‹ L'art des accouchemensChapitre 133 sur 136 · FA · texte numérisé non relu

FA

Erreur de ceux qui ont cru qu’il étoit bécessairé arracher ou de couper le ras de lenfant.

1552. Ces manœuvres, enfantées par l'ignorance et accréditées par des personnes sans principes, étoient au plus excusables dans le siècle qui a vu naître leurs auteurs, et les praticiens qui les exerceroient aujourd'hui sereient millefois plus répréhensibles que ces premiers. Elles ne sont permises en aucun cas, parce qu'elles ne peuvent jamais conduireau but principalqu'on se propose.Si elles paroissent avoir eu quelque succès , ce succes n'a étéqu'apparent, et ne sauroit en imposer aux personnes instruites. La facilité qu'on a eue quelquefois d’aller saisir les pieds de l'enfant apres Parrachement du bras, quoiqu’on eùt pu le faire avant, ne doit pas être attribuée à l'absence de cette extrémité; etlon n’a été redevable de cet avantage qu'aux violences qu'on a exercées sur le col de la matrice, ét aux déchirures qu'on y a | faites le plus souvent en s’efforçant d’arracher le | bras. On auroit puen procurer la dilatation par des moyens plus doux , et conserver à l'enfant le

membre dont on la privé.

L'on ne duit 1553. La putréfaction même de cemembre,qui à ie ne sembleroit laisser d'autre espoir de salut pour Aus l'enfant que dans une telle amputation, ne devroit pas nous autoriser à là pratiquer avant l'accou- . chement, parce qu’on le fera bien plus sûrement après, si elle est indispensable, que dans le temps où l'enfant est encore renfermé dans le sein de sa mére. Quelques praticiens ne s'étant déterminés à retrancher le bras que parce qu'ils croyoieñt, d'après sa putréfaction, que l'enfant étoit mort, n'enparoissent pas moins coupables aux yeux des personnes instruites, qui savent que cette putré-

Se: St

DES ACCOUCHEMENS. 675 faction n’est souvent que locale, qu'elle caractérise peu cet état de mort, et que bièn des fois, lorsqu’ on ne croyoit Miutiler et n’extraire qu’ un

cadivre, oh a mutilé et extrait un enfant vivant. D'après te pareils faits, avec quelle prudence ne doit-on päs se conduire dans tous ces cas (1)!

1951. Quel que soit l’état du bras qui $’est en- Gest à l'état : gagé, il exige donct toujoürs moins d’ attention que de la matrice l'état dela matrice. Lorsque celle-ci n’a point été re fatiguée par les vains efforts du trävail, où par des . atteste mains imprudentes, si son col est souple et bien quand le bras dilaté, il faut y introduire la main selon les règles 4° 1emantest prescrites à l’occasion des différentes positions des épaules, pour en dégager les pieds, et retourier l'enfant, comme si le bras n’en étoit pas sorti, en dofnant cependant à ce dernier les soins indiqués au, S F901--

1555. Quand la matrice est affectée de spasime, Des moyens ce qui est assez rare, où lorsqu'elle s’est déjà for. TP tement contractée sur l’ enfant, il faut la relâchér el et la détendre par des moyens cofve nabies, tels que la saignée du bras, les bains,etc., et n’entreprendre de terminer laccouchement qu'après avoir satisfait à cette première indication, qui est

(it) On trouve une foule d'exemples d’arrachement oa d'amputation du bras de l’enfant, et même des deux extrémités supérieures. Le x vrri° siècle ne seroit peut-être pas celui qui en fourniroit le moins, si on eût pris soin de tes recueillir; mais aucun de ces exemples n'inspire plus d'horreur que celui que eite de la Motte, obs. 228 ; pag: 664 ; nouvelle édit,, et celui de Rœderer, obs. 4,

toujours la plus urgente. S'ilne faut pas craindre d'évacuer le sang largement, lorsque la circonstancel’exige,en répétant lasaignée,nousobserverons cependant qu'il seroit dangereux de prendre pour regle ce que prescrivoit, en 1774, un jeune médecin qui avoit fait à peine le premier pas dans la carrière qu'ilse proposoit de parcourir; la pratique ne l'ayant pas encore instruit, dans ce temps, de ce qu'il y avoit à craindre ou à espérer des saignées multipliées, qu'il regardoit comme l'ancre du salut de la femme (1). L'autorité de Solayrès , cité par ce médecin à l'appui deson opinion, ne doit pas en imposer : cel accoucheur, n'ayant jamais conseillé de multiplier les saignées au point qu’on pourroil l’en soupçonner d'apres là lecture de la dissertation dont il s’agit, et n'ayant d'ailleurs rencontré de ces cas où le bras de l’enfant étoit sorti, que les plus favorables à laccor:!chement : ce que je puis certifier, ayant été son élève et son ami, presque tout le temps qu'il consacra à l’enseignement et à la pratique de l'art des accouchemens.

