Quelquefois l'occiput, au lieu de se tour: Gette es
ner vers le sacrum, se rapprociie insensiblement pipe HAE de la cavité cotyloïde gauche, à mesure que ne. quel tête se plonge dans le bassin ; et cette cinquième quefois à la espece d'accouchement se du insensiblement Première. à la première, comme la précédente revient à la seconde. La nature, en cela, semble nous tracer encore la route que nous devons chercher à lui faire suivre, pour procurer à la femme un avantage souvent inappréciable.
709. Cette espèce d'accouchement, plus diffieile par elle-même que les deux premières , à cause de la tendance naturelle de la face à se placer sous le pubis, à mesure que la tête s'enfonce dans le bassin, peut le devenir bien davantage par rapport aux circonstances accidentelles qui compliquent quelquefois le travail, et surtout à la grande obliquité latérale gauche du fond de la matrice.
SECTION VIL
Du mécanisme de l’accouchement, où le sommet de la tête se présente
dans la sixième position.
De la sixième 710. Cette espèce d'accouchement est la plus espèce d'a- rare de toutes celles que nous venons d'exposer, Fm 2 puisque sur dix mille six cent quatre-vingt-cinq | enfans, un seul s’est présenté de cette manière: ce qui vient sans doute de ce que le derrière de la tête étant arrondi et très lisse, ne peut, à cause de la mobilité dont jouit l'enfant jusqu'apres l'évacuation des eaux , et celle de la matrice même, rester appliqué sur la saillie de la derniere vertébre lombaire, qui lui offre sur les côtés des espaces plus convenables à sa forme.
711. On seroit dans l'erreur, si l’on croyoit que la tête s’est présentée dans cette position au détroit supérieur, toutes les fois qu’on voit la face se dégager de dessous le pubis sur la fin du travail: car cela ne dépend presque toujours que du mouvement de pivot que la tête exécute en descendant, quand elle se présente dans la quatrième ou dans la cinquième position, que nous venons de décrire.
Opinion 712. Si la sixième position dusommet de la tête, ‘eau détroit supérieur, est, de l’aveu de tous les acpèce d'accou- COUCheurs, la moins favorable, elle est aussi très chement. heureusement la plus rare. Les difficultés de l’ac-
couchement dépeñdent alors bien moins de ce que la longueur de la tête semble se présenter au petit diamètre de l'entrée du bassin, comme
DES ACCOUCHEMENS. 3ot
on pourroit se le persuader, que de la présence inévitable de la face sous le pubis, dans le dernier temps. :
713. Dans cette sixième position , le bassin HR étant bien conformé, l’occiput descend le long du que la tête sacrum, comme il le fait ay-devant des symphyses suit en A sacro-iliaques dans la quatrième et cinquième Dr UE sititon. La fontanelle postérieure, que nous prenons toujours pour guide , passe successivement sur tous les points de cette ligne courbe, dont il est parlé au $ 683, pour venir se montrer au milieu du croissant que-forme le bas de la vulve, lorsque le périnée est bien développé et très distendu. Dans ce moment, le bord antérieur de celui-ci semble se retirer vers l'anus de la femme : et sur la base du col de l'enfant, comme on le remarque au $ 703 ; l’occiput commence à se renverser du méme côté, et la face se dégace de dessous le pubis, en suivant le trajetindiqué au $ 704.
714. À peine le menton est-il dehors, que la face se tourne vers l’une des aines de Ja femme ; mais assez indistinctement vers la droite ou vers la gauche, sans qu’on puisse en assigner la cause particulière.
715. Les épaules , aussitôt après, présentent leur plus grande largeur selon la longueur de la vulve, l'une d’elles se portant vers le pubis, et l'autre vers le sacrum, pour se dégager comme dans les cinq premières espèces d’accouchemens qui viennent d’être décrites. |
16. Si la sixième espèce est constamment plus difficile que les précédentes, lorsque les choses se passent encore de la manière la plus favorable, à
combien d'obstacles la nature ne se trouve-t-elle pas en butte, quand quelquesunes des conditions énoncées yiennent à manquer, ou que d’autres circonstances compliquent le travail? ,
SECTION VI
Remarques sur les accouchemens où l'enfant présente le sommet de la “tête.
