Tome II
fosse iliaque gauche, tandis que la fosse iliaque droite soutient la tête de celui dont le corps occupe le côté gauche de la matrice. Dans ce dernier cas, surtout, lacconchement ne sauroit s'opérer sans les secours de l'art; parce que la direction selon laquelle la tête de chaque jumeau est pressée en . en-bas , est telle, qu'aucune ne peut s'engager, el. que ces deux têtes s'écartant l’une de l'autre, en se renversant sur les épaules, ou en se portant. davantage sur les côtés du bassin. Quand ils sont. placés parallèlement, celle des: deux -qui est le plus prés du milieu de l'entrée du bassin peut s'y engager et en écarter l'autre; mais, parvenue dans l'excavation , elle peut également sy arrêter. et y demeurer long-temps, méme n’en pouvoir être expulsée, quoique peute relativement à cette cavité, comme nous l'avons remarqué, et comIpe l'avoient observé beaucoup d’autres, sans doute, ‘avant nous.
Observation. 2432. La tête de l’un desenfans, poussée dès les premières douleurs dans le fond du bassin, chez une femme de la conformauon la plus avantageuse, y resta depuisle mercredi au matin jusqu'au vendredi suivant vers les cinq heures de l'aprèsmidi, malgré l'intensité des efforts de la nature : ce qui nous engagea , dès que nous fûmes appelés, à l'extraire avec le forceps. Après la sortie de ce premier enfant, nous en trouvimes un second qui présentoit les pieds. Nous supprimons tout ce qui a rapport à l'état où les efforts infructueux de la nature, répétés pendant ces trois jours, avoient plongé la femme : nous ferons remarquer seulement qu’elle s’est promptement rétablie, et que ses
enfans furent également conservés. Solayrès avoit été témoin d’un faitsemblable : mais les deux enfans étoient morts lorsqu'ilen délivra la femme, etl’un d'eux étoit placé transversalement sous l’autre, de sorte qu'ils $e croisoient. L
25353. Lorsque les deuxenfans présentent la tête . pas en se croisant de la manière qu Vient d’être expo- quand cha. sée au 2831, il faut les retourner avec les pré- M Cautions requises, et les extraire par les pieds. On tère. doit commencer par celui des enfans dont le corps est en dessous ; parce qu’en le faisant descendre : l'autre s'éloignera comme de lui-même de l'entrée du bassin, etira vers le fond de la matrice oécuper le vide que laissera le premier en se dégageant.
Il seroit d’ailleurs difficile, dans ce cas, de tenir une autre conduite.
2554. Quand des circonstances étrangères à celles dont on vient de parler exigent qu’on termine l’accouchement sans délai, dans le cas où les jumeaux sont placés parallèlement l’un à côté de l'autre et offrent la tête sur l'entrée du bassin, il devient égal d'extraire en premier lieu celui qui occupe le côté droit de la matrice, ou de commencer par celui qui est situé vers le côté gauche : la préférence doit dépendre de la main qu’on à introduite dans le sein dé la femme. Dans ce Cas, comme dans tous ceux qui ont rapport aux Jumeaux, on observera soigneusement de saisir les pieds qui apparüennent äu même enfant ; afin de ne pas s’efforcer de retourner et d’engager l’un et l’antre en même temps; et, aussitôt que ces extrémités sont dehors , d’écarter du détroit supérieur, non-seulemént la tête de ce
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Casoüul'an des jumeaux
présente
539 | L'ART premier enfant, mais encore celle du second , pour empêcher qu'elles ne s'accrochentréciproquement dans le voisinage de ce détroit, et qu'une d'elles n'y soit entraînée par l’autre, à peu près de Ja même manière qu'une corde nouce introduite dans une bouteille accroche et entraîne le bouchon u’on veut en retirer. |
2335. On a vu l’un des jumeaux présenter la tête
dans une situation favorable, et l'autre les pieds.
tête et l'autre S1 CE rapport semble prescrire de repousser ces
les pieds.
derniers et de les écarter de l’entrée du bassin, pour que la premiére puisse s'y engager plus facilement, l'expérience a prouvé que ce procédé ne répondoit pas toujours aux vues qu’on se propo— soit, et qu'il seroit peut-être plus à propos de commencer par extraire celui des enfans dont les pieds se présentent, ,en prenant les précautions nécessaires pour empêcher que sa poitrine où sa 1ête n’entraîné pas la tête du second , comme cela est arrivé dans le fait suivant.
23306. M. Enaux, Chirurgien à Dijon, ayant été appelé auprés d’une femme dont létravail de l'accouchement étoit fort avancé, dégagea les pieds de l'enfant, qu'il trouva dans le vagin, et fit descendre le tronc aisément jusqu’à ce qu'il eût abaïssé les bras; mais dans ce moment, des obstacles l’obligeant d'insinuer une main au-dessous du corps de l'enfant , il fut surpris de voir que la tête d’un second avoit été entraînée jusqu'au-dessous de. la saillie du sacrum. Ne pouvant la respousser, et ayant fait inuulement de nouveaux efforts pour achever d'extraire le premier enfant, 1l se détermina à la dégager avec le forceps, pendant qu'un
aide relevoit le corps qui étoit au dehors, vers le pubis de la mère; et par ce procédé , il délivra la femme , en premier lieu, de celui des Jumeaux qui paroiïssoit d’abord devoir naître le dernier. I fait observer que ces enfans étoient trés-pelits, et que la femme n'étoit qu’au commencement du neuvième mois de sa grossesse. (Joyez le Journel de Médecine du mois de novembre 1971 ) 2357. Les deux enfans peuvent présenter les Casoù cha-
pieds successivement, c’est-à-dire l’un des jumeaux Done le aprés la sortie de l’autre ; ou bien en même temps ; pieds. el ce Cas, qui n’est pas trés-rare, sembleroit le plus favorable après celui où ils viennent en offrant la tête. Quelquefois aussi l’on ne rencontre à l’orifice de la matrice qu’un seul pied de l’un avec ceux de l'autre. Si on doit prendre garde, dans le premier cas, de ne pas tirer sur le pied de l’un de ces enfans et sur celui de l’autre, croyant qu ils appartiennent au même, celle précaution n’est pas moins recommandable dans le second cas. On s’assurera d’abord des deux pieds qui appartiennent à l'enfant qu'on se propose d'extraire, et on les fera descendre en ürant d’une main, pendant que de l'autre on écar.tera les extrémités du second , en les poussant le plus haut possible vers l’une des fosses iliaques, à moins que toutes ces parties n'appartennent au même individu, comme on l’a vu quelquefois dans le cas de monstruosités dont il à été parlé dans un autre lieu : car il faudroit alors les prendre tontes et les faire descendre en même temps. Les jumeaux peuvent offrir les fesses successivement, comme nous l'avons observé plusieurs fois; où bien l’un d'eux vienten présentant la tête, et l’autre les pieds