Le défaut 1856. L'état de spasine et de forte contraction de dilatation de la matrice ne sont pas les seules causes qui sis . Le puissentempécherd’y porter la main pour retourqui s'oppose nér l'enfant dont le bras est dehors. Quelquefois le plus à lac- ce n’est que parce que l’orifice dela matrice esta

couchement È à à, MCE quand le bras PÊLIE entrouvert,au moinent ou cette extrémite

(1) M. Arrnonse LE Roi, Journal de Médecine du mois de mars 1774. C’est la premiere année que ce médecin a commencé à se livrer à la pratique et à l’enseignement de l'art d’accoucher.

s'y engage, et que son bord présente encore trop de lenfant est de roideuret d'épaisseur pour qu'il puisse s'ouvrir SP: aisément au-delà, sans de grands inconvéniens;

ce qui vientle plus souvent de ce que la pochedes

eaux s’estdéchirée prématurément, et que le tra-

vail de la nature ne s’est pas encore soutenu assez -

de temps pour procurer la dilatation requise. Toutestentatives pour opérerlaccouchementsur-

le-champ ne seroient pas moins dangereuses dans

ce cas que dans celui où la matrice, fatiguée par

la longueur du travail ou affectée de spasme,

s'oppose fortement à l'entrée de la main. Elles ne

feroient qu’augmenter les difficultés naturelles à

cette époque du travail, soit en excitant la con-

traction du col de la matrice, soit en dépouillant

les parties de la femme des mucosités qui les enduisentetles pénetrent,en rendanttoutes CeSPar- De ce qu'il ties douloureuses et en les disposant à s’enflam- faut faire

< LA £ ’ 5 € | 1° = mer, ou en accélérant la tuméfaction du bras de PE ja na

l'enfant : ce qui rendroit la circonstance, déjà fâ- trice n'est pas cheuse par elle-même, bien plus fàâcheuse encore. Ilfautdoncattendre, pour opérer l'accouchement, un

que les fibres qui constituent le bord de lorifice se soient humectées, affoiblies et relâchées, en un mot, qu'elles jouissent du degré de souplesse nécessaire à une dilatation convenable, ou que cette dilatation se soit opérée comme d'elle-même. On évitera, pendant ce délai, de toucher la femme fréquemment, comme le fontquelques uns dans la vue d'accélérer cette dilatation, crainte qu'il n’en résulte le contraire. Si la résistance du col de Îa matricene cédoit pas aux efforts naturels de laccouchement , la saignée du bras, les bains et les

injections relâchantes pourroient être d’un grand

Pratique d'un accoucheur des plus modernes.

secours. L'on peuty employerletempsnécessaire, parce que la‘présence du bras n'offre jamais par elle-même d'indication bien urgente.

1927. Ces préceptesparoitront préférablessans doute à ceux qu’un accoucheur a donnés pour la seconde fois sur le même sujet en 1777. « Les eaux » sont écoulées depuis longtemps, dit-il, les par- » ties sant seches, la matrice est contractée et ser- » rée sur l'enfant; la femmeest forte et rabuste:il > fautsur-le-champentrer dans la matricele long » du bras sorti, le faire avec beaucoup de douceur » et de force, aller chercher les pieds et les ame- » ner ..,,» Et plus loin : «J'ai coutume de tenter » les moyens d'entrer dans la matrice; si je ne le » peux pas, Je tâche de dégager l’autre bras et de » l'amener dans le vagin, Cette façon d'agir m'a » constamment réussi; la réflexion m'a guidé dans » le premier travail que j'aiterminé ainsi, Le se- » con(! bras ne peut sortir sans ébranler l'enfant, » [ui faire changer de position et me faciliter l’in- » troduction de la main... (1)»

1998. Ou trouve dans ce passage des contradictions manifestes, et des préceptes que désavoueroient süremetst les auteurs des premiers siècles de l'art s'ils eussent échappé à leur plume, Comment, par exem ple, pénétrer dans la matrice pour aller prendre le second bras del’enfant, lorsqu'on ne peut y entrer poursaisir les pieds? L’intention de laccoucheur change-t-elle en quelque chose

(1) M. Dereurie, Traité des accouchemens, onzième édition, p, 31E et suiv.

