Voir BœUingcr, Raceinazionen zur Garloïkimsl der Allen
2. « Wlien a.i;es i,n-o\v to clugaiicy and civilits , mon coiiie to Iniild stately sooner tliau ta gardon llncly, as if gardening wore tlie greatesl perfcclion. »
LES JARDINS DANS L'ANTIQUITÉ
Pour se figurer graphiquement ce qu'était un jardin au temps d'Homère, non plus selon les visions fantastiques des Hespérides et des Champs Élyséens, il faut lire la description que le poëte nous a laissée des jardins d'Alcinoûs et dont voici le résumé : la superficie de ce jardin était de deux hectares environ; il était attenant à la maison, et une haie vive l'entourait. Les arl)res fruitiers étaient le poirier, l'oranger, le pommier, le figuier, l'olivier, le grenadier, la vigne, et en toute saison ils portaient des fleurs et des fruits. Un autre terrain, contigu au jardin, était destiné à la culture des plantes les plus variées. De deux fontaines jaillissantes, l'une arrosait le jardin, l'autre était amenée par des canaux dans la cour de la maison, où un bassin la recevait pour l'usage des citoyens.
On voit que ces splendeurs sont modestes, et qu'il serait inexact de se faire l'idée d'un luxe quelconque dans les jardins de ce temps où les hommes vivaient sur la terre dans la simplicité naïve d'un véritable âge d'or.
Plus tard, les Grecs, même au temps de leur grandeur, n'accordèrent pas aux jardins l'importance que leur donnèrent d'autres peuples moins avancés qu'eux dans la civilisation. La cause en est surtout dans leur amour de la vie publique, dans leur mode d'enseigner en plein air, sous les ombrages de l'Académie et du Lycée, dont les gymnases et les jardins remplaçaient pour eux les charmes absents de la demeure privée, dans les expéditions guerrières lointaines qui les tenaient si souvent loin de la patrie, et aussi dans le territoire restreint dont disposait la population si dense et si laborieuse de l'Attique. Il faut arriver à Rome pour assister à la véritable expansion de l'art des jardins dans l'antiquité.