À mesure que l’orifice de la matrice se di
late, les membraness’y présentent ets’y engagent, tion de la po-
De la forma-
en formant du côté du vagin une tumeur plus ou ‘he des eaux.
moinslargcettenduedanstemomentdela douleur:
ce qu'on appelle la formation de la poche des eaux.
624. Il est rare que cette tumeur déborde beaucoup le cercle de l'orifice avant qu'il ne soit assez large pour l'accouchement; ce qui fait dire, quand cela se rencontre, que la poche des eaux est bien formée, |
625. Toutes les fois que l’orifice de la matrice répond au centre du bassin, qu’il se dilate également , et que les membranes sont d’une texture ordinaire, la poche des eaux est arrondie, et semblable à une portion de sphère ; quand l'orifice est appuyé contre un des points dn bassin, ou lorsqu'il ne peut s'ouvrir circulairement, quelle qu’en soit la cause, cette poche prend une figure plus ou moins ovoide; enfin elle s'allonge en manière de boudin, lorsque les membranes sont d’un tissu lâche et peu serré, sans que, pour cela, l'enfant présente une main ou un pied , comme quelques uns l’ont ayancé. |
De sa figure
Du temps 620. La portion des membranes qui forme la etde l'endroit poche apparente des eaux, ne pouvant toujours Éttens se dé- Lésister à l'effort de ce fluide poussé par l'action
de la matrice et des muscles abdominaux, s’affoiblit insensiblement et se déchire, Mais cette cre- : vasse ne se fait pas constamment dans le même temps, ni sur le même point de l'orifice de la matrice ; tantôt elle a lieu des le commencement du
travail, et tantôt à la fin seulement; quelquefois elle se fait au centre de cet orifice, et d’autres fois au-dessus de son bord : ce qui présente des phénomenes différens.
Effets de la 027. Les membranes se déchirent presque touruplure pré- Jours au commencement du travail, quand elles “pets Me sont d'une texture foible et délicate, ce qui rend eaux. l'accouchement quelquefois plus long et plus dif-
ficile, parce qu’une des causes qui devoient coopérer à la dilatation de l'orifice vient à manquer avant que cette dilatation nesoit faite, et non pas, comme le pense le vulgaire, parce que les eaux s'étant écoulées prématurément, l'accouchement se fait à sec; car les eaux ne mouillent et n’humectent jamais davantage les parties de la femme, que quand elles s’écoulent lentement.
Effeis de 0928. Lorsquelesmembranes nesedéchirentque Le Pr de dans la force du travail, les eaux s’'échappent avec ti. que rapidité, et par un jet proportionné à l'étendue dans la vio- de la crevasse. La matrice, déjà vivement irritée, Ma ne tarde pas à se relever de l'espèce d'inertie dans
laquelle l’a plongée cette évacuation subite, etse contracte ensuite avec plus de force encore qu'auparavant : tandis que dans le cas qui fait le sujet du paragraphe précédent , il esttres ordinaire de
DES ACCOUCHEMENS. 209 voir les douleurs se ralentir pour uu temps plus ou moins long; parce que la matrice, à peine sortie, pour ainsi dire, de cette espèce d’engourdissement qui accompagne la grossesse, se trouve soulagée à chaque instant par l'évacuation d’une nouvelle quantité d’eau.
629. Quand la poches’ouvre au milieu delori- Ettets de fice, tout le volume d’ean contenu au-dessous de l'ouverture de la tête s'écoule aussitôt, et le travail continue ee d'augmenter; mais elle ne se vide qu'à demi elle ne se fait lorsqu'elle se déchire vers l’un de ses côtés, près Lot de ou un peu au-dessus du cercle de l’orifrce dont il " s'agit. Elle conserve alors assez d’eau pour se durcir pendant les douleurs, commeelle le faisoit avantsa rupture, et le reste du fluide ne s'écoule en quelque sorte que par exsudation, ou en petite quantité à la fois, et toujours au commencement et à la fin de chaque douleur : ce qui fait naître souvent dans le travail l’espèce de langueur dont il est parlé au paragraphe précédent, et dont il sera question plus amplement dans la suite.
630. Si l’on nedéchire pas cette poche, ou si la rupture ne s’en fait pas une seconde fois d’ellemême, les eaux qu’elle contient encore sont obligées de refluer vers La crevasse pour s’évacuer, ou bien vers la cavité de la matrice, à mesure que la tête s'avance dans l’orifice. La tête vient alors s'appliquer immédiatement aux membranes, les pousse au-devant d'elle, s’en enveloppe en quelque manière, et franchit ainsi la vulve; de sorte que l'enfant, comme on le dit vulgairement, semble naître coiffé.