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Le cercle du sang porté par l'aorte infé

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mais, d’après de nouvelles recherches auxquelles nous avons été conduit par la lecture du Mémoire de M. Sabatier sur les organes de la circulation du sang dans le fœtus , nous adoptons ici une opinion différente, ( Voyez Anatomie de M. Sabatier, nouv. édit,, tom. IT. )

rieure s'étend au moins jusque dans le tissu caverneux du placenta, puisqu’une partie de ce fluide y est ramenée par les artères ombilicales, Cellesci, après en avoir transmis une quantité plus ou moins grande dans les veines du même nom , au moyen des communications immédiates qui existent entre elles, versent le reste dans les cellules du placenta et les cavités contiguës aux sinus utérins : là, il se mêle à celui de la mère, il répare les pertes qu’il a faites en circulant dans le fœtus, il subit une nouvelle élaboration, puis il revient à l'enfant, chargé de nouvelles parties nutritives. 554. La circulation du sang, de la matrice au placenta, de celui-ci au fœtus, et vice versé, se fait de cette manière jusqu’au moment de l'accouchement; mais elle éprouve alors des changemens surprenans, dont les uns dépendent de la contraction et du resserrement de la matrice, et les autres de la respiration qui s'établit chez l'enfant aussitôt qu'il est sorti du sein de sa mère.

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SECTION X

Des changemens que produit le travail de l’accouchement dans la circulation qui se fait réciproquement de la mère à l'enfant; et de ceux qui dépendent de la respiration, au moment de la naissance

même.

Des chan- DDD. La compression qu'éprouvent les artères gemens qu'é- ce la matrice et le changement qui arrive dans pat leur direction, pendant que ce viscère s'efforce pendant le d’expulser l'enfant et se resserre sur lui-même , :

travail de l’ac- : se de de ; 7 nt tels que le sane arrive en plus petite quantit. couchement, Fe q ns P PEU £ | antire

DES ACCOUCHEMENS. 207 et par un mouvement beaucoup plus lent qu'au-

paravant, dans les sinus utérins, et que ces sinus

en transmettent moins dans les cellules du placenta ; alors affaissées par la compression que cette masse subit elle-même contre le corps de l'enfant,

596, La diminution des hémorragies utérines, pendant chaque contraction de la matrice ou chaque douleur de l’enfantement,etsurtout après lévacuationdeseaux del’amnios;leur cessation apres l'accouchement , lorsque la matrice se dureit et se resserre sur elle-même par son action de ressort, confirment assez celte vérité importante, pour nous dispenser d'en rapporter d’autres preuves.

557. Le retard qu'éprouve le mouvement du sang dans les artères utérines , pendant le travail de l'accouchement, est non seulement en raison de la force et de la durée de chaque contraction de la matrice, mais encore de la réduction de ce viscere sur lui-même : c'est pourquoi ceretard est moins sensible dans les premiers temps du travail que dans le second, et beaucoup moins encore dans celui-ci que dans le troisième, et qu'après la délivrance. C'est sur ces observations que porte le. précepte d’exciter les douleurs de l’enfantement dans le cas de perte abondante ; d'ouvrir la poche des eaux pour donner lieu au resserrement de la matrice sur elle-même, et d'opérer l’accouchement, si la pérte continue malgré ces premiers secours, Mettre ce précepte en pratique,

c'est avouer les vérités énoncées ci-dessus , et dont le développement, sans être superflu, nous méneroit trop loin, ( Foyez $ 224 et suiv.)

Du premier temps du travail.

Dans le second temps du travail,

558. Ce n'est pas seulement dans le systéme vasculaire de la matrice que le mouvement du sang est retardé ou suspendu pendant les efforts de l'accouchement, c’est aussi dans celui du placenta et du fœtus même. La compression du placenta sur le corps de l'enfant, et l’affaissement de ses cellules , toujours proportionnés à l'intensité de la contraction de la matrice, ne lui permettent pas de recevoir autant de sang qu'auparavant, soit qu'il vienne de la mere, soit qu'il vienne de l'enfant. Celui de la mere, qui aborde difficilement dans les sinus utérins lorsque les eaux de l’'amnios sont évacuées et que le travail est dans sa plus grande force, en est repris presque entièrement par les veines qui y communiquent, et celui de lenfant, qui avait coutume d’être versé dans les cellules du placenta, passe des artères dans les veines ombilicaies, au moyen de leurs communications, et revient à cet enfant pour la première fois, tel qu'il en étoit.sorti , c’est-à-dire

sans s'être mélé de nouveau avec le sang utérin. Danstetron 299 Si l’action de la matrice se soutient avec sième temps force dans ce dernier temps, surtout lorsque l’endu travail fant éprouve de grands obstacles à sortir, ses effets ne se bornent plus à l'affaissement des cellules du placenta, el à ce qui vient d’être dit. La compression qu’en éprouve cette masse s'étend bientôt jusqu’au plexus vasculaire qui couvre sa face interne, et jusqu'au cordon ombilical même; ce qui y ralentit également la circulation et l’intercepte ensuite, comme on Île remarque quand ce cordon est entrainé par les eaux, et se trouve comprimé

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par la tête de l'enfant contre le bord du bassin ,

DES ACCOUCHEMENS. 209 soit qu'il forme une anse au-dehors, ou qu'il se présente seulement à l'orifice de la matrice.