LA

DES ACCOUCHEMENS. 679 la nature des difficultés, et ne seront-elles pas les mêmes, soit qu'il se propose d’aller chercher le second bras, ou les pieds? La situation de l'enfant lorsqu'un bras est sorti de la matrice est le plus souvent telle, que l'autre extrémité supérieure est plus éloignée de l’orifice que ne lesont les pieds ; et ce n’est qu’en quelques circonstances extrêmement rares où cette seconde extrémité, croisant la poitrine ou le dos, présente la main auprès de cet orifice de manière que l’accoucheur puisse l'accrocher sans introduire toute la sienne dans la matrice. En supposantque celasoitainsi,etqu'on puisse saisir la main de l'enfant du bout de quelques doigts pour l'entrainer au-delà de lorifice et l’empoigner ensuite de façon à pouvoir tirer fortement dessus, oseroit-on se promettre de changer avantageusement par ce moyen la position du tronc, dans le cas où l’auteur le représente étroitement serré de toutes parts dans la matrice? Une pratique semblable n'a pu étre le fruit de la réflexion : une erreur y a donné lieu, mais les bornes de cet ouvrage ne nous permettent pas de la dévoiler ici.

1559. On peut résumer de tout ce que NOUS Ve- Corollaires nons de dire sur les accouchemens où la main de de ioutesque l’enfant est sortie et le bras engagé dans l'orifice 05 tas de la matrice, 1° qu'il faut avoir plus d'égards, nn aies dans tous ces cas, à l'état de la matrice qu’à celui mens où le de l’extrémité de l'enfant, qui ne présente par F. . a. elle-même aucune indication essentielle, si ce gage. n’est après l'accouchement, lorsqu'elle est tuméfiée, livide ou gangrenée; 2° qu'on' ne doit jamais essayer de faire rentrer cette extrémité dans la

680 L'ART matrice quand il y à quelque temps que les eaux sont écoulées; 3° que sa réduction, quoique possible au moment de l'ouverture de ia poche qui contient cefluide,et conséquemment à l'instant où cette extrémité même s'échappe de la matrice, n'est pas essentiellement nécessaire; 4° qu'il est contraire aux principes de l'art d’arracher ou d'amputer cemembre;5°qu'l seroit absurde lorsquel’enfantest vivant devouloirlextraireentirant sur le bras, comme de vouloir aller chercher sa seconde main, toutes les fois que la forte contraction de la matrice et le peu de dilatation de son orifice ne permettent pas d'y pénétrer pour saisir les pieds; 6° qu'il ne seroit pas même raisonnable, dans le cas dont il s’agit, d’accrocher cette seconde main et de tirer dessus à dessein de changer la position du tronc de l'enfant, quand celle mainse trouveroit assez prés de l’orifice pour qu'on püt la saisir en y insinuant quelques doigts seulenient; 7° enfin, qu'on doit toujours aller chercher les pieds, et retourner l'enfant: mais qu'il seroit dangereux d'y procéder avant que les parties de la femme y fussent bien préparées par la nature où par l’art.

, Des aîten- 1960. [Il arrive souvent, en pareil cas, que la sn er main de l'enfant disparoît et semble rentrer dans ce du bras qui La Matrice, à mesure qu'on fait descendre Îles estengagé. pieds; et ceteffet, dont on découvre facilement les causes, n'est pas toujours des plus heureux pour l'enfant. Si cette extrémité, en remontant ainsi, se place quelquefois dans le bassin de la femme, de manière qu'elle se trouve appliquée dans la suite, surle côté delatète, comme on le remarque le plus

constamment dans les accouchemens où l'enfant vient par les pieds, d’autres fois aussi le bras se plie, et le coude s’a rc-boute contre un point des parois de cette cavité, de façon à mettre obstacle à la descente du tronc, ou bien à exposer l'humérus à se fracturer.

