‹ L'art des accouchemens (volume 5)Chapitre 38 sur 88 · FF · texte numérisé non relu

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230 2 LE? A RT de l'enfant ; de l'idée affligeante qu'ils éprouvoient d’avoir, disoient-ils, engendré un monstre; la femme venant d'accoucher d’un enfant hydrocéphale , dont'je conserve le squelette. | 1054. L'enfant hydrocéphale ne présente pas toujours la tête, et, à moins qu'elle ne se trouve dans le voisinage de l’orifice, quelquefois on est obligé de le retourner et de l’amener par les pieds. Ce n'est alors qu'après la sortie du tronc qu'on. reconnoît la maladie, ou du moins que le volume de la tête, augmenté par les eaux , met obstacle à l'accouchement: car les choses se passent à l'ordi naire, jusqu'à ce qu'elle soit descendue sur le dé

‘trot supérieur. Quand elle ne peut le franchir,

Je la gros-

ilconvient de l'ouvrir comme dans le premier cas : mais on le fait alors en plongeant linstrument vers les fontanelles qui sont au bas.de la suture Jambdoïde ou dans le trou oecipitak mème , derrièré la première vertebre cervicale. f 1955. Dans un cas de cetteespéce, ne se dou:

tant pas encore que l'enfant füt hydrocéphale à l'instant où l'on se-permit de faire les premiers efforts pour extraire la tête, aprés l’abaissement des bras, on vit l'eau ‘épanchée dans le crâne s'infiltrer dans. toute l'habitude du-corps avec une promptituderemarquable. Plus dequarante Elèves témoins de ce fait observèérent , comme nous, les progrès rapides de cette infiltration, qui comménca par le con, et s’étendit jusqu'aux pieds. L'énfant étôtt mort, et le crâne: après la sortie de-la tête, nous parut avoir contenu au moins une pinte de fluide, mesure de Paris. ‘ 1936. Une simple ponction, dans le cas d'hydro-

DES ACCOUCHEMENS. 259 céphale, suffit pour évacuer les eaux, et ramnenér teur extraot: la tête au volume qui convient à sa sortie : Mais jte respectiil n’en est pas de même quand le défaut de. pro- yemen au portion, qui s'oppose à l'accouchement, dépen "ho de la mauvaise conformation du bassin. Mile pot damment de ce qu'une semblable poncuon he sauroit préparer üne ‘issue au cerveau, C'est qu’une tête solide et bien constituée ne peut s’affaisser sur elle-même comme celle qni est hydrocéphale.

S1 lindicauon qui naît du défaut d'amplitude du bassin dans l’un de ces cas, est la même que dans celui où le volume séeidentab de la tête rend l’accouchement im possible ; si 'cêtie indication consiste également à diminuer Ja grosseur de la tête, on doit y procéder bien différemment. Toutes espèces d'instruméns, pourvu qu ïls soient aigus, conviennent pour ouvrir le crâne däns:le cas d’hydrocéphale, ‘etil faut d'ailleurs peu de dextérité pour s'en bien'servir : mais on en. a imaginéiunñ grand nombré soit pour démembrer la tête, soit pour extraire, -dans l’autre cas, et leur applicution exige bedticou p: de soin! D 1937. La plupurt de ces instrumens, connus sous le nor de ure-tête, tel: que celui de Mauriceau } celtide £évret, soit à ‘bascule ou à trois branélies' (1), "le türe-tête à double croix: d'un Chirurgien de ‘Peulouse ;' etc etc: ne ré

(x) La mécanique ps cet instrument est assez pr he mais quoique très-ingénieux il n’en est pas plus utile. Le Médecin qui à publié que l'énorme complication de cetté:machine en. faisoil'tout le merveilleux , ne le connoissoit sûrement pas, : LE ART 4

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diminuer suffisamment le volume de la tête, ne conviennent pas mieux que le crochet ordinaire, dans le cas où lé bassin est très - difforine. Le ‘erochet est même préférable , mais l'on ne doit s'en servir qu'après avoir préliminairement satisfait à l'indication que présente le vice du bassin, c'est-à-dire qu'on:n'ait ouvert le crâne pour le vider et donner.lieu à son affaissément (x). Bien des Praticiens l'emploient cependant pour préparer:celte 1s$ue au cerveau; quoiqu'ils n'agis— sent qu'en déchirant les os, de sorte qu'il en ré: sulte des pointes et des aspérités.qui peuvent nuire autant aux doigts-de lAccoucheur qu'aux parues de la femme.! L'on peut se; conduire .différeminent et d’une manière plus sûre. x

1038. Mauriceause servoitd'une.espece delance pour :ouvrir lé crâne de l'enfant; Smellie pro: posoit des ciseaux fort longs, dont. le tranchant, fait à Ja lime , toit du côté qui.forme le dos des ciseaux ordinaires. .: ‘éet instrument. est préféraz ble à tous les autres. Deventer,, avant Smellie, recommandoit de lefaire!.avec..un..couteau;.de table, dont il'entouroit la lame, dans presque toute sa longueur, d'une. bandelette.de linge fin. 1] faut convenir que-le choix d'un instrument propre à ceteffet n’est pas difficile. Lorsqu'on ne peut se procurer le peree-cräne de Smellie, si, l'instrument qu'on trouve sous Ja main est trés-pointu et bien tranchant, outre la bandelette dont l’entouroit Deventer, 1 faut adapter à sa °pointe une peule

‘{x) L'on ne sauroït trop repeter que la mort seule de l'enfant peut autoriser à prendre ce parti. HG boule

boule de cire, pour l'introduire plus sûrement et sans se blesse. jusque sur la tête de l'enfant.

1959. Autant qu'il est possible, il faut ouvrir le. Du lieu où crane dans l'endroit des sutures, et surtout de la à sagittale. Une incision cruciale ou angulaire favo- l« nus de riseroit plus sûrement l’affaissement des pièces Fi osseuses qui forment cette cavité, qu'une simple inCision, et seroit par conséquent préférable ; maIs il n’est pas aisé de la faire de cette manière. La tête n'est jamais disposée plus favorablement pour cette opération ,Îique quand elle présente le sommet; et l'opération est d'autant plus facile, qu'elle est plus engagée et plus serrée entre les os du bassin.

1940. On dir ige l'instrument à la faveur de quelques doigts qu'on a préliminairement conduits dans le vagin ; on le plonge dans le crâne après en avoir détaché la petite boule de cire au moyen de l'extrémité de l’un de ces mêmes doigts, et on incise ensuite dans une étendue convenable, en. tirant et poussant alternativenient de la main qui en üent la manche, comme si l’on scioit, sans dégager entièrement à chaque trait la pointe de instrument de l’intérieur du crâne. On prend d'ailleurs les précautions nécessaires pour ne pas se blesser, de même que pour préserver les parties de la Rue du tranchant (1). Le crâne étant suffisamment ouvert, on en reure l'instrument et l'on y plonge plusieur s doigts pour évacuer le cerveau. On presse ensuite la tête, de la même main,

(1) Les ciseaux de Smellie, appelés perce-crânes, font cette incision d’un seul tr ait, et dispensent de tous ces soins,

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