Cr * F
(1) Voyez la suite de cet ouvrage, à l’art. des Jumeaux.
De la manière de saisir les pieds.
De la manière de saisir le corps de l’enfant pour tirer dessus,
‘Précautions à l'égard du
cordon bilical.
om-
les aisselles rencontrent le détroitsupérieur, parce que les extrémités inférieures ainsi développées et le tronc forment, jusqu’à cette hauteur , un coin allongé et assez régulier; mais après cela sa marche se ralentit un peu et devient plus difficile, à cause de la saillie des épaules et des difficultés que trouvent les bras à se relever vers les côtés de Ja tête : ce qui oblige l’accoucheur à faire quelques efforts de plus pour le faire avancer.
11993. On ne sauroit, en général, extraire l’enfant trop lentement, afin que la dilatation des parties de la femme s'opère plus graduellement et avec moins de douleur, et que la matrice n'en ‘éprouve pas un trop grand vide : il faut en outre que les forces qu’on exerce soient dirigées selon l'axe du bassin de la femme. Une traction continue, en portant alternativement de bas en haut et de haut en bas les parties surlesquelles on agit, mais de sorte que cette direction coupe obliquement le détroit inférieur du bassin, est préférable aux mouvemens plus composés, et surtout à ceux de rotation, que quelques praticiens font exécuter à l'enfant.
1194. Danslesaccouchemensquenoussommes forcé d'opérer de cette manière, le cordon oim-bilical ne descend pas toujours dans la même proportion que le tronc de l’enfant,sur lequel on agit immédiatement ; comme il ne peut être entrainé que par celui-ci, il se tend fortement, et l'ombilie étant alors tiraillé est menacé dese déchirer, peur peu quece cordon soit retenu au-dessus du bassin, soit à cause de son entortillement sur le cou ou «le la contraction de la matrice même. Pour prévenir
DES ACCOUCHEMENS. ba1
ce déchirement de l’ombilic, dont les suites néanmoins sont rarement fàcheuses, on ne doit pas oublier d’insinuer deux doigts le long du ventre de l’enfant , aussitôt que les fesses paroïissent au passage, pour saisir le cordoneten faire descendre une anse plus ou moins longue, selon la facilité qu’on y éprouvera, et de répéter la même chose de temps à autre, à mesure que le tronc se dégagera. Dans cette même espece d'accouchement, le cordon se trouve quelquefois entre les cuisses de l’enfant, ce qui expose également l’ombilic au déchirement dont on vient de parler, si l'on ne fait pas descendre la portion qui monte le long du dos. Alors on peut, quelquefois , en former une anse assez considérable pour le faire glisser pardessus l’une des fesses, y passer une des extrémités inférieures, et le diriger sur un des côtés de l'enfant. | |
1195. Si le cordon, lorsqu'il est ainsi passé entre les cuisses, étoit assez tendu pour qu'on ne püt en faire descendre la moindre partie, soit parce qu'il forme en même temps des circulaires sur le cou de l'enfant, soit autrement, il vaudroit mieux le couper, et en froisser simplement les bouts entre les doigts sans les lier, que de tirer sur l'enfant dans l’état de tiraillement ou est l’ombilic.
11096. Aussitôt que les aisselles paroissent à la vulve:, on doit dégager les bras. Les avantages qu'on enretire ne sont contestés aujourd'hui que par des personnes plus attachées aux premières impressions qu’elles ont reçues, qu'instruites des vrais principes de l’art. Il est dangereux , disent-
De la nécessité de dégager les bras de l’enfant,
elles, d’abaisser ces extrémités, parce qu'étant appliquées le long du cou de l'enfant, elles préviennent l'étranglement que pourroit produire le resserrement de l’orifice de la matrice sur cette partie, et favorisent la sortie de la tête en rendant en même temps l'espèce de coin que forme l'enfant plas régulier. Nous ne perdrons pas de temps à réfuter cette opinion; l'expérience et là raison lui sont contraires, et le feront mieux que nous.
