‹ L'art des accouchemens (volume 5)Chapitre 13 sur 88 · O4 ART · texte numérisé non relu

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la déplace et lui donne une autre position, soit en l’éloignant seulement du détroit supérieur, soit en Ja déjetant sur lune des fosses 1liaques; et l’on conçoit clairement que les quatre doigts de M. Her biniaux ne peuvent pénétrer entre ‘ele et le pubis de la femme, sans la déjeter ainsi, et rendre lapplicauon du levier plus incertaine : car 1l ne sauroit la fixer par l’une de ces surfaces plates, contre la saillie du sacrum sans la déplacer, comme il le dit, et comme il le présente, fig. III de sa planche Ile. Nous en opérons séritablémient Péstraes uon, et sans l’aide des forces expultrices de la femme; aû heu que M. Herbiniaux fonde tout son espoir sur ces mêmes forces ; qui ne sauroient tou- Jours se ranimer au point qu 1 Pannonce, et que sans elles le levier n’auroit Jamais eu de succes entre ses mains. Si nous imprimons au cou de l’enfant une légère torsion , en détournant le front ou locciput de dessus l'angle sacro-vertébral, nous effacons cette torsion, en le reportant dans la courbure du sacrum, ou en Île ramenant sous le pubis , dés que la tête a franchi le détroit supérieur, selon la position qui avoit lieu sur ce détroit. M. {erbiniaux ne se conduit pas de même, puisque, dans lun et l'autre de ces deux cas, 1l semble ramener l’ occiput vers l'échancrure formée par la br anchedes os pubis. S'il ne fait parcourir à la face qu une très- s- petite portion de cerele, et sil n'imprime qu'une trés- légere torsion au cou, dans celui de ces cas où le front étés primiuvement à l'une des parties latérales de la saillie du sacrum , il lui en fait décrire une équivalant à la moité de la circonférence intérieure du bassin , et fait éprou-

DES ACCOUCHEMENS. 95 ver une torsion égale au cou, lorsqu'elle est située sous la ligne Riche comme dans le cas qui fait le sujet de sa IX° Obéérvaon. Enfin, quelques minutes suflisent pour exécuter notre méthode, quand le bassin n’est pas trop défectueux, tandis que le procédé de M. Herbiniaux a duré une demi-heure chez la femme qui fait le sujet de sa VIII Observation.

1701. Ce parallèle ne regarde que le cas où nous supposons le peut diainètre du détroit supérieur au moins de trois pouces et un quart à trois pouces et denu : 1l étoit plus gränd chez la femme qui fait le sujet de la VITE Obsertétion de M. Herbiniaux. Voyons quelle sera la plus avantageuse des deux miéthodes, et quel est celui des deux instrimens qui paroîtra préférable dans le cas où ce mêine détroit est plus resserré. Admettons seulement que l’excédant de l’é épaisseur de la tête, sur le peut diamètre de ce détroit, soit de trois lignes. Pour lentraîner à travers ce détroit, 1l faut nécessairement Ja réduire sur elle-même de la quantité de cet excédant, puisqu'elle ne pourra descendre sans cela. On sait comment le forceps opère cette réduction ; ses deux branches étant placées sur les côtés du crâne, et vis-à-vis l’une de l’autre, bornent leur action à le comprimer dans ce sens : mais comment le levier pourra=t- -1l l’opérer ? Appliqué sur l’un des côtés de la tête seulement, si elle n’est fortement appuyée de l’autre côté contre la surface interne du bassin , elle ne pourra seulement en être comprimée, mi ratée d'épaisseur; l’action de l'instrument se bornera à la déplacer et à la pousser vers l'endroit où elle trouvera le moins de

résistance. M. Herbiniaux dit positivement qu'il

la fixe sur l’une ou l’autre de ses faces plates, au

moyen des doigts qui servent de conducteurs à la

i © “branche ARE de son levier : quoiqu'il n ajoute pas que ce soit contre la saillie que forment la derniére vertébre lombaire et la base du sacrum, on le devine aisément : s'il la fixe ainsi, le levier agit doncalors à la manière du forceps, et peut réduire la tête comme le fait ce dernier. Mais indépendamment de ce que l'une des surfaces plates de la tête ne peut toucher alors la saillie dont il est question, c’est que M. Hérbiniaux reure les doigts qui servent en même temps à la fixer et à diriger sa spatule, avant que celle-ci ne puisse les rem— placer à cet égard : voilà donc la tête sans point d'appui, au moins dans ce dernier temps de l'introduction du levier, mobile conséquemment comme auparavant, et sujette à prendre une autre posiuon que celle où on Pavoit d’abord réduite, selon la direction des frottemens et la pression que Ja spatule exercera sur l’un de ses côtés, en montant vers le lieu de sa destination. Si l’on fait attenuon à la direcuon inclinée du détroit supérieur, à sa figure , à la rondeur que la tête de l'enfant offre de toutes parts, et à l'espèce de pavillon ou d'évasement que forme le grand bassin , on sera frappé de ces véritésimportantes; l’on verra que la région temporale de l'enfant, la seule de la surface a la tête qui soit assez aplatie pour s'accommoder un peu à l'angle sacro-vertébrale , ne sauroit y répondre quand le sommet se pr Due transversalement sur le détroit, surtout si celui-ci est un peu resserré, quoique M. Zerbiniaux l'ait ainsi exprimé sur

sur la troisième figure de sa troisième planche; et qu'elle se trouve alors bien au-dessus de l’angle dont il s'agit. Sielle y correspondoit , la perpendiculaire de ivête tomberoit à peu pres sur le milieu de la symphyse du pubis et croiseroit de beaucoup l'axe du détroit supérieur, selon lequel elle doit descendre; ce qui seroit un des grands inconvéniens du procédé de ce Chirurgien. Le levier placé selon les principes établis, et mis en action, ne peut qu'éloigner la tête en suivant un des plans inchinésque luioffre de tons côtés l’espèce de pavil- Jon que forme le grand bassin , et ne parviendra jamais à la faire passer de ce ren plus large dans ledétroit qui est plus r'esserré, ni conséquemment à l'amener dans la cavité du petit bassin. Pour la faire descendre dans cette derniere, plus large ellemème que le détroit, 1l fandroit que l’éc quateur de la tête, que nous prendr ons ici d'une bosse parié= tale à l'autre, fût engagé entre les deux points qui mettent obstacle e à sa progression ; où bien, ce qui esta même chose, qu'une des protubér ances parlé tales fût au- dessous de l'angle sacro- vertébral, comme on le remarque figure IT, planche IT de M. Herbiniaux. En vain cet Auteur citera-t-1l des faits , et surtout celui de sa neuviéme observation; 1] ne subjugnera que l'ignorance, etne sauroit persuader aux gens, même médiocrement éclairés, qu'il auroit obtenu de son levier le succés qu'il lui attribue, si le bassin n’avoit eu que deux pouces six à neuf lignes de peut diaméëtre, s1 la tête de l'enfant n’y eût été engagée au point que le représente la figure dont nous venons de parler, etsur laquelle on remarque qu’une des protubérances

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