‹ L'art des accouchemens (volume 5)Chapitre 36 sur 88 · AE FA ET · texte numérisé non relu

AE FA ET

250 LYAORTT et les cheveux s'en détachoient aisément et restoient au doigt. Aucun mouvement de la part de l'enfant ne s’étoit manifesté depuis plus de vingtquatre heures. Le pouls de Ia femme étoit foible et très-accéléré ; la langue, les lèvres et les gencives étoient noires et comme rôties ; tout exhaloit une puanteur cadavéreuse. Jugeant que l'enfant étoit mort, Je me décida à l’extraire avec le erochet, et déjà je tenois cet instrument à la main, lorsqu'un pressentiment heureux me porta à y substituer lé forceps, que j'appliquai comme je le prescris au $. 1824 et suivans; j'amenai l'enfant vivant et bien portant, à la réserve d’une escarre gangréneuse qu'il avoit au sommet de la tête, mais quine comprenoit que l'épaisseur de la peau, et qui se détacha à l'instant même. La mére, déjà gravement malade, eut de longues suites de couches, et étoit à peine en convalescence un mois aprés. M. Beauchesne , Docteur en médecine, témoin de l'accouchement, donna ses soins généreusement à cette femme, et lui rendit les plus grands services. 1918. Le défaut de chaleur dans le cordon ombilical, et sa putréfacüon, joints à l'absence des pulsations altérielles, sont des indices plus certains de la mort; mais l’on ne peut en juger que quand ce cordon est dehors, ou lorsqu'il forme une anse à travers le col de la matrice.

1919.Siles symptômesénoncés,considérés séparément, ne nous offrent que des signes équivoques de la mort de l'enfant, leur réunion, ou cellé de la plupart au moins, doit seule nous autoriser à employer Îles instrumens tranchans du genre des crochets et desnerce-crânes :encorene devons-nous

leur donner la préférence sur le forceps qu'autant qu'on ne peut faire usage de celu1-c1.

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