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contre le bord inférieur de la symphyse du pubis, et le cordon est celui dont nous avons parlé au $. 1660. Une cordelette , contournée sur lune des extrémités du levier de Roonhuisen, et qu’on ï voit encore gravée , semble en avoir donné la première idée. L'usage qu’en fait M. Herbiniaux, est celui que Levret, dont 1l devroit se glorifier d’avoir été élève, présumoit qu’en faisoient les Roonhuisiens.
(1) C’est un grand défaut, qui prouveroil seul que M. Herbiniaux agit sans méthode: car 1l n’y a pas de méthode à mal faire : rien ne dénote davantage l’igno-
rance où l’on est touchant le mécanisme de l’accoucheinent.
6o L'ART
l'extrémité de la spatule; et le levier, qui par là reprend une ligne directe avec le corps de la femme, en tres un degré de force plus considérable pour l'extraction de la tête (1).
16709. Avant de passer à la manière dont M. Herbiniaux procède à l’extracuon de la tête, nous nous arrélerons un instant sur ce premier point de son manuel, quoiqu'ilne semble pas d'une bien grande importance, puisqu'il ne s’agit que de l'apphcation de l'instrument. Nous ne lui objecterons pas l'impossibilité d'introduire son levier sous le pubis, dans le cas énoncé ,comme nous l'avons fait à l’occasion de la méthode de Roonhuisen : 11 a prévenu nos objections : a cet égard , en se déclarant d’une opinion contraire à celle de tous les Accoucheur sur le véritable enclavement , et en s'en formant une qui put s'accorder avec sa maniere : d'agir. Selon ce Chirurgien, les mots enclavé et engagé $ont synonymes (2) : 1l regarde comme enclavées toutes têtes qui se sont rediite dans le bassin, quel que soit le degré de compression qu'elles y éprouvent, ou la RE qu'elles y conservent. La tête, qui est complétement enclavée, est celle dont le casque a déjà franchi le détroit supérieur; la tête qui n'est enclavée qu incomplétement , celle qui n’est descendue qu ‘en parte , elc. Avec de pareils principes, point d'obstacles à l'introduction du levier, et l'usage de
(1) On verra ci-apres que ce degré de force est superflu, puisqu'on n’en exerce aucune avec le levier pour l'oxtectioit proprement dite de la tête.
(2) Voyez l’Auteur ») pages 207 et suiv.
DES ACCOUCHEMENS. Gt
cet instrument peut être porté trés-loin. $i le mot engagé et le mot enclavé sont synonymes, les Accoucheurs ne les ont certainement pas employés dans la même accepuon, mais pour ex primer deux états différens, quoique la tête fùt engagée dans l'un et l’autre. Si la tête, qui est véritablement enclavée, est engagée dans le bassin, puisque son. enclavement ne sauroit avoir lieu sans cela, celle qui est engagée n’est pas toujours enclavée. horids celles qui franchissent le canal du bassin, quelle que soit la rapidité ou la lenteur de leur oh s'y engagent; mais celles qui s'y enclavent ne de traversent pas, si l’art ne vient au secours de Îa nature. Le nombre de celles-ci est trés peut, et le: nombre de celles-la si grand, qu'on ne peut étabhr. ancun rapport entre elles. Une tête enclavée est immobile , et retenue au moins par deux points de sa surface, qui sont diamétralement opposés ; ee | : peut tourner sur son axe. ( ’oyez Enclavenient, S-1724.) Celle que M. Herbiniaux se propose d'extraire avec son levier, quoique très-engagée, est mobile et roule aisément dans le bassin : c’est de cette grande mobilité même que naît le défaut le plus essentiel de la parue du manuel que nous avons déjà exposée, puisque sans'elle on ne pourroit tourner la face de l'enfant de côté , etramener l'apophyse mastoïde sous le pubis, au moyen des petites saccades et du tâtonnage, qui paroissent nécessaires pourbien placerle levier. Hfautignorer jusqu'aux pr emiêres lois de l'accouchement, jusqu'aux notions qu'en ont les élèves les mOINs Instruits, pour trouver un avantage dans ce changement de direction de la tête, lorsqu'il ne hu reste
G2 ART à franchir que-le — inférieur, ét craindre bien peu de se montrer en contradiction avec so1méme. M. Herbiniaux conviendra bientôt que cetie position iransversale qu'il fait prendre à Ja tête, en insinuant eten placant son levier, n'est pas celle qui lui convient pour traverer Le détroit dont ils agit (1), quoiqu al s'efforce d'insinuer dans un autre Gras qu’elle est la meilleure (2). S1 des faits pouvoient quelque chose de plus que le raisonnement sur l'homme aveuglé par la prévention, nous n’en manquerions pas pour démontrer au Chirurgien de Bruxelles, que le plus g erand obstacle qui se présente, en bien des cas, à * sortie de la tête, né vient que de cette position transversale, et que cet obstacle même peut avoir heu dans le bassin le mieux conformé : nous ne serions embarrassés que: dans le choix de ces faits, que nous puiserions jusque dans l'ouvrage de M. #erbiniaux. Bientôt nous allons voir la nature aux prises avec lui, déployer toutes ses forces pourrétablir la tête dans sa position primitive, et porter J'occiput sous le pubis, malgré la résistance que lui oppose ce Chirurgien , en doublant la puissance de son levier, qu à] fait agir alors comme levier du premier genre, et comme levier du troisieme genre tout à la fois. est de sa manière de procéder à l'extraction de. la tête que doivent sorur ces traits de lunnère. : 1680. Il faut attendre, ditil, pour extraire la tête, que l'action du levier ie secondée par Îles contractions expulsives de la matrice; c'est pour-
(1) Voyez l’Auteur, (. 308, 309, 428.