1197. Les cas où l'on pourroit se dispenser de dégager les bras sont toujours ceux où il est le plus facile deles abaisser, le bassin dela mere étant alors très spacieux relativement au volume de la tête. Quand cerapport de dimensionsn'existe pas, il est on ne peut plus salutaire de suivre le parti que nous proposons, parce que les bras ne font qu'ajouter alors à la grosseur respective de la tête, et rendre sa sortie plus laborieuse, |
Delam- 1198. En nt CR les bras de l'enfant , il est su u. 4 de la plus grande importance de les ramener sur de l'enfant, le devant de la poitrine, en faisant décrire äu
coude le même trajet qu’il a parcouru en se relevant du côté de la tête. On doit commencer par le bras qui est en-dessous, parce qu'il est moins serré pour l'ordinaire que celui qui se trouve derrière le pubis.
1199. Avant de dégager le premier, on relève le tronc de l’enfant obliquement vers l’une des aines de la femme, en le tenant toujours entouré d’une serviette, et on le soutient ainsi d’une main pendant que de l’autre on agit de la manière Suivante. On abaisse d’abord l'épaule, autant qu'on le peut, selon la longueur du trone, en là saisissant
DES ACCOUCHEMENS. 593 du pouce, de l'index et du doigt du milieu. On iusinue ensuite ces derniers doigts, ou l'un d'eux seulement, en montant le long du bras et de la partie postérieure du cou de l’enfant, jusqu’au pli du coude, sur lequel on appuie pour le faire descendre vers la poitrine, et le dégager. |
1200. On enveloppe aussitôt cette extrémité du même linge qui entoure l'enfant ; on porte celui-ci en en-bas, vers le point diamétralement opposé à celui où on l’avoit tenu relevé, on le soutient de la main qui a dégagé le premier bras, et de l’autre main on abaisse le second, en suivant les mêmes règles, A
1201. Quoiqu'il soit en général assez facile de dégager les bras de l'enfant pour qu’on puisse se dispenser d’une grande partie de ces précautions, nous ne laissons pas que de les prescrire, parce qu’il y a des cas où elles sont absolument nécessaires. Les obstacles qu’on rencontre quelquefois à l’abaissement de ces extrémités peuvent dépendre de l'oubli dequelques unes d'elles, comme ils peuvent provenir de ce que la tête est encore trop haute, ou de ce qu’elle est déjà trop avancée ou trop basse, et qu’elle comprime fortement ces extréwités contre le bord du détroit supérieur ou du détroit inférieur. Ces difficultés peuvent dépendre aussi de ce que l’un des bras descend directement derrière la symphyse du pubis, ou de ce que s'étant porté en arrière, il croise la partie postérieure du cou de l’enfant, CSS
1202. Les obstacles qui n’ont d’autres causes que l’omission de quelques unes des précautions recommandées, seront faciles à surmonter si l’ôn
serappelle à propos celles de ces précautions qu’on a négligées : mais il n’en est pasainsi danslesautres cas. Lorsque la tête est encore si haute que les épaules paroissent à peine à l'entrée du vagin, il faut la faire descendre davantage ; à moins cependant qu’on ne le puisse sans exposer la vie de l'enfant; car si on ne le pouvoit qu'à ce prix, il vaudroit mieux dégager les bras quila retiennent, quoiquelesépaulesnesoient pasencoreau-dehors; ce qu'on fera sûrement et sans de grands incon:véniens, quelque difficulté qu'on y éprouve, si on agit lentementetavec méthode. Quand la tête est descendue au point de comprimer le bras contre le rebord du détroit inférieur, il faut au contraire la repousser un peu et la faire rentrer dans l’excavation du bassin, pour que ces extrémités soient moins serrées. | 1203. Lorsqu'un des bras se trouve assez fortement engagé entre la symphyse du pubis et la tête de l'enfant pour qu’on ne puisse pas le dégager, il faut encore repousser un peu latête, afin de rendre ce bras plus libre, et pouvoir le faire passer vers le côté du bassin où répond la face. Quand l’un des bras s’est porté sur le derrière du cou de l'en- F fant et croise cette partie, il faut agir de même, et ne l’abaisser qu’en dernier lieu. (/’oyez $ 1942.) Manière 1204. Aprésavoir dégagé l’un et l’autre bras, il ee l faut s’occuper de l'extraction de la tête. Soitqu'’elle séjourne dans le bassin, quandil est un tant soit peu resserré, soit qu'on s'efforce alors de l'extraire aussitôt en tirant sur le tronc et les épaules, ce moment est Je plus critique et le plus dangereux pour l'enfant : d’un côté, il est exposé aux suites
© fâcheuses de la compression du cordon, et de l’autre, aux tristes effets de l’extension et du tiraillement de la moelle épinière. (YoyezS 1179.)
