts de la nature, et sur bien
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plus universellement que la section du pubis; elle eut presque autant de partisans qu’il y avoit alors d'individus dans la société, même étrangers à la médecine, parce qu'elle intéressoit ce que nous avons tous de plus cher, Un grand nombre de médecins et de chirurgiens , tant en France qu'ailleurs, se déclarèrent en faveur de cette opération; à peine l'eut-on pratiquée une seule fois, avant même qu’on süt bien quel en seroit l'événement, que l'Europe entière retentit du nom de son auteur, que la Faculté de Paris fit frapper une médaille en son honneur, et que le gouvernement lui accorda une pension, ainsi qu'à la femme qui venoit d’être opérée. D'un côté de la médaille est l'effigie du doyen de cette Faculté, et de lantre l'inscription suivante : Sectio symphis. os. pub. lucina nova, ann, 1768, invenit, proposuit, 17717; fecit feliciter. J.-R. Sigault, D.-M. P. Juvit Alph. le Roy, D.-M. P.
(x) Voyez les observations de l'auteur, que nous rapporterons succinctement dans la suite de cet article.
d’autres qui l'ont fait depuis. Les-uns la substituérent à la patience dont ils auraient dû s’armer, etlesautres à l'application méthodique des doigts; ceux-ci à l'extraction de l'enfant par les pieds, et ceux-là à l'usage du forceps ou des crochets. Tous, dés lors, ne virent que de grandes difficultés à l'accouchement, et de moyens de les vaincre que dans la section du pubis; de sorte qu'on la fit plus de fois dans l’espace de quatre à cinq années, qu'on avoit fait la césarienne dans le cours de vingt à vingt-cinq, et peut-être même. d’un demi-siècle. Pendant ce trop long instant de délire, il sembloit que l’art des accouchemens se réduisit à la dextérité nécessaire pour bien exécuter cette opération; encore osa-t-on publier qu'elle étoit peu de chose en elle-même, et que le traitement à sa suite faisoit tout.
2024. Quoique le temps eût opéré ce que n’avoient pu faire les écrits multipliés qui ont paru dés les premiers momens, contre cette opération, quoiqu'on la pratique beaucoup plus rarement depuis quela vérité s’est faitentendreau mépris de Ja prévention,nousnousenoccuperonscependant, et nous ajouterons même à ce que nous avons déjà dit dans nos premières éditions, parce que le nombre de ses partisans nous paroiït encore très grand, et que la plupart ne sont pas assez instruits, et ne peuvent acquérir la connoissance des faits les plus propres à dissiper leur erreur, ou à leur inspirer ati moins la méfiance qui sembloit retenir M. Sigault dans les dernières années de sa vie (1).
(1) La confiance de M, Sivault dans ce nouveau procédé L 1
2025. Nous suivrons la même voie d'analyse a
que dans la première de ces éditions, quoiqu’on puisse rassembler aujourd'hui PT d'observa-
tions pour étayer son Jugement sur cettenouvelle "=
opération. Le but que se proposoit son auteur
étant d’ atigmenter la capacité du bassin, dans tous" les cas de mauvaise conformation, au point de le“ rendre d'un libre acces au fœtus, et spécialement
dans la circonstance ou l'opération césarienne
étoit indiquée exclusivement, nous nous attache-. rons d'abord à faire connoître ? ampliation qu "en!
reçoit ce canal, d’ après des expériences multi-
plices sur le cadavre: nous examinerons ensuite M si le résultat des nombreuses observations que nous avons recueillies, est différent de celui que ces expériences annoncoient; enfin, si la section M du pubis , non seulement procure momentané-
ment au bassin le degré d'ouverture nécessaire à l'accouchement, mais encore si l'exécution en
est aussi facile, etsiles suites en sont aussi simples
qu'on l'a publié.
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étoit tellement diminuée dans ces derniers temps, qu’il se re-w fusoit à la tenter lorsque le bassin ne lui offroit pas au moins”
deux pouces et demi de petit diamètre dans son entrée. Nous l'avons vu proposer l'opération césarienne chez une femme # pour laquelle il nous appela en consultation , et que nous opé=!
rämes en sa présence au mois de juillet 1785 ; et peu de jours avant sa mort, chez une autre, dont le re avoit au moins!
deux pouces : demi, et qui He is cependant naturellement”
d’un enfant privé de la vie. {Voyez d’ailleurs son observation.
