‹ L'art des accouchemens (volume 5)Chapitre 64 sur 88 · Tome IT. D d · texte numérisé non relu

Tome IT. D d

puisqu'elle avoit été pratiquée avant l'année 1772, sans succès il est vrai, par le célèbre Æenckel, Professeur de Chirurgie à Berlin (r), et quil en estencore fait mention dans une Dissertation latine imprimée à Vienne en 1776 (2).

L'opération 2101. En quelque heu qu'on ouvre le bas-ventre, La ligne blan JUEHE que soit la direction qu’on donne à l'incision che na paset de quelque manière qu'on y procède, on ne er diminuera jamais de beaucoup le danger de l’'opélui attribue. pation césarienne , parce qu on ne sauroil écarter

out ce qui peut en rendre le succès douteux , ni >rocurer tout ce qui pourroil l'assurer. Elle doit être faite méthodiquement; c’est un fait incontestable, et le procédé le plus prompt, le plus facile, et le moins douloureux pour la femme, sera préférable à tout autre , si les suites n’en doivent pas être plus fâcheuses. En pratiquant la section sur la ligne blanche, la Chirurgie sembloit avoir fait un pas vers le bien ; mais ce n’étoit pas le plus difficile. Il faudroit se mettre en garde contre les épanchemens puriformes qui se font dans l'abdomen ; défendre les viscères du contact de ces humeurs, et les préserver de l'atteinte dangereuse qu'ils en recoivent ; prévenir linflamma-

ee

ou 1778, sur une femme qu'il opéra en présence de MM. Dubertrand père et fils, Coutouly et Ferrand.

(x) Voyez les nouvelles Observations et Remarques de Médecine et de Chirurgie, par Henckel, publiées en 1772, en allemand.

(2) Caroli-Franc. Hopfenstock, Bohemo-pragensis Dissertatio inauguralis Medico-Chirurgica-Obstetricia, de hysterotomiü.

üuon et ce météorisme intestinal Qui arrivent si promptement chez la plupart des femmes, qui écartent les lèvres de la plaie, malgré les points de suture qui tendent à les maintenir rapprochées, qui déchirent cès mêmes points, et jettent au dehors quelques anses d’intestins et quelques portions d'épiploon, que les enveloppes du ventre, quoique trés-vastes, ne peuvent plus contenir : la section à Ja ligne blanche ne procure pas tous ces avantages. Elle avoit réussi deux ou trois fois » AU temps où nous avons fait paroître la première édition de cet ouvrage (1) : mais quatre femmes dès-lors étoient mortes à sa suite; elles avoient éprouvé tous ces accidens dont on vient de parler, et on avoit trouvé chez elles des épanchemens de matiéres putrides (2). Sielle a eu de nouveauxsuccés depuis, elle a eu également dé nouvelles victimes. Nous l'avons pratiquée trois fois ; nous avons conservé les enfans, mais l’une dés femmes y a succombé le quatrième jour, la seconde le cinquième , et la troisième au bout de trente heurés on environ. La première étoit forte, robnsté , Ct en état de supporter l'opération ; nous fümes obligés d'y procéder sans délai, le travail de l'accouchement étant dans toute sa vigueur depuis plus de vingt- D Sn PR, voir

(1) MM. Delcurye et FVaroquier paroissoient les seuls qui eussent fait la section césarienne à la ligne blanche avec succes,

(2) La femme opérée par Henckel, une autre en province par un des élèves de M. Solayrès, une par M. De-

leurye, et la quatrième par M. Môreau, à V'Hôtel-Dieu de Paris,

420 L'ART | quatre heures, lorsque nous fümes appelés, et les eaux de l'amnios écoulées depuis vingt-une ou environ ; M. Sigault l'ayant déjà vue avec plusieurs de ses confrères, et la circonstance ne Jui paroissant pas favorable pour la section du pubis (1). La seconde femme étoit de la plus foible constitution, et atteinte d’une diathèse scorbutique

ui ne laissoit aucun espoir de la conserver, même si elle eût été dans le cas d’accoucher naturellement : la troisième n’étoit pas dans de meilleures dispositions pour le succès d’une aussi grande opération, qui fut faite encore dix-huit ou vingt heures après le moment qui eut été le plus favo-

