Après ce mouvement de rotation, la partie
ostérieure du col de l'enfant se trouve appuyée
sur le bord antérieur du périnée, ou le bas de la vulve, qui devient alors comme une espèce d’axe, autour duquel la tête, en se dégageant du bassin, va rouler de devant en arriére; comme on l’a vu décrire un quart de cercle autour du bord inférieur de la symphyse du pubis dans les premieres positions, mais en sens contraire. (Voyez $ 736.)
751. Pendant. que la tête de l’enfant décrit ce quart de cercle, la partie postérieure ducofse renverse de plus en plus vers l'anus de la femme; et on voit le menton, le nez, le front, le bregma et le vertex, se dégager successivement de dessous le pubis. Mais la sortie de la tête s’opère bien plus difficilement alors que dans le cas où la face s’est tournée vers le sacrum; parce que larcade du pubis est plus étroite dans sa partie supérieure, que le front de l'enfant et que la région du
vertex présentent de largeur.
SECTION VI
Remarques sur les accouchemens où l’enfant présente les pieds.
© Remarque 792. On auroit pu multiplier ces espèces d’acsur cette se- couchemens , et les porter au nombre de six, Mess de 0 comme celles où le sommet de la tête se présente ge le premier, conséquemment en faire deux de plus, à l’occasion de a position particulière que prend la base du crâne au détroit supérieur, à la suite de la quatrième; puisque l’occiput, en se détournantde la colonne lombaire, se porte alors indifféremment vers l’une ou l'autre symphyse sacro-iliaque , et la face vers la cavité cotyloïde opposée. Mais nous avons cru devoir les fixer à quatre principales, parce que la théorie et le mécanisme de l'accouchement dans toutes celles qu'on pourroit remarquer d’ailleurs, se trouvent
suffisamment développés dans ce que nous venons d'exposer concernant ces premieres.
De la 709. Il n’est pas nécessaire que les deux pieds couchement de l’enfantse présentent ensemble, pour que lacgi tnt couchement puisse s'opérer naturellement. Cette qu’un pied. Circonstance lerendseulementun peu plusfacile ; mais il peut se faire de même quand un seul pied s’avance, pourvu que l'autre extrémité soit disposée de manière à sallonger vers la poitrine de
l'enfant, à mesure que la première s’engagera.
754. L'acciput ou le menton, dans tous ces cas, s'arrête bien rarement au-dessus de la saillie du sacrumn, de sorte que la longueur de la tête se pré-
sente parallélement au petit diamètre du détroit supérieur, comme on l’a craint tant de fois. Cet accident ne pouvant avoir lieu sans influer d’une manière défavorable sur la marche naturelle de l'accouchement et sans exiger les secours de l’art, nous ne dirons que dans la suite ce qu'il faut faire, soit pour le prévenir, soit pour y remédier,
ARTICLE II
Des accouchemens naturels de la troisieme espece , ou dans lesquels l'enfant presente les genoux.
755. Si l’on se rappelle les dimensions respec- Accouche tives des diverses parties du fœtus et du bassin de meus natula femme, etle mécanisme des accouchemens qui na où D eRe font le sujet de l’article précédent, on nesera point tes Pie k surpris de nous voir ranger dans la même classe | ceux où l’enfant présente les genoux, parce qu’on verra qu'ils peuvent se faire également par les seules forces de la mére. Si nous le considérons autrement dans la suite, c'est qu'il se rencontre alors, comme dans tous les autres cas, des cir-. constances qui le rendent impossible ou dangereux sans le secours de l’art.
756. L'enfant n'offre presque toujours qu'un seul genou à l’orifice de la matrice, l’autre restant appuyé el comme arc-bouté contre le rebord du bassin, de manière qu'il s'oppose à l’accouche-
. ment, ou le rend au moins très pénible, quand on n’en prévient pas les difficultés. ;
757. Il n'est pas tres facile d’abord de reconnoï- Caractères
tre au toucher le genou qui se présente seul, à a2*quels on
reconnoit les Cause de sa ressemblance avec d’autres parties ,
genonx. donton ne peut parcourirdu boutdu doigt qu'une petite étendue : mais il n’en est pas de même quand les deux genoux s'engagent ensemble; la ressemblance des deux tumeurs les dénote assez bien pour qu'on ne soit pointobligé, comme dans le premier cas, de recourir à des caractères qui sont toujours éloignés de la portée du doigt, lorsque la poche des eaux n'est pas ouverte.
758. Ces accouchemens sont d’ailleurs assez ares; nous en avons recueilli au plus cinq ou six exemples dans le cours de trente années de pratique; et l’hospice dela Maternité n’en a présenté que trois, sur dix mille six cent quatre-vingt-cinq enfans.