1203. Sa mort auroit lieu cependant un peu plus lentement dans ce dernier temps, c'est-à-dire lorsque sa tête remplit la cavité du bassin , que dans celui où sa poitrine occupe encore toute la longueur de ce canal, en supposant quele cordon ombilical éprouve lemème degré de compression, parce qu’il pourroit alors respirer et crier, comme nous nous en sommes assuré nombre de fois, si l’on avoit l’attention d'amener sa bouche à lentrée du vagin : ce qui permettroit d'attendre les douleurs expulsives et les efforts dela femme avec un peu moins d'inconvéniens : au lieu que, ne
pouvant le faire dans l’autre cas, il ne tarde pas à mourir, si la compression du cordon est assez forte pour y empêcher la circulation.
1206. C’est dans la vue de le conserver que Opinion de plusieurs accoucheursont conseillé d'abandonner quelques pral'expulsion de la tête aux efforts de la nature, et or ie que d’autres ont pensé qn'on ne pouvoit l’extraire trop promptement, quand elle étoit parvenue à ce point : mais l'opinion des uns, comme celle des autres, peut avoir des suites également dangereuses.
1207. L'accoucheur nedoit agir que de concert avec les efforts de la nature, quand le bassin de la femme et la tête de l'enfant sont dans leurs justes proportions respectives, et il a grand soin avant tout de donner àcetletète unesituation favorable, lorsqu'elle ne l’a pointprise d'elle-même : il place la face de côté, si la tête est encore au-dessus du
520 L'ART détroit supérieur, et en-dessous, lorsqu'elle OCcupe l’excavation du bassin.
1208. Il introduit ensuite un doigt dans la bouche de l'enfant, non pour accrocher la mâchoire inférieure et tirer dessus, mais pour faire décrire au menton un plan continu avee la poitrine, et empêcher qu'il ne s'accroche en quelque endroit du bassin. Il soutient le tronc de la même main etde l’avant-bras, pendant que de l’autre, placée sur le dos de l'enfant , il embrasse le derriere du cou au moyen de l'index et du doigt du milieu recourbés légèrement au-dessus des épaules.
1209. Quand la tête est encore au détroit supérieur, on tire presque directement enen-bas pour la faire descendre , mais avec les plus grands ménageinens , et seulement pendant les efforts de la
femme, qu’onsollicite alors à pousser de toutes ses
forces, en lui donnant l'espoir d'une prompte dé- Ù P P P
livranee. Lorsque la têteestdescendue dansle petit
bassin et la face tournée vers le sacrum , si l’on fait encore quelques efforts pour l'extraire, ce ne doit être qu'en relevant le corps de l'enfant vers le pubis de la mére: car en tirant dans tout autre
sens, et surtout en en-bas , on s’opposeroit à l'in-
tention de la nature quitendà imprimer une autre marche à cette tête à travers le détroit inférieur. Sa sortie doit être alors presque entièrement l’ouvrage de celle-ci ; les efforts extérieurs , quoique bien dirigés, devenant en ce moment d'un foible secours, s'ils Sont assez ménagés pour ne pas être nuisibles, L’accoucheur, dans ces derniersinstans, n'a, pour ainsi dire, qu’à soutenir le tronc de l'enfant d'une main, et de l’autre le périnée de la
femme, pour en prévenir la déchirure, comme il le fait dans l’accouchement naturel.
“1910, Les choses ne se font pas toujours aussi facilementni aussiheureusement dans ces derniers temps de l'accouchement où l'enfant vient par les pieds , parce que le rapport des dimensions de sa tête et du bassin de la femme n’est pas toujours aussi favorable que nous venons de le supposer. Quand ily a défant de proportion entre ces parties, plus il est considérable, moins la vie de l'enfant ést en sûreté, et plus on éprouve de difficultés à extraire la tête ; plus aussi l'accoucheur doit agir avec ménagement, parce que ses efforts, malheu-
reusement nécessaires alors, ajoutent au danger
réel et presque inévitable que court cet enfant.
