Relativement à ces dernières parties, nous Les pieds
distinguerons quatre positions principales , AUXquelles on pourra rapporter toutes les autres, et
ces quatre positions constitueront autant d’es- positions.
péces daccoucheriens:* °°.
725. Dans la première, les talons répondent an côté gauche du bassin, et un peu en devant; les orteils du côté droit et en arrière, à peu près visà-vis la symphyse sacro-iliaque , au-dessus de laquelle sont placées la poitrine et la face , tandis quele dos est situé sous la partie antérieure et la. térale gauche de la matrice.
726. Dans la deuxième position , les talons regardent le côté droit du bassin, et les orteils le côté gauche et un peu en arrière. Le tronc et la tête sont situés de manière que la poitrineet la face répondent à cette partie de la matrice qui est audessus de la symphyse sacro-iliaque gauche, et le dos à la partie antérieure et latérale droite de ce viscére.
727. Dans la troisième position, les talons sont tournés vers le pubis, et les orteils vers le-sacrum. Le dos de l'enfant est sous la partie antérieure de la matrice, et sa poitrine répond à la colonne lombaire de la mére.
on mm RENE
Premiere
espèce d’accouchement où l'enfant
728. La quatrième position est l’opposée de la troisième; le dos de l’enfant et les talons regardant la partie postérieure dé fa matricé, tandis que les orteils, la face et la poitrine se trouvent sous la partie antérieure de ce viscère. |
SECTION Il.
Du mécanisme de l'accouchement naturel, où l’enfant présentè les
pieds dans la première position.
720. Dans cetteespèce d'accouchement, conime dans les trois autres , les pieds té peuvent descendre qu'autanit qu'ils sont poussés parles fesses
TR l’énfant, sur lesquelles ils sont äppuyés. Ils
pieds.
De la maniere dont se degage le tronc
de l'enfant.
De’ la Qi
rection que
preunent les bras.
avancent quelquefois difficilement, parce que les jambes en se croisarit dans lé Bassin, et d’autres causes peuvent y apporter des obstaclés.
730. Dès qiils sont dehors, les fesses ne tardent pas à paroïtre à la vulvei etelles s’y présenteñt presque toujours diagoualement, de manière que la hache gauche , dans cètte première éspèce, répond à la jambe droite de l’arcade du pubis, et là hanche droite at ligament sacro:ischiaätique gauche. Les fessés continuent de s’ivancer dans cette direction, et en sé relevant un peu vers le mont de Vénus, à mesure que le tronc se dégace; parce que celui-ci est forcé de se recourbér légérementsur l’un de sés côtés, potir s’actomiñoder à la courbure du bässin.:
731. Pendañt qué 168 chüses se passent ainsi Sous tiüs yeux, à l'égard di tronc, dans cette première position des pieds, comine dans les trois
DES ACEOUCHEMENS. 397
autres, les bras de l'enfant semblent se relever vers les régions latérales dela tête, én suivant une marche qu'ilest aisé de se représenter, pour peu qu’on se rappelle leur situation naturelle sur les côtés de la poitrine.
. 7391 Le tronc cesseroit de descendre, iorsque les aisselles parviennent au détroit supérieur, et seroit arrêté à cette hauteur à cause de la saillie des bras, si les épaulés, quoique placées selon un des plus grands diamètres de ce détroit, n’étoient pas aussi mobiles qu’on l’observe, etne pouvoient pas diminuer de largeur; mais à la faveur de ces dispositions, elles s’accommodent à la figure du
bassin , ets y engagent moyennant quelques ef-.
forts de plus de la part de la matrice et des puissances auxiliaires. | ;
733. La tête ne tarde pas ensuite à se présenter au même détroit, etle fait de manière que l'occiput répond à la cavité cotyloïde gauche, et la face à la symphyse sacro-iliaque droite.
734. Le menton; naturellement appuyé sur la poitrine, s'engage alors avant l'occiput, et de sorte même qu'il est déja tres bas quand celui-ci vient à rencontrer le rebord du bassin; qui, le retenant encore, favorise la marche et la descente du premier. s
795: Si la tête sengage diagonalement dans le détroit supérieur, ellene tarde guère à changer de direction : à peine l’a.t-elle franchi, qu'elle faitun mouvement de pivot, semblable à celui dont il est parlé au $ 679, au moyen duquel le front se tourne vers lé imlieu du sacrum, dont la courbure s’accommoderhieux à siformearrondie;etlui offre
De la direction que suit la tête , et de la maniere dont elle traverse le bassin.
De la sortie du bras.
plus d'espace, La face, apres ce mouvement, se trouve couchée le long du coccix et du périnée; la nuque ou la base du col, appuyée contrele bord inférieur de la symphyse du pubis, et locciput en quelque sorte caché derrière celle-ci.
736. Le menton étant alors très près de la vulve, 4 paroit à la première ou à la seconde douleur; la bouche, le nez, le front, la fontanelle antérieure et le sommet de la tête s’y présentent ensuite, de sorte qu'on les voit passer successivement audevant du frein, ou sur le bord antérieur du périnée, pendant que la nuque semble se tourner seulement un peu sur le bord inférieur de la symphyse du pubis, comme sur un axe.
