‹ L'art des accouchemensChapitre 11 sur 136 · IV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

IV INTRODUCTION

fait souvent tout le mérite, d'avec les vérités fondamentales établies par d’autres qui ont Joui d’une moindre réputation, et dont les noms se seroient perdus dans la nuit des temps, si quelques écrivains judicieux ne les eussent préservés de l'oubli, en les rappelant sans cesse à la mémoire des générations qui devoient se succéder... C'est le défaut qu'on remarque dans ces ouvrages de cabinet qui ont précédé le premier pas de leurs auteurs dans la pratique de l’art dont il s’agit;et ce n’est que par de semblables écrits que la doctrine d'Hippocrate sur ce point de Ja médécines’est perpétuée pendant plus de deux mille ans, quoique de beaucoup inférieure à celle de la plupart des accoucheurs du xvrr° siècle, qu'on ne cite aujourd'hui qu'avec une sorte de regret. Laisser agir la nature quand l'enfant se présente bien ; ramener celui-ci à cette position danstous les cas où il se présente différemment; lui ouvrir le crâne , le démembrer dans le sein de sa mère, et l’en arracher avec des crochets; voilà en quoi consiste cette doctrine tant de fois promuleuée, et quel étoit encore à peu pres l’état de l’art des accouchemens au temps du célèbre Æmbioise Paré. Si ce grand homme n’y a pas ajouté beau- Coup, au moins a-t-il éveillé, même excité en faveur de cet art lémulation des chirurgiens français, à qui il étoit réservé de le porter à sa plus grande perfection.

Mauriceau est le premier d’entre eux dont les écrits portent lempreinte d’un homme vraiment iccoucheur, et, pour le temps , ils peuvent être comparés à ceux des Srellie et des Levret. Formé

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