1211. Sa mort, en pareil cas,dépendbien moins de là compression de la tête, de celle du cordon ombilical et de la poitrine, que du tiraillement et du déchirement qu'éprouve la moelle épinière et allongée dans Îles extensions forcées de la colonne vertébrale, comme nouslavons déjà fait observer. Unetriste expérience n’aque trop souventfaitconnoiître cette vérité; et l'examen anatomique d'un assez grand nombre d’enfans, au secours desquels nous avions été appelé trop tard , en la dévoilant à nos yeux, nous a conduit plusieurs fois depuis l'emploi d'un moyen salutaire déjà connu, mais trop négligé dans cette fâcheuse circonstance, quoique seul capable d'affranchir l'enfant d’ure partie du péril dont il est menacé.(Voyez$1214.)
1919. La plupart des accoucheurs , ou sagesfemmes, se conduisent différemment dans ce der-
Manière dont la plupart des ac-
nier moment. Les uns accrochent la mächoire éoucheurs
agissent en pareil cas.
528 L'ART inférieure au moyen de deux doigtsintroduitsdans la bouche de l'enfant, et tirent dessus; les autres disent qu ils placent . mêmes doigts HAT côtés du nez, ou qu'ils les avancent au- FETE du front, ce qui est moins dangereux, mais d'une bien plus foible ressource encore quela première : ressource insuffisante par elle-même lorsque le bassin est assez grand relativement au volume de la tête, et purementspéculative, lorsqu'un défaut de proportion entre ces parties s'oppose à l'accouchement. 1213. Si tous ces accoucheurs, en agissant comme ils le recommandent, s'efforcent de faire descendre la tête confor Reuar à l'intention de la nature, c’est-à-dire en lui faisant observer la marche la plus avantageuse, il en est d’autres qui
semblent ne connoître aucuns principes, qui n’ont
d'espoir que dans la force de leurs bras, qui tirent sans aliCcu' ménagement sur le tronc pour entrainer Ja tête, sans avoir égard à la marche qu'elle doit suivre et que la nature cherche alors en vain à lui imprimer. La direction selon laquelle ils peuvent employer le plus de force leur paraissant
la meilleure, les uns tirent sur le tronc en le por-
De la mé-
tant directement en en-bas , ou bien en le relevant, et les autres, parallèlement à l'horizon, mais tantôt par un trait continu et gradué, et tantôt par secousses; ceux-ci en l'inclinant alternativement d’un côté et d'autre, et ceux-là en lui faisant décrire un mouvement en forme de fronde ou de rotation, selon son axe.
1214. Toutes ces manœuvres sont également
thode LS funestes à l'enfant, parce que les efforts extérieurs
convient
° n'agissent sur la tête qu apres avoir fortement
allongé , distendu et tiraillé le cou. Une méthode mieux dans par laquelle on agiroit immédiatement, et pour ainsi dire exclusivement sur la tête, seroit bien moins dangereuse et plus recommandable. Snel-
lie, qui paroit avoir senti le premier cette importante vérité, l’a mise en pratique plusieurs fois avec succès, puisqu'on lit dans son recueil d'observations qu’il a obtenu du forceps, dans fa circonstance malheureuse qui nous occupe, des avantages qu’on attendroit vainement des autres moyens. Undesaccoucheurs qui ont imitéSmellie recommande d'introduire une seule branche du forceps sur la face de l'enfant; mais que peut-on
en attendre (1)? |
SECTION If.
De la premiére et de la seconde espece d’accouchemens où l’enfant
présente les pieds.
1215, Nousne répéterons pasicicequiaété dit Première au $ 725, des signes caractéristiques de la pre- Hat d'acwièreespèce d'accouchement où l'enfant présente nel les pieds; nous feronsremarquer seulement qu'au- présentent.
