‹ L'art des accouchemensChapitre 122 sur 136 · HER AT · texte numérisé non relu

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mais la tête, selon sa plus grande longueur, entre vaise position le pubis et le sacrum , en tirant l'enfant par les Le pieds, s’il a toujours présent à l'esprit le rapport quefois dans des dimensions de cettepartie avec celle du bassin; © % mais il peut êtreappelé dans le cas où la tête sera fixée de cette manière, pour opérer ceque d’autres auront vainement tenté de faire. Si cet accident ou cette mauvaise position est quelquefois l'effet des efforts naturels de l'accouchement, bien plus souvent il ne dépend.que des manœuvres mal dirigées de l’accoucheur trop asservi au précepte de ceux qui ont recommandé de mettre toujours la face en dessous. | 1939: Il est rare qu’en pareil cas l'enfant vive encore, quand onest appelé en second pour achever d’en délivrer la mère, soit que l'accoucheur qui n'a su prévenir ce fâächeux événement ajt tiré fortement sur le troncet se soit en quelque sorte épuisé avant d'avouer son Impuissance , Comme

Maniere de déplacer la tête dans ce dernier cas.

Quatrième espèce d’accouchement où les pieds se présentent.

536 L'ART cela n’est que trop ordinaire , soit qu’il n’ait fait aucun effort de cette espèce.

1233. Quand la tête est retenuede cette maniere au détroit supérieur, il faut l’en dégager en la repoussant un peu, pour tourner ensuite la face de coté, avec plus de facilité. On ne doit jamais espérer d'obtenir ce déplacement des seuls efforts qu’on pourroit exercer sur le tronc qui est au-dehors, soiten le roulant selon son axe, soit'en le refoulant un peu, ou autrement ; car tous ces mouvemens sont d'autant plus libres et réussissent d'autant moins, quele cou de l'enfant a été plus tiraillé et plus allongé. D'ailleurs, les efforts qu’on emploie surle troncn'agissentsurla tétequ'autant que l’on donneaux mouvemens dontil s’agit beaucoup plus d'étenduequeleursbornesnaturelles ne le permettent pour le bien de Penfant ; ce qui devient très dangereux lorsqu'il est encore vivant.

1294. Pour déplacer la tête plus sûrement et commeil convient de le faire, on doit commencer par abaisser les bras de l’enfantavec tout le ménagement possible. On introduit ensuite une main dans le vagin, ou plusieurs doigts seulement, pour repousser un tant soit peu l’occiput au-dessusdu pubis, détourner le front de devant l’angle sacrovertébralet le placer vis-à-vis l’une des symphyses sacro-iliaques, mais de préférence vers la droite. Apres celaon continued'’extraire cettetête comme dans le cas le plus ordinaire. ( .

1239. Lasituation del'enfant, dans la quatrième espèce d'accouchement oùil présenteles pieds, est telle que la face vient tonjoursen dessus.Sielle se détourne un peu, le plus souvent au moins, de la

symphyse du pubis à mesure quela base du crâne

s'approche du détroit supérieur, elle ne manque

jamais de se placer au-dessous de cette symphyse

aussitôt que la tête a franchi ce même détroit; ce

qui rend laccouchement un peu plus difficile

que dans les trois premières espèces. a 1236. La plupart des accoucheurs, moins ef- re

frayés alors des difficultés que la ice delentant sur cette es-

éprouve à se dégager de dessous les os pubis, que pèce d'accou-

du fantôme qu'ils se sont fait à l'occasion dela ré- ie

tention du menton sur le rebord supérieur de ces

mêmes os, où l'enfant reste, disent-ils, comme

accroché , ont recommandé de tourner la face

exactementen dessous, c’est-à-dire vers lesacrum,

en roulant le tronc sur son axe, dès que les han-

ches sont dégagées. Si on exécutoit ponctuelie-

ment ce précepte, quoique dicté dans des vues

tres sages, il pourroit avoir les mêmes suites que

celles qu’on se proposeroit d'éviter : car, en con-

duisant la face de l’enfanten dessous, avant que la

tête n’ait franchi le détroit supérieur, le menton

pourroit également s’accrocher en arrière sur

l'angle sacro-vertébral; ou bien on exposeroit la

tête à s'engager, en présentant sa plus grande lon -

gueur selon le plus petit diamètre de ce détroit. 1237.Deuxhommesdes pluscélèbres, l’un parmi

nous, et l’autre chez les Anglois, ont prescrit de

mettre la face de l'enfant seulement de côté, ou de \

la tourner au plus vers l’une dessymphyses sacro-

iliaques. S'ils ont mieux connu le rapport des

dimensions de la tête avec celles du bassin , que

ceux quiles avoient précédés, ils paroïissent s'être

plus occupés à dévoiler les défauts de la méthode

de ceux-ci qu’à la perfectionner. Ces derniers, en tournant la poitrine de l’enfant en dessous, Jaissoient presque toujours, mais contre leur intention, la face de côté; pendant que la plupart aujourd'hui laissent cette partie sur le pubis , en. tournant seulement la poitrine de côté.

