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Lehrbuch d. scîi. Garlenlc, pl. XVIII, plan I

le copiste, en reproduisant ce plan, n'avait un peu augmenté leur largeur.

Le plan suivant (fig. hbli) procède d'une école analogue. Il a été dessiné par M. Van Huile. C'est une propriété de 10 hectares, appartenant àM.Wauters Van Kercliove, à Melle (Belgique). L'ancien tracé vicieux a été modifié dans la mesure du possible et développé jusqu'à la ligne du chemin de fer, en incorporant dans l'enclos une superficie nouvelle de trois hectares. Le

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Fig. 453. — Résidence de moyenne étendue. — M. G. Meyer, architecte.

terrain est accidenté, avec d'agréables points de vue. La légende se lit ainsi : A, château; B, écuries; C, potager; D, parterre; E, basse-cour; F, jardin ruitier;^G, place de jeux; H, entrée principale; I, grande avenue; J, fossé extérieur; K, allée de hêtres; L, pavillon; M, lac; N, cascade; 0, allée en berceau; P, chemin de fer; Q, écluse; R, glacière; S, rampes.

M. Van Huile a adopté, dans ce plan, le système de représentation des arbres en élévation, habitude assez générale en Belgique.

EXEMPLES DE PARCS ET JARDINS. 797

J'ai recommandé avant tout la simplicité du tracé et la variété dans les autres détails, plantations, fleurs, ornements divers. Dans la planche VI, le jardin paysager de M. Boivin, à Courcelles (Haute-Marne), dont j'ai donné le dessin, il y aune douzaine d'années, est basé sur ce principe. Une grande allée de ceinture en côtoie les limites, masquées par des massifs touffus. Le point culminant de ce côté de la vallée est occupé par un kiosque G et des rocailles d'où jaillit un ruisseau qui va se jeter dans la Treyre par quelques

Fig. 454. — Jardin paysager, à Melle (Belgique). — M. Van Huile, architecte.

cascatelles. Les allées sont plus multipliées auprès de la rivière, les eaux sont fort belles, et de grands arbres les ombragent. Le jardin [fleuriste J et le potager K, voisins de l'habitation, sont reliés par un pont orné. La planche en couleur, numéro X, donne une vue à vol d'oiseau de ce jardin.

Sur de plus petites dimensions, le plan du jardin de M. C. L..., à Fontainebleau (fig. -455), avec une Vue sur le viaduc d'Avon, et son terrain descendant par une pente assez forte jusqu'au bassin, offre une disposition satisfaisante. L'entrée D donne sur la route. Le château A, entouré de

massifs toujours verts, est accompagné des communs BB, qui limitent la cour d'entrée; la maison du jardinier est en C, le potager en E, sur le plateau. A partir de la serre F, le terrain descend, les eaux s'échappent des rocailles G, passent sous le pont II et s'épanouissent dans le bassin en face du kiosque J. En K, dans l'épaisseur du massif, est le gymnase des enfants. Près de la sortie des piétons L, au carrefour M, est un vase entouré de fleurs (faute que l'on doit commettre le moins possible), et plus haut le banc I, d'où la vue sur les eaux et sur le jardin est bien encadrée.

Parmi les propriétés qui présentent la double condition d'un plateau et d'une vallée avec pente rapide, je puis citer la partie du parc de M. de

Fig. 455. — Jardin paysager de M. C. L..., à Fontainebleau (Seine-et-Marne). — Ed. André, architecte.

Lauverjat, au Coteau, près Azay-sur-Cher (Indre-et-Loire), reproduite par la figure 456. Entre le château A, les communs B, l'ancienne avenue P et l'entrée K, se trouve un terrain plan. On a affecté au potager une partie cachée derrière les massifs, avec un bassin central C, la maison du jardinier D, les serres EG et les bâtiments et cours de service F H. La partie déclive commence brusquement dans la partie allongée du plan, près du château, et, à cet effet, les allées ont été développées obhquement en pente douce. Une source I laisse échapper, entre les rocailles 0, des eaux limpides qui servent à former la pièce d'eau N, et le ruisseau M, dont le trop plein se déverse dans le Cher en L. Une sortie sur les prés se trouve en J. Ce plan a reçu des modifications à l'exécution.

EXEMPLES DE PARCS ET JARDINS

Le parc d'AUertoii Priory, près Liverpool (Angleterre), est situé sur une colline boisée qui domine la ville, et d'où la vue est très-étendue sur les coteaux du Cheshire et le cours de la Mersey. Le propriétaire, M. J. G. Morris, me demanda, en 1867, un projet de transformation que des causes diverses empêchèrent de recevoir une complète exécution. J'en publie le plan (fig. 457), pour montrer un exemple du mélange d'un jardin géométrique entourant le château A, avec les contours pittoresques du parc paysager qui l'accompagne. Des dessins symétriques de fleurs sont compris dans le demi-cercle dont la terrasse N forme l'objet principal du côté des plus belles vues. L'allée 0, située au bas des pelouses qui descendent de ces

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Fig-. iSG. — Parc paysager du Coteau (Indre-et-Loire). — Ed. André, architecte.

terrasses, sert de transition entre le plateau et le parc. En B sont les communs, un peu éloignés de l'habitation, mais conservés parce qu'ils sont masqués par d'épais massifs. G est un pavillon, non loin de la place destinée au jeu de croquet D. Le potager E est pourvu de serres F. Les entrées principales sont en JK; deux portes de service se trouvent en ML. Des kiosques s'élèvent en H, G; un beau point de vue est placé en L Des massifs forestiers R constituent le cadre de la propriété; aux essences qui les composent s'ajoutent des espèces exotiques dans ceux marqués S TU. En P s'étalent deux grandes corbeilles de fleurs. On a conservé une partie de l'ancien dessin du parc sous la forme de sentiers de sous-bois, dont les courbes ne sont pas toutes satisfaisantes, mais qui fournissent une agréable promenade ombragée.

Un petit jardin paysager, dessiné par M. J. Niepraschk pour M. Schulz,

à B..., près Cologne (fig. 458), donne l'exemple d'une disposition assez heureuse, se rapprochant beaucoup plus du tracé français que des procédés allemands. Une courte légende fera comprendre la distrii)ution des diverses parties : A, habitation; B, écuries; C, machine hydraulique; D, jardin potager; E, bancs ombragés; F, bassin circulaire (peu explicable dans cette partie d'un jardin paysager); G, bancs découverts; H, corbeille de fleurs; I, sortie; J, entrée principale et avenue de marronniers rouges.

Je dois à M. Van llulle la communication du plan d'un jardin dessiné par lui à Gand (fig. 459), et dont la contenance est d'environ un hectare. Le

Fig-. 457. — Parc d'Allerton Priory, près Liverpool (Angleterre). — Ed. André, architecte.

dessin est copié fidèlement sur l'original transmis par l'auteur, c'est-à-dire suivant le système, très-usité en Belgique, du mélange des projections et des élévations dans les diverses parties du dessin sur le papier.

L'exemple de ce jardin mérite d'être cité. Il procède évidemment d'une combinaison du genre allemand et du genre français : le premier se retrouvant dans les allées à sinuosités fréquentes et accentuées, la décoration florale en dessins variés et la position des ornements ; le second, dans les vallonnements et les vues. La légende explicative montrera le détail des diverses parties de cette propriété.

EXEMPLES DE PARCS ET JARDINS

A. Habitation.

B. Dépendances.

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