737. Dans ce dernier temps du travail, les efforts presque toujours soumis à la volonté de la femme, et auxquels elle est alors plus vivement excitée qu'auparavant, paroissent les seuls nécessaires à l'expulsion de la tête, les contractions de la matrice y coopérant bien peu dans ce moment; ce qui devroit engager la femme à pousser de toutes ses forces, et laccoucheur à ne pas tirer inconsidérément sur le tronc de l'enfant, pour accélérer la sortie de la tête, comme on le pratique souvent dans la dangereuse persuasion où lon est qu'on ne sauroit l’extraire trop tôt.
738. Siles bras de l'enfant, arrêtés par les coudes sur je rebord du bassin , se relevent du côté de la
tête et deviennent presque parallèles à la longueur
du col, à mesure que le tronc et les épaules descendent , ils se dégagent conime d'eux-mêmes aussitôt que ces dernieres sont dehors, et que la tête est parvenue dans le fond du bassin.
739. En observant soigneusement la marche de Remarque l'enfant dans cette première espèce d'accouche- Si ones ment, on voit encore avec quelle sagesse la na- Di ture en a dirigé tous les mouvemens, pour que le plus grand diamètre des fesses, celui des épaules et de la tête, ne se présentent jamais aux plus petits diametres du bassin, et pour que la tête surtout traverse cette cavité, en n’y offrant qué la plus petite de ses deux circonférences.
SECTION HIT
Du mécanisme de l’accouchement où l'enfant présente les pieds dans
la seconde position,
740. On ne peut se rappeler les caractères de la pe ja deuposition des pieds qui constitue cette espèce d’ac- xième espècouchement, sans remarquer entre le fœtus et le‘. daceoubassin dela mere lemême rapport de dimensions Jes. pieds se que dans la position précédente, et sans être con- présentent. vaincu que le mécanisme de l'expulsion del’enfant doit être le même dans ces deux cas.
741. Les pieds descendent, en effet, dans celui dont il s'agit, comme dans le premier; les fesses traversent le détroit abdominal dans une direction diagonale; les épaules s’y engagent de même, et leur largeur devient ensuite parallèle à la longueur de la vulve; la tête présente également sa plus grande étendue selon un des diamètres obliques du premier détroit, mais de sorte que l’occiput répond à la cavité cotyloïde droite, et la face à la jonction sacro-iliaque gauche; la face se tourne vers le sacrum, aussitôt que la tête a
traversé ce détroit, etelle continue d'avancer, en suivant la courbure commune de cet os, du coccix et du périnée, pendant que la nuque ou Île derrière du col, dans ce dernier temps , semble se contourner un peu sur le bord inférieur de la symphyse du pubis, comme dans le eas précé-
dent. (Voyez $ 736 et suiv.) | SECTION IV.
Du mécanisme de l'accouchement où l'enfant présente les pieds dans
là troisieme position.
Delatroi- 742. La position des pieds qui caractérise cette sième Lu espèce d'accouchement a toujours été regardée na com mela plusfavorable des quatrequenousavons rel, où l'en- assignées 3ret le paroitra peut-être encore à ceux fant présente qui neferontattention qu'aurapportdesdiamètres NES 5 Ciel poitrine et des épaules de l'enfant avec les
diametres du détroitsupérieur ouabdominal; surtout à l'égard decertaines femmes ,dont le bassin est uñ peu resserré dans la direction du pubis au sacrum :. mais on doit en penser différemment si l'on considère le rapport des dimensions de la tête avec ce même détroit, et surtout si l’on admet que ce rapport peut se conserver tel dans les progres du travail.
Delema. 749. Les pieds et le tronc de l'enfant peuvent nière dont sortir dans cette espece d'accouchement, en cons'opére cette Servant leur position primitive à l'égard de la espèce d'ac- , er fa: Le, | couchement, femme; c'est-à-direle dos tourné directement vers
le pubis, lorsque le détroitabdominal estresserré seloh son diamètre sacro-pubien et le détroit périnéal tres large transversalement, Mais on se-
DES ACGOUCHEMENS. 331
roit dans l'erreur si on pensoit, en voyant descendrée ainsi ces parties, que la tête garde de même sa position primitive, que la face demeure exactement en dessous; et que le front suit la direction de la colonne lombaire de la femme. La mobilité de la tête et la forme arrondie du front annoncent au moins combien il est difficile que ce dernier descende de cette maniere, et vienne passer sur l'angle formé par l'union de la base du sacrum et de la derniere vertèbre, en s’enfonçant dans le petit bassin : surtout quand le détroit de celui-ci est resserré comme nous l'avons dit,
744. Quoique le dos de l'enfant se dégage‘qnelquefois directement de dessous le pubis, lobservation prouve que lé frontse détourne presque toujours de la convexité de la colonne lombaire, et se déjetté de côté; de sorte que la tête vient se présenter diagonälement au détroit supérieur, comme dans la prernière ou dans la seconde position, pour le franchir, ainsi que le-reste du bassin, de la manière qui à été décrite au $ 733 et sulvans.
SECTION V
De l'accouchement naturel , où l’enfani présente les pieds dans la
quatrième posilion.