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Les caroncules myrtiformes, plus appa

De l’hymen.

De l’orifice

rentes chez les nouvelles mariées que chez les du vagin.

femmes qui ont eu beaucoup d’enfans, sont regardées comme les débris de l’hymen. Leur nombre varie; il s’en trouve le plus souvent quatre, et

92 L'ART quelquefois trois seulement. Semblables aux nymphes, en quelque façon, elles disparoissent de même au moment de l’accouchement, et elles s'évanouissent insensiblement avec l’âge, comme le font les replis du vagin.

Du frein de 150. Au-devant et un peu plus bas que l'hy-

£ st: men se voit un autre repli membraneux de forme semi-lunaire, désigné sous le nom de fourchette. Il est infiniment rare de le trouver apres l’accouchement; mais sa rupture, presque toujours inévitable lors du passage de la tête de l'enfant, n'a rien de désagréable quand elle ne s'étend pas au loin sur le périnée.

De la fosse ‘ 101. C'estentre ces deux replis membraneux,

naviculaire. l’hymen et la fourchette, qu’on remarque la fosse naviculaire, dans laquelle on ne trouve rien de particulier.

Du périnée. 12. l’espace compris entre la vulve et l'anus est le périnée. Son étendue est d'environ deux travers de doigt dans l’état naturel, mais il peut s'étendre beaucoup dans le moment de l’accouchement. L'espèce de couture qui règne dans toute sa longueur s'appelle raphé. C'est cette cloison, cette espèce de pont entre l'anus et la vulve, dont l'accoucheur doit s’efforcer de prévenir la rupture au moment de la sortie de la tête

‘ de l'enfant : autrement ces deux ouvertures n’en forment bientôt qu’une seule, ce qui peut avoir des suites désagréables et quelquefois fâcheuses. On a vu le périnée, distendu par les efforts de accouchement, s'ouvrir dans son milieu , et l’enfant avec l’arrière-faix sortir par cette voie accidentelle, sans altérer en aucune manière l’inté-

grité des parties qui formoient la vulve et l'anus, le sphincter de ce dernier et la commissure infé-

rieure de lautre ayant été parfaitement conservés (1).

È SECTION IT

De la matrice.

153. La matrice est l'organe dans lequel s’accomplit presque toujours le grand œuvre de la génération. Ce viscère, charnu, membraneux et vasculeux , est situé dans le bassin entre lintestin

rectum et la vessie urinaire , avec lesquels il a des connexions.

15/4. Sa figure ressembleassez bien à celle d’une petite calebasse aplatie, dont la longueur seroit de deux pouces et demi à trois pouces, la largeur

(1) Un fait de cette espèce a été communiqué à l’Académie de chirurgie par un chirurgien-accoucheur de Besançon, et n’a paru douteux qu'aux personnes qui ne savoient pas de combien de développement le périnée étoit susceptible chez la plupart des femmes dans le temps de l'accouchement. Ce fait, revêtu des témoignages les plus authentiques, n’est pas le seul que nous puissions citer aujourd'hui ; une pareille rupture du périnée ayant eu lieu depuis (*), sons la main d’un de nos confrères les plus distingués dans l’art des accouchemens, M, Coutouly. Nous avons vu et examiné la femme le troisième jour des couches, et observé que la déchirure du périnée s’avançoit, en montant sur le côté droit de la vulve, jusqu’au milieu de la hauteur de l’entrée du vagin, et se prolongeoit en manière de T vers l’une et l'autre fesse, au-devant de l'anus.

# 12208 (*) Au commencement de janvier 1788.

De la matrice,

de dix-huit à vingt-quatre lignes, et l'épaisseur de dix à douze seulement. ;

15. On distingue son fond, son corps et son col. Le fond comprend tout ce qui est au-dessus de l'insertion des trompes de Fallope; le corps, qui est au-dessous, s'étend jusqu’à l’endroit le plus resserré de cet organe, où commence le col; celui-ci se termine dans le vagin, en formant une espèce de mamelon assez gros qui a quelque foible ressemblance avec le museau d’une tanche. La matrice , considérée extérieurement, présente deux faces légèrement arrondies; trois bords, dont l’un en forme le fond et les deux autres les côtés ; trois angles, savoir: deux supérieurs et latéraux auxquels aboutissent les trompes de Fallope , et un inférieur qui fait saillie dans le vagin, et qu'on appelle museau de tanche. Excepté ce dernier, la matrice est recouverte du péritoine dans toute son étendue, et cette membrane lui est si adhérente, qu'elle paroiït entrer dans sa structure même, quoiqu'elle ne fasse que l'envelopper dans sa duplicature, comme tous les autres viscères du bas-ventre.

