Tome IT. F
1694. M. Herbiniaux entreprend d’abord de dcmontrer que la position dans laquelle nous représentons la tête au détroit supérieur ne peut pas avoir lieu ; ensuite , que notre manière d'opérer est dangereuse ; ni , qu'elle est impraticable. Les raisons sur lesquelles 1l établit la première de ses propositions sont les mêmes qui nous ont déterminés à publier que la position qui fait le sujet de cette discussion devoit être extrêmement rare ; et l'expérience , en nous le confirmant, nous a prouvé qu elle n’étoit pas impossible. Nous l'avons observé cinq ou six fois jusqu’ à ce moment ; et dans tous ces cas , la tête à peine engagée d’ un uers desa hauteur das le détroit supérieur, s’y est arrêtée et fixée de manière qu’un travail soutenu pendant plus de trente-six à quarante heures chez l’une des femmes, et pres de vingt heures chez une autre, n'a pu l’ébranler et la pousser en avant d’une seule hgne en sus. Si la tête nese présentoit jamais sur le détroit, comme nous l'avons exprimé planche s, ellenes engageroit jamais dans la direcuon oùnous l'avons trouvée ; c’est un fait que personne n’osera contester, si ce n'est M. Æerbiniaux qu semble ignorer la forme que donnent à ce détroit les deux muscles psoas spécialement, et qui n'a pas une connoissance plus exacte du rapport de cette forme avec celle de la tête du fœtus.
1695. Il trouve notre méthode défectueuse , en ce que nous courons le risque d'appliquer une des branches du forceps sur la face, et l'autre sur l’occiput, comme nous reprochons, dit-1l, à M. Deleurie de le faire ; soit parce que la Fo a pu se porter d'elle-même sur l’un des côtés de la saillie
du sacrum , soit parce que la premiére branche de Pinstrument, en pressant sur la tête, lorsqu'on Finsinue, lui a fait prendre cette direcuon. Si M. Merbiniaux n’a d'autre crainte, qu'il se rassure, qu'il procède méthodiquement à l’introducuon des branches du forceps, et il évitera l'écueil qu'il fait entrevoir. La position dont il s’agit est celle où nous sommes le plus assurés de porter le forceps avec la précision que nous recommandons. Notre méthode est défectueuse encore, dit-1l, en ce que nous conduisons la face de l'enfant das la courbure du sacrum, après avoir entrainé la tête dans le fond du bassin ; qu’elle ne peut y être portée, selon M. erbiniaux , qu'en parcourant un grand uers de la circonférence intérieure de cette cavité , et que ce mouvement ne sauroit se faire , de notre aveu même, sans que le cou n’en éprouvât une torsion dangereuse et même mortelle. Il est aisé de démontrer que ce Chirurgien n’est pas meilleur géomètre que meilleur HÉRONEReUE et qu'anatomuste. Où est le grand tiers de cercle que nous faisons parcourir 1c1 à la face de l'enfant, ce mouvement qui pourroit donner lieu à cette torsion du cou, dangereuse et même mortelle ? Placée d'abord au-dessus de l’angle sacro-vertébral contre lequel le front se trouve appuyé, la face, en se por tant vers l’une des fosses ihaques, ne décrit au plus qu'un quart de cercle, etun sixième même, si nous nous bornons à la porter au-dessus de la symphyse sacro-iliaque, commenous le faisons en effet quand le détroit supérieur n’est pas très -resserré (1 1) :
(1) Nous lui accordons alors au moins trois pouces ét un quart. (F’oyez (. 1807.) Le
-84 L'ART ce qui n'imprime au cou qu’une trés-légére torsion, puisqu'elle ne sauroit aller au-delà du quart de cercle que parcourt la face , et qu'elle se borne le plus souvent à un sixième. Cette torsion du cou ne paroîtra dangereuse encore qu'a M. Æerbiniaux , qui ne fait pas attenuion qu'elle a lieu chez adulte même, dont le cou est bien moins souple que chez le fœtus, toutes les fois qu'il tourne la face vers l’une des épaules, et qu’elle existe également cHezfui, sans qu'il en éprouve un uraillementincômmode dans les muscles et les ligamens de cette partie. En dirigeant la face