DES GROSSESSES COMPOSÉES, DES FAUSSES GROSSESSES ET DE L'AVORTEMENT
2308. Après avoir parlé de tout ce qui concerne la grossesse simple et le mécanisme des différentes espèces d'accouchemens, tant naturels que contre nature et laborieux, nous terminerons cet ouvrage par ce qui a rapport à la grossesse composée, aux farisses grossesses et à l'avortement ou l'accouchement prématuré, vulgairement appelé fausse couche. #
ARTICLE PREMIER
De la grossesse composée, de ses signes, et des indications qu'elle présente relativement à l’aceou-
chement. 0
2309. On appelle grossesse composée, celle qui bépnition est formée de plusieurs enfans, et l'on donne com- detagrossesse munément à ceux-ci le nom de jumeaux, sans Composée. avoir égard à leur nombre, quoique cette dénomination, prise rigoureusement , n’en désigne que deux, les autres étant tri-jameaux, quadri-jumeaux , etc. La grossesse de deux enfans est assez rare; celle de trois l’est encore davantage, et l’on
ne rencontre presque jamais de quadri-jumeaux (1).
9310. Quel que soit le nombre de ces enfans, s'ils ne sont groupés et liés ensemble par quelques unes de leurs parties, chacun d'eux a ses enveloppes particulières, et la poche qui contient l'un n’a point de communication avec celle de l'autre ; ils ne sont pas baignés par les mêmes eaux. Si on les a trouvés quelquefois dans les mêmes enveloppes, ce cas doit être au moins tres rare, et peut-être ne l’a-t-on jamais bien observé.
2311. Ces poches sont formées des deux membranes, chorion et amnios, adossées l’une à l’autre, et liées par un tissu cellulaire ou lamineux très fin, de sorte qu'il en résulte autant de cloisons composées de quatre feuillets membraneux qu'il y a d’enfans. :
2319. Chaque jumeau a de même son placenta; mais tantôt celui de l’un est écarté de celui de l'autre ,et tantôt il en est rapproché au point que les masses se touchent et semblent même confondues. Dans tous ces cas, les vaisseaux de l’une n’ontaucune communicationavec ceux de l’autre: cette vérité est hors de doute, au moins à l'égard des arrière-faix qui sont isolés. Quelque soin que nous ayons donné à la recherche de ces communications, nous ne les avonsaperçues qu'une seule
(x) La grossesse double , ou de deux enfans , n’a eu lieu que 142 fois sur 12,605 à l’hospice de la Maternité; celle de trois enfans, deux fois seulement, et il n’y a pas eu un seul exemple de celle de quatre ; non plus que sur 125,591 femmes accouchées à l’'Hôtel-Dieu de Paris depuis 1713 jusqu’en 1707 in= clusivement.
fois; il y avoit alors trois enfans. On injecta d’abord un cordon, et la matière de l'injection ne sétendit pas au-delà de ses divisions; et en la poussant dans un autre, elle remplit non seulement les vaisseaux qui en provenoient, mais encore une partie de ceux de la troisième masse, 2313. On voit d’après ces observations que les Jumeaux n’ontriendecommun,au moins danstous ces cas;que la vie de l’un est indépendante de celle de l’autre; que lun d'eux peut la perdre pendant la grossesse, séjourner dans la matrice, s’y conserver entier, se putréfier même, sans nuire au développement da second ; qu’un d'eux peut être expulsé au termeordinaire, ou prématurément, et, en quelques cas seulement, étresuivideson arrièrefaix, sans que cela nuise à l’autre jumeau, détruise les rapports nécessaires à sa vie et à la sûreté de la mére, s’il ne vient pas aussitôt; que ces enfans isolés ne peuvent se gêner dans leurs mouvemens en entre-croisant ieurs membres et en les entreimélant; que leurs cordons ne peuvent s’enlacer, s'entre-tortiller, se nouer ou former entre eux une sorte de natte, comme on assure lavoir vu.