(1) Nous ne voyons pas ce qui a pu engager M. Lauverjat à faire mention de ce fait dans l’ouvrage qu'il a publié sur l'opération césarienne , et à dire qu'il avoit été bercé de l’espoir d’opérer la femme, jusqu’à Jinstant où il apprit que je venois de le faire. Je ne vis cette femme pour la premiere fois qu’à l'instant même de l'opération, et M. Lauverjat le savoit trèsbien, lui dont elle réclamoit vainement les soins depuis vingt-quatre heures, parce qu'il les lui promettoit depuis plus de deux mois; soins que je sollicitai moi-même. Ce ne fut que sur le refus de ce confrère que j'opérai ; je cédai à la nécessité, et plus de vingt personnes peuvent l’attester. Si j'ai été moins rigo0= riste en opérant cette infortunée chez elle, pour me servir des expressions de M. Lauverjat, on ne me reprochera pas, je pense , d’avoir manqué à ce que l’humanité et la charité exigeoient de moi. Ce n’est pas le seul , point contre lequel je pourrois nélever, mais cette discussion ne serviroit qu’à faire connoître qu’il a été mal informé des détails de l’opération et de ses suites. Elle n’a pas eu de succès, et toute autre Méthode ne lui en eût pas assuré davantage.

rable , en présence d’un grand nombre de personnes, et dans un hospice où chacun put à chaque instant s'approcher du lit de la malade, la voir, la questionner, etc. |

2162. On sent, dit M. Deleurye , tous les avantages d'avoir, pour ainsi dire, sous les yeux la plaie de la matrice, pendant le cours de la cure , et qu'elle réponde directement à l’'incision extérieure ; les sucs que fournit la matrice ont par ce moyen une issue libre. Ces avantages seroient très-précieux sans doute , et assureroient peut-être quelquefois fe succès de l'opération césarienne : mais jusqu'ici on ne les a obtenus que bien rarement, et seulement comme par cas fortuit. Pour les assurer un peu plus, 1l faudroit ouvrir la matrice au haut de sa partie antérieure, presque jusqu’au centre de son fond, et non pas dans sa partie inférieure, comme on l’a fait le plus souvent, puisque cette région est celle qu’on a constamment trouvée vis-à-vis la plaie extérieure, à l'examen du cadavre des femmes qui étoient mortes des suites de l'opération césarienne, tandis que la plaie de la matrice étoit cachée derrière les tégumens qu'on avoit conservés au-dessus du pubis, et qu'il est presque impossible de ne pas conserver à cause de la vessie, qui favoriseroit également l'épanchement des lochies dans la cavité abdominale, en masquant une partie de la plaie de la matrice, quand même celle des tégumens seroit prolongée jusque sur le pubis.

2103. Si la plaie de la matrice correspond à celle De ce qn'il

faudroit faire

du bas-ventre dans le moment de l'opération, our due 2 D d 5

plaiedelama- elle ne peut se trouver vis-à-vis un instant apres, rdabala et bien moins encore pendant Île traitement, à . à celle moins que les bords de l’une ne contractent des es tegumens. # ] L] e 4 ”’adhérences avec ceux de l’autre : ce qui est arrivé plusieurs fois, et spécialement dans le cas où M. Deleurye a obtenu son ‘premier succés de l’opération dont il s’agit, ainsi que dans l'un de ceux qui font le sujet des observations particulières de M. Lauverjat. 11 faudroit, pour obtenir ce rapport que nous désirerions, prolonger lincision extérieure jusquà la hauteur de l'ombihe, et commencer celle de la matrice vers le milieu de cette incision , l’étendre au-dessus de l'angle supérieur , en coupant sous les enveloppes du basventre, comme nous l'avons fait sur les femmes que nous avons opérées : ces deux plaies deviendroient parallèles dans toute leur longueur, à mesure que la matrice se contracteroit sur ellemême aprés la délivrance, et il ne s'agiroit plus, pour conserver ce parallélisme, que de fixer la matrice par un bandage disposé convenablement