———— ts — sn mn
(1) Nous n’indiquons ici que très sommairement l’utilité du forceps pour l’extraction de la tête de l'enfant après la sortie du tronc , nous réservant d’en détailler tous les avantages dans la quatrième partie de cet ouvrage , où nous exposerons aussi les indications particulières que présentent l'hydropisie du crâne, celle du bas-ventre et les conformations monstrueuses qui peuvent rendre très difficile accouchement dans lequel l'enfant vient en présentant les pieds , etc, B
eune autre f’offre moins d'indications particulières, parce que la situation de cet enfant est telle, que la plus grande largeur des fesses, celle des épaules et de la tête, viennent successivement.se présenter diagonalement à l'entrée du bassin, si l’accoucheur à le soin de maintenir ces parties dans leur direction primitive, ou de ne pas les en détourner,
12916. Dans cette espèce d'accouchement , comme dans les autres, on essaiera de dégager les pieds en introduisant un ou deux doigts dans le vagin , aussitôt que la poche des eaux sera ouverte; et, si on ne le peut pas, on se contentera de les diriger convenablement, en attendant qu'ils soient assez descendus pour qu'on puisse les accrocher de ces mêmes doigts et les amener audehors. Mais il faut aller les prendre à l'entrée de la matrice, en y avançant toute la main, lorsque la femme éprouve des accidens.
1217. Quand les fesses sont dehors, on insinue l'index et le doigt du milieu de la main gauche le long du ventre de lenfant, pour examiner l’état de l’ombilic, et le relàcher, s'ilest menacé de rupture, en faisant descendre le cordon, comine il est ditaux $S 1 194 et 1195.On enveloppe ensuite d’un linge sec toutes les parties sorties; on embrasse de la main droite la hanche droite de l'enfant, et de l’autre la hanche gauche, pour tirer obliquement en en-bas, jusqu'à ce qu'on éprouve quelques difficultés : alors on change la direction de ses efforts ; et les mains n’agissent plus qu'aitérnativement de la manière suivante :
1218. De la main droite, on tire d’abord sur la
hanche qu’elleembrasse ,en relevantles pieds vers laine droite de la femme ; et aussitôt après on en fait autant de la main gauche , en reportant ces mêmes parties obliquement en en-bas ; et en suivant une ligne qui teñndroit à passer sous la cuisse gauche de la mère; On répète alternativement les mêmes choses en allant très lentement, et en donnant aux mouvemens qu'on fait décrire ‘aux pieds de l'enfant , une ässez grande étendue pour dégager à chaque fois une portion du tronc.
1219. La pratique fait mieux sentir les avantages de cette manière d'agir, qu’on ne peut les exposer ici , où nots ferons remarquer seulement qu'elle est moins fatigante pour l'enfant; que si l’on tiroit directeinent selon la longueur du tronc, parce qu’il faut moins d'efforts pour le faire avancer: L’accoucheur peut en outre se dispenser de ces futiles et embarrassantes précautions, que quelques uns ont recommandées pour se maintenir dans une situation ferme et stable, telles que d’écarter les pieds à angle de quarante-cinq degrés ou environ, de se faire soutenir par-detrière au moyen d'un aide, ete., etc.
1220, Lorsqu'il est temps de dégager les bras de l'enfant, on relèvele tronc obliquement vers laine droite de la femme, où on le soutient de la main gauche, pendant que de l'autre on abaisse le bras droit qui est en dessous, conformément aux principes établis ailleurs. L'ayant dégagé et enveloppé du linge quientoure le tronc, on porte le tout en en-bas et vers la cuisse gauche de la femme; et on le soutient de la main droite, tlandisque de la gauche on dégage le second bras de dessous le pubis,
1221. Apres avoir satisfait à tout ce qüi concerne l’abaissement des bras, on introduit l'index et le doigt du milieu de la main gauche le long du cou de l'enfant, pour examiner la situation de la face respectivement au détroit supérieur, et la mettre de côté si elle s’en étoit écartée, ou pour l'aider à se tourner en dessous, quand la tête est descendue dans l’excavation du bassin. Ensuite on porte l’un de ces doigts à l'entrée de la bouche de l'enfant , en le recourbant un peu en manière de crochet, et on continue d'extraire la tête selon les préceptes établis ci-devant.
Seconde 1222. La seconde espèce d'accouchement où espèce d’ac- l’enfant présente les pieds est, après celle que couchement nous venons de décrire, la moias défavorable; et oùlespiedsse | Situation de l'enfant à l'égard du bassi le presentent. 5 Sin paro
tra la même dans l’une et l’autre, si l’on ne con- sidère que le rapport de ses dimensions avec celles de ce dernier. La seule différence qu’on y remarque vient de ce que le dos, dans la première espece , répond au côté gauche de la mère, tandis que dans la deuxième il regarde le côté droit. C’est cependant de cette légère différence que naissent les indications particulières que nous avons alors à remplir.
