L'on ne craint plus aujourd'hui, comme De l'adhé
dans le temps où vivoit Deventer, d'être taxé "ence du placenta au col
d'avancer un paradoxe en publiant que le placenta qe la matrice.
s'attache quelquefois sur le col de la matrice et en recouvre l’orifice, puisque tousles praticiens OM viennent de la possibilité de ce fait, et qu’il n’en est aucun qui ne l’ait observé plusieurs fois.
Accidentin 977. Danstouslesautres cas, la grossesse peut ne parcourir ses différens temps ere être troublée du placenta par l’hémorragie; mais dans celui dont il s’agit, sur le col de une perte plus ou moinsabondante a toujourslieu la matricé. a vantl’accouchement,ets’annonce plustôtou plus
tard, selon les circonstances. Tantôt elle se déclare dés le sixième mois, quelquefois dans le courant du neuvième ul ment. même aux approches du terme de 1 écouchement ; ; mais le plus souvent c'est du septième au huitième mois. Elle est peu inquiétante, et peut s'arrêter par les remédes ordinaires, lorsqu'elle commence de bonne heure ; mais elle ne tarde pas à reparoître, etelle AU d'autant plus abondante que la grossesse se rapproche davantage de son terme; de sorte qu'elle ne l’est jamais plus que dans le cours du travail de l'accouchement.
“Signes aux- 978. L'on ne peut técondaitne s Foritiéé de la son re- matrice est le siége du placenta, qu'en y portant Le se le doigt. Au lieu de membranes tres lisses, comme est sur le col dans l'état ordinaire, on y trouve alors une subdela matrice. stnce molle et fongueuse : toul autre signe est
incertain et on n6 peut plus équivoque. Mais ces recherches doivent étre faites avec les plus grands ménagemens, pour ne pas devenir huisibles, le doigt pouvant détacher un caillot salutaire, qui s’opposoit à l'écoulement du sang, ou qui Re au moins l'hémorragie.
Conduite 979. Comme le choix des moyens qui convien-
DES ACCOUCHEMENS. 423 nent le inieux dans le cas dont il s’agit dépend av’on doit moins du lieu où est situé le placenta, que de lin- . d4pe tensité de l’hémorragie qui provient de son décollement , lon devroit peu se mettre en peine du siége qu’il occupe dans les premiers temps de la perte, et les recherches dont nous venons de parler ne serviroient au plus qu’au pronostic sur la durée ou les retours inévitables de l’accident.
980.Quandlaperteestlégèreou peuabondante, on prescrit à la femme le repos le plus exact ; on lui fait garder le plus longtemps possible la situation horizontale ; on la saigne du bras, si les circonstances l’exigent, c’est-à-dire lorsqu'il y a plénitude des vaisseaux ; on ne lui donne que des boissons tempérantes et incrassantes, et des alimens de même nature. Sila perte continue malgré ces précautions et devient plus considérable, on applique sur le ventre, des linges trempés dans l'eau froide et le vinaigre ; on introduit dans le vagin et le col de la matrice même, s’il est assez entr'ouvert , une espèce de bouchon ou de pessaire , fait de filasse bien fine, de charpie imbibée de la même liqueur, d’agaric ou d'amadou. Quand l’hémorragie résiste à tous ces moyens et fait craindre pour les jours de la femme, on excite les douleurs de l'accouchement et on l’opere,
981.Si cette dernière ressource est salutaire à la femme et assure sa conservation, on ne doit pas se dissimuler combien elle est dangereuse pour lenfant, qui court d'autant plus de risque dans ce cas qu'il estalors plus éloigné du termede sa maturité,
et quele colde la matrice est naturellement moins disposé à lui donner issue. Mais de deux écueils fâcheux , il faut éviter celui qui l’est davantage : si l'enfant est exposé par cet accouchement prématuré, sa perte est inévitable si lon ne prend ce parti, et celle de la femme ne l’est pas moins. Il ne faut pas même le différer trop longtemps, dans l'espoir qu'il surviendra des douleurs, que le travail s'établira naturellement, ou que le délai d'une heure fera naître des dispositions plus favorables : car cet espoir est perfide, et un instant décide souvent du sort de deux individus ou d’un seul , qu'on auroit pu conserver en ÿ mettant plus de célérité et moins de timidité.
982. Puisqu’ilfaut avoir recours alors à l’accouchement,on doit l’opérerle plussürementetleplus doucement possible. La méthode de Puzos(1)ne peut avoir, dans le cas dont il s’agit, les avantages réels qu'on luia généralement reconnus dans tous ceux où la source de l’hémorragie est plus éloignée. La perte, dans ce dernier cas, s'arrête ou diminue après l'évacuation des eaux, en raison de la force des douleursou des contractions de la matrice, et du moindre volume de ce viscère après l'écoulement de ces eaux : de sorte que l’accouchement peut quelquefois s’opérernaturellement et sans autre danger pour la femme. Mais quand le placenta est attaché sur le col de la matrice, si
(1) Puzos conseilloit, dans le cas d’hémorragie abondante, d’exciter les douleurs de l’enfantenrent en dilatant le col de la matrice et en ouvrant les membranes. ( F’oyez son excellent mémoire sur les pertes de sang, à la fin de son ouvrage sur l'Art des accouchemens.)
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l’hémorragie se suspend pour un instant, elle reparoît ensuite, et devient d'autant plus abondante que l'orifice se dilate davantage, et que la force du travail augmente. Nous n'avons rencontré qu’un seul cas ou la perte se füt arrêtée complétement aprés l'écoulement des eaux, sur trente au moins dans lesquels le placenta étoit attaché au col de la matrice; mais ce cas, qui n’est qu'une exception, ne peut faire loi (1).
983. Si l'on se déterminoit à procurer l’écoulement des eaux de l’amnios avant que l’état du col de la matrice ne permit d'opérer l’accouchement, dans la circonstance dont il s’agit, et s’il pouvoit en résulter autant de bien que dans les autres cas de perte, il seroit peut-être plus avantageux de leur donner issue en conduisant un trocart à travers le placenta, que de trouver celui-ci avec le doigt: ce qui ne peutse faire qu'avec peine, etsans en détacher une plus grande étendue. Mais nous sommes éloigné de le proposer même avec cet instrument, tant parce que son application peut avoir des inconvéniens, que parce que l’écoule-
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(1) Une sage-femme avoit extrait le placenta depuis quelques heures, lorsque je fus appelé, et n’avoit pu retourner l'enfant, dont le bras s’étoit engagé au-dessous de la tête. La matrice, irritée par les manœuvres de cette sage-femme , étoit fortement contractée sur l’enfant, et ne versoit au plus que quelques gouttes de sang, Étonné, après la sortie de l'enfant , ‘ de voir le cordon rompu près de l’ombilic, et plus surpris encore de ne pas trouver l’arrière-faix dans la matrice, je ne sus que dans ce moment qu’on l'avoit extrait longtemps avant mon arrivée , et caché avec soin.
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ment deseauxnesauroitétrealorsd'aucuneutilité.
Manière 984. Quand l’orifice de la matrice est disposé
de procéder convenablement à l'accouchement, on en détache
| le placenta d’un côté, et autant qu’on pent le re-
connoître, vers celui où son bord se rapproche le
plus de l’orifice. On déchire les membranes aupres
de cette masse, et on plonge sa main dans leur
cavité pour aller prendre les pieds de l'enfant et l’extraire comme dans les cas ordinaires.