Remarques 717. La tête peut sans doute se présenter à sur quelques J’entrée du bassin d’une manière différente de mme te celles dont nous venons de faire mention. La sutête qui ont ture sagittale ne suit pas toujours exactement les ns directions assignées, et la fontanelle postérieure venons de € répond pas constammentaux points du détroit parler. supérieur que nous avons marqués ci-dessus.
Cette fontanelle, que nous ne cesserons de prendre pour guide, répond quelquefois à l’un des espaces intermédiaires à ces six points ; de sorte qu'on pourroit encore élablirsix autres positions, quienrenfermeraient égalementd'intermédiaires.
718. Cette multiplicité de positions serait non seulementinutile et superflue, mais elle pourroit encore Jeter de la confusion dans les idées. Il n’est, en effet, aucune de ces positions moyennes qui ne puisse être rapportée à l’une des six premieres; et chacune d’elles doit, avec d'autant plus de raison, être désignée sous le nom de celle, parmi ces Six, dont elle se rapproche le plus, que le mécanisme de l'accouchement en est parfaitement le même.
719. Ces positions intermédiaires doivent être rapportées aux trois premieres toutes les fois que
là fontanelle postérieure répond à l’un des points que comprend la demi-circonférence antérieure du bassin ; parce que cette fontanelle se rapproche insensiblement du bas de la symphyse du pubis, au-dessous de laquelle l'occiput vient se placer dans le dernier temps de l'accouchement.
720. La tête suit même quelquefois cette direction, quoique la fontanelle dont il s’agit soit vis-à-vis l’une des symphyses sacro-iliaques, au début du travail, comme nous Favons fait remarquer à l'occasion de la quatrième.et de la cinquième position, Mais quand elle est plus en arrière, et lorsqu'elle répond à l’un des points compris dans le tiers postérieur du détroit, toutes ces positions intermédiaires doivent être rapportées à l’une des trois dernières, c’est-à-dire à la quatriéme, à la cinquieme ou à la sixieme, parce que l'occiput, en descendant, se tourne constamment vers le sacrum, et le front sous le
pubis.
ARTICLE II
Des accouchemens naturels de la seconde espece , ou de ceux dans lesquels enfant présente les pieds.
721. Quoique l'observation ait déjà prouvé un trés grand nombre de fois que la femme pouvoit se délivrer presque aussi naturellement d’un enfant présentant les pieds, que de celui où la tête vient la premiere, on est encore dans l'usage de classer ces sortes d’accouchemens parmi ceux qu’on nomme Contre nature, et de les traiter com-
Seconde espèce générale d'accouchemens naturels.
Caractères de ces accouchemens, et de leurs especes,
394 L'ART me tels. Nous n'examinerons pas scrupuleusement ici si l’on a raison ou non, considérant purement etsimplement ces accouchemens comme naturels, et nous réservant de dire ailleurs ce qu'ils indiquent de particulier selon les circonstances. 722. Quoiquenous les placions immédiatement apres les accouchemens où l'enfant présente la télte, on ne doit pas en conclure qu'ils sont les plus fréquens après ceux-ci, ni peut-être même les plus naturels , car les fesses se présentent bien plus souvent. Sur dix mille six cent quatre-vingtcinq enfans, cent quatre seulement ont offert les pieds à l’orifice de la matrice, et cent soixante les fesses (1).
SECTION PREMIÈRE
Des signes qui annoncent que l'enfant présente les pieds.
723. Les accouchemens où l'enfant présente les pieds s’annoncent comme les précédens; les phénomènes dutravailen sonties mêmes jusqu’à l’ouverture de la poche des eaux ; et après ce temps
ilest si facile de reconnaitre les pieds, si on ne l’a
déjà fait auparavant, que nous croyons devoir nous dispenser d’en indiquer les caractères; mais il n’est pas toujours également aisé de saisir leur véritable position, et de juger d’après elle de celle du tronc et de la tête de l'enfant dans la matrice, à cause de lextrême mobilité des jambes , des
(1) Hospice de la Maternité,
DES ACCOUCHEMENS. 325 cuisses , et des pieds même. 4 la vérité, l’on ne doit pas s’en mettre fort en peine, avant que les fesses ne paroissent au-delors, puisque les plus grandes difficultés delaccouchement en pareil cas, quelle qu’en soit la cause, ne proviennent que du volume des épaules et de la tête, respectivement aux détroits du bassin, ou de la manière dont ces parties s’y présentent.