1238. Pour tracer plus clairement la manière dont on doit $e conduire dans ce cas, nous y disüingnerons trois temps. Dans le premier, les pieds de l'enfant sont encore contenus dans la matrice; dans le second, l'enfant est sorti jusqu'aux lombes, et les eaux de l’amnios sont écoulées depuis longtemps; dans le troisième, les épaules sont au-dehors, ou paroissent à la vulve , et la tête est adaptée an détroit supérieur.

1239. Dans le premier temps, des que l’accoucheur aura saisi les pieds de l'enfant, il en tournera la pointe en dessous, en tirant presque directement en en-bas; et il aura soin dans Ja suite de placer la poitrine au moins vis-à-vis l’une dessymphysessacro-iliaques, et préférablementau-devant de la droite, à mesure qu’elle se dégagera , et d’en faire autant à l’égard de la face quand les épaules seront sorties. Ges changemens s’opèrent alors tres facilement; mais il n’enest pas de même dansle deuxième temps, parce que les épaules et la tête étant plusétroitement embrasséesparla matrice, suivent plus difficilement ei plus imparfaitement le mouvement qu'on imprime aux parties qui sont dehors.

12/0. Danslemouvement derotation qu'on doit faire subir à l’enfantdansce second temps, on aura égard au rapport de la poitrine avec lessymphyses

DES ACGOUCHEMENS. 539

sacro-iliaques, afin de la tourner vers celle dont elle sera le plus près. Pour opérer ce changement, on observera d'embrasser la partie inférienre du tronc de l'enfant le plus près possible de l'entrée de la matrice, et de n’agir que dans l'intervalle des douleurs. Pour le faire convenablement, surtout lorsqu'on y éprouve quelque difficulté, on introduira les quatre doigts de chaque main à l’entrée du vagin , même un peu plus loin; les uns le long des lombes de l'enfant et les autres sur le ventre, conséquemment vers le sacrum et le pubis de la mère. On agira d’abord comme pour refouler le tronc, et aussitôt après pour le faire descendre de tout ce qu'il anra paru remonter, et même un peu plus chaque fois; on répétera ces mouvemens plusieurs fois de suite, et , en les continuant, on inclinera la poitrine vers la symphyse sacro-ilaque où l’on se proposera de tourner la face. On fera même passer la poitrine un peu au-delà de cette symphyse, selon le conseil de Smellie, pour la ramener ensuite vis-à-vis : ayant égard en cela à la mobilité naturelle du cou de l'enfant, et à la torsion dont il est susceptible, sans perdre de vue l'observation que nous avons faite au $ 1233.

1241.Malgrétoutesces précautions, l’onnedoit

ÉÉRÉTE:

à l’état de torsion extraordinaire où est alors le

54o L'ART cou. Après avoir tourné la poitrine en dessous, comme on vient de le recommander , il faudra donc s’assurer de la véritable position de la tête. Précaution 1949. Quand on roule ainsi le tronc de l'enfant, as il arrive presque toujours qu’un des bras se place des bras, Obliquement derrière le cou et au-dessous de locciput, par lequelilse trouve ensuite plus ou moins serré contre l’un des os pubis ; ce qui rend son abaissement plus difficile, et la descente de la tête souvent plus laborieuse.

1243. Quand l’accoucheur n’a passu détourner à propos la face de l'enfant de dessus le pubis, s’il s’en aperçoit au moment où la têtene fait ques’adapter au détroitsupérieur, il peutencore espérer de la déplacer , en se conduisant comme on vient de le prescrire; mais il ne doit plus rien se promettrede cette manière d'agir, lorsqu'une personne ignorante a tiré inconsidérément sur le tronc à dessein d'extraire la tête ainsi retenue, ou lorsque la nature s’est longtemps efforcée de l’expulser. Manière 12/44. Il est extraordinairement rare, en pareil Se cas, que ce soit le menton quisoit retenuetcomme au détroitsu- ACCroché au rebord des os pubis; presque toujours périeur. c’est le milieu de la face ou le bas du front, près la racine du nez; ce qui fait que la tête, alors engagée, est bien plusdifficile à déplacer. Lamêmeremarque doit être faite à l’occasion de la troisième position, lorsque la face descend directement au-devant de la saillie du sacrum, car ce n’est pas le menton qui s'arrête communément sur cette partie.