dans la courbure du sacrum lorsque la tête est parvenue dans le fond du bassin , elle ne décrit pas une plus grande portion de cercle que celle qu'elle a parcourue en se détournant de l'angle sacro-vericbral, et le fait en sens contraire ; de sorte que bien loin d’imprimer alors un nouveau degré de torsion au cou, nous effaçons celle que nous lui avions imprimée dans le premier temps. Si nous recommandons en quelques cas de ne pas mettre la face de l'enfant en dessous, par rapport à la grande et dangereuse torsion qu'en éprouveront le cou, ce n’est pas dans celui dont 1l s'agit, comme l’insinue maladroitement M. /Jerbiniaux; c'est spécialement lorsque Ja face même répond à la symphyse du pubis, et quelquefois lorsqu'elle est derrière l’une des cavi.tés cotyloïdes ; c’est dans les positions qui font le sujet du second manuel de notre‘critique, et dans lesquelles 1l ne craint pas de tourner la face de côté , puis en arriére. Il mérite donc bien plus que nous le reproche qu'il nous fait à cet égard. 1696. M. Æferbiniaux se seroit gratuitement ex-
posé à cette discussion peu honorable pour lui, si la méthode dont il a si mal démontré le danger , étoit controuvée, si elle étoit chimérique , comme il le dit, sinous nel avions Jamais exécutée ni sur Je cadavre, ni sur la femme vivante; en un mot, s'il babrénoir à prouver, comme il se flatte de le faire , qu'elle est impraticable. Les preuves sur lesquelles il Ja juge telle, se déduisent spécialement des dimensions du forceps, chargé de la tête de l'enfant, comparées à celles du déon supérieur. Les serres d’un forceps bien fait, dit-il, ne laissent entre elles , à leur extrémité, qu'une distance de quatre Éohess et le ventre de cet instrument est de deux pouces huit lignes (1). Un corps de deux pouces de diametre, posé entre l'extrémité de ces serres, continue-t-il, donnera à ce ventre trois pouces dix lignes; un corps de deux pouces etdenu, quatre pouces deux lignes; et un de trois pouces, qui est la mesure de l'épaisseur de la tête d’un enfant à terme, au -dessous des apophyses mastoïdes,
le portera à quatre pouces huit lignes. En accor-
dant ce diamètre au ventre de l cllipse que forme l'instrumentchargé d’unetêtede l’épaisseurde trois pouces au-dessous des apophyses mastoïdes, et de trois pouces et demi d’une protubérance pariétale à l’autre, notre méthode est évidemment à Impra-
(1) Les preuves de M. Herbiniaux auroient acquis sans doute un degré de force de plus, sil eût été prévenu que la distance que laissent entre elles, à leur extrémité, les serres de notre forceps d'adoption, n’est pas de as lignes; car le ventre de cet instrument doit en devenir plus grand encore , par l’interposition du corps dont on va parler.
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ticable , même chez les femmes de la plus grande taille et des mieux conformées, puisque le petit diamètre du détroit supérieur , au-dessus duquel se trouve le ventre de l'instrument, ne va jamais au-delà de quatre pouces et demi, er re M. Herbiniaux , et que nous le supposons au plus de trois pouces et un quart à trois pouces el demi, dans les cas pour lesquels nous la recommandons. Mais qu’arriveroit-il si la largeur où le diametre du ventre du forceps appliqué méthodiquement et selon les principes de l’art, au lieu des augmenter E comme le dit M. Herbiniaux , au point de s’élever jusqu à quatre pouces huit lignes, par l imterposition d’une tête de trois pouces et demi d'épaisseur , ne s augmentoit réellement que de l'épaisseur des cuillers de ce même instrument ? si ces cuillers, au lieu d’être écartées de la grande convexité des côtés de la tête, de l'étendue de sept hignes, comme cela paroît d’après les expériences de M. Æerbiniaux , l'embrassoient exactement, comme on le remarque, d’après nous, sous la figure II de la troisième planche de cet TT qui a positivement lieu ?