2314. Il n’en est pas de même quand ils sont dansles mémesenveloppes,contenus dans la même poche, et baignés par les mêmes eaux, s’il s’en est réellement trouvé de tels. Que l’un d'eux vienne à mourir el à se putréfier quelque temps avant son expulsion, la viede l'autreesten danger:. sa perte est même inévitable, si la nature ne le fait naitre promptement. Que l’un d'eux naisse prématurément, le second ne peut rester au-delà de quelques heures, de quelques jours au plus : heu-
520 L'ART reux quand cet événement n’a lieu qu'aux approches de leur maturité ou au temps de celle-ci. L’arrière-faix du premier ne peut le suivre, qu’il ne détruise les adhérences de celui de l’autre et ne l’entraine; soit que chacun d'eux ait le sien bien distinct, ou que les masses en soient liées, confondues, puisqu'elles ont alors la même base, et qu'il n’y a qu'un seul chorion; les membres de ces enfans se heurtent , se croisent , s’'accrochent dans leurs mouvemens, et se gènent; ils se présentent quelquefois et s'engagent pêle-mêle au moment du travail de l'accouchement, où la poche qui les contient vient à s'ouvrir; on a peine à distinguer ceux de l’un avec ceux de l’autre, à reconnoitre ce qui doit être réduit ou dégagé ; ceux de l'enfant qu'il faut extraire ou laisser venir en premier; les cordons peuvent également s’enlacer, s’entortiller, se nouer, sortir ensemble, ou l’un d'eux s'engager avec une partie quelconque du second enfant.
2319. Nous avons fait observer déjà que ces enveloppes, communes à plusieurs enfans, ne se voyoient guere que lorsqu'ils étoient eux-mêmes groupés, unis, confondus par quelques unes de leurs parties : peut-être s’est-on trompé quand on a cru les voir en d’autres cas, ne les a-t-on examinées qu'avec peu de soin, a-t-on négligé de rechercher la cloison qui séparoit les enfans, qui les isoloit. ù
2316. Quoique chaque jumeau ait ses enveloppes , il arrive quelquefois qu’ils se présentent ensemble à orifice de la matrice, qu’on touche à nu la tête de l’un et celle de l’autre, ou des parties différentes, parce que les deux poches qui les con-
tenoient se sont ouvertes successivement et avant qu'aucun d'eux ne vint se présenter et s'engager dans cet orifice, comme nous l'avons vu. L'une de ces poches s’avance et s'auvre, l'autre vient aussitôt la remplacer, se déchire de même, et aprèsla sortie du premier enfant, le second se présente à nos recherches sans aucune enveloppe : ce quia pu fairecroireaux accoucheurs qui n'avoient pas bien observéles phénomenes du travail, qu'ils étoient renfermés dans les mêmes membranes.
2317. La situation des Jumeaux, soit respgctivement à eux-mêmes, soit à l'égard de la matrice, est assez variée. Tantôt ils sont placés l’un à côté de l’autre; chacun d’eux occupe uu des côtés de la matrice; ils ont la tête en bas, ou bien l’une d’elles est au fond de ce viscère et l’autre sur lorifice; tantôt ils se croisent en formant des angles plus ou moins aigus, de sorte que lun semble couché obliquement ou transversalement sous la paroi antérieure de la matrice, et l’autre sur la paroi postérieure. cr
2318. Les physiciens curieux de connoître les pe l'origine opérations les plus abstraites de la nature, se sont des jumeaux, occupés souvent de la cause première des Jumeaux; mais ils en ont eu des idées bien différentes. Les uns ont pensé que ces enfans étoient conçus dans le même instant; les autres à des époques plus ou moins éloignées , et ont regardé le dernier comme l'effet d’une sur-conception, qu'ils ont appelée superfétation. Quoique cette dernière soit admise dans les animaux dont la matrice est divisée en deux cornes, on ne peut l’admettre aussi généralement dans l’espece humaine,
2929 L'ART et nous pensons, avec bien d’autres, qu’elle ne peut avoir lieu que chez les femmes qui ont la matrice double : ce qui se rencontre bien plus rarement que la grossesse de plusieurs enfans.
