‹ L'art des accouchemens (volume 5)Chapitre 19 sur 88 · ARTICLE II · texte numérisé non relu

ARTICLE II

De la manière de se servir du Forceps quand la téte, présentant le sommet » occupe le fond du bassin.

1776. Ceux qui ont bien saisi l’ensemble des règles générales que nous venons d'établir sur l'usage du forceps, et surtout celles qui font le sujet des $, 1760, 1770 et 1773, sont déjà préve-

nus que cet insirument ne sauroit être appliqué de la même manière dans tous les cas où la tête s’est engagée jusqu'au fond du bassin, en présentant le sommet } puisque ses côtés sur lesquels les cuillers doivent "être placées ne répondent pas toujours aux mêmes points des parois de cette cavité, et qu'elle doit suivre une marche différente, à quelques égards, dans chaque position où are peut s ÿ présenter : il convient donc de décrire successivement ce qu’on doit faire pour ces diverses positions.

SECTION PREMIÈRE

De l'application du Forceps dans la position où l'occiput répond à l’arcade du pubis, et le front au sacrum ; ainsi que dans celle où l’occiput est contre ce dernier, et le front vis-à-vis l'arcade du

pubis.

Première 1777. De toutes les positions dans lesquelles le ue sommet de la tête est suscepuble de se présenter le forceps. au détroit inférieur , aucune n'est plus favorable à

son issue et à x l'application du forceps, que celle où l’occiput répond à l’arcade du pubis et le front au milieu du sacrum.Soïit qu’elle setrouve enclavée dans cette direction , soit que le défaut de douleurs expulsives, l'épuisement de la femme, l'hémorragie, ou toute autre cause, nous obligent de recourir à cet instrument , il faut s’en servir de la manière suivante.

Del'intro- 1778. La femme étant placée comme il est pres- D ui critau. 1756, ou au suivant, et les choses conbranche, venablement préparées, on insinue la branche

mâle du forceps vers le côté gauche du bassin, et l'autre

DES ACCOUCHEMENS. 145 l’autre sur le côté droit. On introduit d’abord deux doigts de la main droite, ou bien un seul, sous le bord latéral gauche de l’orifice de la matrice, si on peut encore y atteindre, ou, autrement, le plus haut possible sur la tête de l’enfant. De l'autre main, tenant la branche mâle de l'instrument par son milieu à peu prés comme on üent une plume à écrire, on présente le bout de la cuiller à la vulve, sa courbure sur le champ , ou sanouvelle courbure tournée vers le pubis, et son extrémité en forme de crochet incliné au-dessus de laine droite de la femme. On plonge cette cuiller dans le vagin à la faveur des doigts qui lui en préparent le chemin ; quand son extrémité a dépassé ceux-ci, on commence à changer la direction du bout extérieur et à l’éloigner un peu du ph de laine au-dessus duquel on lé"tenoit incliné. On l’abaisse insensible ment en le portant vers la cuisse gauche de la femme, mais seulement en proporuon de ce que la cuiller pénètre plus avant; l’on continue jusqu’à ce qu'elle soit entrée à la profondeur de quatre à cinq pouces, et que le corps de l'instrument quiest au dehors soit à peu pres selon la même ligne que l'axe du tronc de la femme. |

1779. On doit insinuer cette branche à la profondeur de quatre à cinq pouces, afin que son extrénuté se trouve appliquée aux environs de l'angle de la mâchoireinférieure,ou prés des joues, comme on le remarque sur la planche huitième. L'on doit être certain qu’elle touche à ce point et qu'elle est bien placée, lorsqu'elle vacille peu, que le pivot répond à la symphyse du pubis, quoique éloigné d’elle de plusieurs pouces si l’on se sert de

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