‹ L'art des accouchemens (volume 5)Chapitre 40 sur 88 · MN · texte numérisé non relu

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sa sortie. L'on ne devroit donc pas se dispenser d'introduire une main dans le sein de la femme, soit pour s'assurer du volume de la tête qui y est retenue, soit pour la diriger convenablement dans les différens temps de sa sortie, si on l'ahandonnoit aux efforts de la nature. Nous sommes en outre dans l'opinion qu’il faut constamment épargner à la femme ce travail douloureux, souvent fort long, et quelquefois dangereux, et qu'on doit extraire la tête.

1950. Quand son volume n'excède pas l'étendue des ouvertures du bassin, sa séparation du tronc n'ayant d’autres canses que les efforts mal combinés qu’on a exercés sur celui-ci, la main suflit pour en faire l'extraction. On examine d’abord si la plus grande longueur du crâne est placée selon le plus grand diamètre du détroit supérieur, et on la dirige ainsi quand ce rapport n'existe pas. On accroche ensuite la tête au moyen de deux doigts qu’on insinue dans la bonche, et du pouce placé audessous du menton, ou sur la partie postérieure du cou dontil reste presque toujours une portion. On ure à soi et selon l’axe du bassin, jusqu'à ce que la tête ait franchi le détroit supérieur, pendant que la femme pousse fortement en en-bas. Quand elle est descendue dans l’excavation du bassin, on tourne la face en dessous, et l’on conunue de ürer sur la mâchoire inférieure, maïs en relevant un peu la main pour amener le menton à la vulve , et la dégager enuérement. Si la mâchoire inférieure avoit été arrachée, il faudroit se servir d'un crochet, qu'on implanteroit alors sur le haut du front. ( Foyez $. 1924 ).

oi

ce.

De la mapière d'opérer dans ce cas,

248 L'ART Descas qui 191. S1 la nature trouve encore quelque resson es res source en elle; si elle peut, à la rigueur, se délivrer seule dans le cas dont nous venons de parler, il n’en est pas de même dans celui où 1] existe un défaut de proporuon considérable entre les dirmensions de la tête et celles du bassin. La femme alors n’x véritablement de ressources certaines que dans les secours de l’art et l'application des in strumens. On l’exposeroit à une mort presque inévitable, si on abandonnoit l'expulsion de la tête aux soins de la nature, puisqu'elle ne peut s'en délivrer que par l'effet de la putréfaction, et que celle-ci est une source fécoñde d’accidens. Ce cas est donc évidemment du ressort de l’art; 1l nous offre les mêmes indications que si la tête étoit encore attachée au tronc; mais il est plus difficile de les bien remplir.

Moyens 1952. Diverses sortes d'instrumens ont été pro-

dontonaten- ; . À , * , té l'applica- POSÉS pour extraire la tête de l'enfant apres l'arration dans chement du tronc, et l’on s’est à peine occupé des : ts moyens de prévenir cette détroncauon, ce qui auroit été cependant bien plus facile. Les uns ont conseillé l'usage des crochets, et d'autres celui du lacs appliqué sur Ja mâchoire inférieure. Ceux-ci ont inventé des tire-têtes paruculiers, des espèces de bourses ou de frondes, et ceux-là n’ont recommandé que l'application du forceps. Si ces divers moyens ont réussi quelquefois, le défaut de proportion qui existoit entre Les dimensions du bassin et celles de la tête étoit sans doute de bien peu de chose, puisqu'aucun d'eux, si ce n’est le forceps, ne tend directement à diminuer la grosseur de cette dernière, L'affaissement que produit le for-

DES ACCOUCHEMENS. 24q

ceps est d'ailleurs, comme on le sait, très-borné ; et l'application , dans le cas dont il s'agit, en est si difficile, qu'on doit craindre de le porter vingt fois inutilement, avant de saisir la tête comme il convient, à moins qu’elle ne soit déjà dans l'excavation du bassin. Nous ne croyons même cet imstrument recommandable, qu'autant qu'elle est parvenue dans ce lieu,ou qu'elle estfortement engagée selon sa longueur, et que ses dimensions surpassent de peu de chose celles des détroits. Il est absolumentnécessaire d'ouvrir le crâne et d’en évacuer le cerveau, toutes les fois qu'elle est entièrement audessus du bassin, et que son volume, relauvemént à cette cavité, est tel qu'elle ne peut s'y engager.