2319. Rien n'aparu plus favorable aux partisans de la superfétation dans l'espèce humaine, que la paissance d’un enfant nègre et d’un blanc, chez une femme de la Guadeloupe, qui a déclaré avoir été forcée decéder aux instances de son esclave au: moment où elle sortoit des bras de son mari. Mais qua&de pareils exemples sont rares, et que de réflexions il y auroit à faire sur celui-ci! La naïissance de deux enfans d’inégale longueur et grosseur, et si différens en cela, qu'ils paroissoient avoir été conçus en des temps fort éloignés, a fourni un autre argument en faveur de la superfétation. Les exemples suivans pourront faire suspendre le jugement des personnes qui ne s’étayent que sur le témoignage d'autrui,
2320. Une femme {1)ayant fait une chute assez considérable vers le guatrième mois et demi de sa grossesse, éprouva sur-le-champ des douleurs de reins, accompagnées de pesanteur incommode dans le fond du bas-ventre, et d’une perte très médiocre qui dura plusieurs jours. Deux petites saignées du bras, le repos le plus exact , et une boisson tempérante ayant dissipé ces accidens, la : femme n’accoucha qu’au terme ordinaire. Elle eut deux enfans, dont l’un étoit à terme et bien portant; l'autre mort, à peine corrompu , et si petit, qu'il égaloit au plus le volume du plus foi-
(1) En 1972.
ble des enfans de cing mois de conception : les deux masses de placenta sembloïent n’en former. qu'une. Les parens regardoient le dernier de ces enfans comme le fruit d’une sur-conception; et je pensai au contraire qu il avoit été conçu en même temps que le premier , et que sa mort n’avoit été déterminée que par la chute que fit la mère à l’époque assignée. Un second fait, absolument de même espèce, et plusieurs autres encore qui ont avec eux le plus grand rapport, me confirmerent dgns cette opinion , qui sera sans doute celle des personnes qui voudront bien les examiner dans toutes leurs circonstances et sans prévention. 2321. Il existe très certainement des exemples de superfétation dans l'espèce humaine; et quand il ne s’en trouverait pas un seul dans les auteurs, le faitsuivant, qui a été communiqué à l’Académie de chirurgie, en 1782, par M. Desoranges, chirurgien à Lyon, suffiroit pour en faire admettre la possibilité. Lafemmeétoitaccouchéeaccidentellement au terme de sept mois révolus, d’un enfant mort, le 20 mai 1779 , et n’avoit pu redevenir enceinte qu'un mois apres cetteépoque ou vers la fin de juin; de sorte qu’elle l'étoit au plus de sept mois au 20 janvier 1780 , lorsqu'elle mit au monde une petite fille vivante, qu'ongugea être de ce terme seulement, et qui fut suivie de son arrière-faix. L'écoulement puerpéral n'eut lieu qu’à l'instant même de la délivrance, le lait ne se porta point aux mamelles , et le ventre resta plus gros qu’après l'accouchement; ce qui donna un peu d’inquiétude. M. Desgranges, qui vit cette femme apres les premiers jours, crut pouvoir assurer
Observation,
Observation.
qu'elle étoit encore enceinte; et elle l’étoit en effet, puisque lesinouvemens de l’enfantse firent sentir distinctement trois semaines ou w2 mois apres cette époque; la femme n’ayant recu de nouveau les embrassemens de son mari que le 9 février, et que leGjuillet suivantelleaccoucha d’une seconde fille bien portante, et qui paroissoit parfaitement à terme, c’est-à-dire cent soixante-huit Jours après la naissance de la première. L’accouchement eut alors ses suites ordinaires, et la mère put transmettre au second enfant le lait que la nature Jui avoit refusé pour le premier. Ces deux enfans vivoient encore en 1789. M. Desgranges n'a rien négligé de tout ce qui pouvoit donner à ce fait la plus grande authenticité.