Indications 1229. On doitse conduire comme dans le cas particulières précédent, Jusqu'à ce que les fesses de l'enfant de . se- paroissent à la vulve. A cette époque on introd'accoucd. duira deux doigts de la main droite, et non dela ment. gauche, vers lombilic, pour relächer le cordon, et
en faire descendre une anse, s’il est trop tiraillé. Ensuite on embrassera de cette main la hanche droite , à peine dégagée de dessous le pubis , et de
la main gauche cellequi est en arrière, sans trop serrer le ventre de l'enfant, pour tirer alternativement sur l’une et sur l’autre, en portant les extrémités inférieures de haut en bas et de bas en haut, suivant une ligne qui passeroit de laine gauchede la femme au-dessous de la cuisse droite; et on répétera ces mouvemens jusqu'au moment d’abaisser les bras.
1224. L'accoucheur soutiendra de sa main droite le corps de l'enfant un peu élevé vers laine gauche de la femme, pendant que, de la main gauche, il abaissera le bras qui est en arriére; ensuite, portant le tronc en en-bas et versla cuisse droite , il dégagera le second bras de dessous le pubis, en lentrainant comme.il convient au moyen de la première main. |
1295. Il examinera , immédiatement aprés l’abaissement des bras, si la face de l'enfant regarde le côté gauche du bassin, pour la tourner dans ce sens lorsque cette position n'aura pas lieu; puis il la dirigera vers le milieu du sacrum , dès que la tête aura franchi le détroit supérieur, et il achevera l’accouchement comme on l’a dit ci-devant.
SECTION TITI
De la troisième et de la quatrième espèces d’accouchemens où l’enfant
présente les pieds.
1226. La position despieds qui constituela troisième espece d'accouchement dont il s’agit, est assez rare, et il s’en faudroit de beaucoup qu’elle soitaussi favorable que les deux premieres, si l’enfant nes’endétournoit pas, pourainsidire, comme
de lui-même, à mesure qu'il se dégage, et s’il ne
Troisièine espèce d'arcouchement où les pieds se présentent.
revenoit pas insensiblement à l’une de celles-ci. (Voyez 743 et suivans.)
1227. L'on ne sauroit faire prendre de tro bonne heure cette direction au trone de l enfant, lorsqu'il présente les pieds dans la position où les talons répondent au pubisetles orteils au sacrum, si les efforts de Ja nature ne la lui imprimoient pas, afin de détourner la face à propos de dessus la saillie sacro-vertébrale , et d'empêcher que la base du crane ne vienne présenter sa plus grande longueur parallèlement au plus petit diamètre du détroit supérieur.
1298. Il ne fant cependant pas juger de Ja véritable situation de la tête respectivement à ce détroit, par la position qu’on a donnée au tronc, ni même de celle du tronc, d’après la situation des pieds ; caritres souvent on se tromperoit au désavantage de l'enfant, Ja face pouvant se trouver de côté, quoique la poitrine soit en dessous, et les pieds dans une autre direction encore , et vice vers.
1229. Aussitôt que les pieds seront dehors ; on en dirigera la pointe vers le côté droit, ou vers le côté gauche du bassin , et un peu en dessous, pour les ramener à la première ou à la seconde position ; et à mesure que le tronc se dégagera, ou tournera la poitrine vers le même endroit. Quand les épaules seront assez descendues , et apres avoir dégagé les bras, on s’assurera de la position de la tête en examinant , d’un doigt inuroduit le long du cou, si elle a subi le même déplacement, si la face s’est me vers le côté où l’on à dirigé la poitrine.
1230, Lorsque le détroit supérieur est un peu
DES ACCOUCHEMENS. 535 resserré de devant en arrière, il est plus avantageux de conserver au tronc de l'enfant sa position primitive , c'est-à-dire de faire descendre le dos directement derrière le pubis, et il fandroit même en quelques cas le ramener à cette position, si l’une des deux premières avoit lieu, parce qu'il descendra plus facilement. Mais alors , des l'in-