1955. Quelques Praticiens, d'aprés Celse, ont prescrit de faire comprimer le ventre de la femme pour fixer la tête sur l'entrée du bassin, pendant qu’on ouvriroit le crâne; d'autres ont conseille , dans les mêmes vues, d'appliquer un lacs sur la mâchoire inférieure, ou de placer un crochet sur toute autre partie. Ces derniers instrumens nous paroiïssent inutiles, et la compression du ventre dangereuse. L’accouchenr peut y suppléer parfattement, de la main qu'il introduira dans la matrice pour diriger les insirumens destinés à ouvrir Je crâne. Il commencera d’abord par amener Îe sommet de la tête au détroit supérieur , dans une situation transversale, et 1l la fixera dans cetétat en recourbant les doigts au-dessus de la base du crâne, l'extrénnté du pouce étant appliquée sur la fontanelle antérieure. Il conduira ensuite le long de la face palmaire de ce même doigt, l'instrument qu'il tiendra de l'autre main, etil en dirigera la pointe,

De Îa ma-

nière vrir €t

d'oud’ex-

$raire la tète

séparée tronc.

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armée ou non d'une peute boule de cire, sur le trajet de la suture où elle doit pÉTAES pour ouvrir la tête, comme ilest dit au $. 1940. Après en avoir bre cet instrument , 1l plongera plusieurs doigts dans le crâne pour en faire sorur Île cerveau, et 1l affaissera cetie boîte osseuse , pour l'entraîner avec ces mêmes doigts, ou bien à leur défaut, au moyen d’un crochet placé convenablement sur l'occiput ou sur le front.

1994. Si cette opération est absolument nécessaire dans le cas où la grosseur de la tête est telle que ses dimensions surpassent de beaucoup celles

: du bassin, et s’il est plus à propos dans tous Îles autres, d'extraire la tête, que de confier à la nature le soin de s’en délivrer, souvent l’on est abligé de temporiser et de OA préalablement aux indi-

cations pressantes que nous offre l’état inflammatoire de la matrice, celui de son col, etc. etc.

De la sépa- 1095. Si le tronc peut se séparer de la tête dans ton t les accouchemens contre nature où l’on amène tronc. l'enfant par les pieds, on peut de même, dans

ceux où la tête se présente la première, Îa séparer du tronc, et laisser ce dernier dans le sein de la femme. L’oublide quelques-uns des principes fondamentaux de l'art, la putréfacuon de l'enfant, et le volume surnaturel du tronc, soit qu'il provienne de sa conformalion monstrueuse où d'un é ‘panchement considérable d’eau dans l’une de ses

RE sont autant de causes qui disposent à

et accident.

1090. Il est towiours bien plus facile d'extraire le tronc apres Pace achement de la tête, que de délivrer la femme de celle-ci quand le cc en à

DES ACCOUCHEMENS. 291 été arraché. Quelquefois 1l suffit de changer la direction des épaules, pour l’entraîner facilement, soit au moyen des lacs ou des crochets mousses placés sous les aisselles, ou bien à la faveur d’un crochet ordinaire implanté sur le baut de la poitrine ou du dos : 1l paroît que Levret n’avoit d'abord proposé son crochet à gaine que pour ce cas. Quand les épaules sont encore au-dessus du détroit supérieur, on peut dégager les bras de l'enfant et ap-

pliquer des lacs sur les poignets, dans la vue de

tirer d’une main pour extraire Île tronc, pendant que de l’autre introduite dans le vagin, On Mainuendra la portion du cou, s’il en reste assez, dans la direction de ces mêmes extrémités. Quelquefois au lieu de dégager les bras, il vaudroit mieux retourner le tronc et l’extraire par les pieds.

SECTION ÎÏV.

De plusieurs autres cas où il faut employer des instrumens iranchans sur l'enfant.

