‹ L'art des accouchemensChapitre 87 sur 136 · La vraie cause déterminante de l'accou · texte numérisé non relu

La vraie cause déterminante de l'accou

De la vraie

chement à terme réside certainement dans la ma- cause déter-

trice : elle paroît agir constamment pendant la

minante de l’accouche-

grossesse, quoique les effets, pour l’ordinaire ; ment.

n’en soient sensibles qu'à la fin du neuvieme mois, À chaque instant les fibres utérines développées s'efforcent d’expulser le corps qui les affecte désagréablement. Si elles n’y parviennent pas dans les premiers temps, c'est qu'elles n'y sont pas toutes également sollicitées, et que ne se développant pas toutes ên même temps, l’action des unes est contre-balancée fortement par la résistance naturelle des autres. |

585. La structuré de cet organe est telle, en effet,que le colrésiste dans les six ou sept premiers mois de la grossesse, pendant que les fibres du fond et du corps obéissent aux agens qui les développent et les distendent. Mais vers la fin, les fibres du col, devenues plus souples, fournissent, pour ainsi dire, seules à l'expansion nécessaire, de sorte qu'en moinsde deux mois cette partie s’efface entièrement et s'affoiblit au point qu’elle ne peut

Causes ef-

ficientes l’accouchement,

de

280 L'ART soutenir pluslongtemps l'effort des autres.(f’oyez $ 199 et suiv.).

586. C’est alors que l’action du fond de la matrice se fait sentir sur le produit de la conception et le pousse en avant. Si cette action n’est pas encore douloureuse pour la femme, ses effets se manifestent au doigt introduit à l’orifice de la matrice, et appliqué surles membranes. (Voyez $ 414 et suiv.) C’est le premier degré du travail de Paccouchement, quoique l'on ne reconnoisse ordinairement d'autre époque de son commencement que celle des douleurs, et même des fortes douleurs.

587. L'époque de ces douleurs, qui pourroit passer pour celle du deuxième temps de laccouchement, n’est pas éloignée. De plus fortes contractions de la matrice succèdent bientôt à cette espèce de prélude, qui ne dépend, pour ainsi dire, que de l’action du ressort de ce viscere, et elles sont marquées par autant de douleurs.

SECTION IL

Des causes efficientes naturelles de l'accouchement.

588. Le vulgaire croit que l'enfant est le principal agent de sa naissance, qu'il ouvre par des efforts redoublés les parties de la femme, et surmonte ainsi les obstacles qui empéchent sa sortie. C’est d’après cette idée qu’on entend répéter souvent que sa foiblesse et sa mort rendent l’accouchement plus long et plus pénible. Mais cette opinion ne peut être que celle des personnes peu instruites des phénomènes que présente la nature

dans l’accouchement. Si le travail de celui-ci est quelquefois plus long et plusirrégulier quand Penfant est mort, c’est parce que la putréfaction plus éu moins avancée de ce dernier jette alors les forces de la matrice dans un état de langueur et de prostration, comme celles de tous les organes essentiellement destinés aux fonctions animales, etque la matrice ne peut se contracter avecautant d'énergie que dans l'état ordinaire, etc.

LE 589. La sortie de l'enfant dans l’ordre naturel À mue .

dépend uniquement de la force des organes de FT prhicipale femme. Deux sortes de puissances y concourent, cause effila matrice et les muscles qui forment l'enceinte de ns la cavité abdominale, La première est la principale, la seconde n’est qu'accessoire : celle-ci est soumise à la volonté de la femme dans tous les temps du travail, excepté peut-être dans les derniers instans, au lieu que l’action dela matrice en est absolument indépendante. ({’oyez $ 238.)

590. Cette dernière, semblable à celle des muscles, se nomme Contraction : elle dépend d'un stimulus quelconque, dont la nature nous est inconnue, et peut être excilée Jusqu'acertai n point par une irritation mécanique.

591. Les contractions de la matrice, toujours tres foibles dans le commencement du travail, augmentent insensiblement, et deviennent tres fortes, On nomme celles des premiers temps, Préparantes, et celles des derniers, Déterminantes ou Expulsives. Mais au lieu du mot Contraction, qui n’est entendu que des gens de Part, on emploie sénéralement celui de Douleur.

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