156. L’onne peutabsolument déterminer, hors le temps de la grossesse, quel est l’ordre et larrangement des fibres qui composent la matrice, à cause de leur entrelacement inextricable. Il seroit alors tout aussi difficile d’en connoître la nature, sileurs propriétés communes avec celles des muscles ne l’eussent souvent manifestée dans le môment de l'accouchement. Ces fibres sont plus pales et beaucoup plus rapprochées dans le col de la matrice que dans ses autres parties, où elles

paroissent plus molles plus rougeàtres et moins serrées. Cette disposition nest pas ce qu’on doit le moins admirer dans la structure de ce viscère, puisqu'elle ne peut être altérée Sn ul ou de quelque manière que ce soit, que cette altération n'influe sur le mécanisme À la grossesse et sur celui de laccouchement même, dont le terme en est tantôt avancé el tantôt de (Voyez $ 2106 et suiv.)

197. En ouvrant la matrice dans toute sa longueur, soit antérieurement ou postérieurement, on en découvre la cavité; l’on peut estimer l’ épaisseur deses parois ,quin est en général que de trois

à quatre lignes; et l’on voit que la substance en est spongieuse et comme diploïque du côté du fond et dans toute l'étendue du corps, mais plus dense et plus serrée dans le col proprement dit: ce qui dépend essentiellement du plus grand nombre de vaisseaux qui y serpentent, et que l'instrument a divisés transversalement.

198. Quoique la cavité du corps et celle du col de la matrice n’en fassent qu'une, l’on est dans l'usage de les distinguer l’une de l autre et de les décrire séparément. Celle du corps est d'unefigure triangulaire, et contiendroit à peine une grosse fève de marais : ellese termine en hautet sur les côtés par deux orifices très petits, qui forment le commencement des trompes de l'allope; et en bas par un autre plus large qu'on appelle orifice interne de la matrice.

199. Gette cavité est tapissée d’une membrane très mince, qui est aussi adhérente au tissu de la matrice que le péritoine même qui recouvre ce

96 L'ART viscère extérieurement (1). Ce n’est pas cette membrane qui s’exfolie à la suite de l’accouchement, et qu'on doit appeler Decidua : celle-ci est du produit de la conception; elle est étrangère à la matrice, elle s'en détache aisément, et ne semontre pas sous le même aspect , ni sous la même forme dans tous les temps de la gestation : mais la première fait partie de ce viscère même, et ne peut s’en séparer sans inconvéniens.

160. Cette membrane présente tant de porosités ou d'ouvertures, qu'elle en paroït comme réticulaire. Les plus considérables de ces ouvertures conduisent à des cavités tortueuses, appelées Sinus utérins, et les autres à des follicules ou glandes, qui fournissent l'humeur muqueuse et glaireuse dont la surface interne de la matrice est continuellement enduite , tandis que les plus petites ne sont que les extrémités des vaisseaux exhalans et inhalans. Celles-ci sont également répandues partout, tandis que les premières sont plas nombreuses du côté du fond de la matrice, et les secondes vers le col.

Cavitéduco 101. La cavité du col de la matrice est une

de la matrice. espèce de canallong d'un pouce ou environ,etun peu plus large dans son milieu que vers ses extrémités. Elle est tapissée dela même membrane que la cavité du corps de cet organe; et l’on y voit de plus quedans cette dernière , des rides qui ne paroissent pas formées seulement par la membrane dont il s'agit, mais encore parles fibres utérines.

(1) L'existence de cette membrane n’est cependant pas tellement constatée qu’on ne puisse encore en douter.

162. Le col de la matrice s'ouvre, dans le vagin, par une petite fente transversale, qu’on nomme orifice externe ou vaginal, et c’est elle qui donne à la portion qui fait saillie de ce côté, la figure d’un museau de tanche. Cette fente , longue de plusieurs lignes seulement, et très étroite dans l’état naturel, se dilate un peu pendant l'écoulement des règles, et reste comme béante dans les premiers Jours qui suivent cette évacuation : ce qui fait que bien des femmes, et surtout celles qui n’ent point encore en d’enfans, conçoivent plus aisément dans ce temps que dans tout autre, et que quelques unes même ne peuvent concevoir que dans ce moment.

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