1957. Lorsque la poitrine, ou le bas-ventre, conuent assez d’eau pour rendre les premiers efforts de l’art infructueux , il faut donner 1ssue au fluide épanché, en ouvrant la cavité qui le renferme , soit au moyen d'un crochet ou de tout autre instrument propre à cet effet. Il faut au contraire démembrer le tronc quand sa conformation monstrueuse s oppose à Sa sortie, COMME on le remarquera aux . suivans.

1058. L'Hydropisie de poitrine et celle du bas- Delhyara.

y pisie de pois

ventre sont excessivement rares chez les fœlus, €

259 L'ART “ine et dnil est bien plus rare encore de voir cetie hydrome pisie portée au point de rendre l’accouchement impossible sans les secours de l’art. Elle ne trouble presque jamais l’ordre naturel de cette foncuon , quoiqu'on trouve dans presque tous les auteurs des préceptes relaufs à la manière de l’opérer dans ces sortes de cas.

Des moyens 1950. Il est extrêmement difficile de s'assurer ae $s AssUrEr del'existence de l'existence de cette maladie, quand l'enfant d'une hydro- vient en présentant la tête. Si l’on est en droit de . présumer qu'il est hydropique, lorsque cette par= tie, quoique d’un volume oies cesse d'avancer malgré les efforts de la femme, on ne le reconnoit évidemment qu’en SAR la main Jusque sur le siége de l'épanchement ; ce qui nest pas facile alors, parce que la tête, qui remplit le passage, s'oppose à ces drohtébiee à surtout quand c'est un hydrothorax. Il n’en est pas tout-à-fait de même dans le cas où l'enfant présente les pieds ;

/ comme 1ls sont à peine sortis que les difficultés | commencent à se manifester, on peut insinuer la

main le long des cuisses pour juger de la nature de l'obstacle. L’ascite se reconnoît au volume, à la tension du ventre, et à la fluctuauon ; et he dropisie de poitrine, à la grande surface de celleci, et à l’écartement des côtes.

Indications 1960. Etant bien reconnues, lindicauon relaone ve à l'accouchement consiste à donner issue aux delenfant, Caux, en ouvrant le bas-ventre ou la poitrine. Le

pharyngotome, des ciseaux fort allongés, la pointe du crochet, un couteau ordinaire, et surtout celui que quelques-uns ont proposé pour ouvrir lecräne, sont éoalement propres à remplir les vues de l'Ac-

DES ACCOUCHEMENS. 353 coucheur. £evret préféroit dans le cas d’ascite, de déchirer les tégumens du ventre avec le doigt, à l'endroit de l'anneau ombilical : mais on réussit

bien plus difficilement par ce procédé, qu'au moyen des instrumens indiqués.

1961. Une très-petite incision suffit, et l'on ne doit en faire une plus grande , qu'autant qu'on a la certitude de la mort de l'enfant. Le lieu où on doit la faire est indifférent, dans ce dermier eas; et ce n’est que quand l'enfant est vivant qu'on doit préférer celui d'élection pour la paracenthèse ordinaire. Dans l’hydrothorax on plonge l'instrument dans l’intervalle des côtes ; on place ensuite deux doigts écartés sur les côtés de l’incision, pour comprimer la poitrine et le bas-ventre, et favoriser l'écoulement des eaux, qui pourroient encore, sans cette précaution , trouver quelques obstacles à leur issue, parce que les parties voisines, conire lesquelles s'applique immédiatement la surface de l'enfant peuvent boucher l'ouverture.

1962. Les vices de conformation que l'enfant Des mors peut offrir en naïssant sont en trés-grand nombre ; ae mais ils ne méritent pas tous également le nom de monstruosités , et n'apportent pas les mêmes obstacles à l'accouchement. Ceux qui consistent dans le défaut de certaines parties essentielles, comme la tête ou l’un des membres, sembleroient plutôt devoir le favoriser que le rendre plus difficile: mais il n’en est pas de même des conformations extraordinaires où l’on remarque plusieurs têtes entées sur un même tronc; deux troncs attachés à la même tête, ou dans lesquelles les jumeaux sont unis, soit par les tégumens seulement, soit

Ressources de la nature en parell cas.

be ART par d'autres parties, de sorte qu'ils paroissent ne former qu'un tout, comme 1l s’en est rencontré quelquefois. | 1963. Il n’est pas de notre objet de recher-

cher la cause de ces phénomènes surprenans ; nous Jaisserons aux Physiciens plus éclairés que nous, à décider s'ils dépendent du trouble de l'imagination de la mére, ou sils proviennent de toute autre cause, pour nous occuper de ce qu'ils présentent de relauf à l'accouchement.

