DES PARTIES DE LA FEMME QUI ONT RAPPORT À L'ACCOUCHEMENT
4. Parmi le grand nombre des parties de la femme qui ont quelque rapport à l’aécouche-
Des parties e la femme
qui servent
ment, les unes servent à la génération, à contenir à l’accouche-
et à expulser l’enfant, et les autres forment seulement le canal destiné à le transmettre à la lumière:ce qui permet de les distinguer en actives et en passives. Celles-ci comprennent le bassin et les parties molles qui le recouvrent, tant intérieurement qu'extérieurement; les autres sont la matrice, les muscles abdominaux, etc.
ARTICLE PREMIER
Du bassin de la femme, considere relativement à l'accouchement.
5. Le bassin, considéré isolément des parties molles qui l’environnent de toutes parts, et tel que le squelette le présente aux yeux de l’anatomiste, est une sorte de cavité osseuse et irréguliére, située au-dessous de l’épine dont elle forme la base, et au-dessus des extrémités inférieures avec lesquelles les plus grands des os qui la forment sont articulés. C'est toujours du rapport de
ment.
Du bassin,
ses dimensions avec celle de la tête de l'enfant que dépend la facilité de l'accouchement, et d'ou proviennent ses plus grandes difficultés.
Des os qui 0. Dans l’âge adulte, il n’est forméque de quatre forment le pièces principales; savoir, des os des iles ou inps nominés, qui en constituent les côtés etledevant ;
de l'os sacrum et du coccix, qui en font la partie postérieure; mais on en remarque un bien plus grand nombre dans le fœtus et l'enfance, chaque os des iles étant alors composé de trois parües, de lilium proprement dit, de lischium et du pubis; le sacrum de cinq, connues sous le nom de Fausses vertébres ; et le coccix de trois, comme dans l’adulte même.
. La plupart de ces pièces sont souples et flexibles dans le fœtus, quelques unes n'étant encore que cartilagineuses, et le bord des autres se trouvant incrusté d’une pareille substance ; ce n’est qu'avec le temps que toutes acquièrent la solidité qui constitue l'essence de l'os. Ce n’est pas seulement dans les os du bassin que ce e disposition se remarque au terme de Ja naistence, où l’homme, pour ainsi dire, est à peine ébauché; on l’observe encore dans tous les autres os, car la nature suit partout la même marche dans le développement des parties qui doivent former la charpente de l'édifice. Les accoucheurs qui ont cru trouver dans la multiplicité des os qui forment le bassin du fœtus, dans la manière dontilssont liés entre eux, et dans le peu de solidité du tout qui en résulte, des dispositions favorables, même nécessaires à l'accouchement, et-qui ont avancé que ces os éprouvoient au moment de la sortie de
he
DES ACCOUCHEMENS. a)
l’enfant les mêmes déplacemens ou les mêmes changemens que ceux, du crâne, se sont fait illusion; et l’on peut assurer que leur opinion est aussi peu d'accord avec la raison qu'avec lexpérience (1). |
SECTION PREMIÈRE
De los ilium.
8. L’os ilium est la plus grande des trois pièces qui composent l'os des iles dans le fœtus; il est placé sur les côtés du bassin, et on l'appelle vulgairement l'Os des hanches. Sa forme, à peu près triangulaire , permet d'y considérer deux faces, dont une fait partie de l’intérieur du bassin, et l’autre de l'extérieur; trois bords, un supérieur, un antérieur, et un postérieur, ainsi que trois angles.
9. Une espèce d'angle, ou de ligne assez tranchante dansles deux tiers postérieurs de son étendue, ou environ , et plus arrondie dans le reste de sa longueur, coupe obliquement de haut en bas et de derrière en devant la face interne de l’ilium, et la divise en deux parties , dont une est supé-
(1) «Dans le fœtus, dit un auteur des plus modernes, le » bassin est souple et flexible, ce qui facilite les différentes at- »titudes qu’il prend dans la matrice, favorise l’acconchement »par le siége et par les pieds : dans l’an ou l’autre cas, les dif- »férentes pièces dont il est composé font, par rapport à leur »flexibilité, ce qu’exécutent les os du crâne dans l’accouche- »ment naturel. » M. Deleurie, nouv, édit., S 8.
De l'os des iles.
rieure , et l’autre inférieure. La première, qui est la plus large et légèrement concave, forme la fosse iliaque. La seconde présente d’abord en arrière une sorte de tubérosité à laquelle s’attachent plusieurs faisceaux tendineux et ligamenteux; et un peu plus en devant une empreinte cartilagineuse articulaire, dont là figure a quelque rapport à celle d’un croissant, ou du pavillon de l'oreille. Le reste de la face interne de l'ilium fait partie de la marge et de la cavité du bassin, et décrit une trés petite portion de cercle.
10. La face externe de l’ilium est plus irrégulière encore que l’interne; elle est si peu importante à connoître relativement à l'accouchement, que nous nous dispenserons de la décrire ici. Elle se trouve recouverte par les muscles fessiers qui y sont attachés.
. 11. Le bord supérieur de l’ilium, qu'on appelle la Crète de l'os des iles, est contourné à peu près comme PS italique. 1! est cartilagineux dans l’enfance, d’une épaisseur irréguliere dans l'adulte, et de la longueur de sept à huit pouces chez üuñe femme de taille ordinaire. On lui assigne deux lèvres et un interstice, pour déterminer sans doute plus exactement l’attache des muscles dont il sera fait mention dans la suite, La lévre interne forme une espèce d'angle plus ou moins obtus à peu près vers le tiers postérieur de sa longueur, auquel vient s’insérer un ligament qui est attaché de l'autre part à l’apophyse transverse de la derniere vertèbre des lombes. f’oyez S 44.