concernant la femme Fespres. }
SECTION PREMIÈRE
Des expériences qui annomcoient le degré d'ouverture que la section de là symphyse des os pubis devoit procurer au bassin, et les accidens qui devoient suivre cette opération sur la femme vivante,
2026. Les écrits se sont tellement multipliés à l'occasion de la section du pubis, dès les premieres années, soit pour la recommander ; soit pour la détetidre. qu'ils composent plusieurs volumes, et qu'il semble qu'on ne sauroitriendirede plus que ce qu'ils renferment. Nous avions essayé, dans une thèse ntsens aux écoles de chirurgie en 1776, de détruire l'opinion avantageuse qu’en avoient déjà quelques personnes dans un temps où son auteur n’avoit encore osé la pratiquer 43: Apres avoir combattu le sentiment des anciens, adopté par la plupart des modernes, sur l’écartement spontané des os du bassin dans l’acconchement soit: naturel ou contre nature ,’et avoir démontré l'inutilité de cet écartement chez les femines bien conformées , son insuffisance chez celles dont le bassin est vicié, et ses inconvéniens dans les unes et danslesautres, nous nous sommes attaché surtout à prouver que celui qu’on obtien-
(1) Cette thèse a pour titre : 47 in partu, pr'opter angustiam pelvis, impossibili, symphysis ossium pubis secanda ? Elle est du 5 novembre 1776, onze mois avant qu’on ne souit la femme Souchot à cette nouvelle opération,
. Ecartement qu'on dit pouvoir obtenir après la division de Ja symphyse.
droit dela section de la symphyse du pubis, quoique beaucoup plus grand, et que M. Sigault sembloit alors n’évaluer encore qu’à douze ou quinze lignes au plus, ne pourroit rendre le bassin assez spacieux pour le passage de l'enfant, quand sa « mauvaise conformation exigeoit: exclusivement « l'opération césarienne.
2027. Nousn'avonsétabliaucun parallele entre ces.deux opérations considérées du côté de leurs accidens, parce que l'observation n’avoit pas encore fait connoiïtre ceux dont la section du pubis « seroit susceptible. Nous avons penséqu'il suffiroit de faire voir que cette nouvelle méthode ne pourroit ouvrir une voie suffisante et assez libre pour mettre la vie de l'enfant en sûreté, et que de tous les accidens qui paroissoient devoir lasuivre celuici étoit le plus grand , puisque le but qu'on se proposoit étoit de conserver l'enfant, en épargnant les jours de la mere. L'expérience n'a pas tardé à confirmer notre jugement, chaque essai qu'on a fait de cette méthode ayant pour ainsi dire manqué ce but.
20928. M. S'gault ignoroit encore, à l'instant où il opéra la femme Souchot, de combien les os pubis pouvoient s’écarter après la section de leur symphyse ; rien ne prouve au moins qu'il en füts alors instruit; quelques essais sur le cadavre, avant qu'il soutint sa thèse aux écoles de médecine d'Angers, ne lui ayant montré qu’un écartement d’un pouce et quelques lignes (1). Comme
(1) Quo facto, dit-il (Symphyse sect), ossa pubis subit
il avoit établi sur ce foible produit tous les avantages de sa nouvelle méthode et Ja préférence qu'elle lui paroissoit mériter sur l'opération césarienne, nous avons borné l’écartement au même point dans nos premières expériences, et ce fut également d’après le peu d’accroissement qu’en reçurent des diamètres du bassin que nous nous prononçämes contre cette nouvelle opération, et que nous conclümes qu’elle ne pouvoit être substituée à la première. é 2029. On à publié depuis qu’on en obtiendroit constamment , sans efforts et sans danger , un écartement de deux pouces et demi, et c’est à ce terme même qu'on a dit l'avoir porté sur la plupart des femmes à qui l’on a tranché la sym physe du pubis. M. Z/phonse le Roi, qui avoit annoncé ce degré d'écartement , a soutenu peu de temps après qu'il Pavoit porté à six lignes au-delà, sur deux femmes qu’il venoit d’opéreravecsuccès (1). Mais de nouvelles expériences, dont le résultat n'a élé que trop confirmé par le fait même de la section du pubis, nous ont démontré à quel prix on pouvoit y prétendre, même à celui de denx pouces.
2030. Dans le temps ou les papiers publics annonçoient chaque jour quelques nouveaux suc-
plusquam pollice à se invicem reccdunt, tuncque fœtus naturæ artisque viribus sollicitatus per canalem ampliatum tn lucem incolumis educetur. Thèse soutenue aux Écoles d'An- His, en 1779.
(1) Observations tt réflexions sur l'opération de la symphyse et les accouchemens laborieux, Arrx, 1e Roy, médecin de Paris, 1780.
Resultat des expériences faites à ce sujet.
302 L'ART cès de cette opération, une maladie épidémique qui enlevoit à la société beaucoup de ces femmes
MTS ; ; 1% que là misère oblige d'aller faire leurs couches
dans ies hospices, procura de fréquentes occar
sions de faire les mêmes expériences, surtout à M
l'Hôtel-Dieu de Paris, et chacun s’empressa d'en
communiquer le résultat à l'académie de chirur-«
gle : ce résultat ayant été assez constamment le même, nous ne rapporterons que quelques unes de ces expériences.