1561. Pour éviter ces inconvéniens, il faut observer defaire redescendre la main dansies mêmes proportions que le tronc; d'aller la reprendre quand elle a disparu, aussitôt que Îles cuisses seront dégagées, afin de maintenir le bras allongé contre le corps. Il seroit Bien plus sûr et plus expédient d'appliquer un lacs sur je poignet de enfant avant d'aller chercher les pieds, comme nous le recommandons depuis longtemps dans un petit ouvrage publié en faveur des sagesfemines(1).On retireradecelacq un double avantage, 1° celui de fixer le bras de l'enfant selon sa Utiliéqu’en longueur contre un’ des côtés du bassin, et d'em- 2 he + pêcher qu'il ne rentre et ne se replie dans ce pliquéau poi- - canal, pendant qu'on introduira la main dans Ja HR me matrice, pour aller prendre les pieds; 2° celui de À prévenir les inconvéniens énoncés au $ précédent. Si lon emploie ce lac, il faudra bien observer de ne pas tirer dessus pendant qu'on s’efforcera de dégager les pieds et de les amener au-dehors, pour ne pas fixer l'épaule à l'entrée du bassin, dans un temps où elle doit nécessaire-

(1) Principes sur l’art d’accoucher, en faveur des sagesfemmes , publiés pour la première fois en 1775, par ordre du gouvernement en 1787, et dont la septième édition vient de paroître. |

682 K IH EPART

ment s’en éloigner un peu , et de nele faire qu'au. moment ou les fesses de l’enfantserontparvenues ! au passage.

ARTICLE IV

Des accouchemens dans lesquels l'enfant présente un des côtes de la poitrine.

Des causes, des signes et différences de ces aecouchemens , et des

indications qu'ils nous offrent.

Accouche- 1069. Il est aussi difficile d’assigner les causes Fr. particulières de ces accouchemens que celles des un des côrés précédens : quant aux causes générales , elles paproprement roissent les mémes.

es 1563. On reconnoît aisénient, au toucher, la

partie latérale de la poitrine de Penfant par rap port aux côtes, à l’aisselle, au bras et à la hanche, et l’on distingue avec la même facilité si c’est le côté droit ou le côté gauche qui se présente, en faisant attention à la situation particulière de toutes ces parties relativement à l'entrée du has-

sin de la femme.

Positions 1904. Dans la première position de l’un ou de “ce, l’autre côté, lPaisselle de l'enfant est appuyée sur régons sur Le pubis de la mére, et la hanche sur le haut du l'entrée du sacrum, le devant de la poitrine regarde la fosse Foi illaque gauche lorsque c’est le côté droit qui se : présente, et la fosse iliaque droite quand c'est le

côté gauche.

DES AGCOUCHEMENS. 683

1565. Dans la seconde position, laisselle est -appuyée sur la base du sacrum, et la hanche sur le pubis; la poitrine répond à l& fosse iliaque droite lorsque c’est le côté droit, et vice versd.

1566. Dansla troisième, le tronc de l'enfant est situé entravers sur le bassin, l’aisselle se trouvant appuyée sur le bas de la fosse iliaque gauche, et la hanche sur l'autre; la poitrine étant sur la partie postérieure de la matrice lorsque c’est le côté droit , et sous la partie antérieure de ce viscere lorsque c’est le côté gauche.

1567. Dans la quatrième, de l'un ou de l'autre côté, le tronc de l'enfant est encore placé transversalement à l'égard du bassin, laisselle étant sur le bas de la fosse iliaque droite, et la hanche

sur la gauche; le dos sur la partie postérieure de

la matrice lorsque c’est le côté droit, et sous la

partie antérieure de ce viscère et au-dessus des os pubis quand c'est le côté gauche.

1568. [indication générale que présentent ces diverses positions de lenfant consiste à dégager les pieds pour l'extraire du sein desa mère, et elle ne peut être contrebalancée par celle qu'on s’efforceroit vainement de remplir en voulant ramener la tête à sa situation natnrelle, Quant à la manière d'opérer, elle doit être un peu différente dans chacune de ces positions.

Des cations

indique

nous présen tent ces dif:

férentes sitions.

LA

SECTION 11

De la manière d’opérer les diverses espèces d’accouchemens où l'enfant

présente un de ses côtés proprement dits. ‘

De la ma 1969. Quoiqu'il soit, en général, assez facile Se . d'amener les fesses de l'enfant à l'entrée du bassin première po- €t dans une situation des plus favorables à leur sition des cé- sortie, quand il présente l’un ou l’autre côté dela ne poitrine dans la première position indiquée au

$ 1564, il vaut mieux aller prendre les pieds, parce que ce parti est plus sûr et leseul qui puisse épargner beaucoup de douleurs à la femme.