Éspècesd'eæ 709. Il suffit, pour l'intelligence du mécanisme CARRE € des accouchemens où l'enfant vient en offrant les SE dei genoux, d'en distinguer quatre espèces, comme sentent. on l’a fait à l'égard des pieds, parce que toutes
celles qui pourroient se rencontrer d’ailleurs y ont parfaitement rapport.
760. Dans la première espèce, les jambes de l'enfant, toujours fléchies quand les genoux s’engagent dans le bassin , répondent au côté gauche de ia mere , et les cuisses au côté droit.
761. Dans la seconde, les cuisses regardent le côté gauche du bassin , et les jambes le côté droit.
762. Dans la troisième espèce, la partie antérieure des cuisses est tournée vers le sacrum de la mére, et les jambes sont au-dessous du pubis.
763. On observe le contraire dans la quatrieme espece, les cuisses de l’enfant étant derrière le pubis dela mère,etles jambes appuyées contrelesacrum.
mors
764. Dans chacun de ces cas, la situation de Mécanisme l'enfant, à l'égard de la matrice qui le renferme, rs étant absolument la même que dans la positiondes 4j où ren pieds , indiquée sous le même nom numérique , fant présente le mécanisme de ces deux sortes d’accouchemens !°° genoux. est aussi parfaitement semblable. (Foyez l'article précédent.)
ARTICLE IV
Des accouchemens naturels de la quatrieme espece , où
; ; , , 04 , dans lesquels l'enfant presente le siege ou les fesses.
765. Le vulgaire cesseroit d’être étonné de ce Asa que tant de femmes aient puse délivrer naturelle. ht os ment, quGique l'enfantse füt présenté par le ie éne ou en double, selon l'expression ordinaire , s’il les fesses. connolssoit mieux le rapport des dimensions de cette partie avec celles du bassin de la mére , et s'il faisoit attention que les fesses de l'enfant étant molles, peuvent céder à une pression convenable, et se mouler en quelque sorte à la forme de ce dernier. Avec ces connoissances, quelques praticiens eux-mêmes n’auroient pas recherché dans ces mêmes accouchemens un argument en faveur de leur opinion sur l’'écartement des os pubis.
706. L'accouchement, en général, peut se faire tout aussi naturellement quand l'enfant présente les fesses, que s’il offroit les pieds où les genoux :
il est seulement , toutes choses d’ailleurs égales,
un peu plus long et plus difficile que dans ces
derniers cas, parce que l'enfant ne forme pas un
coin aussi régulier et aussi allongé que lorsque L 22
les extrémités inférieures sont développés ou étendues, comme on les suppose quand les pieds s'engagent les premiers.
Caractères 707. Une tumeur assez large, à laquelle on ne auxquels on reconnoit ni la dureté dela tête ni la souplesse du sas ls ventre, est le premier signe de la présence des
fesses. Un sillon assez profond , au milieu duquel on trouve l'anus et les parties sexuelles, achève de les caractériser. L'issue du méconium , des que les membranes sont ouvertes, peut, avant tout, faire présumer fortement que les fesses de l'enfant se présentent à l'orifice de la matrice; mais l’on ne peut en être certain que d'aprèsles signes énoncés. 768. Il est toujours tres difficile de bien de reconnoitre cette partie de l'enfant avant l'ouverture de la poche des eaux, et de la distinguer, en quelques cas , de la tête même; et quoiqu'il paroisse presque impossible de se tromper dans la suite, et de ne pouvoir même en déterminer la situation à l'égard du bassin avec la plus grande précision, on a souvent commis de grandes erreurs. ( Voyez $ 1251 et suiv.)
On doit dis. 709- Un pourroit multiplier les positions que le tinguer qu- siége de l'enfant peut prendre à l'orifice de la maee trice, autant qu on a multiplié celles du sommet mens où les dela tête :maisnous n'en distinguerons que quatre fesses se pré- principales, comme nous l'avons fait à l'égard des Set pieds. On a remarqué au $ 722 que cette partie étoit celle qui se présentoit le plus fréquemment apreslatète; qu'on l’avoit rencontrée cent soixante fois sur dix mille six cent quatre-vingt-cinq.