Il arriveroit, sans doute, ce quiest également vrai, que noire fnéthradie seroit pratucable même dans le cas où le bassin n’auroit que trois pouces neuf lignes de peut diametre dans son entrée; puisque l'épaisseur des deux cuillers du forceps n’est que de trois lignes, et celle de la tête de l'enfant de trois pouces et demi. Si l’on nous accorde maintenant que cette tête est susceptible de réduction (Tr) que la forme de ses côtés et la concavité des cuillers
(1) M. Herbiniaux ne peut nier qu'elle ne le soit ;
| DES ACCOUCHEMENS. 87 du forceps sont telles, que les protubérances-pariétales s engagent entre les jumelles de celles-ci au point de paroître, pour ainsi dire, extérisurement à flenr de l'instrument (1); si l’on se rappelle en même temps que nous dirigeons constamment le plus grand diametre du ventre de l'elhipse que décrit cet instrument chargé de la tête, à peu prés suivant l’un des diamètres obliqués ue détroit supérieur , on sera forcé de convenir que notre méthode , si bien démontrée impraticable par M. Herbiniaux, est praticable, non-seulement dans le cas où le peut diamètre de ce détroit a trois pouces neuf lignes, mais encore lorsqu’ il n’est que de trois pouces et demi, même trois pouces et un quart, et au-dessous.
1697. Ce n'est pas seulement d’après Faélanr du diametre du ventre de l’ellipse'que décrit le forceps chargé de la tête de l’enfant, sur le peut diamètre du détroit supérieur, que M. Herbiniaux rejette notre méthode et la regarde comme impraucable; 1] s'étaie de plus, de ce que la direction du canal du bassin, et la vulve même, ne permettent as d'inchner assez en arrière l'extrémité des branches de l'instrument, pour donner à la tête la posion qui nous parofc nécessaire à son passage à travers le détroit. Cela petit être vrai à l'égard de quelques conformauons vicieuses du bassin , qui sont excessivement rares; puisqu'il y ren en iméme-tefnps altération durs la forme des deux
autrement comment parviendroit-il à lui faire franchir un détroit resserré, au moyen de son levier?
. {r) Voyez notre (. 1042.
détroits, et changement de direction dans tout le canal : aussi ne faisons-nous pas de cette méthode une méthode banale et apphcable à à tous les cas. Que fera M. Herbiniaux, armé ‘de son levier, dans ces cas d’excepuon ? Par viendra-t-1} à EN sinuer sous le pubis et la ligne blanche, comme il le preserit dans son sixième manuel, ein plus impraticable alors que notre molles puisqu'il doit inchiner bien davantage en re et en bas l'extrémité de son levier, pour que l’autre bout puisse faire le premier passur da tête de l'enfant, que nous y inchinons les branches du forceps. 1698. Parce que le forecpsaëté appliqué infruetueusement par M. /Jerbiniaux., dans le cas qui fait le sujet de cette longue et dernière discnssion sur le levier , en ÉANRE t 1 avec ce Chirurgien , quil,ne peut l'être non par d'autres ? Ce manque de succès de sa partdénote bien moins ie insuflisance de l'instrument; que lincapactté de celui qui, n’a su en ürer meilleur par u. Quoique la manière d'agir de M, Deleurie, qu'on a suivie dans le eas dontil s’agit , soitpeu méthodique, elle exige cependant une certaine connoissance du rapport de la forme de linstrumentavec celle du bassin de Ja femme et de Ja tête de l'enfant , que n'a pas M. /érbiniaux , comme.le prouve clairement chaque article de son ouyrage. À plus forte raison Jui refuserons-nous ceile qui conduit à l'applicauon heureuse du forceps, selon notre méthode. Il demande des faits à l'appui des principes sur lesquels nous établissons ceite méthode : mais que pourront des faits, toujours faciles à controuver dans une ville aussi immense que Paris, pour celui
DES ACCOUCHEMENS. 89 qui n’est pas disposé à les admettre ? Nous en citerions cependant, si les bornes de notre ouvrage le permettoient ; et parmi les plus atthentiques que nous rapporterions, nous prendrions plaisir à en exposer un duquelnous ne donneriôns pour garans qu'une Sage-femme et son mari, soldat invalide et sexagénaire , qui a employé quelques années de sa retraite à l étude de nos meilleurs Auteurs, et qui les possédoit bien mieux que notre Critique.