2392. MM. Laudun et Bret, médecins à Arles , ont communiqué séparément à la Société de mé decine de Paris un fait de la même espèce , et semblable au précédent dans presque tous ses détails. La femme qui en est le sujet accoucha, le 11 hovembre 1706, d'une fille bien portante qu’on jugea du terme de reuf mois; les lochies dispa= rurent dés le quatrième jour; il n’y eut point de lait au sein, quelque chose que fit cette femme pour allaiter son enfant; we mois et demi aprèselle ressentit de nouveaux mouvemens qui lui firent croire qu'elle avoit pu redevenir grosse le quatrième jour deses couches, parce que son maris'en étoit approché à cette époque; mais elleaccoucha, le 11 avril 1797, d'une autre fille qui parut parfaitement à terme, cêrg mois juste après la naissance de la première : les mamelles bientôt après se remplirent de lait, et cette femme put en nourrir
DES ACCOUCHEMENS. 595 ses deux enfans pendant quelque temps , Paînée n'ayant pas de nourrice. { Voyez Recueil périodique de la Société de médecine, rédigé par M. Sedillot, août 1797.)
2323. Si l’on ne peüt assurer positivement que les jumeaux dont les enveloppes n'ont rien de commun entreelles, soient le produit d’une même conception, au moins la chose paroît-elle hors de doute à l'égard de ceux qui sont renfermés dans les mêmes membranes, etqui n’ont qu'un méme placenta et un même chorion : à moins qu'on ne prétende que la sur-conception s'est faite dans les premieres heures, dans le premier Jour, etc., ce qui seroit encore très difficile à expliquer.
SECTION PREMIÈRE
Des signes de la grossesse composée de plusieurs enfans,
2324. Le volume extraordinaire de la matrice, à un terme quelconque de la grossesse, la division du ventre en deux tumeurs plus ou moins apparentes dans les derniers mois, linfiltration des extrémités inférieures dès le troisième on le quatrième , et les mouvemens que la femme dit ressentir dans plusieurs endroits en mêmetemps,ne sont que des signes on ne peut plus incertains de Ja présence de plusieurs enfans. Il n’en est aucun que nous n'ayons observé chez des femmes qui n'étoient grosses que d’un seul enfant, tandis que souvent nous n'avons rien remarqué de semblable sur celles qui l’étoient véritablement de
deux. Nous ne disconviendrons cependant pas que la réunion de ces signes ne donne quelquefois de fortes présomptions de l'existence des jumeaux ; mais le toucher seul peut dissiper nos doutes, el encore n’est-ce .que dans les derniers mois de la grossesse. Fr
2399. Quandledéveloppement de la matrice est assez grand pour faire soupconner la présence de deux enfans , s’il n’en existe qu’un, ilest toujours très mobile, parce qu'il se trouve alors au milieu d'une grande quantité d’eau; on l’agite facilement au moyen du doigt introduit dans le vagin, etson ballottement n'est jamais plus manifeste que dans cette occasion. Lorsqu'il y en a deux, ce mouvementau contraireest àpeinesensibles;on distingue aisément que celui de ces enfans qu'on véutagiter par le toucher, n’est environné que d’un peu de fluide, et qu'il est embarrassé par un autre corps solide ; si on applique une main sur le ventre de la femme dans l’un de ces instans où les parois de la matrice sont souples, et comme détendues, on peut reconnoitre ces enfans aussi clairement qu'on distingue en d’autres cas les pieds , les genoux ou le bras de celui qui est seul.
2320. La certitude des signes de l'existence de plusieurs enfans semble augmenter en raison du temps auquel cette connoissance devient plus importante. S'ils sontincertains dans les premiers mois de la grossesse, il est assez indifférent alors de savoir si la femme est grosse de plusieurs enfans ou d’un seul; mais,il n'en est pas tout-à-fait de même au moment de l'accouchement, car de cette connoissance dépend quelquefois le salut de
DES AGGOUCHEMENS. 527 ces enfans et celui de leur mère, comme on le remarquera ci-après. S'il est permis de douter de leur existence avant cette époque, l'on ne peut au moins méconnoitre celle du second après la sortie du premier. Le ventre reste alors fort gros, la matrice paroît à peine diminuée, la femme ressent encore des mouvemens, et bientôtelle est en proie à de nouvelles douleurs,qui ne cessentqu'apres la sortie de ce second enfant. Si quelques unes ont été assez heureuses pour s’en délivrer promptement, d’autres ne l'ont fait que le lendemain , le surlendemain, et même beaucoup plus tard; ou bien on ne les en a délivrées qu’à ces époques, soit qu'elles manquassent de forcepourl’expulser, soit que cet enfantse présentàt mal. Loin de prodiguer des louanges aux accoucheurs qui avoient aidé quelques unes de ces femmes dans leur premier travail, et admirer leur prudence, comme l’a fait plus d’une fois le public ignorant qui a cru ce délai nécessaire à la perfection du second enfant, nous pensonsque ces accoucheursne pouvoient donner de plus fortes preuves d'ignorance ou d’inattention, et que le succes qui a suivi leur conduite ne peut les en excuser aux yeux des gens instruits.