1964. Si l’accouchementa pu s'opérer quelquefois par les seuls efforts de la nature, malgré une conformation aussisinguhère etaussi monstrueuse (r ), ces exemples loin de nous éclairer sur les regles qu’il faudroit suivre en pareils cas, ne font que

RS EEE I TETE CRT RE Ti ARE

(x) En 1763 , une femme de la ville d’Amiens accoucha tres-naturellement et sans autre secours que ceux d’une Sage-femme voisine, d’un enfant vivant qui avoit deux têtes, deux troncs, et six ou sept extrémités tant supérieures qu’inférieures. Chaque tête étoit à peu près d’un volume naturel , et le corps du second enfant paroissoit assis sur le bras gauche du premier. Nous ferons remarquer en faveur de l’opinion de ceux qui attribuent ces effets à la force de l'imagination de la mère, que cette femme avoit passé presque tout le temps de sa grossesse aux pieds d’une Vierge située dans un des cimetières de la ville, sacrifiant toutes ses affaires domestiques à l'amour qu’elle avoit conçu pour cette statue en devenant grosse. Trois autres enfans d’une conformation assez semblable sont nés tous aussi naturellement dans le temps où nous nous occupions de la première édition de cet ouvrage ; l’un à Paris , l’autre dans un-village voisin , et le troisième en Bretagne.

jeter plus d'incertitude sur le paru que nous devons prendre : ce sont des circonstances où l’igunorant semble triompher , tandis que l’homme instruit n'ose rien proposer. Si observation, d’un côté, nous apprend que des femmes se sont trouvées assez heureusement constiiuées pour se délivrer seules d’un enfant qui avoit deux têtes ou deux troncs ; de l'autre, elle nous avertit également que les secours de Part ont été quelquefois nécessaires, et même indispensables (1).

19695. L'on ne peut reconnoître ces sortes de Des moyens monstruosités qu'en portant une main dans la ma- . ue trice ; encore doit-il être difficile de distinguer truosités, au juste ce qu'elles sont, par rapport à la “TEA mière dont l'enfant est replié sur lui-même, et à fant. la confusion dans laquelle tous ses membres se présentent aux doigts.

1966. Il est impossible que les deux têtes d’un enfant ainsi conformé s'engagent en même lemps, quand elles se présentent en premier lieu ; soit que l'accouchement s'opère naturellement ou non, l’une d'elles se renverse toujours sur le tronc, tandis que l’autre descend. La même chose arrive à l'égard des extrémités inférieures lorsqu'on améne l'enfant par les piéds, à moins qu’on n'ait

(1) Quelques papiers publics ont fait mention, dans le temps où l’on s’occupoit le plus de la section du pubis, d’une opération césarienne pratiquée récemment alors et avec succés par M. Zimmermann, Chirurgien-Major du régiment de Sterburi, pour délivrer la comtesse de Chercy d’un enfant qui avoit trois têtes. Nous ne garan- Ussons pas la vérité de ce fait.

256 DYTAMAT soin de les dégager toutes : mais l'on ne peut empêcher les deux têtes, dans cette dernière circonstance, de se présenter et de s'engager ensemble ; ‘ce qui doit rendre leur sortie extrémement difficile. Dans tous les cas, le bassin de la mère doit être excéssivement grand, pour quelle puisse accoucher par la voie naturelle , sans qu'on muüle l'enfant.

Indications 1007. Il seroit bien essentiel qu’on püt distin- | nos cor-guer de bonne heure les cas de cette espèce où la DAS nature peut se passer des secours de l’art, de ceux sités. Oh ces mêmes secours sont indispensables, afin de ne pas l’exposer à de vains efforts dans ces dermiers , et de la laisser agir dans les autres. Mais 1l n’est pas MOINS difficile de reconnoîire alors les bornes deson pouvoir, que de fixer le choix de Ja méthode qu'il convient d'employer quand elle ne peut opérer l'accouchement.