autour du ventre. | Vice de la. 2164. Inous paroitbien plus important de pronc a longer la plaie extérieure jusqu'à lombilic, et faire l'opéra- même au-dessus, selon les circonstances , que de tion dont 1 faire en bas jusque sur le pubis, parce qu'on s agit, : SR à = découvre le corps de la matrice, qu'il est à propos d'ouvrir le plus haut possible, au lieu qu'en prolongeant l'incision extérieure en en-bas, l'on ne peut meitre à découvert que la parue inferieure de cet organe, celle qui, dans l'état naturel, en constitue le col, et qu'il faudroit conserver

dans l'opération césarienne (1). Une ouverture prauquée dans cet endroit de la matrice ne peut d’ailleurs se présenter aux yeux du Chirurgien,

dans la site du traitement , quand i} auroit die les enveloppes du baësventré : Jusque sur le pubis, puisque la vessie en recouvre toujours Ja majeure parue ; ème lorsqu? elle ne contient pas d’ürine. (Forez la fin du $:2111.)

2165. En ouvrant la matrice dans sa partie iniférieure, on prépare une voie aux lochies pour s épancher dans le bas-ventre ; parce que a caviié du corps de ce viscère , qui sert comme de réservoir à ces fluides, reste presque entière, et se trouve au-dessus de lincision ; qui ne paroît avoir été faite dans le lieu le plus déclive: :que pour leur égout. Cette incision conservant d'ail. leurs , après l'opération , plus de largeur que l'orifice même de la matrice, et offrant moins d'obstacles an passage des hotes, favorise encore leur épanchement. En incisant [a matrice près de son fond, la parue inférieure de sa cavité

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(1) Le col.de la matrice n’est pas seulemèent cé petit bourlet qu’on nomme museau de tanche, dans l'état 6rdinaire , et qui fait plus ou moins de saillie dans le vagin ;1l forme plus du tiers de la longueur de la matrice. S'il se développe entierement dans les deux derniers mois de la grossesse , il reprend sa forme après l’accouchement, . revient insensiblement à son premier état. Ce sont ue. fibres de toute cette partie que nous reconrmandons dé ne pas inciser dans l’opération césarienné ; mais pour çelà, il faudroit borner l’incision au moins à deux pouces doses du bourlet qui constitue lé bord de Porifice.

reste entire, et peut servir de premier réceptacle à ces fluides, à mesure qu'ils distillent des vaisseaux intérieurs; de sorte qu'ils doivent s’échapper plus aisément par le col. En outre, comme Ja plate de la matrice se trouvera, dans ce cas, vis-à-vis celle des enveloppes extérieures, l'épanchement s'en fera bien moins facilement dans le ventre. Si l’on se rappelle ces succès heureux que des hommes sans connoissances, mais bardis , ont obtenus de l'opération césarienne, en ouvrant le ventre transversalement à la hauteur de Pombilie, et la matrice, sans doute, dans son fond (1), l’exemple de M. Guenin qui étendit

lPincision de cet organe jusqu'à un pouce de

cette partie, on sentira tout le prix de cette remarque ; c'est celle qui à porté M. Lauverjat à

(r) Un Chirurgien du village d’Attichi, pres Compiègne, qui avoit déjà fait l'opération césarienne avec succès, la pratiqua une seconde foissur une autre femme en 1772, el tout aussi heureusement pour la mère , en faisant l’incision extérieure transversdlement, entre l’ombilic et le dessous des fausses côtes du côté droit. J’ai eu occasion de voir ce Chirurgien quelques mois apres ,etil ne put me rendre compte des motifs qui l’avoient déterminé à opérer; ce qu'il y a de positif, c’est que la femme est accoucheée naturellement depuis cette époque. M. T'allibon, Chirurgien tres-connu par ses talens, à Dourdan, m'a envoyé, à peu près dans le même temps, la note d'une autre opération césarienne faite de la même ma— nière par le nommé Sanson, à la femme d’un vigneron du village de Roinville-sous-Aunau , diocèse de Chartres. L'incision fut faite transversalement à un demi-pouce audessous de l’ombilic. M. T'allibon vit la femme le lendemain de l'opération : celle-ci eut tout le succès qu'on

DES ACCOUCHEMENS. 425 réduire ce procédé en méthode (r). Deux ou trois succès ne nous paroïssant pas suflisans pour lui accorder la prééminence sur les autres méthodes, nous ne l’adopterons ni ne la rejetterons, parce que toutes en ont obtenu plusieurs. En attendant, nous préférerons la section à la ligne blanche.