560. C’est à cette compression et à l’affaissement des cellules de toute la masse du placenta , à celle qu'éprouve tout le système des vaisseaux ombilicaux , sans en excepter le cordon, qu'il faut attribuer les engorgemens et les épanchemens de sang qu'on remarque chez l'enfant à la suite des accouchemens dans lesquels il a fallu une longue série d'efforts pour l’expulser. après l'évacuation des eaux de l’amnios. C’est en faisant attention à l'influence de tous ces efforts sur le mode de circulation dont nous venons de parler, que l’on conçoit pourquoi des enfans naissent avec la face tuméfiéeetlivide;avec des épanchemens sanguins dans l'intérieur du crâne et à l'extérieur; dans un état apoplectique très voisin de la mort, et souvent même déjà privés de la vie.

561. On trouve toujours le cordon très plein et sans pulsation chez les premiers; et quand on le coupe à plusieurs travers de doigt de lombilic, il n'en sort que quelques gouttes de sang ; encore est-on obligé le plus souvent de les en exprimer. Si on remarque la même chose chez ceux qui sont morts dans cet état d’apoplexie, on découvre de plus qu'il y a du sang épanché dans le crâne, tant sur la surface du cerveau que dans ses ventricules, ainsi que sur la dure-mere, qui est détachée en plusieurs endroits. Les os du crâne même en sont injectés au point qu'ils paraissent noiràtres; et souvent une couche de ce fluide les recouvreencore immédiatement en quelques lieux de leur surface extérieure,

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562. Ce serait en vain qu'on se flatterait de rappeler à la vie les premiers de ces enfans, et de les secourir en laissant le cordon entier, On nedoit attendre leur salut que de la section de ce cordon, et du dégorgement qu'on obtient par cette voie. Laligature, avant cette précaution, achève de les précipiter dans le tombeau; et le danger parait le même si on conserve le cordon entier, dans la vue de tenir l'enfant chaudement auprés de sa mère, et de le revivifier, en quelque sorte, par le sang de celle-ci, comme le recommandent plusieurs auteurs. L'on ne doit rien espérer de cesoïin dangereux ; puisque la communication de sang ; de la matrice au placenta, est interrompue, et que la circulation paroît éteinte chez l'enfant. En le tenant auprès de sa mére, on le prive des secours qu'on ne peut lui administrer avec fruit que quand on l’a séparé d’elle.

563. Si les artères du cordon, coupé à quelque distance de l’ombilic, versent aussi peu de sang dans les cas énoncés au $ 561 , l’hémorragie n’est pas plus à craindre du côté de la mère. La veine ombilicale ; divisée, répand au plus une ou deux cuillerées de sang; et quand niême le placenta seroit entièrement détaché de la matrice, il ne s'en échapperoit pas beaucoup plus par l’orifice de celle-ci.

564%. On remarque le contraire à la suite des accouchemenstres prompts,danslesquelslenfant est entrainé, pour ainsi dire, par le flot des eaux. La perte n'est jamais plus à craindre que dans ces sortes de cas; et souvent elle est si abondante, quand le placenta se détache aussitôt après la

sortie de l’enfant, qu’elle laisse à peine le temps à la femme de nous en prévenir. Lorsque le placenta conserve toutesses adhérences à la matrice, les pulsations du cordon se font sentir plus longtemps que dans le cas précédent. Si l'on coupe ce cordon, le sang du fœtus s’élance des arteres avec rapidité, et le jet s’en soutient ainsi, Jusqu à ce que la respiration se fasse librement; tandis que celui de la. mère s'écoule par la veine ombilicale qui descend du placenta, pendant tout le temps qué la matrice reste dans l’inaction (1). (Foyez $ 232.)

565. S'il découle peu de sang dans l’ordre naturel par l’un et l’autre bout qui résultent de la section du cordon auprès de l’ombilic; si ce n'est de part et d'autre qu’un très foible dégorgement, qu'on ne peut évaluer au-delà d'une ou de deux cuillerées ; c’est parce que l'enfant est à peine sorti du sein de sa mere qu’il respire librement, etque la matrice se contracte fortement sur elle-même, se .resserre et se réduit presque aussitôt à un très petit volume.

