Dans le troisième temps du travail, qui est
Du troisiè=
en quelque sorte celui de sa plus grande force, les me ne du douleurs se succedent plus rapidement encore PVR
elles sont plus aiguës et plus longues , la femme
est sollicitée plus vivement à les faire valoir, et elle les supporte mieux qu'auparavant. Si le calme qui renaît après chaque douleur est plus court, au moins paroît-il plus doux et plus parfait, n'étant troublé, pour Pordinaire, par aucune de ces inquiétudes que traînent souvent à leur suite Îles premieres douleurs. L’orifice de la matrice s'augmente tellément, qu’il égale presque toute la largeur du bassin.
637. Les follicules glanduleux répandus dans toute l'épaisseur du vagin et du col dé la matrice, fournissent une plus grande quantité de mucus;
celui-cise colore plusou moins dusangque laissent échapper les petits vaisseaux rompus; c’est là le moment du travail où quelques femmes commencent à marquer, et où d'autres marquent le plus.
638. C'est aussi à cette époque que paroissent un grand nombre d’autres symptômes, et que les premiers acquièrent plus de force et d'intensité. Le pouls devient plus fréquent et plus dur, mais presque toujoursilest régulier ;le visage se colore, les yeux s'enflamment, et la chaleur se répand de toutes parts , enfin l'ébranlement devient si général, que toutes les fonctions en sont plus ou moins dérangées.
639. La rupture des membranes vient à propos calmer cette agitation universelle, par la détente que produit l'évacuation des eaux ; mais ce temps de repos est pour l'ordinaire de courte durée ; des douleurs encore plus fortes vont bientôt le troubler, et donner lieu à de nouveaux phénomènes qui annoncent la fin du travail.
Phénomé- 640. La matrice appliquée plus immédiatement D sur le corps de lPenfant apres l'évacuation des eaux, se contracte plus vivement qu'auparavant.
| travail. k ; dr
La tête s'engage dans l’orifice et se rapproche | ous P | insensiblement de la vulve à chaque douleur ; de | sorte que l'accouchement se termine en tres peu LE. - de temps, quand les choses y sont bien disposées d’ailleurs, Tous ces efforts sont infructueux,
fl lorsque l’enfant est en mauvaise situation, ou le
bassin mal conformé.
6/41. Dans le premier cas, l’orifice de la matrice continue de descendre et de s’élargir pendant la douleñr, jusqu’à ce que l’épaisseurde la tête, prise
DES ACCOUCHEMENS. 297 entre les protubérances pariétales, l'ait traversé ; alors il s'éloigne tout-à-coup, quoique la douleur
ersiste; il se resserreun peu, etson bord s’épaissit.
642. Lemoment où la tête commence à remplir Remarque le vagin n'est pas toujours celui où elle parvient importante dans le fond du bassin, Elle peut séjourner long: #7" temps dans celui-ci, etparoïitre même en quelque é sorte à la vulve, quoique enveloppée du col dela” matrice; mais elle ne peut être complétement dans le vagin, sans occuper en même temps Ja cavité du bassin. On reconnoitra plus d’une fois dans la suite l'utilité de cette remarque.
643. Lorsque la tête est volumineuse relative- Temps où meat au bassin , et surtout quand le sacrum est ê or un peu aplati, la compression qu’elle exerce sur aux a, les nerfs sacrés donne lieu à des crampes douloureuses dans la partie postérieure des cuisses, et quelquefois à des engourdissemens ou à des tremblemens qu’on a peine à calmer.
644. Rarement ces crampes se font sentir dans les deux cuisses en même temps, parce qu’il n’est pas ordinaire que la tête comprime également les nerfs sacrés des deux côtés. Tantôtelles affectent la cuisse droite et tantôt la cuisse gauche, suivant la position de la tête et ses rapports avec les nerfs dont il s’agit.
645. Ces mêmes douleurs se font sentir quelquefois dans la partie antérieure et interne des cuisses; mais alors elles s'annoncent un peu plus tôt, et presque toujours avant que la tête ne soit entiérement dansle fond du bassin; ce qu’on peut attribuer à la compression des nerfs cruraux et obturateurs.
Effets de la 646. Dés le moment où la tête est parvenue Pair. dans cette cavité, beaucoup de femmes se plaide enfant Snent du besoin d'aller à la garde-robe; et quelsur l'anus de ques unes, retenties par la honte de laisser échap- A per les excrémens sur le lit, n’osent plus se livrer aux efforts qu’elles exercoient avec tant de succès auparavant, et auxquels elles sont alors si vivement sollicitées, ce qui retarde plus ou moins leur délivrance.
647. Ce besoin d'aller à la garde-robe peut être réel, mais le plus souvent il estillusoire; et si lon permettoit à toutes les femmes qui l’éprouvent de se placer sur leur chaise,on auroitle désagrément d'en voir quelques unes accoucher dans cette attitude, ce qui pourroit avoir des suites fâcheuses , soit pour elles-mêmes, soit pour leurs enfans.
Effets du 048. Dés l'instant que ce besoin se manifeste, dernier mo- On voit le périnée s'étendre à chaque douleur, s’il sh du ta résiste peu, et se développer sur la têté del’enfant,
qui le pousse en dehors. La vulve se dilate de même, et bientôt l'accouchement se termine. Mais lorsque le périnée est épais et solide, et que toutes lès parties extérieures résistent, comme il arrive ordinairement dans un premier accouchement, le terme de la délivrance peut être encore éloigné de plusieurs heures.
649. Dans ce dernier cas, si le périnée se développe et se porte en dehors pendant la douleur, il s'affaisse aussitôt apres, et la tête qui s’étoit montrée à la vulvé remonte et rentre dans le bassin, Ces effets se répètent dans le même ordre, Jusqu'à ce que les protubérances pariétales se soientengagées au-dessous de la partie antérieure
des tubérositésischiatiques; alors le périnée reste distendu, et la tête qui en paroït presque entierement enveloppée ne remonte plus après la douleur. ”