SE CT RO N LL De la manière de faire l’opération césarienne.

2166. Après avoir déterminé l'endroit du basventre et de la matrice qu'il convient d’ouvrir dans l’opérauon césarienne, 1l est nécessaire d’indiquer la manière d'y procéder. Mais, avant tout, 11 paroît important de faire observer qu’on doit commencer par vider la vessie au moyen de la sonde, surtout lorsque la femme n’a point uriné depuis quelque temps. Malgré cette précaution, da vessie s'élève encore quelquefois tellement audevant de la matrice, qu’elle en cache une bonne partie, ainsi que nous l’avons remarqué, après lincision extérieure, sur une femme qu'on opéroit en notre présence à l'Hôtel-Dieu de Paris. Le bas-fond de la vessie étoit presque à la hauteur

pouvoit en attendre. On en trouve un exemple plus surprenant encore dans le Journal de Médecine, année 1770; car le Chirurgien ayant fait l’incision trop haut, en fit une autre obliquement au-dessous, et pratiqua trois points de suture à la matrice : cette opération eut tout le succes possible,

(x) Voyez son ouvrage intitulé : Nouvelle Méthode de pratiquer l'opération césarienne, 1788.

Préeantion utile au moment d'opérer,

426 L'ART de l'ombilic, et la.vessie même, quoiqu’on ait eu le soin d’en évacuer les urines, se présentoit dans toute l'étendue de l’incision des enveloppes du bas-ventre,

De la ma. 2167. La femme étant située comme il est ditau

niere d'opé- ; . js F-

rer. $. 2155, on incise profondément les tégumens et les graisses, si le sujet a de l’embonpoint, jusqu’à ce qu'on apercoive les aponévroses qui forment la ligne blanche. On divise celle-ci avec précauuon, pour découvrir le péritoine et y faire une petite ouverture ; en se conduisant , à cet égard, à peu près comme on le fait dans l’opération de la hernie (1). On iniroduit de suite l'index de la main gauche dans le bas-ventre , pour en soulever un peu les enveloppes, et écarter du trajet de l'instrument auquel ce doigt sert de conducteur, les parties qu'il faut ménager : on étend l’incision vers l'ombilic, ou le pubis, selon qu’on l’a commencée plus haut où plus bas, en coupant de dedans en dehors. Si le bistouri convexe sur son tranchant convient dans le premier moment, nous pensons que le bistouri droit boutonné.et à lame étroite est préférable dans le dernier : 1l dispense de la sonde cannelée, qui seroit nécessaire pour diriger sûrement le bistouri ordinaire. \

Ftendueque 2168. Cette première incision doit s'étendre

doitavoir l'in- . : EE DE A

cision exté- depuis le dessous de l’ombilic jusqu'à un pouce et

rieure, demi , deux pouces au plus au-dessus de la sym-

(1) On ouvre le péritoine deux fois dans cette opéra= tion ; une fois en pénétrant dans le bas-ventre, et une autre en incisant la matrice. L'opération césarienne ne peut se faire autrement.

DES ACCOUCHEMENS. 427 physe du pubis. Elle aura un peu plus de longueur qu'on ne lui en donne ordinairement, 1l est vrai; mais on découvrira davantage: le haut de la matrice, et on pourra l'ouvrir plus près de son fond. 11 nous paroit indifférent d'ouvrir le péritoine de baut en bas, ou de bas en haut; mais on observera de côtoyer un des côtés de la vessie, quand elle s'élève autant qu'on le remarque à la fin du $. 2166.

2160. Pendant qu'on incisera lesenveloppes du Précantioni bas-ventre , un aide fixera la matrice au milieu, Hans TR en pressant des deux mains sur les côtés , et un tiou. autre fera une pression semblable au-dessus de l'ombilic, afin de circonscrire en quelque sorte ce viscère, d'en écarter les intesuns, et de les empêcher de venir se présenter à la plaie.