SECTION PREMIÈRE
Du mécanisme de l’accouchement où l'enfant résente les fesses. dans ?
la première position,
770. Dans cette espèce d'accouchement, qui est Pre la plus fréquente de celles dont il s’agit dans éet res de la pre. article, les fesses se présentent à l’entrée du bassin ns is de manière que le dos de l’enfant est sous le côté RS gauche et la partie antérieure de la matrice, fant présente Mais à mesure qu’elles descendent, leur pee grande largeur devient presque parallèle au diametre antéro-postérieur du détroit inférieur ; la hanche gauche se place un peu obliquement sous le pubis, et la droite au-devant du sacrum. Celleci continue de s’avancer en suivant la pente commune du sacrum, du coccix et du périnée , et parcourt ainsi beaucoup de chemin, tandis que la hanche gauche ne fait, pour ainsi dire, que se contourner sur le bord inférieur de la symphyse du pubis pendant le passage des fesses à travers le détroit inférieur et la vulve, comme fait l’occiput, dans tous les cas où la tête se présente de la manière la plus avantageuse. ( Voyez $ 683.)
771. On voit d’abord paroître cette même hanche à la vulve, et ensuite ce sont les fesses qui se découvrent et se dégagent, en se relevant un peu vers le mont de Vénus, de sorte que le tronc de l'enfant, en sortant, se recourbe légèrement dans ce sens. Lorsque les fesses sont descendues au point que les aisselles s’approchent de la vulve, les pieds qui s’étoient allongés vers la poitrine de
Caracteres de la seconde position des fesses, et du mécanisme de l’accouchement.
l’enfant se dégagent d'eux-mêmes, et le reste de l'accouchement s'opère comme dans la premiere espèce ou les pieds se présentent. ({ Voyez 732 et suivans.)
SECTION IL
Du mécanisme de l'accouchement où lenfant presente les fesses
dans la deuxième position.
772. Dans la deuxième position des fesses, la plus ordinaire après celle que nous venons d’exposer, leur plus grande largeur est également parallèle à l’un des diamètres obliques de l'entrée du bassin, le dos de l’enfant étant sous le côté droit et la partie antérieure de la matrice. Les fesses s'engagent comme dans la première position, ets’avancent de même; si ce n’est que la hanche droite vient se placer sous l’arcade du pubis, et que la hanche gauche se dirige vers le sacrum pour continuer de descendre en suivant la courbure de cet os et du périnée; tandis que la hanche droite, qui s’étoit montrée la première, se contourne seulement un peu souslasymphyse du pubis, pendant que les fesses franchissent la vulve. Le tronc de l'enfant se dégage également en se recourbant légèrement de ce côté; et les choses se passent du reste comme dans la deuxième espèce d'accouchement, où les pieds se présentent naturellement à l’orifice de la matrice. ( oyez
SECTION TI
Du mécanisme de l'accouchement où l'enfant présente les fesses dans
la troisième et dans la quatrième position.
773. Dans la troisième espece d'accouchement Caractères où l’enfant vient en offrant le siége, il est placé de la troisiede manière que le dos est sous la partie antérieure Ÿ° ee de la matrice, et le ventre sur la partie posté- au mécabisrieure de ce viscère. Mais il est rare qu’il descende me par . dans cette position, et plus rare encore que le ement. front ne se détourne pas, dans la suite, du milieu de la saillie que forme la base du sacrum : ce qui fait que la tête vient se présenter diagonalement au détroit supérieur, et se placer comme dans la premiere ou la seconde espèce d'accouchement dans lequel les pieds se présentent.
774. Les choses se passent à peu pres de même Caractères dans la quatrième position des fesses, où le ventre de la quatriéde l'enfant est en dessus, et le dos vers la partie re postérieure de la matrice. Si leur largeur d’une du mécanishanche à l’autre est d’abord placée transversale "°. de ment à l'égard du détroit supérieur , elle devient La insensiblement parallèle à l’un de ses diamètres obliques, et ensuite au plus grand diamètre du détroit inférieur; de sorte que la longueur de la base du crâne se présente de même à l’un et à l’autre de ces détroits, mais avec cette différence cependant que l’occiput se trouve en dessous, et que la face répond alors à l’une des cavités cotyloïdes ; au lieu que dans les premières positions
elle est en dessous, et l’occiput vers l’une de ces
cavités. .
775. La troisième et la quatrième position des fesses sont tres rares; et la quatrième l’est encore plus que la troisième, Celle-ci a été regardée, par la plupart des accoucheurs, comme la plus ordinaire et la meilleure, quoiqu'il s’en faille de beaucoup qu'elle soit telle. La quatrième a toujours passé pour la moins favorable, parce que le ventre de l'enfant se trouvant naturellement en dessus, on a cru que le menton devait s’accrocher au pubis, comme on se létoit persuadé à l’occasion de la position des pieds qui répond à celle-ci. Dans lune et lPautre de ces dernieres positions , lorsque les fesses ne subissent pas, en SÉREP EEE le changement de direction dont il est parlé aux $ 793 et 774, leur sortie ne peut étre que pénible et très laborieuse.