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SECTION III

De la manière de se servir du Forceps quand la téte , retenue au-dessus du détroit supérieur, presente l’occiput du côté gauche, et le front du côté droit , demëme que dans le cas où le front répond au côté gauche et l’occiput au côté droit.

1815. I est rare quela plus grande longueur de Troisième Ja tête se présente aussi diagonalement sur l'entrée ©*5 où la tête : L A Le est retenue d'un bassin resserré de devant en arriére, que nous au-dessus du l’observons dans l'accouchement naturel, et il Passir: n’est pas plus ordinaire de la trouver alors dans

une posiuon exactement transyersale. En SU pp9-

170 ART | sant que son grand diametre coupe aussi obliquement le détroit supérieur dans ce cas, que dans celui où le déiroit est bien conformé, elle ne pourroit rester dans cette situation diagonale, pendant application du'forceps, parce qu'étant mobile, elle cède à la pression qu'on exerce sous ses CÔtES en introduisant la première branche de l'instrument et se place assez exactement en travers ; c'est pourquoi nous la considérerons dans cette dernière situation, quant à ce qui regarde l'applicauon du forceps.

1819.81 la tête appuyée sur la marge du bassin resserré pouvoit y être fixée dans l’une des positions diagonales qu'on observe communément quand il jouit d'une bonne con formation, lapphication des branches du forceps sur les régions pariétales s’en feroit bien plus facilement que dans le cas où elle s'y présente transversalement, et cette opération deviendroit bien plus facileencore si l’on pouvoit, préalablement avec la main, ramener la tête à une des positions qui ont fait le sujet de la section précédente, et la fixer dans cette direction, c’est-à-dire, tourner l’occiput ou le front au-dessus du pubis, comme le met hors de doute le rapport de ses dimensions avec celles du détroit supérieur dans ces sortes de cas, ce qui n'est pas trés-praticable avec la main. C'est pourquoi nous considérerons toutes ces positions Comme transversales, où à peu près telles, relauvement au procédé opératoire que nous avons à décrire ; cest d'ailleurs dans cette direction, ainsi qu'on

l'a déjà vu, qu'on doit placer la longueur de la

tête pour la faire descendre, quand le détroit

ét:

DES ACCOUCHEMENS. 171 supérieur estresserré at point indiqué an $. 1800. 1820. Smellie conseille, pour ces positions, de

porter une branche du forceps sous le pubis, et à

Sentiment de $ mellie et e M. Deleu-

J'autre au-devant du sacrum, mais sans détermi- 27e sur la ma

ner laquelle des deux, disünction qu'il ne devoit pas faire, à la vérité , s’il se servoit de son forceps droit, mais qui devient nécessaire quand on emploie le forceps courbe, comme on le verra au S. 1824. M. Deleurye, dont l'ouvrage est presque le seul, après celni de cet Accoucheur anglais, qui contienne quelques préceptes relaufs à la circonstance dont il s'agit, recommanda, au Contraire, quoique d’une mamiére assez obscure, de placer les branches du forceps sur les côtés du bassin, conséquemment sur la face et l'occiput, et semble, dans toutes ses observations, ne l'avoir jamais appliqué autrement (1).

1827. Les défauts de cette méthode doivent paroitre ici dans tout leur jour. Outre le danger qu'il y a de porter une branche du forceps sur le haut du front, et le peu de prise que l’autre rencontre sur l’occiput, c'est que l'instrument placé de ceue manière ne peut diminuer l'épaisseur de la tête dans le sens qui doit passer entre le pubis et le sacrum , et tendroit plutôt à l'augmenter s'1l étoit vrai qu’en la comprimant d'un côté on la forcat de s’allonger de l’autre, comme Je pense le même Auteur. Loin de faire cesser le défaut de proportion qui s’opposeà l'accouchement, cette méthode produira done un effet contraire, et ne fera qu ac-

RAR 03 AU purent lil ie ue "0"

(x) Observation à la suite de celle sur l'opération césarienne à la ligne blanche. Chez Didot le jeune, 1779; et la nouvelle édition de l'ouvrage du même Auteur, $. 700.

nière d'agir

alors.

Défauts de

Ja methode

de ce dernier.

croître les obstacles en raison de la force qu'on emploiera pour les sarmonter, soit que la tête pressée du front à l'occiput s’augmente d’un côté à l’autre, soit que son épaisseur transversale reste la même. Si l’on vient à bout de triompher de ces obstacles, ce ne sera au moins qu’en employant assez de force pour contraindre la tête, pressée dans sa descente contre le pubis d'une-partet le sacram de lautre, à s’affaisser transversalement. Cet affaissement devient alors bien plus dangereux que celui que produiroient les branches du forceps appliquées immédiatement sur les côtés de la tête, parce que le crâne perd en même temps dans ce sens, et selon celui où agit l'instrument, au lieu que dans notre procédé elle n’est comprimée que d'une bosse pariétalg à l’autre, l'occiputet le front étant libres vers les parues latérales du bassin. Dans la méthode de M. Deleurye, pressée dans quatre directions différentes lorsqu'elle s'engage dans le détroit supérieur; savoir, par les deux branches du forceps qui agissent sur le front et

l'occiput, et par les os sacrum et pubis qui résis-

tent, si elle perd également selon sa longueur et selon son épaisseur, l'étendue de la cavité’ du crâne doit en être considérablement diminuée, et le cerveau plus où moins comprimé, ce qui donne heu à des accidens, dont on peut épargner une partie à l'enfant, en appliquant les branches du forceps sur les régions pariétales.

1922. La méthode dont nous faisons l'analyse ne peut avoir d'avantages sur celle que nous décrirons après, que par rapport À l’introducüon des branches du forceps, qui se fait alors un peu

plus facilement. S'il existoit un seul cas où elle convint exclusivement , ce ne seroit qu'autant que la tête enclavée selon son épaisseur entre le pubis et le sacrum, ne pourroil être repoussée audessus du bassin, comme Smellie recommandoit de le faire pour placer les branches du forceps sur les oreilles. Cette espèce d'enclavement n'exIStoit certainement -pas chez les femmes que M. Deleurye a délivrées avec cet instrument; car 1l n'au- roit plus le mérite de l'avoir porté sur une tête

libre au-dessus du détroit supérieur, mais seulement sur une têle engagée au tiers et même à la moitié de sa hauteur, comme beaucoup d’Accoucheurs lavoient fait avant lui; et, dans ce cas, nous l’aurions précédé.

| 1823. Pouropérer conformémentaux principes : pe dictés par la nature même de l'obstacle qui em- Pme pêche l'accouchement dans les positions trans- ee ets. versales dont il s’agit, il faut placer les branches du forceps sur les côtés de la tête, l'une conséquemment au-devant du sacrum, et l'autre sous

le pubis. L'introduction de la première est assez facile ; mais celle de la seconde exige des soins,

des connoissances et de l'exercice dans l’art d'employer cet instrument.

1824. Il n’est pas indifférent de placer alors la branche mâle ‘ou la branche femelle derrière le pubis, parce que leur rapport avec la tête doit être tel encore que leur nouvelle courbure soit tournée vers l’occiput qu'il faut ramener sous l'arcade du pubis même, aussitôt que la tête aura franchi le détroit supérieur, ce qu'on ne pourroit fatre si la courbure dont 1l s’agit ne régardoit pas cette lé

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