SECTION II. -
Des indications que présentent les jumeaux relativement à
l'accouchement.
2327. Quoique la grossesse soit formée deplusieurs enfans , l'accouchement peut s’opérer aussi naturellement que s’il n’en existoit qu'un seul,
598 L'ART pourvu qu'ilsse présententsuccessivementet dans une situation convenable à l’orifice de la matrice. On remarque seulement que lexpulsion du premier se fait assez souvent avec un peu plus de difficulté que dans l'accouchement ordinaire : ce qui vient sans doute de ce que la matrice ne Pembrasse pas également de toutes parts, et ne peut agir immédiatement sur lui que d’un seul côté ; car chaque jumeau est en général plus petit que l'enfant qui constitue seul la grossesse (1). 2328. Quand le premier de ces enfans se présente bien, si sa tête s'engage en suivant la direction oïdinaire à la position où elle se trouve, il faut en abandonner l'expulsion aux efforts de la nature. On seconduit demêmeàl'égard du second, s’il vient se placer aussi avantageusement à l'orifice de la matrice, et si la mère conserve assez de force pour s’en délivrer seule, ou à l’aide des soius qu'on a coutume de lui donner dans l’accouchement naturel; mais lorsqu'il se présente mal, il faut en aller chercherles piedset les amener au-dehors. S'il convient d'y procéder avant que la matrice ne se soit fortementcontractée sur elle-même , il n’est pas moins avantageux d'attendre que ce viscère s’efforcede l’expulser,pour continuerdel'extraire: car il pourroit y avoit du danger à vider la matrice subitement et sans qu’elle y contribuât par
(1) Nous avons cependant vu des jumeaux dont le plus petit surpassoit la grosseur moyenne des enfans à terme; sa tête ayant érois pouces huit lignes de diamètre transversal ; et dans un autre cas ils pesoient ensemble pres de dix-huitlivres,
DES ACCOUCHEMENS. 529 son action; comme nous l'avons fait connoître dans un autre lieu.
2329. Les jumeaux ne se présentent pas tou- Causes de jours aussi favorablement, et quelquefois l'issue ou du premier ne peut s’opérer sans les secours de Re l'art, quoiqu'il se trouve placé comme il Convient, quand il y à et que son volume soit médiocre relativement au peer Le bassin de la mère. Cet effet nous semble dépendre de ce que la matrice ne peut presser cet enfant également de toutes parts, et que les forces expultrices se partagent sur l’un et l’autre jumeau, de sorte que celui dont il s’agit n’est soumis qu'à l'impulsion de la plus petite partie: comme dans le cas, par exemple, où le second. est situé en travers ( F’oyez S 233.)
2330. Parmi les positions que les jumeaux peuvent prendre, tant respectivement à euxmêmes qu’à l'égard de orifice de la matrice, nous n'exposeronsici queles principales, et celles qui sont les plus ordinaires, parce qu'elles suffiront pour l'intelligence de ce que les autres exigent: la plupart échapperoient d’ailleurs à notre attention, si nous entreprenions de les faire connoitre toutes , tant elles peuvent être variées.
2331. Chaque jumeau peut présenter la tête à l'entrée du bassin, mais d’une manière différente; la face de l’un se trouvant en dessuss en dessous ou de côté, en même temps que celle de l'aûtre :« est tournée en sens contraire. Si ces eufans sont placés quelquefois parallèlement à côté l’un de l'autre, d’autres fois ils se croisent obliquement ; de sorte que la tête de celui dont le tronc oCCupE le côté droit de la matrice, est appuyéesur le bas