566. L'enfant respire même quelquefois avant d’étresortientièrement.Nousenavoñis vu pousser des cris aigus, aussitôt que la tête fut dehors, et dans un temps où les épaules paroissoient à peine

(1) Bans une circonstance semblable à celle qui vient d’être énoncée, nous ne fimes la ligature du cordon qu'après avoir reçu environ deux palettes de sang de la veine ombilicale, et ensuite nous retirâmes un placenta dont les vaisseaux étoient aussi pleins que si on les eût injectés. Cette observation n’est pas la seule de son espèce que nous puissions citer.

à la vnlve (1). Tous les enfans ne naissent pas avec ce besoin pressant de respirer; les uns le font un peu plus tôt, et les autres un peu plus tard ; mais la cause qui déter mine la première inspiration est la même chez tous, et ne diffère pas de celle qui force l'adulte à respirer quand il a suspendu volontairement cette fonction pendant un instant. Des chan: 267. La cessation presque subite du passage du gemens qu'é- sang dansles artères ombilicales après la naissance ee. est sans doute un de ces phénomenes surprenans le fœtus au de l'économie animale dontil est difficile de donmoment de sa ner une explication satisfaisante. L'observation se apprend qu'il dépend dela respiration, puis-

que le fluide dont il s’agit coule librement dans. ces ar teres, jusqu à ce que cette fonction soit bien établie; qu'il cesse alors d’y passer, et qu'il y reprend son cours, si cette nouvelle fonction vient à être suspendue peu de minutes apres la naissance , ou Jorsqu’ elle devient seulement un peu abthéense

568. Dans ces derniers cas, ï les artères du cordon coupé à quelques pouces del’ombilic sont libres, le sang s'en échappe avec rapidité; si elles sont re elles se remplissent au-dessus de la ligature, et battent avec assez de force pour agiter le bout du cordonrenversé surle ventre. Si l'obstacle à la respiration continue, l’enfant ne tarde pas à en être victime; il éprouve une hémorragie plus ou moins dangereuse, et même mortelle, lorsque

(1) Cette observation peut être d’une très grande importance dans la médecine légale, et a peut-être été trop négligée jJusqu’à ce moment, .

DES ACCOUCHEMENS. 23 les artères ne sont pas liées ; ou bien il tombe dans un état d’apoplexie et de suffocation sanguine, si la ligature de ces artères est assez serrée pour résister à l'effort du sang.

269.On n'ignore pas que desenfans sont morts d'hémorragie par le cordon, les uns quelques heures après leur naissance, les autres plus tard, et qu'on les a trouvés couverts d’une croûte de sang dans leur maillot. J’en ai secouru deux très utilement dans un état contraire, peu de minutes après l'accouchement. Un maillottrop serré, dans l’un, avoit-donné lieu au gonflement livide de la face, et avoit jeté cet enfant dans un état äpoplectique, tandisquedes crisaiguset perçans y avoient précipité l’autre (1). Je n’ai pu les arracher des - bras de la mort qu’en déliant aussitôt le cordon et en leur faisant perdre du sang.

570. D’après de semblables observations, ne seroit-on pas fondé à croire que le placenta tient en

(1) Ce dernier étoit né depuis plus d’un quart d'heure; il avoit d’abord respiré librement, et n’étoit point encore emmaillotté. Je ne chercherai point à déterminer quelle fut la cause des cris aigus qu'il jetoit et qui l’ont plongé jusqu'à trois reprises dans l’état dont il s’agit. J’observerai seulement que nous suivimes des yeux, son père et moi (*), les progrès de la suffocation, le gonflement et la lividité de la face, le gonflement et les pulsations du cordon , agité sur le ventre par l’effort du sang contre la ligature ; que nous vimes le sang jaillir avec force des deux artères chaque fois que la ligature fut enlevée, le gonflement et la lividité de la face disparoïitre à mesure que ce fluide couloit, quoique les mêmes cris continuassent , etc.

(*) Le père de cet enfant avoit quelques connoissances en physiologie.

274 L'ART quelque sorte lieu de poumons au fœtus, puisque le sang ne peut passer librement dans l’un que son mouvement ne se ralentisse, et même ne cesse entierement dans l’autre? Il ne faudroit cependant pas imaginer que le principal usage du placenta ft de servir comme de diverticulum au sang du fœtus, jusqu'à ce que la respiration se fasse aisément : il a d’autres fonctions à remplir relativement à cet enfant. (Voyez $ 5/44 et suiv.) 71. Il n’est aucun des phénomenes que nous venons d'exposer, tant sur la circulation du sang dans le fœtus que sur le passage de ce fluide, de la matrice au placenta et du placenta à la matrice, qui ne puisse fournir une source de réflexions aussi curieuses qu'utiles dans la pratique.

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