‹ L'art des accouchemensChapitre 113 sur 136 · De tousles accidens qui peuvent engager à · texte numérisé non relu

De tousles accidens qui peuvent engager à

où il convient délivrer la femine avant la réunion de tous les si-

de délivrer, quand il ya perte de sang.

gnes indiqués ci-devant,aucun n’est plus pressant que l'hémorragie utérine, parce que la matrice, alorsaffoiblie par le sang qu'elle verse, manque de force pour expulser le placenta, dont la présence ne fait que favoriser ou entretenir cette perte.

.g21. L’hémorragie est apparente ou cachée, Dans le premier cas, un ruisseau de sang coule du vagin; dans le second, ce fluide s’épanche dans la matrice, dont le placenta bouche l'orifice; il en développe les parois, et en remplit bientôt la cavité. Cette derniére espèce d'hémorragie, plus rare que la premiere , peut devenir plus dangereuse, par rapport à la sécurité où reste lPaccoucheur en attendant le moment favorable pour délivrer.

DES ACCOUCHEMENS. foi

922. Cette hémorragie cachée n’est Jamais plus à craindre qu'à la suite des accouchemens qui ont été précédés d’une perte abondante, et surtout si on les termine promptement, parce que le placenta alors détaché, cessant presque tout-à-coup d'être soutenu par l'enfant, vient se présenter sur Porifice de la matrice avant qu’elle ne se soit assez | resserrée sur elle-même pour résister à l’abord du sang. Get accident peut arriver de même aprés la délivrance, si l’on tatponne le vagin sans autre précaution, pour s'opposer à l'écoulement du sang, entretenu par l’inertie de la matrice (Por. $ 999 et suiv.).

923. Les syncopes fréquentes et les convulsions Lrcdéns devroient aussi nous déterminer à extraire le pla- qui obligent centa et les autres corps étrangers qui peuvent . Non en être la-cause, si la nature des convulsions le permettoit toujours. |

924. L'inertie de la matrice, le resserrement Atvideté spasmodique ou naturel de son col, l’adhérence qni peuvent Contre nature du placenta, et son chatonnement sn . dans une poche particulière dont nous CRPILOLIE- à la rendre rons la formation dans la suite, autant que cela plus difficile, est possible; son implantation sur le col de la matrice, etc., sont des accidens qui exigent qu’on diffère plus ou moins la délivrance, ou qui demandent quelques modifications dans la manière de l’opérer. La foiblesse et l’arrachement du cordon viennent ajouter en quelques cas aux difficultés naturelles que présentent ces mêmes circonstances, comme on le verra dans la suite.

ho . L'ART

- SECTION IV

De la délivrance dans le cas de perte , d'inertie de la matrice, du

resserrement spasmodique et naturel du col de ce viscère.

Dela ma 925. Si la perte exige qu’on délivre la femme | nièrededéli- sur-le-champ, elle n'indique presque rien concer- | Hi Pat. nant la maniere d'opérer qui n'ait été exposé ci-

devant, excepté lorsque le placenta conserve encore une partie de ses adhérences avec la matrice, lorsque le cordon ombilical a été arraché, ou lorsqu'il est trop foible pour supporter les efforts nécessaires en pareil cas.

"926. Quandle cordon est entier et assez fort, on tire dessus avec les précautions ordinaires, tandis qu'un aide sollicite l'action expultrice.de la matrice, ou qu’on la sollicite soi-même, en faisant d’unemain des frictions convenables sur le ventre, Si le placenta résiste à ces efforts combinés, on va le prendre à l'entrée de la matrice, en y avançant la main avec précaution. On se conduit de même quand le cordon ne peut servir, à cause de sa foiblesse ou autrement,

927. Lorsque le placenta n’est pas complétement détaché, on cherche l'endroit où il s’est déjà séparé de la matrice; on insinue les doigts derrière cette portion, et l’on achève de détruire * le reste de ses adhérences, en agissant comme si on vouloit séparer deux feuilles de papier unies ensemble, Pendant tout ce témps, l'on a grand soin d'assujettir la matrice, en appuyant de l’autre main sur le ventre de la femme (vor.

DES ACCOUCHEMENS. 403 $ 947), et on ne néglige aucun des moyens usités dans le cas de perte, À

28. Si l’inertie de la matrice demande qu'on délivre la femme sans délai lorsqu'elle est accompagnée d’une perte abondante, comme on l'a vu au $ 925 , élle prescrit une conduite bien diffé-

Del’inertie de la matrice relativement à la délivran- Cee

rente quand il n’y a pas d'hémorragie, puisqu'il

ne faut rien faire alors qui puisse donner occasion au décollement du placenta, avant que la matrice ne soit revenue de son état de foiblesse et d’en: gourdissement, que ses forces ne se soient rétablies, qu'elle ne soit en état de se contracter et dé se resserrer sur elle-même. Ce n’est qu'en différant la déhvrance qu’on prévient l'hémorragie dans ce cas; qu’on empêche que le fond de la matrice ne soit entraîné avec le placenta, et que ce viscère ne se renverse, ou ne se retourne

comme un gant; accident souvent plus fâcheux

que le premier qui në tarde pas à le compliquer, parce qu'il en est constamment la suite; accident que le public attribne toujours à Fimpéritie ou à l'inattention de l’accoucheur, quoiqu'il ne soit pas en son pouvoir de le prévenir dans tous les cas.

929. La contraction spasmodique du col de la matrice n'apporte le plus souvent à la délivrance qu’un obstacle momentané. Il est rare que cet état donne de l'inquiétude, s'il ne devient pas général, ou s'il n'est pas accompagné de quelque autre accident. C’est alors l’espece de complication qui a lieu qui doit fixer le choix des moyens les plus convenables,

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