12/45. L'enfant, le plus souvent, est victime de cette mauvaise position de la tête. S'il n’est pas toujours privé de la vie lorsque la sage-femme

ou l'accoucheur avoue son incapacité, ct en fait appeler un second, on doit espérer bien peu dela lui conserver.

1246. Pour déplacer latte ainsi retenue et fixée dans le détroit du bassin, on doit agir immédiatement dessus , afin d'éviter l’écueil où la mobilité

Dela manière de déplacer la tête en pareil cas.

du tronc, en pareilles circonstances , a précipité

des accoucheurs qui croyoient avoir mis la face de l'enfant de côté, et même en dessous, parce qu’ils y avoient aisément tourné la poitrine (1). On se ressouviendra que ce mouvement de rotation du tronc est toujours d'autant plus libre et plus facile que le cou de l'enfant a été plus tiraiilé, et qu'on ne fut alors que tordre ce dernier sur lui-même et faciliter la séparation du tronc d'avec la tête, lorsqu'on ne sait pas mettre de bornes à ses efforts. | 1247. Après avoir dégagé les bras de l’enfant avec le plus grand soin, et surtout s'il est encore vivant, on en soutiendra le tronc au moyen de la main gauche, et on introduira la droite, excepté le pouce, le long de la partie postérieure du cou, our refouler l’occiput au-dessus de l’anglesacrovertébral, etle diriger ensuite vers l’une des symphyses sacro-iliaques, même vers l’une des cavités cotyloïdes , si on le peut. Pendant qu'on détournera l’occiput de la saillie du sacrum, on observera de faire rouler le tronc qui est au-dehors, dans le même sens, et lorsque la tête sera complétement dans le bassin , on placera la face en dessous , pour l'extraire comme il convient.

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(1) De la Motte , entre auires, obs, 270, etc., nouv. édit,

Accouchemens où l'enfant présente les genoux.

Des causes qui s’opposent à l’accouchement où l'enfant présente les genoux, :

ARTICLE IL

Des accouchemens dans lesquels l'enfant présente les

genoux.

1248. La réunion de toutes les choses sans lesuelles l'accouchement ne peut s'opérer naturellement , se rencontre si rarement chez la femme dont l’enfant présenteles genoux, qu’ilest permis de ranger cette espèce d'accouchement dans la classe de ceux qui sont contre nature, ou quil convient d'opérer , indépendamment des causes qui peuvent rendre tel celui qui s'annonce sous les apparences les plus favorables.

SECTION PREMIÈRE

Des causes qui rendent difficile où contre nature l'accouchement où

l'enfant présente les genoux.

1249. Les causes qui s'opposent le plussouvent au vœu de la nature dans cette espece d'accouchement, viennent de ce qu'un seul genouse présente à l'entrée de la matrice, pendant que l'autre extrémité, repliée sur elle mème, est retenue sur la margé du bassin , de maniere que l'enfant ne peut descendre, malgré l'intensité des efforts qui tendent à l’expulser.

12b0. Ce ne seroit pas encore sans difficulté que l’accouchementse feroit naturellement quand les deux genoux se présenteroient en même temps, parce que ces parties peuvent s'appuyer, en descendant, sur le bas du sacrum et s’y arrêter, pen-

DES ACCOUCHEMENS. 343 dant que les pieds, poussés en avant et appliqués contre les fesses, qui sont elles-mêmes forcées de s'engager , tendent à sortir les premiers ; ce qui ne peut avoir lieu qu'autant que le bassin de la femme est très grand. Lorsque cette condition favorable de la part du bassin n'existe pas , l’accouchement devient encore impossible sans les secours de l'art.

191. À ces preinières causes, qui établissent fréquemment la nécessité de nos secours , dans l’iccouchement où l'enfant présente les genoux, il faut ajonter toutes celles dont il est parlé cidevant ; telles que les convulsions, la perte ; etc. (’oyez $ 1079 et suivans). |

SECTION IL

Des signés caractéristiques des diverses espèces d’accouchemens où l'enfant présente les genoux; et des indications qu'elles offrent

relativement à la manière de les opérer.

1950. Les différences essentielles des accouchemens dans lesquels l’enfant présente les genoux, ainsi que leurs signes caractéristiques , ayantétéexposéesau 757 etsuivans, il nous reste àfaireconnoitreles indications qu'ils nousoffrent, Parmi ces indications, il y en a de générales et de particulières. Ces dernieres se déduisent de la situation des genoux, tant respectivement à euxmêmes, qu'au bassin de la mere, et des accittens qui compliquent le travail. Les autres sont les mêmes que dans les accouchemens où l’enfant présente les pieds.

Caractères des accouchemens où l’enfant préseute les genoux.

Manïere d'opérer ces accouchemens.

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