1699. Entraîné par la force de la vérité qu 71 n'ose toujours méconnoître , M. Æerbiniaux y revient quelquefois comme malgré lui; car aprés s'être efforcé de prouver que la position de la tête, . pour laquelle nousrecommandons la méthode qu 1] regarde comme impratcable , ne peut avoir lieu, il finit par l'admettre, avec cette modificauon cependant, qu'en supposant la face vers l’une des parues latérales de l’angle sacro-vertébral, 1 place l’occiput vers la hgne blanche. Que fait-il dans ce cas ? Il passe premiérement la main entière dans le vagin, pour s'assurer de la position de la tête, et ut de quel côté la face est tournée, quoiqu 711 Jui paroisse indifférent qu’elle le soit plus ou moIns vers la gauche ou vers la droite > Pourvu qu "elle ne se trouve pas vers la ligne ph e où 11 doit porter sa spatule : cas quin’est peut-être, ditl, jamais arrivé (1). Quand elle se trouve dans une position contre nature, et c'est sans doute celle dont il rejette en quelque sorte la possibilité qu'il appelle ainsi, 11 la ramène à la naturelle, au moyen des
(1) Ce cas fait cependant le sujet de sa neuvième Observation, comme on peut le voir.
go L'ART doigts, avant de transporter la femme dans son lit (1). Après cela, 1l place cette femme sur son fauteuil (2), et s'assied devant elle sur une chaise basse (3). Assis aussi bas , 1] introduit ses doigts assez loin sur la tête de l'enfant, pour le fixer et pour servir de conducteur an lerier (4). Il se sert d’abord de la branche fenêtrée de son instrument ; arce qu’elle est moins sujette à glisser à côté dé la tête (5). I la porte de bas en haut et d’arrière en avant, sous Ja ligne blanche et sur le côté de
(É ) Dans quelle atüitude est-elle donc pendant ces premières recherches? est-elle debout ou assise ?
(2) Ce fauteuil est celui que M. Herbiniaux fait porter presque partout. Pourquoi ce double transport si subit de la femme, et ne pas lavoir mise de suite sur ce fauteuil? M. Herbiniaux croit-il que la tête de l’enfant, aussi mobile qu'il la dépeint , conservera, pendant ces déplacemens successifs, la position naturelle à laquelle il vient de la réduire? Il faut être bien étranger à la science des accouchemens pour se le persuader. J
(3) Cette chaise doit être bien basse : car le fauteuil n’est.éleve que d’un pied et denu.
(4) Quoiqu'il ne dise pas que ce soit sous le pubis qu'il porte les doigts, on le sent de reste, puisque c’est sous la ligne blanche qu’il insinue le levier, le long de la paume de la main et de ces mêmes doigts. On conviendra que l'attitude où il est vis-à-vis de la femme assise, ne seroit pas commode pour tout autre que lui; maus il est extràordinaire en tout.
(5) Le levier monté de sa branche fenêtrée et de sa spatule à grande courbure, doit avoir au moins quinze pouces de long, puisque chacune des trois parlies qui le composent alors est au moins de cinq pouces.
la tête ; jusqu’à ce que sa courbure embrasse la rondeur de celle-ci, et qu'il en sente l'extrémité fixée vers l'apophyse mastoïde ou le côté de la protubérance occipitale. Il le fait agir légérement alors sur son point d’appui (1), en urantforiement en même temps sur le cordon, vers l'anus de la femme, mais toujours pendant la douleur ; et par cette suite d'opération, dit-il (2), les douleurs redoublent d'activité, et la tête s'engage de plus en plus (3). Bientôt ce premier levier, ne pouvant plus être de la même uulité, il y substitue la spatule à petite courbure, pour faire l'extraction de la tête comme dans le cas du premier manuel.
