‹ L'art des accouchemensChapitre 89 sur 136 · Quoiqu'aucune partie de l'enfant, en bien · texte numérisé non relu

Quoiqu'aucune partie de l'enfant, en bien

DES ACCOUCHEMENS. 289 des cas où les eanx s’écoulent prématurément, ne puisse pas s'engager dans l’orifice de la matrice , il s'ouvre cependant comme si la poche de ces eaux étoit entiere ; d'où l’on voit que l’action seule de l’organe suffit pour opérer cette dilataüon. Mais elle l’opérera d'autant plus facilement que la matrice sera plus distendue et que Île corps qu'elle renfermera sera plus solide.

617. Il faut donc avouer que le concours de toutes ces causes rend la dilatation de l’orifice plus aisée , et qu'il faut alors moins de douleurs pour l'opérer ; car, indépendamment de la violence qu'exercela poche des eaux dans cet orifice, quand elle peut s’y engager à la manière d’un coin ; la compression molleet graduée qu'elle faitdans tous les temps sur le bord de cette ouverture y détermine une sorte d'engorgement qui en favorise le développement et le rend moins douloureux.

618. Il faut, en général, plus de temps et plus de travail pour ouvrir l'orifice de la matrice de la largeur d’un petit écu, que pour opérer ensuite le reste de la dilatation nécessaire au passage de l’enfant, et bien plus encore dans un premier accouchement que dans un second et un troisième : ce queles jeunes praticiens ne doivent jamais perdre de vue, pour l'exactitude de leur pronostic sur la durée du travail, et pour ne point exposer certaines femmes à accoucher seules , dans l’idée que le moment de leur délivrance est encore éloigné lorsqu'il peut être très prochain.

619. On observera d’ailleurs que les progrès de la dilatation dont il sagit ne sont Jamais les mêmes chez toutes les femmes , ni dans tous les

Remarque sur les progrès de la dilatation de l'orifice de la matrice.

accouchemens. l'antôt lorifice est plus ouvertau ù commencement du travail, qu'il ne l’est d’autres

fois après douze ou quinze heures de fortes dou- :

leurs ; ce qui tient à des circonstances que la pra-

tique fait bientôt connoitre.

SECTION III

Des giaires sanguinolentes qui découlent du vagin,

Des gla- 620. Les parties de la femme , naturellement FRA 2 humides, nele sont jamais plus que dans les derinduetions niers temps de la grossesse et pendant l’accouqu'on en tire, chement. Tandis que les glandes du col de la ma-

trice et du vagin fournissent alors une plus grande quantité de mucus, il se fait encore une espèce d’exsudation des eaux de lamnios à travers les pores des membranes, de sorte qu'il s'établit chez la plupart un écoulement de sérosité muqueuse plus ou moins abondant.

621. Chez quelques femmes, ce mucus séreux et glaireux devient sanguinolent aux approches de l'accouchement, et chez d’autres, dans le cours du travail seulement. On regarde communément cés glaires colorées comme une preuve que la dilatation de l’orifice est bien avancée et

| comme le présage d’une délivrance prochaine : ce qui n'est pas toujours bien vrai, puisque ces marques rouges peuvent se manifester même plusieurs Jours avant.

Du temps 022. Aucunes femmes ne marquent plus tôt ni où les glaires plus abondamment que celles dont le travail se LL déclare brusquement, et augmente tout-à-coup;

que celles surtout dont le placenta occupele voisi,

DES ACCOUCHEMENS. 291 nage du col de la matrice : ce qui pourroit faire

présumer que le sang qui colore les humeurs dont:

il s'agit, ou qui sort pur, vient de la rupture de quelques uns des vaisseaux de cette partie, du placenta même, et de ceux du chorion.

SECTION IV

De la formation de la poche des eaux.

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