1908. Lorsqu on réfléchit sur la difficulté de démembrer dans le sein de la femme un enfant aussi mal conformé et aussi monstrueux que ceux dont il agit, indépendamment du danger qui peut en résulter pour la femme même, l’on est fort en peine de décider si une pareille conduite est préférable à l’opérauon césarienne. Estil permis d'ailleurs de suivre ce part quand l'enfant est vivant ? Pour être monstrueusement conformé, n’a-t-il aucun droit à la vie? et les lois nous autorisentelles à l'en priver, pour épargner à sa mére une opération qui ne nous paroît, pour elle, m1 plus: douloureuse , ni plus dangereuse que celle par laquelle on prétendroit mettre ses jours à couvert ? Sinous connoissions l'histoire de toutes les femmes

qui

DES ACCOUCHEMENS. 257 qui ont été soumises à l’opération césarienne , etde celles dont on à démembreé les enfans avec les crochets ou autres instrumens de cette espèce, peut être y remarquerions-nous que la mort, dans un pareil nombre, en a moins épa rgné de ces dernières que des autres. Mais chacun n’a compté que ses succés , et paroît avoir jeté le voile sur le reste.

1909. $1 l'on avoit quelque certitude de la mort de l'enfant ainsi conformé, et si l’on entrevoyoit clairement la possibilité d’en séparer les parties excédantes sans nuire dangereusement à la mére, 1l faudroit néanmoins préférer cette ressource à lopération césarienne. 1 faudroit encore y avoir recours, s1 deux jumeaux, quoique vivans, n’éioient unis que par une portion de leurs tégumens : à moins que ce ne füt par le haut de la tête seulement, comme on en voit dans les tables d'Ambroise Paré; parce qu'on ne peut alors les extraire du sein de leur mère, sans les séparer, et pratiquer cette opération plus sûrement après

leur naïssance.

e é 3 b 1970. On doit compter parmi les monstruosités Observation,

de l'enfant, relativement à l'accouchement, les tumeurs volumineuses qu'il apporte quelquefois en naïssant. Fen ai vu un dont les dimensions surpassoient de beaucoup celles de la tête du fœtus à terme, ayant cinq pouces de longueur, et quatre pouces d'épaisseur en tout sens. Elle étoit placée au bas du tronc, et pendoit entre les cuisses. Sa nature étoit fongueuse et stéatomateuse : sa surface, garnie d’un très-grandnombrede veines, présentoit le même aspect que Ja surface du cerveau recouvert de la pie-mère, tant la peau en étoit devel'ome Il: À

nue mince et transparente. La tête traversa sans beaucoup de difficultés le canal du bassin, mais jen éprouvai de grandes à extraire le trone, et malgré tous mes soins, l'enfant périt au passage. N'ayant plus rien- alors à ménager de son côté , je proporuonnai mes efforts à la résistance que J'éprouvois, les tégumens de la tumeur se déch1rérent , elle s’allongea et s’accommoda a la forme du bassin. | 1971. On trouve l'exemple d'un cas assez semblable dans l'ouvrage de Peu (1), et un autre m'a été communiqué depuis par M. Chambellant , accoucheur à Rochefort. Nous avons rencontré deux autres tumeurs à peu près de la même grosseur , situées également au bas du tronc; mais elles ne contenoient que de l’eau, et M. Piet, notre confrère, fit voir à l'Académie de Chirurgie, en 1787, un enfant qui en portoit une bien plus grosse encore, qu'il fallut ouvrir pour achever d’'extraire cet enfant : il en évalua le diamètre à un pied. Elle étoit formée de deux lobes, en enbas, dont l’un étoit plus petit que l’autre. Le kiste, recouvert de tégumens, distendu et dessécheé à l'instant où j'ai fait dessiner cette tumeur, présentoit encore les dimensions suivantes. Sa largeur d'une cuisse à l’autre, et au-dessus de sa division en deux lobes, étoit de 9 pouces et demi, et sa hauteur de 7 pouces et demi ; la largeur du grand lobe, et son épaisseur de devant en arrière, de 5 pouces 8 lignes; la largeur et l'épaisseur du petit lobe, 4 pouces et demi.

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(1) Peu, Pratique des Accouchemens ; page 469.

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