2170. Levret recommandoit de faire un gros pli (ApioR de transversal aux téeumens, dans le milieu de la re Dies partie qu’on vouloit inciser, afin de couper, disoit- moderne. 1l, plus sûrement : mais indépendamment de la difficulté qu’on éprouveroit en bien des cas à former ce gros ph, nous le croyons inuule. On à prescrit aussi, d'aprés ce célébre accoucheur, un procédé particulier, pour éviter l'issue des intesuns; peut-être a-t-1l échappé à notre attention, mais nous ne le trouvons nulle part dans ses ou-

vrages. M. Deleurye, d'aprés lequel nous allons le rapporter, assure en avoir reconnu l’uulité dans la pratique. Levret, dit}, désiroit , comme Heister, qu'on n’incisät d’abord que la peau et la graisse, qu'on pénétrât dans la capacité de Pabdomen par la partie inférieure de la plaie, et qu'on commencât également par le bas Fincision de la

matrice , afin qu’elle füt continuée de bas en haut et de dedans en dehors, concurremment avec les muscles, à l’aide du doigt introduit dans ce viscère. Par cette précaution, aussi simple qu'ingé- | nieusement aperçue, ajoutoit-1l, le fond de la matrice Sera toujours soutenu au-dessus de l'angle supérieur de la division des parties contenantes communes et propres, les intestins ne se présenteront pas pendant l’opération , etc. (r). Ce conseil, loin de nous paroître aussi utile qu'on l’annonce , pourroit avoir des inconvéniens qu'on évitera toujours en découvrant la matrice dans toute l'étendue qu’on doit ouvrir, avant d'y plon-

ger l'instrument.

Autre pré-- 2171. Le bas-ventre étant ouvert dans une caution dr 3 prendre pour étendue convenable, on fera faire une pression un Rs cuve peu plus forte au-dessus du fond de la matrice, pour Île rapprocher davantage du niveau de l'angle supérieur de la plaie, et on ouvrira ce viscère au milieu de sa partie antérieure, en se servant du bistouri convexe, jusqu’à ce que l’on aperçoive les membranes. On ne fera à celles-ci qu'une petite ouverture pour le passage du doigt, et avec assez de précautions pour ne pas blesser l'enfant (2); on plongera l’index de la main gau-

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(1) Observation sur l’opération césarienne pratiquée à la ligne blanche , etc.

(2) On peut conserver ces membranes et ne les ouvrir qu'après avoir donné à l’incision de la matrice toute l'étendue nécessaire, comme. nous l’avons fait quelquefois sur le cadavre, et sur la femme même, dans un cas où le placenta se présentoit en plein sous le trajet de l’in- Strument.

che dans leur cavité , pour servir de conducteur au bistouri droit , avec lequel on continuera d’ouvrir la matrice en coupant de dedans en dehors, comme on le fait à l'égard des aponévroses et du péritoine ; en prolongeant l'incision au moins jusqu’au niveau de l'angle supérieur de la plaie des tégumens , et en la terminant à un pouce et demi ou environ au-dessus de l'angle inférieur , parce qu’en la continuant davantage vers le pubis, une partie de sa longueur se trouveroit cachée derrière la vessie, quelques heures après l'opération, comme nous l'avons déjà fait observer. L’étendue de cette incision doit être déterminée par le volume de l'enfant, qu’on suppose tel que sa tête a communément dix pouces à dix pouces et demi de peute circonférence. Une ouverture de cinq à six pouces suffit pour l'ordinaire; mais en général il vaut mieux la faire un peu plus grande que plus petite ,.«pour éviter le déchirement de ses angles lors du passage de l’enfant. Cette augmentation, dit Levret, est de peu de conséquence par rapport à la grande diminution qu'éprouve cette plaie aprés la délivrance, surtout si on d'a faite avant l'ouverture de la poche des eaux, comme nous le recommandons.

2172. Le même Auteur conseille aussi de la faire Opinion de un peu plus longue, quand les eaux sont écoulées ee depuis long-temps; ce qui n’est que trop ordinaire cien à ce salorsqu'on est obligé d’en venir à l'opération césa-}" riennie, parce qu'une trop petite ouverture peut exposer la vie de la mère et de l'enfant, à cause des difficultés qu’elle oppose à la sortie de celui-cr. M. Solayrès pensoit, au contraire, qu'on devoit lui

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