L'ouverture des membranes ne se fait PAS La poche des
eaux ne s'ou- {oujouts d'elle-même, et si on ne les déchiroit
je pes OU pas en quelques cas où elles sont très dures, on
jours d’elle- | s ,
tie: verroit sortir le fœtus renférmé dans ses envéloppes et entrainer avec lui son placenta , comme ou le voit dans les avortemens des premiers temps de la grossesse. Cette manière de naître, qui n’est pas ordinaire an terme naturel, peut avoir des suites trop fâcheuses pour qu'on neles prévientie pas en déchirant les menibranes, comme on le
recommande ci-a pres. !
SECTION V
Suite des phénomènes de l'accouchement, et de l'ordre dans lequel ils
se succèdent le plus généralement.
632. L’accouchemert s’'annoncé presque toujours par des changemens remarquables dans l’économie de la femme; mais ils sont différens, pour ainsi dire, dans chaque individu. A ces symptômes succèdent bientôt de légères douleurs du côté des lombes, accompagnées de la dureté du globe utérin et d’une espèce de resserrement intérieur que les femines ont peine à exprimer. Phénomènes 093. Le toucher nous découvre que l’orifice de du premier Ja matrice se rétrécit un peu dans ces instans de temps du a Aoiileirs, qué son bord se roidit, ét que lés memvail, » @ res .
branes qui le recouvrent se tendent plus ou moins. Tous ces symptômes augmentent dans les progres du travail, excepté le premier; car l'orifice, loin de se resserrer, est forcé dans la suite de s'élargir à chaque doulerir.
na second 634. Dans le second temps, les douleurs de-
DES ACCOUCHEMENS. 299 viennent plus fortes et plusfréquentes; l’orifice de la matrice s’élargit, son bord se développe, et ne conserve souvent que très peu d'épaisseur; la poche deseaux devient plus considérable, et à chaque douleur la tête de l'enfant paroïît remonter, de sorte qu'ellen’est jamais moins accessible au doigt que dans ce moment. La femme éprouve une pesanteur en en-bas qui l'invite à faire de légers efforts pareils à ceux qui ont lieu dansle ténesme; et le col de la matrice semble descendre un peu, parce que cet organe lui-même est poussé vers le bassin, par l’action des muscles abdominaux.
635. Après la douleur, les choses rentrent dans ‘état où elles étoient avant; le bord de l’orifice se détend, la poche des eaux devient flasque, la tête de l’enfant redescend en écartant les eaux sur les côtés, et s'applique aux membranes.