(2) Voyez M. Herbiniaux, page 376, à la fin du . 405:
quoi il attend qu'il vienne une petite douleur, et qu'aussitôt qu'il en est averti, 1] commence à vaciller son levier (1)sur son point d'appui (2), en continuant aussi long-temps que dure cette douleur. Pour achever l'extraction, 1l lèfe d'une main le manche du levier par des petits mouvenrens en bonds; 1l redouble en même temps le mouvement d'attraction au moyen du cordon qu'il tent de l'antre main, et par là, contuinue-t-l, 1l attire le levier vers le bas, ainsi que la tête. Les douleurs de la femme, qui n’étoient pas expulsives auparavant, le net tellement dés qu'on commence à opérer de cette manière, que les forces de la matrice augmentent du double et même du triple, ajoute-t1l; ce qui l'engage à leur confier lexpulsion da la tête, quand elle est entièrement parvenue dans le bassin, à moins que des causes imprévues ne lobligent de l'extraire précipitamment (5).
1681. Nous n’abuserons pas de la patience du lecteur en.lui démontrant ici que M. Herbiniaux n'a rien fait encore, ou presque rien ‘fait pour l'extracuon de la tête, ét qu 1l ne fera rien de plus, si des circonstances imprévues ne obligent à à cont1nuer, puisqu'il est dans l'usage d'en confier l’expulsion aux soins de la nature, dans la crainte de
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(1) [est alors placé sur l’apophyse mastoïde qui répond à la symphyse du pubis.
(2) Ce point d'appui est au bord Ne de la symphyse du pubis.
(3) Ce paragraphe ne contient, pour ainsi dire, , que les expressions de l’Auteur. Voyez son ouvrage , page 302, $.. 420, 420'et 497
64 L'ART déchirer la fourchette, en faisant passer à la fois cette tête et l'instrument à travers la vulve. S'il en abandonne P expulsion aux efforts naturels de lPaecouchement , aussitôt.qu'eile est enuër ement descendue TR le peut bassin, il n'en fait donc pas extraction ; s'il cesse d’agir avec le levier quand la tête est parvenue à ce point, qu'a-t-il donc fait avec cet instrument ? N'occupoit -elle pas l'excavation du petit bassin avant quil ne fût appliqué ? Si M. Herbiniaux ne peut disconvenir qu'ellen’ÿ für engagée (1), pour quoi tous ces petits mouvemens en bonds, ces petits mouvemens de bascule de la part du levier sur son point d'appui? pourquoi redoubler celui d'attraction au moyen du cordon attaché à la spatule , et réunir, dansun cas aussi simple, la puissance du levier du troisième genre à. celle du levier du premier genre : g En supposant que la tête fûtun peu moins avancée quenous ne l’accordons à M. erbiniaux, et qu'elle ne füt pas encore complétement dans le fond du bassin , 1l n° en seroit. pas moins démontré que ce Chirurgien ñ “saroit rien fait pour son extracuon. 1l convient, 1°. qu'elle roule aisément sous Ja spatule du levier, et que les petits mouvemens en bonds et en saccades qu'il fait en cherchant l’apophyse mastoïde, suflisent d'ordinaire pour tourner la face de côté ; et c'est en cela même que nous avons déjà, trouvé sa méthode défectueuse; 2°. que lacuon du levier augmente du déufle, et même dutriple, les forces cxpulsives de Ja matrice, etc. Or, comment concevoir qu'une
(1) Voyez les notes du (. 1678.
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têle
tête aussi peu serrée dans le détroit supérieur s’y arrêtera, quel que soit l’étai des forces qui tendent à la pousser en avant, puisqu'elle doit passer d'un lieu étroit dans un plus large? Si les forces augmentées par la présence du levier suflisent pour son expulsion, après ce premuer pas qui la porte dans le fond du bassin , pourquoi ne lui feroient-elles pas faire ce même pas? Nous sommes pleinement persuadés que le levier y a peu de part, et quil n’est entre les mains de son auteur qu'un moyen d’agacer la matrice et de l'inviter à se contracter avec plus d’énergie;comme nous l’agacons quelquefois du bout du doigt porté sous le bord de l’orifice, et en frottant légèrement d’une main placée sur le ventre de la femme. Le Chirurgien de Bruxelles convient que cette augmentation de forces expuliricessuit de près l’application de son levier, et qu'il leur confie l'expulsion de la tête, à moins que des circonstancesimprévues ne l'en détournent.Quand ces circonstances se présentent, que fait-il ? | 1682. Si elles obligeoient d’achiever précipitamment l'extraction de la tête, on pourroit, dit-il, s’en tenir à l’ancienne méthode, en évitant toutefois de déchirer la fourchette. Quoique cette ancienne méthode soit déja connueet discutée , nous la retracerons, puisque M. //erbiniaux , qui nous a taxés d'imposture sur tout ce qui y a rapport, juge à propos de la trouver bonne. Il faut, selon lui, reurer d’une main le levier par le haut de la vulve, autant qu’ilest possible, sans laisser échapper sa prise : ce qui se fait en appuyant la paume de l’autre main contre l'anus et le périnée de la femme, afin d'élever l’occiput vers l’échancrure