({ Foyez M. Herbiniaux, VI Manuel, pages 409 et sui.) |
1700. Ceux qui compareront ce procédé avec celui que nous venons de dégager des entraves qu'y avoit mises M. Herbiniaux, y trouveront tous les défauts que eei Accoucheur reproche à celui-c1, et ny découvriront aucun de ses avantages. Les notes auxquelles il a déjà donné lieu aideront à fixer le degré de confiance qu’on doit y ajouter, et nous n'en porlerions pas autrement notre Juge
(1) Le levier porté aussi profondément dans le lieu indiqué , doit avoir pour point d'appui toute la longueur de la symphyse du pubis : ce qui rend ses mouvemens de bascule bien difficiles au moins.
(2) Assez longue , puisque le manuel a duré une demiheure chez la femme qui fait le sujet de la huitième Observation de M. Herbiniaux.
(3) Ce sont ces douleurs qui expylsent la tête, et non
le levier qui en opère l’extraction, Comme on l’a dit déjà tant de fois,
g2 FEES À R'T ment, si. nous n'écrivons que pour des gens instruits. La position de la tête est également favorable à l'application du forceps, toutes les fois qu'elle présente son plus grand diametre de front au plus petit du détroit supérieur, et qu'elle ne peut s'y engager, soit que l’occiput réponde au pubis où au sacrum ; EL nous ne sommes pas moins assurés de le placer avec toute la précision que nous désirons dans l’un de ces cas comme dans l’autre. Iln'enest pas de même pour l'application du levier qui doit aller à l'apophyse mastoïde, ou sur le côté de la tee occipitale, puisque M. Æerbiniaux craint de ! ‘employer quand la face est sous la ligne blanche ; position, dit-il, qui n'arrive jamais, quoiqu elle fasse cependant le sujet de sa neuvième Observation. Comme Ja position qui est favorable à la juste application du forceps ne l’est pas de même au passage de la tête à travers le détroit supérieur, c'est avec cet instrument que nous la changeons ; et cela se fait sans peine, et avec aussi peu de danger pour l'enfant, que peu de douleur pour la femme. Un seul doigt introduit dans le vagin suffit non-seulement pour la recherche de la position de la tête, et la bien faire reconnoiire , mais encore Île plus souvent pour diriger les che de l'instrument, quoique nous recommandions d'enintroduire plusieurs pour leur servir de guide. M. Herbiniaux porte toute la main pour faire ces mêmes recherches, et pour changer Ja position de la tête quand elle ne lu paroil fit o rable, n1 à l’applicauon du levier, n1 à sa descente ; et ce prélifinaire faugant et douloureux se ei avant que la femme ne soit dans l’atutude
convenable pour l’accoucher, même avant le moment où elle doit être accouchée, puisqu'on la porte ensuite dans son lit, d’où on fe reure, à la Vérité, presque aussitôt pour la placer sur le fauteui1l de l’Accoucheur et la soumettre une seconde fois aux douleurs inséparables de l’introducuon de Ja main et de l’instrument. Nous donnons à la femme une position aussi commode pour elle qu’avantageuse à la chose et peu gênante pour nous, puisqu'elle est placée sur un lit fort élevé, de maniere que les fesses en débordent l'extrémité. M. Herbiniaux la fait asseoir au contraire sur un fauteuil dont le siége n’est élevé que d’un pied et demi, et s'assied lui-même sur une chaise beaucoup plus basse , pour manœuvrer avec un instrument qui a au MOINS quinze pouces de long etdont NE extrémité, comme la main peut-être qui le dirige, ne doit être qu’à trois pouces du plancher, de la chambre, quand 1l commence à lintroduire. Les branches s forceps pénétrent aisément à la profondeur requise sur les côtés de la tête, parce que nous les portons vers les côtés du bassin {: 1); tandis que le levier, en coulant le long de la paume de la main et des doigts qui lui servent de conducteurs, ne doit monter que difficilement derrière le . pubis sur l’une des régions temporales y ELSOUS la ligne blanche où M. Herbiniaux dit avoursramené cette région. Nous ne craignons pas que les frottemens toujours légers qu'éprouve la premièr ebranche du forceps pe montant sur le côté de la tête,
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(1) Voyez $. 1809 et suivans.