1970. Lorsque les eaux sont récemment écoulées, on introduit la main sous la hanche de l’enfant, en suivant la partie postérieure de la matrice, jusqu à ce qu'on puisse saisir les deux pieds qui sont appliqués sur les fesses, et les entraîner, pendant qu'on appuiera de l’autre main sur le ventre de la femine, pour diminuer l'obliquité antérieure de la matrice et concourir, par ce moyen, à ramener le grand.diamètre du corps de l'enfant dans la direction de l'axe du bassin. Ce procédé, qui est toujours facile à exécuter dans le moment dont il s’agit, peut présenter d'assez grandes difficultés quand les eaux sont évacuées depuis longtemps, pour qu’on soit obligé de recourir au suivant. ’ 1971. Dans ce cas, si c’est le côté droit qui se présente, on introduit la main droite vers la partie postérieureet latérale gauche de la matrice,

Le

en suivant la hanche et la cuisse de l'enfant pour parvenir aux pieds et les dégager successivement, comme dans la premiére position de l'épaule droite ; et pour le reste on opère de même qu'à l'occasion de celle-ci. Lorsque l'enfant présente le côté gauche, il faut introduire la main gauche et aller prendre les pieds, en suivant la partie latérale droite de la matrice, comme dans la premiére position de l'épaule gauche.

1572. Lorsque le côté droit se présente dans la seconde position indiquée au $ 1565, onintroduit la main gauche, en montant vers la fosse iliaque droite, jusqu'à ce que les doigts soient parvenus sur les pieds, qu’on dégage alors comme on Pa prescrit à l’occasion de la deuxième position de l'épaule droite. Silon éprouvequelques difficuités à les amener au-dehors, on tire davantage, et même presque uniquement sur le pied gauche, perdant qu’on éloigne l'épaule de la base du sacrum en la repoussant ou en la soulevant du bout de plusieurs doigts.

1553. Quand c’est le côté gauche qui se présente dans la position dontil s’agit, il faut intro-

De la manière d’opérer dans la seconde position de l’un et l'autre côté,

duire la main droite pour aller prendre les pieds;

mais C'est en montant vers la fosse iliaque gauche quon lintroduit alors, et en observant tout ce qui a été prescrit à l’occasion de la seconde position de lépaule gauche,

1574. Lorsqu'on opère, au moment de l'ouverture de la poche des eaux, l'accouchement où l'un des côtés se présente dans la troisième posi-

De la manière d'opérer dans Ja troisieme po-

tion, on y rencontre très peu de difficulté, parce shoee l'un

que l'enfant est encore peu serré dansla matrice,

ou de l’autre côté,

686 'iaéé ANT

et qu’il est aisé d’en aller prendre les deux pieds, en introduisant la main gauche jusqu’au-dessus de la fosse iliaque droite, où ils sont situés. Mais il n'en est pas de même toutes les fois qu'on n'est appelé qu'après ce moment, et qu'il ya longtemps que les eaux sont écoulées. Les obstacles qu'on y trouve alors sont en raison de la contraction immédiate de la matrice sur le corps de l'enfant, et le procédé qui vient d’être décrit n’est sou-

vent ui le plus simple ni le plus sûr qu'on puisse

exécuter.

1575. Nous pensons qu'il vaut mieux, dans cette circonstance, se conduire de la maniéresuivante. Lorsque c'est le côté droit qui se présente, on introduit la main droité dans la matrice, au-dessous de la poitrine de l'enfant , d'où on la dirige un peu obliquement vers la fosse iliaque droite, en passant sur la hanche et la cuisse droite de cet enfant, pour prendre d’abord le pied de ce côté et l’amener dans le vagin. Ensuite on reporte cette main vers le second pied, pour le dégagerau même point que le précédent et tirer presque uniquement dessus, dès qu'il sera descendu, tandis que, de Fextrémité de quelques doigts de la même main, on souleve l'épaule de plus en ples vers le devant du bassin, pour favoriser la rotation du tronc, la descente des fesses, et con: tinuer d'opérer comme dans les autres cas.

1976. Il faut introduire la main gauche, et dans une autre direction, si Fon veut parvenir aux pieds de l’enfant, lorsque c'est la troisième position du côté gauche. On l'insinue sous la partie antérieure et latérale droite de la matrice, en sui-

ÿ ; k sé

DES ACCOUCHEMENS. 687 vant la hanche et la cuisse gauche de l'enfant, jusqu’à ce qu’on puisseatteindre aux pieds; etl'entraîner en le faisant passer sur la poitrine de cet

. enfant et derriere le pubis de la imere., On dé-

gage ensuite le pied droit de la même manière ; et c’est sur lui qu’on agit principalement dans le premierinstant, pendant qu’on repousse du bout de quelques doigts l'épaule qui est au-dessus du sacrum. On peut consulter pour le reste de l’opération ce que nous avons dit à l'occasion de la troisième-position de l'épaule gauche.

