‹ L'art des accouchemensChapitre 23 sur 136 · INTRODUCTION. XIX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XIX

d'un pareil rapport? Pour une femnie qui pourra se délivrer seule, et soutenir, sans s'épuiser, la longueur du travail nécessaire à l'expulsion de l'enfant, dix y succomberont, ou ne pourront accoucher qu'après la mort de ce dernier : sa tête ne pouvant éprouver la réduction nécessaire à son passage, qu'autant que la putréfaction l'aura rendue plus molle, etc: Si la crainte de voir périr la mère, ou de perdre l'enfant, détermine l'homme d’une réputation usurpée à recourir aux instrumens, que de vains efforts ne fera-t-il pas pour entrainer la tête dans la position où elle est, et que ne tentera-t-il pas pour lextraire ensuite? Le forceps ne pouvant en diminuer la longueur dans le sens où elle excede le diamètre du bassin, on la mutilera avec le crochet, et on se félicitera peut-être d’avoir su larracher par lambeaux du sein de la femme, qui, si elle échappe aux suites d'un pareil accouchement, n’en regardera pas moins l'accoucheur comme son libérateur et son bienfaiteur, quoiqu'il ait commis une sorte d’attentat contre sa vie et celle de son enfant.

Le vrai Re se comporte bien différemnment dans le cas dont il s’agit; et par cela même qu'il fait autant de bien que l’autre a pu faire de mal, il semble mériter bien moins de reconnoissance : il épargne la mère et l'enfant , il conserve l'un et l'autre, en s’'épargnant à lui-même le travail pénible du premier et tout ce que ce travail

femmes dont le bassin n’a que le degré d'ouverture dont il s’agit, dans la direction du pubis au sacrum.

sas

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