1577. Les diverses manières d'opérer les accouchemens où l'enfant présente l’un ou l’autre côté dans la quatrième position ;-sont les mêmes que celles que nous venons de décrire; si ce n'est qu'il fautexécuterici dela main droite tout cequenous avons conseillé de faireavec la main gauche pour la troisième position, et vice versd.

1578. Lorsque les eaux ne feront que de s’écouler, on ira chercher les pieds de l'enfant en introduisant la main droite dans la matrice, et en la diriseant vers la fosse iliaque gauche ou ils se trouvent ; et pendant qu'on les entrainera, on fera de la main gauche une pression convenable sur le côté droit du ventre , dans la vue de ramener plus facilement le grand diamètre du corps de l'enfant parallèlement à l'axe du bassin et de favoriser la descente des fesses.

1579. Quandleseauxsontévacuées depuislongtemps, l'enfant étant fortement serré dans la matrice, il faut introduire la main droite, en suivant une autre direction. Si c’est le côté droit de la poitrine qui se présente, on l'insinue d’abordsous la

nière <C rer la qu trième espèce d’accouchement où l'un des côtés se présente.

688 L'ART partie latérale 9 gauche et antér ieure de la matrice, de manière qu'on puisse Saisir le pied droit qui ést'au-dessus des os pubis et l’entrainer dans lé vagin en Je faisant passer sur la poitrine de l’énifaut, comme on le remarque à l’occasion dé la quatrième position de l'épaule droite. Du reste on se conduit comine dans ce dernier cas , soit pour dégager lé second pied , soit pour tériiner l'acce AUtR Ent:

1580. Lorsque c’est le côtc vauche qui se présente, on introduit fa main sgxtuché dans un état de shpination au-dessous de l’enfant, eten la diri: geant le long de sa hanche ct desa cuisse gauche, pour parvenir aux pieds et les dég: iger, LORA dans la quatrième position de l épaule gauche.

ARTICLE. V

ë Des accouchemens dans lesquels l enfant ini 4’ une | ow l'autre hanche à l’orifice de la matrice. |

SECTION PREMIÈRE

Des-causes, des signes et différences de ces ‘accouchemens , oinsi que ‘des indications qu'ils nous offrent. 2 OS :

Desätcou. 1081: Lés Hanchesidel enfin se: “préseitent uni chemens où pêu plus souvent àl’orifice dela matricétque rie le A . font les parties latérales de la poitrine et du coù: sente uue »

des hanches, Mäis plis rarementique lésépautes. L'obliqiiédé la matrice et la surabondance des eaux de Pants

nios sont des causes suffisantes pour donner lieu

| DES ACCOUCHEMENS. 689 à ces sortes de positions , soil que ces causes se rencontreut en même temps où qu'il n'en existe qu'une seule. À. $

1582. Nous ne reconnoissons la hanche de l’enfant qu'avec peine avant l'ouverture de la poche des eaux , parce qu’on ne peut alors parcourir'une assez grande étendue de cette région pour rencontrer descaractères quisoient propres à dissiper notre incertitude, tels que la crête de l'os desiles, les derniers des fausses côtes, Panus, etc. ; l’espêce de tumeur que forme là hanche sur l'orifice de Ja matrice ressemblant beaucoup à celle que la partie latérale ét supérieure de la tète y présente au tact, quand le cuir chevelu est un peu tuméfié. Chaque hanche peut se présenter de quatre manieres différentes à l’orifice de la matrice.

1583. Dans la première position , les fesses de l'enfant sont appuyées sur les marges du bassin, postérieurementet au-dessus de la base du sacrum, et la crête de Pos desiles est contre le pubis; mais de sorte que la poitrine répond au côté gauche de la matrice quand c’est la hanche droite qui se présente, et vice versd. Gette position se rencontre plus fréquemiment que les'autres.

1584. Dans la seconde, qui est la plus rare, les fesses de l'enfant sent contre le pubis, sous la partie antérieure de la matrice , et la crête de l'os des iles répond au sacrum; de manière que la poitrine regarde le côté droit de la femme quand c'est la hanche droite qui se-présente, et le côté gauche lorsque c’est la hanche gauche.

1585. Dans la troisième position, les fesses de l'enfant sont placées sur le bas de la fosse iliaque

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